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Qu’est-ce Wayne Gretzky et l’OCDE ont en commun? Réflexions au sujet d’une conférence de l’OCDE intitulée

« Innovation in Government: The New Normal »

David Donovan, Chef, Politiques et financement novateur
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
 image en noir et blanc d'une patinoire de hockey

J’ai eu la chance de participer à une récente conférence présentée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (mieux connue sous le nom de l’OCDE) sur l'innovation au gouvernement. Le thème de la conférence était l’innovation comme étant la « nouvelle normalité » au sein du secteur public, soit concrétiser l’idée d’intégration et délaisser l’idée d’innovation dans le secteur public comme étant un « créneau » ou un « domaine spécialisé ».

J’ai été surpris de constater le fort consensus qui s’est dégagé à propos d’un ensemble d’idées au sein de gouvernements du monde entier (plus de 500 personnes ont assisté et plus de 50 pays étaient représentés). En général, les gouvernements cherchent :

  • des approches plus novatrices pour répondre aux attentes des citoyens afin d’obtenir de meilleurs résultats des programmes et des services publics;
  • à s’adapter à l’évolution du paysage technologique;
  • à créer des partenariats à valeur ajoutée avec différents intervenants des secteurs privé, philanthropique et à but non lucratif pour répondre à nos plus grands défis de société, notamment mettre fin à la pauvreté et promouvoir une croissance économique.

À propos de ces thèmes plus vastes, j’ai participé à un groupe de discussion appelé The Experimental State avec Ira Alanko de la Finlande et Shatha Al Hashmi des Émirats arabes unis. Au début de la discussion, El-Iza Mohamedou, l’animatrice, a demandé aux participants s’ils prendraient part à une expérience parrainée par le gouvernement. La totalité des personnes a répondu dans la négative. À la fin de la séance, la totalité a dit qu’ils le feraient; je n’ai jamais vu un groupe de discussion aussi convaincant!

J’ai parlé de l’approche globale du Canada relativement à l’innovation et à l’expérimentation dans le secteur public — que l’innovation ne consiste pas seulement à faire quelque chose de nouveau sans motif valable — mais consiste à utiliser de nouvelles données, technologies ou approches afin d’améliorer les résultats pour le public; quant à l’expérimentation, il s’agit de mettre à l’essai ces innovations de façon à nous permettre de déterminer si elles produisent les résultats que nous escomptons.

En répondant à une question sur les risques inhérents aux approches expérimentales, je me suis rappelé les paroles mémorables prononcées par Wayne Gretzky — vous ratez 100 % des lancers que vous ne faites pas. Nous serions plus à risque de ne pas relever les défis de l’heure si nous ne prenions pas quelques risques, en n’essayant pas d’améliorer les choses, et en n’évaluant pas ce que nous faisons de façon rigoureuse pour investir dans des projets qui fonctionnent.

À titre de réflexion finale, je suis revenu avec I’impression que le gouvernement du Canada s’est engagé dans la bonne voie — nous nous sommes ménagé discrètement une place parmi les meilleurs pays dans ce domaine, ce qui nous aurait été très difficile à réaliser il y a deux ans à peine. J’ajoute que je suis fier de travailler au sein de l’Unité responsable des retombées et de l’innovation avec un groupe de fonctionnaires qui se consacrent à prendre ce virage en réalisant un projet et une initiative à la fois.