Rapport

SACC Vague 1

Une perspective nationale sur les résultats en matière de santé publique des Canadiens et les facteurs individuels, interpersonnels et systémiques

Bureau des sciences comportementales, Agence de la santé publique du Canada
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
gros plan d'une personne tenant un presse-papiers. Un couple flou sur un canapé apparaît en arrière-plan

Aperçus clés

Résultats en matière de santé physique et mentale : La plupart des répondants estiment que leur santé physique (69 %) et leur santé mentale (73 %) sont « bonnes », « très bonnes » ou « excellentes », ce qui signifie que la majorité se considèrent généralement en bonne santé. Cependant, plus d’un Canadien sur quatre considère que sa santé physique (30 %) et sa santé mentale (27 %) sont « passables » ou « mauvaises », ce qui donne à penser qu’il existe des disparités importantes entre les résultats en matière de santé au Canada. Environ la moitié (51 %) des répondants disent avoir eu un problème de santé physique à un moment ou un autre, et le tiers (34 %) ont déjà reçu un diagnostic ou des soins pour un problème de santé mentale.

Services de santé : 90 % des personnes interrogées disent avoir eu recours à au moins un service de santé (p. ex. médecin, dentiste ou spécialiste) au cours de la dernière année. Les opinions relatives aux services de santé varient. Certains répondants disent avoir eu une expérience positive, tandis que d’autres disent avoir reçu de mauvais services ou avoir eu de la difficulté à obtenir des services. Par exemple, le cinquième des répondants (21 %) et le tiers (33 %) des jeunes âgés de 18 à 34 ans déclarent ne pas avoir de fournisseur de soins primaires, et près d’un Canadien sur dix déclare avoir été victime de discrimination dans le système de soins de santé.

Promotion de la santé et consommation de substances : De nombreux répondants disent avoir des habitudes ou des comportements pouvant nuire à leur santé, notamment : la consommation de substances (36 % consomment de l’alcool et 17 % fument la cigarette ou vapotent au moins une fois par semaine); un nombre insuffisant d’heures de sommeil par nuit (35 % dorment moins de 7 heures); un taux élevé de sédentarité (61 % sont assis pendant plus de 5 heures par jour); une alimentation malsaine (15 %); le fait de ne pas avoir les moyens d’acheter des aliments sains (19 %); et le fait de manquer une partie ou la totalité des examens de santé recommandés (31 %).

Maladies infectieuses et vaccination : Comme pour l’intention de se faire vacciner contre la grippe l’an dernier, un peu moins de la moitié des personnes interrogées (47 %) disent qu’elles vont « probablement » se faire vacciner contre la grippe cette année; 38 % des répondants recevront une autre dose d’un vaccin contre la COVID-19 dès que possible, et 17 % en recevront une, mais veulent attendre un peu d’abord. 57 % des personnes interrogées disent connaître le virus respiratoire syncytial (VRS) ou en avoir entendu parler. Après qu’on leur a fourni de l’information sur le VRS, 56 % des personnes âgées de 55 ans et plus ont indiqué qu’elles se feraient vacciner contre le VRS pour se protéger contre les problèmes graves, 27 % n’étaient pas sûres et 17 % ont dit qu’elles ne se feraient pas vacciner. Ces résultats portent à croire que le manque de connaissances peut nuire à l’adoption du vaccin contre le VRS.

Opinions sur le système de santé publique : De nombreux répondants croient que le système de santé connaît une crise : les trois quarts (75 %) des répondants sont « plutôt » ou « tout à fait d’accord » avec cet énoncé. Lorsqu’on leur demande quelles améliorations il faudrait apporter en priorité au système de santé, les réponses qui reviennent le plus sont la réduction de l’attente aux urgences (70 %), l’amélioration de l’accès aux fournisseurs de soins primaires (68 %) et la réduction de l’attente pour les chirurgies et la consultation des spécialistes (66 %).

Pleins feux sur la santé publique et les changements climatiques : Les deux tiers des répondants disent avoir vécu au moins un événement météorologique extrême au cours de la dernière année, comme de la chaleur excessive, des pannes de courant en raison des conditions météorologiques et des feux de forêt, ou encore avoir dû composer avec la fumée de feux de forêt. La moitié des répondants se déclarent préoccupés par les effets des changements climatiques sur la santé (p. ex. maladies causées par la mauvaise qualité de l’air, répercussions sur l’eau et l’alimentation, et maladies causées par la chaleur extrême), et la moitié disent souffrir d’anxiété en lien avec les répercussions des changements climatiques sur leur santé.

Contexte

L’enquête intitulée Tendances en matière de santé, d’attitudes et d’analyses comportementales (HABIT) est un outil de collecte de données qui permet de prendre connaissance des perspectives et des résultats en matière de santé publique au Canada à l’échelle individuelle, interpersonnelle et systémique. Codirigée par Impact Canada et par le Bureau de la science du comportement de l’Agence de la santé publique du Canada, cette enquête vise à définir les obstacles et les facteurs qui déterminent l’état de santé et le bien-être des répondants.

L’enquête HABIT fournit une infrastructure de recherche souple et évolutive qui permet de recueillir des données en fonction des nouvelles priorités dans le secteur de la santé. Chaque vague de l’enquête vise à recueillir des données auprès d’un échantillon représentatif de répondants à l’échelle nationale et donne lieu à l’étude approfondie d’une ou de deux questions pertinentes en santé publique.

Cette enquête complète le cadre de recherche et de surveillance de l’Agence en venant s’ajouter aux recherches en cours, en recueillant des données sur des sujets peu étudiés et en diffusant ouvertement les données recueillies aux partenaires de l’administration fédérale et des universités ainsi qu’aux intervenants communautaires.

