PRAAC étude de suivi des vagues 1 et 2
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Aperçus clés
Il y a eu un changement significatif et inquiétant dans le contexte national de l’action climatique individuelle et collective, marqué par une baisse généralisée des mesures importantes liées au climat depuis la fin de 2022, y compris la conviction que les changements climatiques sont réels et causés par l’activité humaine, et le soutien à un prix national du carbone. Le PRAAC continue d'étudier les raisons et les implications de ce changement.
| Perceptions des changements climatiques |
|---|
| Le consensus sur les affirmations fondamentales relatives aux changements climatiques a évolué rapidement au cours de l’année écoulée; on a notamment observé une baisse en ce qui concerne la certitude que les changements climatiques sont réels et qu’ils sont principalement causés par l’humain. Cette évolution s’est accompagnée d’une réduction d’un large éventail d’autres attitudes et perceptions liées au climat, y compris la volonté d’agir, l’incidence perçue des actions individuelles et les normes sociales perçues. De plus, la proportion de Canadiens qui s’engagent à prendre des mesures climatiques et qui les appuient a diminué. |
| Comportements en matière d’atténuation |
| La moitié des Canadiens conviennent que les choix alimentaires peuvent avoir une incidence significative sur les changements climatiques, et un peu moins indiquent qu’ils sont prêts à apporter des changements à leur alimentation. Le nombre de rénovations déclarées a diminué, à l’exception des panneaux solaires et des thermopompes, qui ont augmenté. La plupart des Canadiens ne connaissent pas le concept d’un « foyer carboneutre ». |
| Comportements d’adaptation |
| Les expériences de conditions météorologiques extrêmes ont augmenté au cours de l’été et de l’automne derniers, la chaleur extrême, les feux de forêt et la fumée des feux de forêt étant les plus répandus. Le quart des Canadiens ont pris des mesures de protection contre la mauvaise qualité de l’air, comme la fumée des feux de forêt, et un cinquième disent qu’ils prendront des mesures au cours de la prochaine année. Comparativement à l’année précédente, quatre fois plus de Canadiens ont dû quitter leur domicile en raison de risques liés aux conditions météorologiques en août 2023, mais les comportements d’adaptation, comme prendre des mesures pour protéger leur maison contre les risques liés aux conditions météorologiques, sont demeurés relativement stables. |
| Soutien aux politiques climatiques |
| Le soutien aux principales politiques climatiques fédérales a diminué au cours de la deuxième moitié de 2023 par rapport aux niveaux de 2022, y compris les politiques liées à la nature qui étaient auparavant très populaires (p. ex., planter deux milliards d’arbres). Notamment, la proportion de Canadiens qui appuient le système fédéral de tarification du carbone du Canada a diminué de 18 % en octobre 2023 par rapport à août 2022. Le soutien au développement des énergies renouvelables a également diminué, tandis que le soutien à la poursuite de l’exploitation pétrolière et gazière demeure relativement stable. |
| Confiance et information |
| Un peu plus d’un tiers des Canadiens font confiance au gouvernement fédéral pour prendre les bonnes décisions en matière de changements climatiques. Moins du tiers estiment que le gouvernement fédéral est intègre et compétent lorsqu’il s’agit de faire face aux changements climatiques. Les sources et les fréquences auxquelles les Canadiens accèdent aux nouvelles et aux informations restent stables, environ un quart d’entre eux déclarant utiliser l’intelligence artificielle (p. ex., ChatGPT) comme source d’information au moins une fois par mois, et un tiers utilisant les recherches sur Internet et les médias sociaux. |
Contexte
L’étude nationale en cours du PRAAC utilise la recherche sur l’opinion publique avec de grands échantillons nationaux représentatifs de Canadiens pour recueillir des données et suivre les changements au fil du temps sur la façon dont les Canadiens pensent, se sentent et agissent en réponse aux changements climatiques et à leur incidence. Les données quantitatives solides générées par cette recherche permettront de déterminer les domaines dans lesquels il est possible de promouvoir une plus grande action individuelle en faveur du climat et de l’environnement. Les principaux objectifs de l’étude sont les suivants :
Évaluer le niveau de référence des connaissances et attitudes des Canadiens à l’égard des changements climatiques, et comment elles évoluent au fil du temps. Utiliser des méthodes avancées pour comprendre le « pourquoi » et le « et alors » derrière les réponses à l’étude.
Évaluer le niveau de référence des intentions déclarées par les Canadiens et les niveaux d’engagement à l’égard des comportements proclimat clés + les niveaux de soutien aux politiques gouvernementales clés en matière de changements climatiques et d’énergie.
Analyser les facteurs clés qui peuvent déterminer/prédire les intentions, les comportements et le soutien politique.
Après l’étude longitudinale initiale (de décembre 2021 à février 2023; 8 vagues), la PRAAC a lancé deux séries d’études pour continuer à surveiller et à explorer les facteurs liés au climat : l’étude de suivi, qui mesure les principales croyances et attitudes à l’égard des changements climatiques, l’engagement à l’égard des comportements d’atténuation et d’adaptation, et le soutien aux politiques climatiques et environnementales, et l’étude sur les sujets émergents, qui explore deux à trois nouveaux sujets à chaque vague (par exemple, l’énergie nucléaire, les forêts et les changements climatiques). La première étude de suivi a été menée en août 2023, et la première étude sur les sujets émergents a été menée en février 2024.
Méthodologie
Collectes de données:- Vague 1 – du 29 juillet au 21 août 2023
- Vague 2 – du 5 octobre au 23 octobre 2023
Nombre de participants : 2 015 (vague 1) et 2 236 (vague 2)*
*Plus de détails sont disponibles dans la section Caractéristiques de l’échantillon.
La série d’études de suivi est menée à l’aide d’un échantillon aléatoire de la population régulière (voir ci-dessous) à l’aide d’un plan transversal (c.-à-d. qu’un échantillon entièrement nouveau est recruté pour chaque vague d’étude), ainsi que du suréchantillonnage des populations sous-représentées et d’autres populations d’intérêt particulières. Répondre aux questions de l’étude en ligne prend environ 18 minutes.
