Constatations principales de l'étude de suivi de vague 5
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Aperçus clés
| Attitudes publiques |
|---|
| L'accord avec les croyances de base sur le changement climatique reste stable, et l'inquiétude reste la réponse émotionnelle dominante au changement climatique. La plupart des Canadiens conviennent que l'action collective peut limiter les changements climatiques ; cependant, le segment des Indifférents aux changements climatiques continue de croître, alors que le segment des Engagés est le plus petit à ce jour. Les scientifiques, la famille et les amis restent les groupes en qui l'on a le plus confiance pour prendre les bonnes décisions en matière de changement climatique, tandis que le gouvernement et les entreprises d'énergie non renouvelable sont ceux en qui l'on a le moins confiance. |
| Comportements en matière d'atténuation |
| Les efforts déployés par les Canadiens pour réduire leur consommation de plastique et la fréquence de leurs comportements en matière d'économie circulaire ont légèrement diminué. Ces tendances à la baisse dans les comportements d'atténuation correspondent aux changements de priorités et aux principaux enjeux observés ailleurs (p. ex. économie/abordabilité par rapport au climat). L'inabordabilité de l'énergie demeure la plus élevée dans les régions rurales et éloignées, dans les provinces de l'Atlantique, et en Alberta. La préparation des Canadiens aux situations d'urgence a peu évolué, et l'écart entre l'intention et l'action est grand et persistant. |
| Soutien aux politiques climatiques |
| Une majorité de Canadiens est favorable à une électricité propre et à un plafonnement des prix du pétrole et du gaz, et près de la moitié d'entre eux sont favorables à l'élimination des subventions accordées aux compagnies pétrolières et gazières. La plupart des Canadiens sont favorables à l'octroi de subventions pour l'amélioration de l'efficacité énergétique des maisons, en particulier pour les ménages à faible revenu, et beaucoup soutiennent la création d'un programme national d'assurance contre les incendies de forêt. Beaucoup sont prêts à soutenir le passage à une économie propre s'il y a des avantages économiques tangibles. Les sites Web du gouvernement du Canada sont la première source d'information sur les possibilités d'emploi ou de carrière dans l'économie propre. |
Contexte
Programme de recherche appliquée sur l’action pour le climat au Canada (PRAAC)
De septembre 2021 à mars 2025, en partenariat avec le ECCC et RNCan, l’Unité de l’impact et de l’innovation a mené un programme pluriannuel de recherche sur le changement climatique. Le Programme de recherche appliquée sur l'action climatique et l'environnement (PRAAC) au Canada a combiné les connaissances et les méthodes des sciences du comportement avec une solide analyse des politiques pour aider à améliorer l'efficacité et l'efficience des politiques, des programmes et des communications du gouvernement à l'appui de l'action climatique individuelle et collective.
PRAAC avait quatre objectifs principaux :
- Utiliser la science du comportement pour générer des preuves originales concernant les obstacles et les moteurs des actions proclimat au Canada ;
- Contribuer à l'intégration de la science du comportement dans les départements partenaires ;
- Soutenir les conseils et les décisions fondés sur des données probantes dans de multiples domaines - de la politique à la communication, en passant par les programmes et la réglementation ;
- Faciliter les changements positifs qui permettront une mise en œuvre plus efficace des programmes fédéraux en matière de climat et de développement durable.
La science du comportement est une approche multidisciplinaire de l'étude de la prise de décision et du comportement humains. Les idées et les méthodes issues de cette science peuvent nous éclairer sur les principaux moteurs et obstacles au changement de comportement et nous conduire à des solutions efficaces grâce à une analyse rigoureuse et à des méthodes de recherche. La science comportementale a le pouvoir de transformer les résultats et de devenir un outil important pour faire avancer les objectifs fédéraux en matière de changement climatique.
Méthodologie
Données recueillies : du 12 au 24 décembre 2024
Nombre de participants : 2,291 Canadiens âgés de 18 ans et plus y compris des suréchantillons de 63 Britanno-Colombiens, 101 Albertains et 206 Saskatchewanais.
Les données descriptives ont été pondérées par région, groupe d’âge, genre et niveau de scolarité afin de s’assurer que la distribution de l’échantillon représente la population adulte canadienne réelle selon les données de recensement de Statistique Canada (2021).