Méthodologie

Données recueillies : 27 septembre au 9 octobre 2023
Taille de l’échantillon : 2,049

Chaque vague de l’enquête permet de recueillir des données auprès d’un échantillon de 2 000 répondants et de prendre ainsi connaissance des points de vue de différentes personnes à chaque fois. Les répondants sont représentatifs des adultes répondants âgés de 18 ans et plus, et les résultats sont ajustés à l’aide des données du Recensement de 2021 de Statistique Canada afin de refléter avec précision la répartition de la population au Canada. De plus, l’enquête englobe intentionnellement des participants supplémentaires issus de groupes difficiles à rejoindre ou sous-représentés, comme des communautés et des segments de la population précis, qui diffèrent d’une vague à l’autre.

Résultats sur le plan de la santé physique

Bien que la plupart des répondants disent être en santé physiquement, bon nombre d’entre eux considèrent que leur santé est « passable » ou « mauvaise ».

Bien que la plupart des répondants se disent en santé, seulement une personne sur quatre a qualifié sa santé physique de « très bonne » ou « d’excellente ». Il est à noter que 30 % disent que leur santé physique est « passable » ou « mauvaise », ce qui représente environ 9,2 millions de canadiens. L’état de santé autoévalué ne variait pas de façon importante selon l’âge et le sexe. Cependant, les répondants dont le revenu du ménage est supérieur à 40 000 $ étaient plus susceptibles de déclarer avoir une « mauvaise » santé physique (12 %, soit le double de la moyenne nationale) ou une santé physique « passable » (29 %) par rapport à la moyenne, ce qui porte à croire qu’il y a des disparités importantes à ce chapitre selon le revenu.

La moitié des répondants disent avoir éprouvé un problème de santé, et ce taux augmente en fonction de l’âge.

Un peu plus de la moitié des répondants qui ont participé à l’Enquête (51 %) disent avoir ou avoir eu l’un des problèmes de santé énumérés. Les problèmes de santé les plus fréquemment signalés sont l’hypertension artérielle (20 %), l’arthrite (19 %) et l’obésité (13 %). Les problèmes de santé augmentent considérablement selon l’âge; 72 % des personnes âgées de 18 à 34 ans disent n’avoir éprouvé aucun des problèmes de santé énumérés, comparativement à 57 % des personnes âgées de 35 à 54 ans et à 23 % des personnes âgées de 55 ans et plus.

La plupart des personnes interrogées estiment prendre soin de leur santé physique, mais une personne sur deux dit que certaines de ses habitudes nuisent à sa santé.

La plupart des répondants sont « plutôt » ou « tout à fait » d’accord pour dire qu’il est important pour eux de prendre soin de leur santé physique (85 %) et qu’ils savent comment prendre soin de leur santé physique (82 %). Cependant, un peu moins de répondants disent savoir comment accéder à des services pour améliorer leur santé physique (72 %) et un peu plus de la moitié (54 %) indiquent que leurs habitudes ont nuisent à leur santé physique. 53 % des répondants croient que la santé est une priorité pour la plupart de leurs pairs.

Résultats sur le plan de la santé mentale

La plupart des répondants estiment avoir une « bonne » santé mentale, tandis que près du tiers qualifient leur santé mentale de « passable » ou de « mauvaise ».

Un peu comme dans le cas de la santé physique, 73 % des répondants estiment que leur santé mentale est « bonne », « très bonne » ou « excellente ». Malgré cela, 27 % des personnes interrogées déclarent avoir une santé mentale « mauvaise » ou « passable ». L’état de la santé mentale des personnes interrogées varie en fonction de leur âge. Les personnes âgées de 18 à 34 ans (36 %) et de 35 à 54 ans (30 %) sont plus susceptibles de déclarer une santé mentale « mauvaise » ou « passable » que celles âgées de 55 ans et plus (18 %).

Le tiers des répondants disent avoir reçu un diagnostic de problème de santé mentale ou des soins pour un problème de santé mentale.

Le tiers des répondants (34 %) disent avoir déjà reçu un diagnostic ou des soins pour au moins un problème de santé mentale. Les problèmes les plus fréquemment mentionnés sont l’anxiété (22 %) et la dépression (16 %). Les personnes âgées étaient moins susceptibles de déclarer avoir eu un problème de santé mentale : 73 % d’entre elles ont déclaré n’avoir souffert d’aucun des problèmes de santé énumérés, comparativement à 59 % des personnes âgées de 35 à 54 ans et à 54 % des personnes âgées de 18 à 34 ans. Les femmes étaient plus susceptibles de déclarer avoir reçu un diagnostic de problème de santé mentale ou des soins pour au moins un problème de santé mentale (38 %) que les hommes (28 %).

Le tiers des personnes interrogées rapportent qu’un membre de leur famille immédiate a déjà souffert d’un problème de santé mentale.

31 % des répondants disent qu’un membre de leur famille a reçu un diagnostic de problème de santé mentale ou a été traité pour un problème de santé mentale, et les femmes (36 %) l’affirment dans une proportion plus élevée que les hommes (25 %). 51 % des répondants ont des antécédents personnels ou familiaux de problème de santé mentale, et la présence de problèmes de santé mentale est associée à des antécédents familiaux de problème de santé mentale. Chez les répondants qui disent avoir ou avoir déjà eu un problème de santé mentale (35 %), 19 % ont également des antécédents familiaux de problème de santé mentale. Chez les répondants qui disent n’avoir aucun antécédent personnel de problème de santé mentale (65 %), 16 % disent avoir des antécédents familiaux.