La collecte de données pour la vague 1 a commencé le 28 juillet 2023, et une vague d’étude est recueillie environ tous les trois mois pour un total de quatre vagues entre mars 2023 et mars 2024 afin de permettre une surveillance optimale.
Pour s’assurer que l’échantillon est largement représentatif de la population canadienne et permettre des analyses et des comparaisons entre les sous-groupes d’intérêts (p. ex. régions, provinces, groupes d’âge, groupes vulnérables), chaque vague se compose de 2 000 participants. L’échantillon comprend les répondants de la population régulière (n = 2 000) pondérés selon la région, le groupe d’âge, le sexe et le niveau de scolarité à l’aide des données du recensement de 2021. Chaque vague a également la possibilité de recueillir un suréchantillon de populations présentant un intérêt particulier (n = 200 à n = 750), qui peut changer d’une vague à l’autre (observation transversale). L’échantillon comprend les citoyens canadiens ainsi que les résidents permanents.
Les données sont recueillies par Forum Research, une entreprise canadienne d’études de marché exhaustives qui compte plus de 30 ans d’expérience dans la recherche générale et la recherche sur l’opinion publique partout au Canada. Les répondants sont recrutés à partir d’une combinaison de la base de données exclusive en ligne Forum Fuzion™ et des groupes d’entreprises d’études de marché avec lesquelles Forum Research collabore. Forum Fuzion™ utilise la composition aléatoire pour sélectionner au hasard des échantillons représentatifs, bien que certains partenaires du groupe utilisent des techniques d’échantillonnage non probabiliste.
Comme il est indiqué ci-dessus, les données sont recueillies au moyen d’une étude en cours sur quatre vagues. Dans la mesure du possible, la collecte de données est répartie uniformément sur la période de collecte. Compte tenu de la conception transversale, Forum a veillé à ce que les répondants qui ont déjà répondu à l’étude ne soient pas recrutés de nouveau avant un an.
Les participants sont informés de l’objectif de la recherche, du parrainage du gouvernement du Canada et de leurs droits en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels.
Considérations
Lors de l’interprétation des résultats du PRAAC, il est utile de garder à l’esprit le contexte avant et pendant la collecte des données (c’est-à-dire à la fin du printemps, à l’été et à l’automne 2023), qui peut avoir influencé les réponses des participants à l’étude :
- Parmi les événements météorologiques notables au Canada, citons les fortes inondations du printemps au Québec et en Colombie-Britannique, les incendies de forêt record dans tout le pays, accompagnés d’une qualité de l’air extrêmement médiocre en raison de la fumée, les orages violents accompagnés de multiples tornades en Alberta en juin, une vague de chaleur à l’échelle mondiale – notamment en Ontario et au Québec – du début à la mi-juillet, de graves inondations au Québec et en Nouvelle-Écosse en juillet, et l’ouragan Lee dans le Canada atlantique en septembre.
- L’invasion de l’Ukraine par la Russie et les sanctions contre le pétrole et le gaz russes se sont poursuivies. Les préoccupations constantes en matière de sécurité énergétique et de géopolitique ont continué à susciter des appels en faveur de la production de combustibles fossiles et d’une transition accélérée vers les énergies renouvelables.
- Le 17 mai 2023, l’Organisation météorologique mondiale a publié un rapport sur l’augmentation de la température moyenne mondiale, qui prévoyait que le monde franchirait temporairement la barre des 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels au cours des cinq prochaines années.
- Un certain nombre de changements apportés aux politiques fédérales liées au climat ont eu lieu, y compris la publication de la version définitive de la Stratégie nationale d’adaptation (27 juin), l’annonce de la fin des subventions inefficaces pour les combustibles fossiles (27 juin), la mise en œuvre de la prochaine augmentation prévue du plan de tarification de la pollution par le carbone du Canada et l’entrée en vigueur de ce prix pour de nombreuses provinces de l’Atlantique (1er juillet), l’annonce de l’ébauche du Règlement sur l’électricité propre (10 août), l’annonce d’un sursis de trois ans de la taxation sur le carbone pour les propriétaires qui dépendent du mazout (26 octobre) et une proposition visant à créer un programme d’assurance contre les inondations à faible coût dans le budget 2023.
- Il y a un discours récurrent sur l’abordabilité et l’augmentation du coût de la vie liée au prix du carbone. Certains dirigeants politiques ont demandé que le prix du carbone soit suspendu pour favoriser l’abordabilité.
Attitudes et perceptions à l’égard des changements climatiques
L’accord ferme avec les déclarations fondamentales sur les changements climatiques a évolué rapidement au cours de l’année écoulée
Depuis août 2022, il y a eu une baisse constante du pourcentage de répondants qui sont tout à fait d’accord avec les énoncés fondamentaux sur les changements climatiques découlant du consensus scientifique. Entre août 2022 et octobre 2023 : Baisse de 16 % du pourcentage de répondants qui sont tout à fait d’accord pour dire que les changements climatiques sont réels; Baisse de 13 % du pourcentage de répondants qui sont tout à fait d’accord pour dire que l’activité humaine est la principale cause des changements climatiques; Baisse de 12 % du pourcentage de répondants qui sont tout à fait d’accord pour dire que les changements climatiques entraîneront de graves conséquences négatives; Baisse de 13 % du pourcentage de répondants qui sont tout à fait d’accord pour dire que leur région sera influencée par les changements climatiques.
L’évolution des croyances peut indiquer une plus faible certitude quant à la réalité des changements climatiques
Le pourcentage de répondants qui sont tout à fait d’accord pour dire que les changements climatiques sont réels a chuté de 6 % en août 2023 et de 4 % supplémentaires en octobre 2023, par rapport à février 2023. Parallèlement, il y a eu une augmentation correspondante du nombre de répondants qui sont plutôt d’accord ou qui ne sont ni d’accord ni en désaccord pour dire que les changements climatiques sont réels. La proportion de répondants qui sont plutôt en désaccord ou pas du tout d’accord est demeurée relativement inchangée. Ce changement de croyance indique une tendance vers une plus faible certitude que les changements climatiques sont réels plutôt qu’une augmentation de l’incrédulité pure et simple.