Les participants ont été recrutés en partenariat avec Forum Research, par l’intermédiaire de groupes de discussion en ligne représentatifs à l’échelle nationale ayant pu utiliser une combinaison de différentes méthodes de recrutement (groupes probabilistes et non probabilistes). Il n’est pas approprié de calculer une marge d’erreur dans de telles circonstances. À titre de référence seulement, un échantillon probabiliste de taille similaire (p. ex. 2 000 répondants) aurait une marge d’erreur de ±2,2 %, 19 fois sur 20.
Les termes « répondants » et « Canadiens » sont parfois utilisés de façon interchangeable tout au long du présent sommaire, compte tenu de la nature nationale de l’échantillon et des efforts déployés pour maximiser la représentativité au moyen de la pondération démographique. Néanmoins, en reconnaissant la possibilité d’erreurs d’échantillonnage aléatoires et systématiques (p. ex. à partir du recrutement non probabiliste), les résultats ne devraient pas être présumés représenter l’ensemble de la population canadienne.
Considerations
Dans de l’interprétation des résultats de l’enquête du PRAAC, il est utile de garder à l’esprit le contexte qui prévalait avant et pendant la collecte des données (c.-à-d., l’automne et le début de l’hiver 2024), qui peut avoir influencé les réponses des participants à l’enquête.
Conditions météorologiques extrêmes
- En septembre, on a annoncé que l’été 2024 avait été le plus chaud jamais enregistré dans l’hémisphère Nord.
- Bien que la saison des feux de forêt au Canada ait été considérablement moins intense que l’année précédente, le Bureau d’assurance du Canada a signalé que l’été 2024 a été la saison la plus destructrice jamais enregistrée, avec 7 milliards de dollars de pertes assurées dues à des conditions météorologiques extrêmes. L’incendie de Jasper (qui a commencé en juillet 2024) a détruit un tiers des maisons et des bâtiments de la ville; on estime qu’il a été le deuxième incendie le plus coûteux de l’histoire du Canada.
- Le sud-ouest de la Colombie-Britannique a connu en octobre une forte rivière atmosphérique (la deuxième de l’année) qui a provoqué de dangereuses inondations, des glissements de terrain meurtriers et des effondrements de routes.
- Les ouragans Hélène et Milton, qui ont eu des effets dévastateurs dans le sud-est des États-Unis (septembre et octobre), ont été accompagnés de théories du complot et de désinformation en ligne.
Politique et élections
- Le 4 septembre, le NPD a mis fin à l’entente de soutien et de confiance conclue avec le gouvernement libéral, ce qui a entraîné le retour d’un parlement minoritaire traditionnel.
- Des élections générales provinciales ont eu lieu en Colombie-Britannique (19 octobre), au Nouveau-Brunswick (21 octobre), en Saskatchewan (28 octobre) et en Nouvelle-Écosse (26 novembre).
- Donald Trump a été élu président des États-Unis le 5 novembre, ce qui a suscité une vaste couverture médiatique sur les implications potentielles pour l’action climatique internationale.
Changements politiques et négociations internationales
- La création de l’Agence canadienne de l’eau en tant qu’entité fédérale autonome, dont l’administration centrale se trouve à Winnipeg, a été officiellement annoncée le 16 octobre.
- Les négociations sur le climat se sont tenues lors de la COP16 pour la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique en Colombie du 21 octobre au 1er novembre, puis lors de la COP29 pour la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en Azerbaïdjan du 11 au 22 novembre.
- Les ménages canadiens ont commencé à recevoir leur dernier versement trimestriel de la Remise canadienne sur le carbone le 15 octobre, et les petites et moyennes entreprises ont commencé à recevoir leurs toutes premières remises fédérales sur la tarification du carbone le 25 novembre.
- À la fin du mois de novembre, le gouvernement du Canada a annoncé un « congé fiscal » de TPS/TVH sur les produits de première nécessité, tels que les produits alimentaires et les vêtements pour enfants, du 14 décembre 2024 au 15 février 2025.