La majorité des répondants sont satisfaits de leur vie dans son ensemble.

16 % des répondants se disent « entièrement satisfaits » de leur vie dans son ensemble, et 55 % sont « plutôt satisfaits ». En revanche, 11 % disent être « quelque peu insatisfaits » de leur vie dans son ensemble, et 4 % « complètement insatisfaits ». Les répondants âgés de 55 ans et plus sont plus susceptibles d’être « complètement » ou « plutôt » satisfaits (80 %) que ceux âgés de 35 à 54 ans (66 %) et de 18 à 34 ans (66 %). Les répondants dont le revenu du ménage est inférieur à 40 000 $ sont moins susceptibles d’être « complètement » ou « plutôt » (57 %) que les répondants qui ont un revenu intermédiaire (70 %).

Un Canadien sur cinq dit avoir rarement ou jamais été optimiste quant à l’avenir au cours des deux dernières semaines.

Un cinquième (22 %) des répondants disent s’être « rarement » ou « jamais » sentis optimistes quant à l’avenir au cours des deux semaines précédentes, tandis que 37 % se sont « souvent » ou « toujours » sentis optimistes. Les personnes âgées de 55 ans et plus étaient plus susceptibles de déclarer se sentir optimistes « souvent » ou « toujours » (41 %), comparativement à celles âgées de 35 à 54 ans (37 %) et à celles âgées de 18 à 34 ans (31 %). Les répondants à faible revenu étaient plus susceptibles d’être peu optimistes quant à l’avenir; 30 % de ceux dont le revenu est inférieur 40 000 $ ont dit s’être sentis « rarement » ou « jamais » optimistes quant à l’avenir au cours des deux semaines précédentes, comparativement à ceux dont le revenu se situait dans la fourchette de 40 000 $ à 80 000 $ (24 %), de 80 000 $ à 100 000 $ (19 %) et de 100 000 $ et plus (17 %).

Bien que la plupart des répondants disent avoir des gens à qui se fier, près d’un sur cinq n’aurait pas de solide réseau de soutien social.

Une grande majorité (81 %) des répondants sont « plutôt » ou « fortement » d’accord pour dire qu’ils ont des gens à qui se fier en cas d’urgence, mais près d’un sur cinq (19 %) n’est pas d’accord avec cet énoncé. Les personnes âgées de 55 ans et plus sont légèrement plus susceptibles d’être d’accord pour dire qu’elles ont quelqu’un à qui se fier en cas d’urgence (86 %) que celles âgées de 35 à 54 ans (78 %) et de 18 à 34 ans (76 %). Toutefois, le taux désaccord avec l’énoncé était constant d’un groupe d’âge à l’autre. Les répondants à faible revenu (] 40 000$) [73 %] sont moins susceptibles que les répondants à revenu intermédiaire (81 %) de dire qu’ils ont quelqu’un à qui se fier en cas d’urgence.

Plus du tiers affirme que certaines de leurs habitudes nuisent à leur santé mentale.

La plupart des répondants sont « plutôt » ou « fortement » d’accord pour dire qu’il est important pour eux de prendre soin de leur santé mentale (85 %). Les répondants sont légèrement moins susceptibles de dire qu’ils savent comment prendre soin de leur santé mentale (74 %) que de leur santé physique (82 %). De même, les personnes interrogées sont légèrement moins susceptibles d’indiquer qu’elles savent comment accéder à des services pour améliorer leur santé mentale (64 %) que pour améliorer leur santé physique (72 %). Plus du tiers (38 %) indiquent que leurs habitudes actuelles nuisent à leur santé mentale. Les jeunes répondants (52 %) et ceux d’âge moyen (42 %) sont nettement plus susceptibles que les répondants âgés (25 %) de dire que leurs habitudes nuisent à leur santé mentale, et 49 % des répondants croient que la santé mentale est une priorité pour la plupart de leurs pairs.

Services de santé

Un Canadien sur cinq n’a pas de fournisseur de soins primaires, et ce taux varie selon l’âge.

79 % des répondants ont accès à un fournisseur de soins primaires, tandis que 21 % n’y ont pas accès. Les personnes âgées de 18 à 34 ans sont moins susceptibles d’avoir un fournisseur de soins primaires (66 %) que celles âgées de 35 à 54 ans (80 %) et de 55 ans et plus (86 %). Les résidents du Québec (69 %) sont également moins susceptibles que la moyenne (79 %) d’avoir un fournisseur de soins primaires.

90 % des répondants ont eu recours à au moins un service de santé au cours de la dernière année.

68 % des répondants disent avoir consulté un médecin de famille au cours de la dernière année, et 62 % ont vu un dentiste. 25 % déclarent avoir consulté un médecin spécialiste, 24 % se sont rendus dans une clinique sans rendez-vous et 19 % se sont rendu à l’urgence d’un hôpital. Les personnes interrogées dont le revenu du ménage est inférieur à 40 000 $ étaient moins susceptibles d’avoir eu recours à des services de santé au cours de la dernière année (16 % ont déclaré n’avoir eu recours à aucun service) que la moyenne (9 %). Les personnes qui n’avaient pas de fournisseur de soins primaires étaient moins susceptibles d’avoir eu recours à des services de santé, à l’exception des cliniques sans rendez-vous, auxquels on a eu recours à un taux plus élevé.

La qualité des services reçus variait considérablement selon le type de service.