L’évolution des croyances peut indiquer une plus faible certitude quant aux causes des changements climatiques
De février à octobre 2023, il y a eu une forte baisse du nombre de répondants qui sont tout à fait d’accord pour dire que les changements climatiques sont principalement d’origine humaine, ce qui s’est accompagné d’une augmentation correspondante du nombre de répondants qui sont plutôt d’accord ou qui ne sont ni d’accord ni en désaccord. La proportion de répondants qui sont plutôt en désaccord ou pas du tout d’accord est demeurée relativement inchangée. Ce changement de croyance indique une tendance vers une plus faible certitude que les changements climatiques sont d’origine humaine plutôt qu’une augmentation du désaccord.
Baisse générale de la volonté d’agir, de l’auto-efficacité et des normes sociales perçues
En octobre 2023, les deux tiers (68 %) des répondants étaient tout à fait d’accord ou plutôt d’accord pour dire que l’action collective peut limiter davantage les changements climatiques – une baisse de 8 % depuis août 2022. Une proportion similaire (65 %) est elle-même prête à agir pour limiter les changements climatiques – une baisse de 8 % au cours de la même période. Moins des deux tiers (60 %) croient que leurs propres actions (c.-à-d. l’auto-efficacité) ont une incidence – une baisse de 5 %. Ils sont encore moins nombreux à penser que leurs proches attendent d’eux qu’ils agissent (45 %) ou que leur famille et leurs amis agissent (41 %) (normes sociales), ce qui représente des baisses de 15 % et de 12 %, respectivement.
Légère diminution des émotions négatives fortes en réponse aux changements climatiques, légère augmentation de l’espoir
Les réactions émotionnelles fortes et négatives aux changements climatiques ont diminué en août et en octobre 2023 par rapport à février 2023. Depuis février 2023, on a observé la plus forte baisse, soit une diminution de 4 % du pourcentage de répondants qui déclarent être très ou extrêmement préoccupés par les changements climatiques. Les pourcentages de répondants qui déclarent être très ou extrêmement en colère (28 %) ou anxieux (30 %) au sujet des changements climatiques ont également légèrement diminué. À l’inverse, depuis février 2023, il y a eu une augmentation de 5 % du nombre de répondants qui ont déclaré se sentir très ou extrêmement optimistes, et une augmentation de 4 % des répondants qui déclarent être très ou extrêmement perplexes.
Le PRAAC a déjà défini cinq segments qui prédisent fortement les intentions climatiques, les actions individuelles et le soutien à l’action collective...
| Engagé | Solidaire | Ambivalent | Indifférent | Réfractaire |
|---|---|---|---|---|
| i Dans l’ensemble, les plus réceptifs aux croyances, aux normes sociales, à la volonté et à la réponse affective aux changements climatiques. Très anxieux et moins optimistes. La plupart sont engagés à lutter contre les changements climatiques. | i Approbation des croyances climatiques, moins anxieux et préoccupés à l’égard des changements climatiques. | i Approbation des croyances climatiques, mais réponse affective ambivalente à la question. Prêts à apporter des changements, mais n’en prennent pas l’initiative. | i Groupe le plus neutre. Pas d’attraction forte vers le soutien ou l’opposition. En dehors d’une légère croyance dans les changements climatiques, aucune croyance approuvée quant à l’incidence négative du climat. | i Les plus résistants à toute croyance sur les changements climatiques et leurs incidences. La plupart ne se soucient pas des changements climatiques et sont moins susceptibles d’appuyer des initiatives. |
| ⭡⭡ Croyance aux changements climatiques ⭡⭡ Anxieux et inquiets ⭣⭣ Optimistes ⭡⭡ Prêts à faire des changements ⭡⭡ Normes sociales en matière de climat | ⭡ Croyance aux changements climatiques ⭡ Perplexes ⭡ Inquiets et anxieux ⭡ Prêts à faire des changements ⭡ Normes sociales en matière de climat | ⭡ Croyance aux changements climatiques ⭡ Prêts à faire des changements ~ Perplexes ~ Optimistes | ⭡ Croyance aux changements climatiques ⭣ Anxieux et inquiets ~ Prêts à faire des changements ~ Efficacité des actions ~ Normes sociales en matière de climat | ⭣⭣ Croyance aux changements climatiques ⭣⭣ Inquiets et anxieux ⭣⭣ Prêts à faire des changements ⭣⭣ Efficacité des actions ⭣⭣ Normes sociales en matière de climat |
... mais au fil du temps, la proportion de Canadiens qui sont déterminés à agir et qui appuient les mesures de lutte contre les changements climatiques a diminué
Le déclin des segments « Engagé » (-8 %) et « Solidaire » (-7 %) suggère qu’un plus faible nombre de Canadiens sont motivés à agir en faveur du climat qu’en décembre 2021. Pendant ce temps, les segments intermédiaires ont augmenté, avec plus de gens se sentant ambivalents (+9 %) et indifférents (+6 %) concernant les changements climatiques et l’action climatique individuelle. Notamment, le segment réfractaire n’a pas beaucoup changé au fil du temps.
Comportements en matière d’atténuation des changements climatiques
Diminution de l’utilisation des véhicules personnels, qui demeurent néanmoins le mode de transport dominant
En octobre 2023, la plupart des répondants (70 %) ont déclaré utiliser un véhicule personnel au moins une fois par semaine, ce qui en fait le principal mode de transport. Toutefois, par rapport à décembre 2022, l’utilisation autodéclarée de véhicules personnels a diminué de 14 %. Le transport actif est demeuré stable, un peu plus de la moitié des répondants (57 % en août 2023, 56 % en octobre 2023) ont déclaré utiliser ce mode de transport au moins une fois par semaine. L’utilisation des transports en commun et des vélos électriques ou des trottinettes électriques (au moins une fois par semaine) a augmenté de 8 % et de 9 %, respectivement, de décembre 2022 à octobre 2023.