Attitudes et perceptions à l’égard des changements climatiques
Le fort consensus sur les croyances fondamentales à l'égard des changements climatiques reste stable, mais inférieur à celui de 2022
La proportion de répondants qui est tout à fait d’accord pour dire que les changements climatiques sont réels, d’origine humaine et qu’ils constituent une menace urgente est stable depuis décembre 2023. Cependant, la croyance dans ces énoncés fondamentaux reste considérablement inférieure à celle de 2022, et la croyance que les effets des changements climatiques ne se feront pas sentir avant longtemps reste élevée. Environ 6 répondants sur 10 sont tout à fait d’accord pour dire que les changements climatiques sont réels. Environ 5 répondants sur 10 sont tout à fait d’accord pour dire que les changements climatiques sont une question sérieuse et urgente. Les répondants sont moins d’accord pour dire que les changements climatiques sont d’origine humaine que pour d’autres croyances mesurées.
La « préoccupation » est la réponse émotionnelle dominante aux enjeux des changements climatiques
Les réactions émotionnelles positives et négatives (c.-à-d. affectives) aux changements climatiques ont légèrement diminué depuis décembre 2023, ce qui correspond à d’autres mesures qui laissent entendre que la population canadienne accorde un peu moins d’attention à la question. La préoccupation est la réponse dominante (environ 4 répondants sur 10 se disent très ou extrêmement préoccupés). La colère, l’angoisse et le fait d’être dépassé sont exprimés à des taux plus faibles (environ 3 sur 10 très/extrêmement). Environ 8 répondants sur 10 disent qu’ils n’ont pas beaucoup d’espoir ou qu’ils sont très perplexes à l’égard des changements climatiques. Les répondants qui se disent très préoccupés sont deux fois plus nombreux que les répondants qui se disent très optimistes.
La plupart des Canadiens s’entendent encore pour dire que l’action collective peut limiter les changements climatiques
Il y a eu relativement peu de changement depuis décembre 2022 dans la mesure des croyances représentées ici, mais les chiffres ont globalement tendance à baisser depuis les premières vagues du PRAAC. Une nette majorité de répondants croient en l’action collective, sont prêts à apporter eux-mêmes des changements substantiels et croient aux effets de leurs actions. Dans toutes les vagues où la question est posée concomitamment, il y a eu un décalage notable entre l’action aspirationnelle (volonté d’apporter des changements) et l’action déclarée (avoir apporté des changements), soit actuellement une différence de 12 %. Encore moins de répondants déclarent que leurs amis et famille prennent des mesures (8 % de moins que ceux qui disent agir eux-mêmes), ce qui indique un écart possible dans les normes de comportement perçues.
Le PRAAC a déjà défini cinq segments qui prédisent fortement les intentions climatiques, les actions individuelles et le soutien à l'action collective
Légende: ⭡⭡ Le Plus; ⭡ Plus; ~ Neutre; ⭣ Moins; ⭣⭣ Le Moins
| Engagé | Solidaire | Ambivalent | Indifférent | Réfractaire |
| Dans l’ensemble, les plus réceptifs aux croyances, aux normes sociales, à la volonté et à la réponse affective aux changements climatiques. Très anxieux et moins optimistes. La plupart sont engagés à lutter contre les changements climatiques. | Approbation des croyances climatiques, moins anxieux et préoccupés à l’égard des changements climatiques. | Approbation des croyances climatiques, mais réponse affective ambivalente à la question. Prêts à apporter des changements, mais n’en prennent pas l’initiative. | Groupe le plus neutre. Pas d’attraction forte vers le soutien ou l’opposition. En dehors d’une légère croyance dans les changements climatiques, aucune croyance approuvée quant à l’incidence négative du climat. | Les plus résistants à toute croyance sur les changements climatiques et leurs incidences. La plupart ne se soucient pas des changements climatiques et sont moins susceptibles d’appuyer des initiatives. |
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⭡⭡ Croyance aux changements climatiques
⭡⭡ Anxieux et inquiets
⭣⭣ Optimistes
⭡⭡ Prêts à faire des changements
⭡⭡ Normes sociales en matière de climat
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⭡ Croyance aux changements climatiques