Les répondants sont plus susceptibles d’évaluer leurs expériences avec des fournisseurs de services, des dentistes (88 %), des médecins spécialistes (88 %), des médecins de famille (80 %) et des professionnels de la santé mentale (76 %) comme étant « bonnes » ou « excellentes ». Cependant, moins de répondants considèrent leurs expériences avec des cliniques sans rendez-vous (53 %) et des salles d’urgence (50 %) comme étant « bonnes » ou « excellentes ». Il convient de noter que près du quart des répondants qui ont eu recours à des services d’urgence au cours de la dernière année ont dit avoir eu une expérience « médiocre ».

Environ une personne sur cinq a déclaré connaître un peu la nouvelle ligne d’aide en cas de crise (le 9-8-8).

37 % des répondants disent connaître un peu, connaître ou bien connaître au moins un service téléphonique de santé mentale. 22 % déclarent connaître un peu la ligne d'aide téléphonique en cas de crise de suicide (9-8-8), tandis que 61 % ne la connaissent pas du tout. Les personnes ayant ou ayant eu un problème de santé mentale, ou ayant des antécédents familiaux de problèmes de santé mentale, connaissent mieux les services téléphoniques de santé mentale de manière générale ainsi que la nouvelle ligne d’aide en cas de crise de suicide 9-8-8.

Près d’une personne sur dix a eu recours ou connaît quelqu’un qui a eu recours à un service téléphonique à l’appui de la santé mentale au cours de la dernière année.

9 % des répondants ont eu recours ou connaissent quelqu’un qui a eu recours à un service téléphonique de santé mentale au cours de la dernière année, et 6 % disent qu’ils ont envisagé d’avoir recours à un tel service, mais qu’ils ne l’ont finalement pas fait. Les personnes âgées de 55 ans et plus étaient moins susceptibles d’avoir eu recours à un service téléphonique de santé mentale (4 %) que celles âgées de 35 à 54 ans (11 %) et de 18 à 34 ans (12 %). Les personnes ayant au moins un problème de santé mentale, ainsi que celles dont la santé mentale autoévaluée est moins bonne, sont plus susceptibles d’avoir eu recours ou de connaître quelqu’un qui a eu recours à des services téléphoniques de santé mentale au cours de la dernière année.

Près d’un Canadien sur dix déclare avoir été victime de discrimination dans les services de santé.

9 % des personnes interrogées sont « plutôt » ou « tout à fait » d’accord pour dire qu’elles ont reçu des services de santé de moins bonne qualité que les autres en raison de leur sexe, de leur race, de leur âge, d’une invalidité ou de leur apparence. Les représentants de minorités visibles (12 %) et les autochtones (18 %) sont plus susceptibles que les blancs (7 %) de déclarer avoir été victimes de discrimination dans les services de santé. Les personnes âgées de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de se dire victimes de discrimination (14 %) que les personnes de 35 à 54 ans (10 %) et de 55 ans et plus (5 %). Les personnes en situation de handicap (12 %) étaient également plus susceptibles d’avoir été victimes de discrimination dans les soins de santé que les autres (8 %).

Consommation de substances et promotion de la santé

L’alcool est la substance la plus couramment consommée.

Dans l’ensemble, 74 % des répondants disent avoir consommé au moins une des substances mentionnées dans l’Enquête, ce qui signifie qu’environ le quart des personnes interrogées n’ont pas consommé les substances en question. Il convient toutefois de noter que la liste n’était pas exhaustive (p. ex. les stimulants n’étaient pas compris). Au cours de la dernière année, seulement 25 % des répondants n’ont pas consommé d’alcool, tandis que 71 % n’ont pas consommé de cannabis, 76 % n’ont pas fumé de tabac ou vapoté de la nicotine et 92 % n’ont pas consommé d’opioïdes. 12 % fument la cigarette ou vapotent de la nicotine tous les jours, tandis que 7 % consomment de l’alcool tous les jours, 7 % consomment du cannabis tous les jours et 2 % consomment des opioïdes tous les jours.

La plupart des personnes interrogées déclarent que la consommation de substances a un faible impact sur leur santé mentale.

Les personnes ayant indiqué que leur consommation de substances n’avait eu aucune incidence positive ou négative sur leur santé mentale étaient les plus nombreuses. Parmi les substances énumérées, ce sont les personnes qui fument du tabac ou vapotent de la nicotine qui estiment que leur consommation a une incidence négative sur leur santé mentale (27 %), suivi des opioïdes (23 %), de l’alcool (13 %) et du cannabis (10 %). Les consommateurs de cannabis (42 %) et d’opioïdes (35 %) estiment que leur consommation de substances a une incidence positive sur leur santé mentale, comparativement à 14 % des consommateurs d’alcool et à 17 % des consommateurs de tabac.

Le tiers des répondants ne dorment pas le nombre d’heures recommandées.

35 % des répondants disent dormir moins que la quantité minimale recommandée, soit sept heures par nuit. Les personnes qui disent dormir sept heures par nuit en moyenne (28 %) sont les plus nombreuses, suivies de celles qui dorment six heures (23 %) et de celles qui dorment huit heures (21 %). 12 % des personnes disent dormir cinq heures ou moins par nuit, et 6 % disent dormir au moins neuf heures.

Les deux tiers passent au moins cinq heures assis tous les jours.

Seulement 16 % des répondants disent être assis moins de cinq heures par jour en moyenne. 37 % disent être assis de 5 à 9 heures, 20 % de 10 à 14 heures et 4 % au moins 15 heures. 23 % des personnes interrogées ne savent pas combien de temps elles passent assises en moyenne par jour. Le nombre d’heures passées assis par jour ne varie pas en fonction de l’âge, du sexe ou du revenu.

Un Canadien sur cinq dit ne pas avoir pu s’alimenter sainement en raison du coût des aliments au moins une fois au cours de la dernière année.