Diminution de la part des véhicules personnels attribuable à la baisse de l’utilisation quotidienne
L’examen plus détaillé de l’utilisation des véhicules personnels suggère que le changement général a été entraîné par une baisse du nombre de personnes ayant déclaré utiliser un véhicule personnel cinq fois ou plus par semaine – en baisse de 13 % de décembre 2022 à octobre 2023 – et une augmentation du nombre de personnes ayant déclaré n’avoir jamais utilisé de véhicule personnel – en hausse de 10 % au cours de la même période. * La catégorie « Au moins une fois tous les deux mois » regroupe les répondants qui ont déclaré utiliser un véhicule personnel une fois tous les deux mois ou une à deux fois par mois. ** La catégorie « une à deux fois par semaine » regroupe les répondants qui ont déclaré utiliser un véhicule personnel une fois par semaine ou deux fois par semaine.
Le transport aérien a continué d’augmenter depuis les creux liés à la pandémie en 2021
Le transport aérien a continué d’augmenter au fil du temps. En octobre 2023, 11 % plus de répondants qu’en décembre 2022 ont déclaré avoir pris un vol de quelque nature que ce soit au cours des deux derniers mois. Cependant, les premières vagues de données sur la fréquence des vols ont été recueillies lorsque les restrictions de la pandémie étaient encore en vigueur (c.-à-d. décembre 2021 et février 2022). Ces données de référence reflètent donc une période où la demande était exceptionnellement faible. Remarque : La zone ombrée dans le graphique indique les vagues d’étude qui ont été menées sur le terrain après des périodes de restrictions liées à la pandémie.
Petites diminutions dans le réglage des thermostats pour économiser l’électricité, et efforts pour réduire l’utilisation du plastique
Plus de la moitié des répondants (58 % en août 2023, 54 % en octobre 2023) déclarent faire toujours ou fréquemment des efforts pour réduire la quantité de plastique qu’ils utilisent. Il s’agit d’une légère baisse par rapport à décembre 2021 (61 %). Il y a eu une diminution beaucoup plus importante du nombre de personnes déclarant qu’elles ajustent leur thermostat pour économiser de l’électricité en fonction de la saison. En août 2023, 47 % des personnes interrogées ont déclaré le faire toujours ou fréquemment, contre 61 % en décembre 2022. En octobre 2023, 16 % des répondants ont déclaré qu’ils avaient toujours ou fréquemment une alimentation principalement à base de plantes. C’était environ la moitié du taux déclaré en réponse à la mesure précédente, moins spécifique (c.-à-d. fait des efforts pour avoir une alimentation à base de plantes).
Baisse d’une année à l’autre du temps passé à l’extérieur dans les parcs et autres espaces naturels
En août et en octobre 2023, environ 60 % des répondants ont passé du temps à l’extérieur au moins une fois par semaine, soit de 12 à 15 % de moins qu’un an auparavant. Environ 30 % des répondants ont parlé avec leur famille ou leurs amis des changements climatiques sur une base hebdomadaire, ce qui est stable au fil du temps. Près de 60 % des Canadiens évitent d’utiliser des articles à usage unique en apportant leurs propres articles réutilisables. Moins de la moitié des répondants (42 %) ont déclaré ne pas manger de viande au moins un jour par semaine, ce qui est beaucoup plus élevé que les 15 % de répondants qui ont déclaré avoir un régime principalement à base de plantes.
La moitié des Canadiens croient que les choix alimentaires ont une incidence sur les changements climatiques, et un peu moins de la moitié des Canadiens sont prêts à apporter des changements à leur alimentation
La moitié des répondants (52 %) sont plutôt d’accord ou tout à fait d’accord pour dire que les choix alimentaires peuvent avoir une incidence significative sur les changements climatiques, et 17 % d’entre eux sont tout à fait d’accord. Près du tiers (29 %) ne sont ni d’accord ni en désaccord. Seulement 18 % sont plutôt en désaccord ou pas du tout d’accord. Un peu moins de répondants ont déclaré qu’ils étaient prêts à apporter des changements substantiels à leur alimentation pour aider à limiter les changements climatiques – 44 % d’entre eux étant tout à fait d’accord ou plutôt d’accord avec cette affirmation. Cependant, seulement 13 % sont tout à fait d’accord. La plupart des répondants ont sous-estimé le nombre d’autres Canadiens qui seraient prêts à apporter des changements alimentaires importants pour aider à limiter les changements climatiques (voir la diapositive suivante).
Les personnes qui sont les plus disposées à changer leur régime alimentaire en tant qu’action climatique sont les plus précises dans l’estimation du consensus social sur la question
Lorsqu’on leur a demandé d’estimer le pourcentage de Canadiens disposés à apporter des changements alimentaires, la plupart des répondants ont considérablement sous-estimé le consensus social (c.-à-d. dans quelle mesure un groupe social, comme les Canadiens, appuie ou s’oppose à une action). Alors que 44 % des répondants étaient au moins plutôt disposés à apporter des changements alimentaires importants, les répondants ont estimé, en moyenne, que seulement 35 % des Canadiens seraient disposés à le faire. La ventilation de ces estimations en fonction de la volonté des personnes interrogées suggère une relation étroite entre la volonté et le consensus social perçu, avec des évaluations plus précises de la part des personnes les plus disposées. Les personnes les plus réticentes avaient les estimations les plus basses (21 %), alors que celles qui étaient les plus disposées avaient les estimations les plus élevées (43 %).
Moins de la moitié des Canadiens réparent des articles ou achètent des articles d’occasion au moins une fois par mois
En octobre 2023, moins de la moitié (40 %) des répondants ont déclaré réparer des produits pour prolonger leur durée de vie au moins une fois par mois. Un tiers (30 %) ont déclaré n’avoir jamais réparé de produits au cours des deux derniers mois. Un peu plus du tiers (37 %) des répondants ont déclaré avoir acheté des articles d’occasion, réparés, remis à neuf ou remis en état au moins une fois par mois. Une proportion semblable (37 %) a déclaré ne pas l’avoir fait au cours des deux derniers mois. Remarque : La somme des graphiques peut ne pas atteindre 100 % en raison de l’arrondissement.