⭡ Perplexes
⭡ Inquiets et anxieux
⭡ Prêts à faire des changements
⭡ Normes sociales en matière de climat
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⭡ Croyance aux changements climatiques
⭡ Prêts à faire des changements
~ Perplexes
~ Optimistes
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⭡ Croyance aux changements climatiques
⭣ Anxieux et inquiets
~ Prêts à faire des changements
~ Efficacité des actions
~ Normes sociales en matière de climat
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⭣⭣ Croyance aux changements climatiques
⭣⭣ Inquiets et anxieux
⭣⭣ Prêts à faire des changements
⭣⭣ Efficacité des actions
⭣⭣ Normes sociales en matière de climat
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La proportion de Canadiens motivés par le climat reste considérablement inférieure à celle de 2022
La dernière mesure confirme une fois de plus que la proportion de répondants engagés (16 %) et solidaires (32 %) en matière de changements climatiques reste considérablement plus faible qu’en 2022 (environ 25 % et 36 %, respectivement). Alors que les segments motivés étaient majoritaires en 2022 (environ 61 %), ils forment maintenant une pluralité (48 %). La proportion de Canadiens ambivalents (29 %) et indifférents (18 %) demeure également plus élevée qu’en 2022 (environ 20 % et 12 %, respectivement). Bien que l’augmentation de ces segments désengagés puisse être préoccupante, le segment des réfractaires (ceux qui sont les plus susceptibles de s’opposer activement à l’action climatique) reste très petit, soit 5 %.
Comportements en matière d’atténuation des changements climatiques
La fréquence d’utilisation des différents modes de transport par la population canadienne demeure relativement stable
Un tiers des répondants (33 %) déclarent utiliser les transports en commun au moins une fois par semaine, ce qui reste relativement inchangé depuis décembre 2023, mais est en légère hausse par rapport aux réponses enregistrées plus tôt en 2023 (26 %). La plupart des répondants (68 %) déclarent utiliser des véhicules personnels au moins une fois par semaine, ce qui reste le mode de transport principal, suivi du transport actif (56 %). L’utilisation de trains ou d’autobus interurbains au lieu de prendre l’avion (15 %), et l’utilisation de vélos et scooters électriques (10 %) et de planches motorisées ou gyropodes (7 %) étaient les pratiques les moins répandues.
L’autodéclaration de véhicules à essence et diesel a diminué
Par rapport à décembre 2023, il y a eu une baisse de 8 % de la possession autodéclarée de véhicules à essence et diesel, et une augmentation de 7 % du nombre de répondants qui déclarent ne pas en posséder ou qui ne prévoient pas d’en acheter. À l’inverse, au cours de la même période, l’intention d’acheter et de posséder des véhicules électriques et hybrides est restée relativement identique. Le nombre de propriétaires de vélos, de scooters et de planches électriques demeure faible (10 % ou moins), ce qui est identique à l’année dernière.
Les autodéclarations de voyages aériens ont diminué pour la première fois depuis le début de 2022
Après un creux atteint au printemps 2022 lié à la pandémie de COVID-19, le transport aérien, y compris les vols courts (moins de cinq heures) et les vols longs (plus de cinq heures), a commencé à rebondir et a continué d’augmenter jusqu’en mars 2024. Cependant, en décembre 2024, un peu moins de répondants déclarent avoir pris un vol court ou long au cours des deux derniers mois (27 % et 26 %, respectivement) qu’en mars 2024 (30 % et 28 %, respectivement)
Légère baisse des efforts de la population canadienne pour réduire leur usage du plastique
De décembre 2023 à décembre 2024, il y a eu une baisse de 6 % du nombre de répondants déclarant qu’ils font toujours ou fréquemment des efforts pour réduire la quantité de plastique qu’ils utilisent. Au cours de la même période, il y a eu peu de changements concernant les autres comportements liés aux aliments et aux déchets étudiés. Les trois quarts (76 %) des répondants déclarent qu’ils recyclent toujours ou fréquemment, et près des trois quarts (71 %) déclarent faire toujours ou fréquemment des efforts pour réduire le gaspillage alimentaire. Les régimes alimentaires à base de plantes restent relativement rares (18 %).