19 % disent ne pas avoir pu manger des aliments et nutritifs au moins une fois au cours de la dernière année en raison d’un manque d’argent ou de ressources, et 16 % disent s’être inquiété de ne pas avoir assez à manger. 6 % ont eu recours à une banque alimentaire. Les répondants dont le revenu du ménage est inférieur à 40 000 $ étaient plus susceptibles d’avoir vécu de l’insécurité alimentaire. Par exemple, 27 % se sont inquiétés de ne pas avoir assez de nourriture, et 17 % ont eu recours à une banque alimentaire.

Les deux tiers déclarent avoir une alimentation saine.

63 % des répondants sont « plutôt » ou « tout à fait » d’accord pour dire qu’ils ont, de manière générale, une alimentation saine, tandis que 15 % se disent « plutôt » ou « tout à fait » en désaccord. Les personnes âgées de 55 ans et plus sont plus susceptibles de dire qu’elles ont une alimentation saine (75 %) que celles âgées de 35 à 54 ans (57 %) et celles âgées de 18 à 34 ans (52 %). Certains répondants déclarent que le coût de la nourriture est un obstacle à une alimentation saine.

Le tiers des personnes interrogées ont raté un ou plusieurs examens de santé recommandés au cours des trois dernières années.

Parmi les répondants (74 %) qui disent s’être fait recommander des examens de santé au cours des trois dernières années, 86 % disent avoir passé certains (36 %) ou la totalité (50 %) des examens en question. 23 % des personnes interrogées disent n’avoir subi aucun des tests de dépistage qu’on leur avait recommandés au cours des trois dernières années. Les répondants de 18 à 34 ans sont plus susceptibles d’avoir manqué une partie ou la totalité des tests de dépistage recommandés que ceux âgés de 35 à 54 ans et ceux de 55 ans et plus. Les personnes qui n’ont pas de fournisseur de soins primaires sont également plus susceptibles que ceux qui en ont un d’avoir manqué une partie ou la totalité des tests de dépistage.

Les deux tiers des personnes interrogées ont subi un test de dépistage sanitaire au cours des trois dernières années.

Les examens de santé les plus courants subis par les répondants au cours des trois dernières années sont les examens de la vue et de l'audition (40 %), suivis des examens du cholestérol (28 %), de la tension artérielle (28 %) et du diabète (20 %). 2 % des femmes âgées de 18 à 34 ans, 18 % des femmes âgées de 35 à 54 ans et 57 % des femmes de 55 ans et plus ont subi des tests de dépistage du cancer du sein au cours des trois dernières années. 23 % des femmes de 18 à 34 ans, 30 % des femmes de 35 à 54 ans et 27 % des femmes de 55 ans et plus ont subi un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours des trois dernières années. 12 % de tous les hommes, et 26 % de ceux de plus de 55 ans, ont fait l’objet d’un test de dépistage du cancer de la prostate.

La moitié des répondants utilisent des technologies numériques pour faire le suivi de leur activité physique et de leur santé.

52 % des répondants utilisent des technologies numériques pour surveiller au moins un indicateur de santé. Les indicateurs les plus suivis sont l’activité physique (38 %), le sommeil (21 %) et la tension artérielle (15 %). Les personnes interrogées de 18 à 34 ans utilisent plus souvent des technologies numériques que les autres groupes d’âge pour suivre leur activité physique (44 %), leur sommeil (28 %), leur alimentation (14 %) et leur santé mentale et leur bien-être (11 %). Les personnes interrogées de 55 ans et plus utilisent plus souvent des technologies numériques pour suivre leur tension artérielle (19 %) et leur glycémie (7 %) que les autres groupes d’âge.

Maladies infectieuses

Environ la moitié des adultes répondants disent qu’ils vont probablement se faire vacciner contre la grippe au cours de la saison 2023-2024.

47 % des répondants disent qu’il est « plutôt probable », « probable » ou « très probable » qu’ils se fassent vacciner contre la grippe à l’automne-hiver 2023-2024, tandis que 44 % disent qu’il est « plutôt improbable », « improbable » ou « très improbable » qu’ils se fassent vacciner contre la grippe. Les personnes âgées de 55 ans et plus sont plus susceptibles de se faire vacciner contre la grippe (61 %) que celles âgées de 35 à 54 ans (38 %) et de 18 à 34 ans (34 %).

39 % ont reçu au moins quatre doses d’un vaccin contre la COVID-19.

69 % des personnes interrogées disent avoir reçu au moins trois doses d’un vaccin contre la COVID-19. Ils sont moins nombreux à déclarer avoir reçu au moins quatre (39 %), cinq (17 %) ou six doses (5 %). Les personnes interrogées de 55 ans et plus sont plus susceptibles de déclarer avoir reçu un nombre plus élevé de doses de vaccin contre la COVID-19 que les autres.

55 % ont l’intention de recevoir une autre dose d’un vaccin contre la COVID-19 immédiatement ou un jour ou l’autre.

55 % des personnes interrogées ont l’intention de recevoir le plus tôt possible (38 %) ou après un certain temps (17 %) une autre dose d’un vaccin contre la COVID-19, si une telle dose est offerte et recommandée. 34 % n’ont pas l’intention de recevoir une autre dose, et 11 % ne sont pas certains. Les répondants qui ont déjà reçu au moins quatre doses sont beaucoup plus susceptibles d’avoir l’intention d’en recevoir une autre immédiatement ou après un certain temps (90 %) que ceux qui ont reçu trois doses (53 %) ou deux doses ou moins (16 %).