Augmentation générale de l’intention d’entreprendre des travaux d’amélioration résidentielle et de pose de panneaux solaires
Les rénovations les plus courantes continuent d’être des fenêtres ou des portes écoénergétiques, un thermostat intelligent ou adaptatif et une isolation nouvelle ou améliorée. Plus de répondants ont déclaré qu’ils prévoyaient des rénovations au cours de la prochaine année (+4 % pour les fenêtres et les thermostats, +5-6 % pour l’isolation) qu’en décembre 2022. Cependant, entre décembre 2022 et octobre 2023, moins de répondants ont déclaré avoir déjà entrepris ces rénovations. Il se peut qu’au fur et à mesure que les Canadiens en apprennent davantage sur les rénovations énergétiques, leur compréhension de leur propre maison ait changé (p. ex., leur définition de l’isolation nouvelle et améliorée). D’autres recherches sont nécessaires pour explorer cette tendance. Les panneaux solaires restent l’une des rénovations les moins courantes, mais la propriété et l’intention d’acheter des panneaux solaires ont augmenté depuis décembre 2022. Remarque : Les proportions ne comprennent que les personnes interrogées et celles qui ont répondu à la question (les non-réponses sont exclues ).
Augmentation notable du nombre de Canadiens qui prévoient se procurer une thermopompe au cours de la prochaine année
Le pourcentage de répondants qui déclarent avoir acheté (ou avoir l’intention d’acheter) une pompe de puisard, un chauffe-eau solaire ou une source de chauffage à la biomasse est demeuré stable pendant les vagues. Le pourcentage de répondants ayant déclaré posséder une thermopompe (~17 %) est également stable depuis décembre 2021, mais il y a eu récemment une augmentation de l’intention d’acheter une thermopompe – en hausse de 6 % depuis décembre 2022. Remarque : Les proportions ne comprennent que les personnes interrogées et celles qui ont répondu à la question (les non-réponses sont exclues ).
La plupart des Canadiens ont de la difficulté à définir ce qu’est une maison carboneutre
En octobre 2023, on a demandé aux répondants de définir une « maison carboneutre » dans leurs propres mots. Les réponses n’ont pas été codées pour l’exactitude, mais elles sont classées par thème. La plupart des répondants (59 %) ont dit qu’ils n’en avaient aucune idée. La deuxième réponse la plus courante (8 %) est qu’une maison carboneutre produit autant ou plus d’énergie qu’elle n’en consomme, suivie de définitions concernant l’efficacité énergétique (6 %), l’utilisation de sources d’énergie non émettrices (6 %) et le fait d’être respectueuse de l’environnement (5 %). Une petite proportion (2 %) des réponses décrivait des maisons carboneutres en termes négatifs. On a également demandé aux répondants d’évaluer leur confiance dans leurs réponses. Parmi ceux qui ont fourni une réponse autre que « aucune idée », la plupart ont déclaré un certain niveau de confiance (90 %), et 23 % se sont sentis très confiants dans leurs réponses Dans l’ensemble, seulement 25 % des répondants ont fourni une réponse significative.
Près de la moitié des Canadiens déclarent avoir de la difficulté à satisfaire leurs besoins énergétiques quotidiens
Environ un dixième des Canadiens (9 %) déclarent ne pas avoir les moyens de payer leurs besoins énergétiques quotidiens, et un autre tiers des répondants ne peuvent se permettre de répondre à leurs besoins énergétiques quotidiens qu’avec difficulté. Remarque : L’échelle actuelle (Non; Oui, mais avec difficulté; Oui, avec facilité) est légèrement différente de l’échelle (Non; Oui) qui a été utilisée jusqu’en décembre 2022. Les tendances au fil du temps doivent donc être interprétées avec prudence.
L’inabordabilité énergétique est la plus élevée au Canada atlantique et en Alberta
La moitié des répondants (48 %) du Canada atlantique et un peu moins de la moitié des répondants (41 %) en Alberta disent qu’ils peuvent facilement se permettre suffisamment d’énergie pour répondre à leurs besoins quotidiens. Le Canada atlantique a la plus forte proportion de résidents (14 %) qui disent que l’énergie n’est pas abordable, tandis que l’Alberta a la proportion la plus élevée (51 %) de résidents qui disent qu’ils peuvent se permettre suffisamment d’énergie, mais avec difficulté. L’abordabilité de l’énergie est similaire d’une taille de communauté à l’autre. Remarque : Ce graphique ne comprend que les données d’octobre 2023.
Baisse de février à octobre des Canadiens se déclarant satisfaits de leur vie
En octobre 2023, environ les deux tiers des répondants ont déclaré être quelque peu satisfaits ou tout à fait satisfaits de leur vie dans son ensemble, une baisse d’environ 10 % par rapport à février 2023.
Comportements d’adaptation aux changements climatiques
De nombreux Canadiens ont été victimes de chaleur extrême, de feux de forêt et de fumée cet été et cet automne
Il y a eu de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2023. Les expériences météorologiques extrêmes les plus courantes en août et en octobre 2023 ont été la fumée des feux de forêt (55 %, 45 %) et les périodes de chaleur excessive (50 %, 40 %). Les Canadiens sont plus de deux fois plus nombreux à déclarer avoir été confrontés à la fumée des incendies de forêt qu’aux incendies de forêt (26 %, 22 %). Les inondations extrêmes dans certaines parties du Canada ont également reçu beaucoup d’attention des médias en 2023. En août et en octobre 2023, 15 % et 12 % des répondants, respectivement, ont déclaré avoir été victimes d’inondations.