Moins de Canadiens parlent avec leur famille ou leurs amis des changements climatiques et de leurs répercussions
Le temps passé à l’extérieur dans des parcs ou d’autres espaces naturels a diminué d’une année à l’autre, un peu plus de la moitié (52 %) des répondants déclarant s’y rendre une fois par semaine ou plus, soit une baisse de 13 % par rapport à février 2023 (le premier point de données hivernal). Un quart (24 %) des répondants déclarent parler des changements climatiques avec leur famille ou leurs amis chaque semaine, soit une baisse de 5 % par rapport à décembre 2023. La plupart des répondants (61 %) continuent d’éviter d’utiliser des articles à usage unique en apportant leurs propres articles réutilisables au moins une fois par semaine.
Légère baisse de la fréquence des comportements liés à l’économie circulaire au sein de la population canadienne
Il y a eu de légères baisses de la proportion de répondants qui déclarent avoir souvent adopté des comportements liés à l’économie circulaire. Un quart (20 %) des répondants déclarent avoir réparé des produits pour prolonger leur durée de vie environ une fois par semaine ou plus, par rapport à 25 % l’année précédente. Une proportion légèrement moins élevée (19 %) déclarent acheter des articles d’occasion, réparés, remis à neuf ou remis en état environ une fois par semaine ou plus, en baisse par rapport à 22 % l’année précédente.
Baisse de l’installation autodéclarée d’isolation nouvelle ou améliorée
En décembre 2024, moins d’un propriétaire sur 10 (7 %) déclare avoir des panneaux solaires chez lui (en légère baisse par rapport à décembre 2023), tandis que 11 % déclarent avoir l’intention d’en acheter au cours de l’année à venir. Au cours de la même période, il y a eu une baisse du nombre de propriétaires qui déclarent avoir acheté de l’isolation nouvelle ou améliorée pour leur maison ou leur résidence (30 % en décembre 2023, 25 % en décembre 2024). La variabilité au fil du temps peut être causée, en partie, par des changements dans la façon dont les répondants interprètent les questions. Par exemple, le nombre de répondants déclarant avoir de l’isolation « nouvelle ou améliorée » peut diminuer à mesure que le temps passe depuis la mise à niveau.
Peu de changements concernant le chauffage domestique à base de biomasse des Canadiens, les thermostats intelligents et les fenêtres et de portes écoénergétiques
Depuis que le PRAAC a commencé à assurer le suivi du chauffage domestique à base de bois ou de biomasse en août 2023, il y a eu peu de changement concernant la propriété ou les intentions d’achat déclarées par les répondants. Un tiers (34 %) des propriétaires déclarent avoir un thermostat intelligent ou adaptatif chez eux, et 13 % déclarent qu’ils prévoient d’en acheter un au cours de l’année à venir. Environ la moitié des propriétaires (48 %) déclarent que leur maison a des fenêtres et des portes écoénergétiques et 12 % déclarent qu’ils prévoient d’en acheter au cours de la prochaine année.
Baisse du nombre de propriétaires et des intentions d’achat de chauffe-eau solaires et de pompes de puisard d’une année à l’autre
Il y a eu une légère baisse des déclarations de propriété de chauffe-eau solaires et de pompes de puisard d’une année à l’autre, ainsi qu’une diminution de l’intention d’en acheter. Au total, 80 % des répondants déclarent qu’ils n’ont pas de chauffe-eau solaire et qu’ils n’ont pas l’intention d’en acheter un, contre 76 % en décembre 2023. Au total, 62 % des répondants déclarent qu’ils n’ont pas de pompe de puisard et qu’ils n’ont pas l’intention d’en acheter une, contre 57 % en décembre 2023.
Davantage de Canadiens peuvent facilement répondre à leurs besoins énergétiques quotidiens qu’il y a un an
Il y a eu une augmentation de 6 % de la proportion de répondants qui déclarent pouvoir se procurer facilement suffisamment d’énergie pour répondre à leurs besoins quotidiens depuis décembre 2023. Un tiers des répondants (32 %) affirment qu’ils ne peuvent répondre à leurs besoins énergétiques qu’avec difficulté, soit une baisse de 3 % par rapport à décembre 2023. La part des répondants qui ont déclaré ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins énergétiques quotidiens n’a pas beaucoup changé au fil du temps.