Faible connaissance des traitements aux anticorps monoclonaux

Dans l’ensemble, on connaît plutôt mal les traitements aux anticorps monoclonaux. Toute communication sur ces traitements(p. ex. pour protéger les nourrissons à risque contre le VRS) devrait en tenir compte. 24 % des personnes interrogées ont entendu parler d’anticorps monoclonaux, et seulement 5 % des répondants disent comprendre de quoi il s’agit. 76 % des personnes interrogées n’ont pas entendu parler des anticorps monoclonaux.

Environ la moitié des répondants ont entendu parler du VRS.

57 % des personnes interrogées disent avoir entendu parler du VRS et savoir de quoi il s’agit (19 %), ou en avoir entendu parler, mais de pas savoir grand-chose à propos de celui-ci (38 %), tandis que 43 % n’en ont pas entendu parler. Les répondants âgés de 55 ans et plus sont plus susceptibles d’avoir entendu parler du VRS (63 %) que ceux âgés de 35 à 54 ans (54 %) et de 18 à 34 ans (52 %). Les femmes sont plus susceptibles d’avoir entendu parler du VRS (63 %) que les hommes (51 %).

Un peu plus de la moitié des personnes âgées se feraient vacciner contre le VRS.

Après qu’on leur a fourni de l’information sur les effets du VRS, 56 % des personnes âgées de 55 ans et plus ont indiqué qu’elles se feraient vacciner contre le VRS pour se protéger contre les problèmes graves, 27 % n’étaient pas sûres et 17 % ont dit qu’elles ne se feraient pas vacciner. Parmi les personnes de 55 ans et plus, les hommes (60 %) sont plus susceptibles de dire qu’ils se feraient vacciner que les femmes (52 %). Les femmes ont davantage tendance à être incertaines (31 %) que les hommes (23 %). L’intention de se faire vacciner contre le VRS chez les personnes âgées est liée à la connaissance du VRS. Les personnes qui ont entendu parler du VRS et qui savent de quoi il s’agit (64 %) ou qui ont entendu parler du VRS, mais qui n’en savent pas grand-chose (60 %) sont plus susceptibles de dire qu’elles se feraient vacciner contre le VRS que celles qui n’en ont pas entendu parler (46 %).

59 % des femmes enceintes indiquent qu’elles se feraient vacciner contre le VRS pour protéger leur enfant.

Après qu’on leur a fourni de l’information sur les effets du VRS, 59 % des Canadiennes qui avaient récemment été enceintes, qui étaient enceintes ou qui prévoyaient de l’être ont indiqué qu’elles se feraient vacciner contre le VRS pendant leur grossesse afin de protéger leur futur nourrisson contre les conséquences graves du virus.

Bien que la majorité des personnes interrogées se montrent favorables à la vaccination, ce n’est pas le cas d’une grande partie d’entre elles.

La majorité des répondants sont d’accord avec les énoncés positifs concernant la vaccination de manière générale, comme « Je me ferais vacciner pour protéger la santé de mes proches » et « Je me ferais vacciner si un professionnel de la santé me le recommandait ». Les personnes interrogées de 55 ans et plus sont plus susceptibles d’être d’accord avec ces énoncés que les personnes plus jeunes. Cependant, le quart des répondants sont d’accord avec l’énoncé « on peut substituer un mode de vie sain à la vaccination », et un sur cinq s’accorde pour dire qu’il « y a plus de risques que d’avantages à se faire vacciner ». Les personnes interrogées de 55 ans et plus sont moins susceptibles d’être d’accord avec ces énoncés.

La majorité des répondants sont susceptibles d’adopter des mesures de santé publique à l’avenir.

La plupart des personnes interrogées ont dit qu’il est « plutôt probable », « probable » ou « très probable » qu’elles adoptent les mesures de santé publique suivantes pour se protéger et protéger les autres contre les maladies respiratoires infectieuses : rester à la maison lorsqu’elles sont malades (85 %), porter un masque lorsqu’elles sont malades (72 %), utiliser des tests de dépistage rapide (69 %), prendre des mesures pour améliorer la qualité de l’air à l’intérieur (68 %) et porter un masque lors des épidémies saisonnières de maladies infectieuses (61 %). Les personnes interrogées de 55 ans et plus et les femmes sont plus susceptibles de dire qu’elles adopteront des mesures de santé publique que les autres personnes.

Opinions sur le système de santé publique

Moins de la moitié des répondants font confiance aux institutions publiques en ce qui a trait aux soins de santé.

48 % des répondants font « plutôt » ou « très » confiance aux décisions en matière santé publique de l’Agence de la santé publique du Canada, tandis que 41 % font « plutôt » ou « très » au gouvernement du Canada, et 42 % font « plutôt » ou « très » confiance à leur gouvernement provincial ou territorial. Les personnes interrogées de 55 ans et plus font davantage confiance aux trois institutions que les autres répondants.

Faible connaissance du rôle de l’Agence de la santé publique du Canada

17 % des répondants disent « connaître » ou « bien connaître » le rôle de l’Agence de la santé publique du Canada, 29 % estiment le « connaître plus ou moins », et 54 % disent le « connaître un peu » ou « pas du tout ». La connaissance de l’ASPC ne différait de façon importante en fonction de l’âge, du sexe, de la région ou du revenu. Cependant, la connaissance de l’ASPC était liée à la confiance envers celle-ci. Le degré de confiance était plus élevé chez les personnes qui connaissaient mieux l’Agence.

Les trois quarts conviennent que le système de santé canadien connaît une crise.

Les trois quarts (75 %) des personnes interrogées sont « d’accord » ou « tout à fait d’accord » pour dire que « le système de soins de santé canadien connaît une crise ». Les femmes (82 %) sont plus nombreuses que les hommes (67 %) à penser que le système de santé connaît une crise.