Augmentation des comportements d’adaptation liés aux conditions météorologiques, comme la protection et l’évacuation de sa maison
En août et en octobre 2023, le comportement d’adaptation au climat le plus courant était la recherche d’informations sur les risques ou la future incidence des changements climatiques dans sa région (24 %). Cette mesure a déjà été demandée en tant que deux éléments, mais la proportion pour l’élément combiné est à peu près la même que la moyenne des deux mesures distinctes en décembre 2022. La protection de sa maison contre les risques liés aux conditions météorologiques et la recherche de soutien pour faire face aux émotions négatives liées aux changements climatiques ont été relativement stables (environ 13 % en octobre 2023). Il y a eu une augmentation significative du nombre de répondants ayant déclaré avoir dû quitter leur domicile en raison de risques liés aux conditions météorologiques – 5 %, soit quatre fois le taux de l’année précédente. Remarque : L’étude de suivi a combiné les deux éléments de recherche d’information précédents en un seul élément.
Dans l’ensemble, la préparation aux situations d’urgence est stable ou légèrement en baisse; la plus élevée est pour l’assurance contre les inondations
En octobre 2023, l’assurance contre les inondations était la mesure de préparation d’urgence la plus courante (47 %), suivie d’une assurance pour d’autres risques liés aux conditions météorologiques (44 %), d’une trousse d’urgence (39 %) et d’un plan d’urgence en cas de catastrophe (28 %). Par rapport à décembre 2022, moins de répondants déclarent avoir une assurance contre les inondations ou les conditions météorologiques ou une trousse d’urgence, bien que plus de répondants déclarent avoir l’intention de les obtenir au cours de la prochaine année. Il existe un écart important et persistant entre l’intention et l’action pour les trousses d’urgence et les plans d’urgence en cas de catastrophe. Un nouvel élément a révélé qu’environ un quart des répondants (26 %) avaient pris des mesures de protection contre la mauvaise qualité de l’air, comme la fumée des feux de forêt et les allergènes en octobre 2023.
La plupart des Canadiens disent qu’ils ont des valeurs environnementales et prêtent attention aux alertes météorologiques, mais ils sont moins nombreux à se préparer aux conditions météorologiques extrêmes
Bien que la plupart des répondants estiment qu’ils agissent d’une manière respectueuse de l’environnement (72 % en octobre 2023), il s’agit d’une baisse d’environ 10 % par rapport aux vagues d’études précédentes. De nouvelles mesures de tolérance au risque ont révélé que, bien qu’environ les trois quarts des répondants soient plutôt en accord ou fortement d’accord pour dire qu’ils prêtent attention aux alertes de conditions météorologiques extrêmes, moins de la moitié conviennent qu’ils sont le genre de personne qui se prépare aux conditions météorologiques extrêmes.
Soutien aux politiques climatiques
Le soutien aux politiques climatiques clés a diminué
Les résultats de l’étude d’août et d’octobre 2023 montrent que le soutien aux politiques climatiques clés a diminué, tandis que le pourcentage de personnes exprimant leur neutralité a augmenté. Par exemple, le pourcentage de répondants qui sont très favorables ou quelque peu favorables à l’établissement d’un prix national sur la pollution par le carbone a chuté de 18 % de décembre 2022 à octobre 2023. Comparativement à l’année précédente, les données d’août 2023 ont montré une diminution de 12 % du soutien (très favorable ou quelque peu favorable) à la production de toute l’électricité au Canada à partir de sources d’énergie non émettrices, et une diminution de 8 % du soutien à la limitation des émissions du secteur pétrolier et gazier. De février 2022 à octobre 2023, le soutien au financement de projets de captage du carbone à grande échelle a diminué de 8 %.
Le soutien à la tarification du carbone continue de diminuer alors que l’ambivalence s’accroît
Le pourcentage de répondants qui soutiennent fortement l’établissement d’un prix national sur la pollution par le carbone a chuté de 14 % entre décembre 2022 et octobre 2023. Parallèlement, il y a eu une augmentation correspondante (de 11 %) du nombre de répondants qui ne s’opposent pas à la politique et qui ne l’appuient pas. La proportion de répondants qui s’opposent fermement à cette politique a légèrement diminué au cours de la même période. Remarque : Les proportions ne comprennent que les personnes interrogées et celles qui ont répondu à la question (les non-réponses sont exclues ).
Soutien à la baisse pour les politiques liées à la nature qui ont toujours été populaires...
Le soutien aux politiques historiquement populaires liées à la nature a également diminué. Entre décembre 2022 et octobre 2023, le soutien modéré à élevé à la protection et à la restauration des écosystèmes a diminué de 14 %, tandis que le soutien à l’augmentation des espaces verts urbains a baissé de 13 %. Il y a également eu, de février 2023 à août 2023, une diminution de 11 % du soutien à la plantation de deux milliards d’arbres au cours des 10 prochaines années. Ces baisses se sont accompagnées d’une forte augmentation de la proportion de répondants qui ont déclaré qu’ils ne s’opposaient pas à ces politiques et qu’ils ne les appuyaient pas non plus. Remarque : Les proportions ne comprennent que les personnes interrogées et celles qui ont répondu à la question (les non-réponses sont exclues ).
... et pour d’autres politiques environnementales
Le soutien (modéré ou élevé) à une loi sur le droit à la réparation a diminué de 19 % de février 2022 à août 2023. Le soutien au renforcement des partenariats avec les peuples autochtones pour protéger la nature et respecter leurs connaissances traditionnelles a diminué de 14 % de décembre 2021 à octobre 2023. En octobre 2023, les deux tiers (66 %) des répondants ont appuyé le financement des efforts de prévention et d’atténuation des feux de forêt dans les communautés les plus vulnérables, et un peu moins de la moitié (45 %) ont appuyé un règlement qui exigerait que tout nouvel équipement de pelouse et de jardinage soit carboneutre. Remarque : Les proportions ne comprennent que les personnes interrogées et celles qui ont répondu à la question (les non-réponses sont exclues ).
Bien qu’elle soit encore faible, la sensibilisation au paiement de l’incitatif à agir pour le climat a légèrement augmenté
Plus de la moitié (59 %) des personnes interrogées se rappellent avoir entendu parler du paiement de l’incitatif à agir pour le climat en août 2023, peu après un paiement effectué en juillet – ce qui représente une augmentation de 8 % par rapport à un contexte similaire en août 2022. La proportion de répondants se rappelant avoir reçu le paiement de l’incitatif à agir pour le climat au cours des deux derniers mois a connu une augmentation encore plus importante (+14 %). Remarque : Les chiffres ne comprennent que les répondants vivant dans une région admissible au paiement de l’incitatif à agir pour le climat qui avaient reçu un acompte provisionnel avant octobre 2023 (Alberta, Manitoba, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouvelle-Écosse, Ontario, Île-du-Prince-Édouard, Saskatchewan).
Le soutien au développement des ressources en énergie renouvelable demeure élevé, mais a diminué
Il y a un soutien général élevé pour les énergies renouvelables, allant de 49 à 80 %, selon la ressource. Cependant, le soutien au développement des ressources énergétiques renouvelables a diminué de 16 % pour l’énergie solaire, de 6 % pour l’énergie hydraulique, de 7 % pour l’énergie éolienne, de 10 % pour l’énergie océanique, de 17 % pour l’énergie géothermique et de 8 % pour la bioénergie entre décembre 2022 et octobre 2023. La diminution générale du soutien semble être due à l’augmentation du pourcentage de répondants indiquant qu’ils ne sont ni opposés ni favorables à la poursuite du développement de ces ressources énergétiques renouvelables, plutôt qu’à une augmentation de l’opposition.
Le soutien au développement de l’énergie nucléaire a diminué; il est resté stable pour le pétrole et le gaz
Dans l’ensemble, le soutien à la poursuite du développement des énergies non renouvelables reste sensiblement inférieur à celui des énergies renouvelables, en particulier pour le charbon et le pétrole. Par rapport à décembre 2022, moins de répondants ont choisi de s’opposer fortement à ce développement ou de le soutenir fortement en octobre 2023, et plus de répondants ont choisi des réponses intermédiaires. Pour le gaz naturel et l’énergie nucléaire, le changement le plus important a été une diminution du fort soutien, et pour le pétrole et le charbon, le changement le plus important a été une diminution de l’opposition forte.
Faible connaissance des fiducies foncières et des organismes de conservation, mais une majorité de répondants se disent intéressés à faire un don
La majorité des répondants disent qu’ils n’ont pas entendu parler des fiducies foncières et organismes de conservation (64 %) ou qu’ils savent peu de choses à ce sujet, mais la moitié des répondants (53 %) sont plutôt d’accord ou tout à fait d’accord pour dire qu’ils seraient intéressés à faire un don.
% d’accord
Confiance et sources d’information
Les médias traditionnels demeurent la source d’information la plus fréquente, tandis que la moitié des Canadiens utilisent les sites Web fédéraux au moins une fois par mois
Les sources d’information les plus courantes sont la télévision, la radio, les journaux et les sites Web canadiens, la recherche sur Internet et les conversations avec la famille, les amis et les collègues. Entre la moitié et le tiers des Canadiens utilisent ces sources chaque semaine ou chaque jour. Les autres sources ne sont pas utilisées de manière hebdomadaire ou quotidienne par la majorité des Canadiens, mais environ la moitié d’entre eux déclarent avoir utilisé des séances d’information ou des sites Web du gouvernement au cours du mois écoulé.
Le tiers des Canadiens utilisent encore quotidiennement les recherches sur Internet et les médias sociaux comme sources d’information
Plus du tiers des Canadiens (37 %) disent utiliser les recherches sur Internet comme source d’information au quotidien, tandis que 34 % utilisent les médias sociaux comme source d’information, et 24 % se tournent vers la famille, les amis et les collègues. Près d’un tiers (29 %) des répondants disent qu’ils utilisent le clavardage avec des robots dotés d’une intelligence artificielle (comme ChatGPT) comme source d’information au moins une fois par mois.
La fréquence d’exposition aux nouvelles et informations sur les changements climatiques a légèrement diminué
Le nombre de répondants qui accordent une attention très particulière aux changements climatiques a légèrement diminué (-4 %) d’août 2022 à octobre 2023. Pendant ce temps, la proportion de répondants qui ne prêtaient pas du tout attention aux changements climatiques a augmenté de manière similaire (+5 %). L’exposition quotidienne aux informations climatiques et environnementales a diminué de 9 % d’août à octobre 2023.
Les scientifiques, la famille et les amis sont encore les sources les plus dignes de confiance en matière de changements climatiques
Depuis décembre 2021, il y a eu une baisse de la confiance générale (assez ou entièrement) chez de nombreux répondants et groupes. La plus forte baisse a été enregistrée à l’égard des scientifiques et des groupes environnementaux et organismes sans but lucratif, la confiance à l’égard de ces deux groupes ayant diminué de 12 % de décembre 2021 à octobre 2023. Un seul groupe a vu la confiance à son égard augmenter au cours de cette période : les sociétés d’énergie non renouvelable (hausse de 10 %).
Les gouvernements suscitent généralement la méfiance, alors que la confiance dans les entreprises d’énergie non renouvelable s’est accrue
36 % des Canadiens font assez confiance ou entièrement confiance au gouvernement du Canada en matière de changements climatiques, ce qui représente une baisse de 4 % entre décembre 2021 et octobre 2023. Un seul groupe a vu la confiance à son égard augmenter au cours de cette période : les sociétés d’énergie non renouvelable, en hausse de 10 %.
Les facettes de la confiance suggèrent un manque de confiance dans la gestion des changements climatiques par le gouvernement
Selon trois mesures de confiance, moins de 1 Canadien sur 3 estime que le gouvernement fédéral se soucie de ce que pensent les gens ordinaires, qu’il est intègre ou qu’il a la compétence nécessaire pour faire face aux changements climatiques.