La réduction du temps d’attente et l’accès aux soins primaires sont des priorités absolues pour les répondants.

Lorsqu’on leur a demandé les améliorations qui devraient être apportées en priorité au système de santé, les personnes interrogées ont choisi la réduction du temps d’attente à l’urgence (70 %), l’amélioration de l’accès aux fournisseurs de soins primaires (68 %, peu importe si les personnes avaient ou non leur propre fournisseur) et la réduction du temps d’attente pour les chirurgies et l’accès à des spécialistes (66 %).

La majorité dit que le logement et la nourriture sont inabordables.

54 % des répondants disent que le logement a été « quelque peu » ou « très » inabordable, 60 % indiquent que la nourriture été « quelque peu » ou « très » inabordable, et 33 % estiment que les soins de santé ont été « quelque peu » ou « très » inabordables au cours de la dernière année. Les réponses à cette question ne variaient pas de façon importante en fonction du revenu.

Pleins feux sur la santé publique et les changements climatiques

Les deux tiers des personnes interrogées ont connu au moins un événement météorologique extrême au cours de la dernière année.

Les événements météorologiques extrêmes les plus souvent vécus par les répondants au cours de la dernière année étaient les canicules (44 %), les pannes de courant liées aux événements météorologiques (31 %) et les feux de forêt (30 %). Seulement 29 % des répondants disent qu’ils n’ont pas vécu d’événements météorologiques extrêmes au cours des 12 derniers mois.

Le climat pourrait avoir eu des répercussions sur la santé du tiers des personnes interrogées au cours de la dernière année.

Dans l’ensemble, 38 % des répondants disent que le climat pourrait avoir causé chez eux au moins un problème de santé. Les problèmes les plus répandus sont l’asthme et les allergies (18 %), les problèmes respiratoires causés par la fumée de feux de forêt (13 %) et l’anxiété climatique (12 %).

La plupart des personnes interrogées pensent que les changements climatiques auront des répercussions importantes sur la santé et le bien-être.

Les répondants sont plus susceptibles de croire que les changements climatiques auront des répercussions importantes sur les autres (générations futures [70 %], personnes marginalisées [64 %], autres personnes au Canada [59 %]) que sur eux-mêmes et leur famille immédiate (48 %). Une plus grande proportion de femmes que d’hommes ont indiqué que les changements climatiques auront des répercussions importantes sur les quatre groupes.

La moitié des personnes interrogées se disent préoccupées par les effets des changements climatiques sur la santé.

Environ la moitié des répondants se disent préoccupés par certains des effets des changements climatiques sur la santé, comme les maladies causées par la mauvaise qualité de l’air (59 %), les répercussions sur l’eau et les aliments (53 %), les maladies causées par la chaleur extrême (49 %), les problèmes de santé mentale (48 %) et les maladies infectieuses (48 %). Les femmes étaient plus nombreuses que les hommes à se dire préoccupées par toutes les catégories d’effets sur la santé.

La moitié des personnes interrogées se disent au moins modérément inquiètes des effets des changements climatiques sur leur santé.

54 % des répondants se sentent « modérément », « très » ou « extrêmement » anxieux lorsqu’ils pensent aux effets des changements climatiques sur leur santé, tandis que 43 % disent ne pas se sentir « du tout » anxieux ou se sentir « légèrement » anxieux. Les personnes âgées de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de se sentir « très » ou « extrêmement » anxieuses (37 %) que celles âgées de 35 à 54 ans (18 %) et de 55 ans et plus (14 %).

Plus de la moitié des personnes interrogées prennent des mesures ou sont disposées à en prendre afin d’améliorer leur santé et d’atténuer les changements climatiques.

Lorsqu’on leur a demandé s’ils étaient disposés à adopter des comportements d’atténuation et d’adaptation en matière de santé et de changements climatiques, plus de la moitié des répondants ont déclaré qu’ils prenaient déjà de telles mesures ou qu’ils étaient prêts à en prendre. Cela variait en fonction de la mesure; 76 % indiquent qu’ils prennent déjà des mesures pour réduire le risque de morsure de tique ou sont « quelque peu » ou « très » disposés à le faire, et 74 % ont déjà une trousse d’urgence ou sont « quelque peu » ou « très disposés » à en garder une à disposition. Ils sont moins nombreux à porter ou à être prêts à porter un masque respiratoire pour atténuer les effets de la fumée de feux de forêt (51 %) ou à être disposés à réduire leur consommation de viande rouge (53 %).

Les trois quarts ont un climatiseur chez eux.

75 % des répondants ont un climatiseur chez eux, et 9 % prévoient d’en acheter un l’an prochain. Les habitants de la Colombie-Britannique (62 %) et de l’Alberta (53 %) sont moins susceptibles d’avoir un système de climatisation que ceux des autres provinces. Les personnes interrogées qui ont un faible revenu (moins de 40 000 $) sont également moins susceptibles d’avoir un système de climatisation (64 %) que celles qui ont un revenu plus élevé.

De nombreux répondants avaient pris des mesures pour se préparer à la chaleur extrême l’été dernier.

L’été dernier (2023), de nombreux répondants ont pris des mesures pour atténuer les répercussions des épisodes de chaleur extrême. 48 % disent qu’ils consultaient régulièrement les prévisions et les alertes météorologiques locales, 26 % ont acheté un ventilateur, 23 % ont installé un système de climatisation chez eux, 12 % ont posé des écrans thermiques, des couvre-fenêtres ou des pellicules réfléchissantes, et 10 % ont trouvé des endroits où se rafraîchir près de chez eux.