Caractéristiques de l'échantillon
L’échantillon est représentatif de la population adulte canadienne selon le sexe, l’âge et la région
| Caractéristiques de l’échantillon | Août 2023 (population âgée de 18 ans et plus) | Oct. 2023 (population âgée de 18 ans et plus) | Recensement de 2021 (population âgée de 15 ans et plus) |
| Âge | |||
| 18 à 34 ans | 27 % | 27,2 % | 30 % (15-34) |
| 35 à 54 ans | 32 % | 32 % | 31 % |
| 55 ans et plus | 41 % | 401 % | 40 % |
| Genre | |||
| Homme | 49 % | 49 % | 49 % |
| Femme | 51 % | 51 % | 51 % |
| Éducation | |||
| Études secondaires ou moins | 24 % | 23 % | 43 % |
| Collège/formation professionnelle | 35 % | 33 % | 31 % |
| Études supérieures | 40 % | 43 % | 33 % |
| Revenu | |||
| Sous 40 000 $ | 22 % | 23 % | 19 % |
| De 40 000 $ à moins de 80 000 $ | 32 % | 30 % | 28 % |
| De 80 000 $ à moins de 100 000 $ | 14 % | 12 % | 11 % |
| De 100 000 $ à moins de 200 000 $ | 20 % | 23 % | 31 % |
| 200 000 $ et plus | 4 % | 5 % | 10 % |
| Origine ethnique/race | |||
| Blancs | 74 % | 74 % | 74 % |
| Minorités visibles | 24 % | 24 % | 27 % |
| Identité autochtone | |||
| Premières Nations/Métis/Inuits | 5 % | 5 % | 5 % |
Profil régional – Vague 1 de l’étude de suivi (août 2023)
| Profil régional | Canada (n=2 015) | C.-B./Yn (n=271) | Alb./T.N.-O. (n=232) | Man./Sask./ Nt (n=134) | Ont. (n=771) | Qc (n=477) | Atl. (n=130) |
| Âge | |||||||
| 18 à 34 ans | 26,7 % | 30,1 % | 15,3 % | 19,1 % | 33,4 % | 25,8 % | 10,3 % |
| 35 à 54 ans | 32,2 % | 26,5 % | 34,8 % | 31,2 % | 31 % | 34,5 % | 40,2 % |
| 55 ans et plus | 41,1 % | 43,4 % | 49,8 % | 49,7 % | 35,7 % | 39,7 % | 49,6 % |
| Genre | |||||||
| Homme | 48,9 % | 51,5 % | 50,95 | 53,5 % | 49 % | 44,7 % | 49,2 % |
| Femme | 50,9 % | 47,8 % | 48,6 % | 46,7 % | 50,9 % | 55,3 % | 50 % |
| Autre | 0,2 % | 0,8 % | 0,4 % | 0 % | 0,1 % | 0 % | 0,7 % |
| Éducation | |||||||
| Études secondaires ou moins | 24,3 % | 22,7 % | 20,1 % | 32,3 % | 21,2 % | 30,4 % | 24,3 % |
| Collège/formation professionnelle | 34,7 % | 34,9 % | 38,6 % | 26,9 % | 33,2 % | 35,9 % | 39,8 % |
| Études supérieures | 40,3 % | 41,7 % | 39,8 % | 40,8 % | 44,8 % | 33,4 % | 35,2 % |
| Taille de la communauté | |||||||
| Une grande ville | 38,1 % | 29,4 % | 48 % | 45,6 % | 38,7 % | 39,6 % | 23,8 % |
| Une banlieue proche d’une grande ville | 30,4 % | 36 % | 30 % | 17,9 % | 32,7 % | 32,3 % | 12,2 % |
| Une petite ville ou un village | 19,9 % | 24,5 % | 15,5 % | 22,8 % | 18,2 % | 17,8 % | 31,6 % |
| Une zone rurale | 10,4 % | 9 % | 4,9 % | 13,7 % | 9,4 % | 8,5 % | 31,7 % |
| Une région éloignée | 0,5 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0,1 % | 1,6 % | 0,8 % |
Profil régional – Vague 2 de l’étude de suivi (octobre 2023)
| Profil régional | Canada (n=2 236) | C.-B./Yn (n=297) | Alb./T.N.-O. (n=253) | Man./Sask./ Nt (n=146) | Ont. (n=878) | Qc (n=514) | Atl. (n=148) |
| Âge | |||||||
| 18 à 34 ans | 27,2 % | 24,2 % | 25,8 % | 23,6 % | 33,2 % | 22,6 % | 20,2 % |
| 35 à 54 ans | 32 % | 33,7 % | 34,6 % | 38,2 % | 30,9 % | 28,2 % | 37,6 % |
| 55 ans et plus | 40,8 % | 42,1 % | 39,6 % | 38,2 % | 35,9 % | 49,2 % | 42,2 % |
| Genre | |||||||
| Homme | 48,5 % | 42,6 % | 48,3 % | 39,8 % | 49,8 % | 53,3 % | 45,3 % |
| Femme | 50,5 % | 56,7 % | 50,9 % | 58,2 % | 48,8 % | 46,1 % | 54,1 % |
| Autre | 0,7 % | 0,6 % | 0,4 % | 1,4 % | 0,6 % | 0,4 % | 0,7 % |
| Éducation | |||||||
| Études secondaires ou moins | 22,8 % | 21,9 % | 26,2 % | 26 % | 20,9 % | 22,6 % | 27,7 % |
| Collège/formation professionnelle | 33,2 % | 31,4 % | 34,4 % | 34,9 % | 31,8 % | 34,6 % | 36,2 % |
| Études supérieures | 43,3 % | 46,4 % | 38,2 % | 39,1 % | 46,4 % | 42,2 % | 35,4 % |
| Taille de la communauté | |||||||
| Une grande ville | 38,9 % | 38,5 % | 56,1 % | 41,4 % | 40,8 % | 34,1 % | 13,8 % |
| Une banlieue proche d’une grande ville | 25,6 % | 28,5 % | 17,7 % | 18 % | 27,5 % | 28,5 % | 18,9 % |
| Une petite ville ou un village | 15,5 % | 18,2 % | 10,8 % | 17,9 % | 14 % | 14,8 % | 26,4 % |
| Une zone rurale | 18,3 % | 13,6 % | 12,9 % | 20,7 % | 16,3 % | 20,7 % | 38,4 % |
| Une région éloignée | 1,2 % | 1,2 % | 1,8 % | 2 % | 0,7 % | 1,4 % | 1,6 % |