Les répondants ont pris divers moyens en réaction à la chaleur extrême.

Les mesures les plus répandues en réaction à la chaleur extrême sont les suivantes : boire davantage (36 %), rester à l’intérieur (34 %), utiliser la climatisation (31 %), utiliser un ventilateur (26 %) et éviter l’activité physique (26 %). Seulement 1 % des répondants disent n’avoir pris aucune mesure en réponse à la chaleur extrême l’été dernier.

Le quart disent que les coûts élevés les empêchent de se préparer ou de réagir à la chaleur extrême.

Lorsqu’on leur a demandé si des obstacles les empêcheraient de se préparer aux épisodes de chaleur extrême ou d’y réagir, 48 % des répondants ont dit ne pas être confrontés à l’un ou l’autre des obstacles énumérés. Parmi les personnes qui ont rencontré des obstacles, les coûts (26 %) et le fait de ne pas recevoir d’alertes de chaleur extrême ou d’avertissements de canicule (16 %).

Plus des deux tiers se sentent capables de se préparer et de réagir à la chaleur extrême.

70 % des répondants étaient « plutôt » ou « fortement » d’accord pour dire qu’ils se sentaient capables de se préparer aux épisodes de chaleur extrême et d’y réagir, tandis que 9 % étaient « plutôt » ou « fortement » en désaccord. Les personnes âgées de 55 ans et plus sont nombreuses à dire qu’elles sont capables de se préparer et de réagir aux épisodes de chaleur extrême (83 %) que celles âgées de 35 à 54 ans (65 %) et de 18 à 34 ans (55 %).

Moins de la moitié des personnes interrogées pensent que la chaleur extrême est susceptible d’avoir un impact sur leur santé.

43 % des répondants considèrent qu’il est « assez probable », « probable » ou « extrêmement probable » que des épisodes de chaleur extrême aient une incidence directe sur leur santé personnelle, tandis que 32 % pensent c’est peu probable. Les personnes âgées de 55 ans et plus (39 %) sont moins susceptibles que les personnes âgées de 35 à 54 ans (45 %) et de 18 à 34 ans (46 %) à penser que la chaleur extrême aura probablement une incidence sur leur santé.

Profil régional et démographique

Profil régional Canada C.-B./Yn Alb./T.N.-O. Man./Sask./Nt Ont. Qc. Atl.
(n=2 049) (n=251) (n=218) (n=176) (n=705) (n=422) (n=277)
Âge
18 à 34 ans 26% 26% 28% 28% 27% 24% 22%
35 à 54 ans 32% 31% 36% 32% 32% 32% 30%
55 ans et plus 41% 42% 35% 38% 40% 43% 47%
Genre
Homme 48% 48% 48% 46% 48% 49% 48%
Femme 51% 51% 51% 51% 52% 51% 52%
Autres 1% 1% 2% 3% 1% 0% 0%
Études
Études secondaires ou moins 23% 21% 22% 35% 22% 20% 25%
Collège/formation professionnelle 46% 45% 49% 32% 44% 52% 52%
Études supérieures 31% 33% 27% 31% 34% 28% 23%
Taille de la collectivité
Une grande ville 32% 32% 45% 45% 35% 23% 13%
Une banlieue proche d’une grande ville 26% 29% 18% 12% 28% 31% 18%
Une petite ville ou un village 26% 23% 24% 22% 24% 31% 31%
Une région rurale ou éloignée 16% 16% 12% 21% 13% 14% 37%
Emploi
À temps plein (30 heures ou plus par semaine) 42% 35% 42% 40% 43% 47% 41%
À temps partiel (moins de 30 heures par semaine) 7% 10% 11% 9% 7% 4% 9%
Travailleur autonome 6% 6% 6% 6% 7% 5% 3%
Sans emploi 5% 8% 3% 9% 5% 4% 6%
Étudiant(e) à temps plein 6% 8% 7% 3% 6% 5% 5%
Retraité 27% 26% 21% 24% 24% 32% 32%
Autres 6% 5% 9% 8% 7% 3% 5%
Revenu
Moins de 40 000 $ 22% 22% 19% 25% 21% 21% 29%
De 60 000 $ à moins de 80 000 $ 29% 29% 31% 30% 30% 27% 29%
De 80 000 $ à moins de 100 000 $ 13% 14% 11% 16% 11% 16% 12%
De 100 000 $ à moins de 200 000 $ 23% 25% 25% 19% 23% 22% 21%
200 000 $ et plus 3% 3% 5% 1% 4% 3% 2%
Enfants de moins de 18 ans
Oui 27% 26% 33% 34% 24% 27% 29%
Femmes enceintes (y compris les femmes qui prévoient de l’être ou qui l’ont récemment été)
Oui 9% 8% 12% 9% 10% 8% 9%
Génération d’immigration
Première génération 19% 21% 19% 15% 26% 8% 8%
Deuxième génération 20% 28% 24% 14% 26% 9% 6%
Troisième génération 30% 32% 33% 40% 29% 25% 40%
Quatrième génération ou plus 31% 20% 24% 32% 19% 58% 46%
Ethnicité et statut d’autochtone
Blancs 72% 64% 67% 75% 65% 85% 87%
Minorités visibles seulement 19% 22% 21% 12% 27% 7% 5%
Blancs + minorités visibles 2% 4% 1% 2% 3% 1% 2%
Statut d’autochtone 5% 7% 8% 9% 2% 3% 5%
Membre de la communauté 2SLGBTQIA+
Oui 11% 15% 11% 7% 9% 13% 8%
Personnes en situation de handicap
Oui 19% 21% 25% 21% 21% 12% 22%