La moitié des Canadiens des régions rurales et éloignées ne peuvent pas subvenir à leurs besoins énergétiques quotidiens, ou ne peuvent le faire qu’avec difficulté
Entre février et décembre 2024, l’abordabilité de l’énergie s’est améliorée pour les résidents de toutes les tailles de communautés. Cependant, en décembre 2024, les régions rurales et éloignées comptaient la plus forte proportion de répondants déclarant ne pas pouvoir se permettre de répondre à leurs besoins énergétiques quotidiens ou ne pouvant le faire qu’avec difficulté (51 %). Pour ces résidents, l’inabordabilité de l’énergie a augmenté de façon spectaculaire entre août 2023 et février 2024, probablement en partie en raison des différences saisonnières dans la demande d’énergie domestique.
L’inabordabilité énergétique est la plus élevée au Canada atlantique et en Alberta
Dans toutes les régions, un peu moins de résidents que l’année précédente déclaraient ne pas être en mesure de subvenir à leurs besoins énergétiques, ou seulement avec difficulté, en décembre 2024. Cette proportion est en baisse de 6 % en Ontario, de 5 % au Québec et de 4 % au Manitoba et en Saskatchewan. La moitié des répondants (50 à 51 %) du Canada atlantique et de l’Alberta déclarent qu’ils ne peuvent pas subvenir à leurs besoins énergétiques quotidiens, ou seulement avec difficulté. L’énergie reste beaucoup plus abordable au Québec et en Colombie-Britannique que dans les autres provinces, avec seulement environ un tiers des résidents déclarant connaître des difficultés.
Comportements d’adaptation aux changements climatiques
La population canadienne a le plus souvent connu des tempêtes de vent violent, un froid excessif et des pannes de courant au cours des deux mois précédant décembre 2024
Un tiers (32 %) des répondants déclarent avoir connu une tempête de vent violent au cours des deux mois précédant le sondage, en décembre 2024, et des périodes de froid excessif (23 %) ainsi que des pannes de courant (22 %) ont également été fréquemment signalées.
Les expériences d’autres types de conditions météorologiques extrêmes ont atteint des creux saisonniers ou s’en sont approchées
Certains phénomènes météorologiques extrêmes, comme la chaleur excessive, les feux de forêt et la fumée de feu de forêt, ont été subis à des taux plus faibles, comme on pouvait s’y attendre en raison des variations saisonnières.
L’adoption de nombreux comportements d’adaptation est restée pratiquement stable
Un quart des Canadiens (24 %) ont déclaré avoir cherché de l’information sur les risques ou les répercussions futures des changements climatiques dans leur région, mais deux fois moins de répondants (11 %) ont déclaré avoir pris des mesures pour protéger leur maison contre les risques liés aux conditions météorologiques. 5 % des répondants déclarent avoir dû quitter leur domicile en raison de risques liés aux conditions météorologiques au cours des deux derniers mois, une proportion stable depuis l’été 2023. En décembre 2024, il y avait eu une légère baisse de la proportion de répondants déclarant avoir cherché du soutien pour faire face à leurs émotions négatives liées à la météo ou au climat, soit une baisse de 3 % par rapport au début de février 2024.
Aucune augmentation au fil du temps des Canadiens ayant des mesures de protection contre la mauvaise qualité de l’air ou les plans d’urgence en cas de catastrophe domestique
Un quart (26 %) des personnes interrogées déclarent avoir pris des mesures de protection contre la mauvaise qualité de l’air, comme l’utilisation d’un filtre HEPA pour filtrer l’air en raison de dangers pour la santé tels que la fumée des feux de forêt, les allergènes environnementaux ou le smog. Un cinquième (18 %) prévoient de le faire au cours de la prochaine année. La proportion de personnes interrogées qui ont mis en place des plans d’urgence en cas de catastrophe (p. ex. établir un lieu de rencontre sûr en cas de séparation des familles) ou qui ont l’intention de le faire au cours de l’année à venir est restée relativement stable depuis août 2023. Cela laisse encore entendre qu’il existe un écart important et persistant entre l’intention et l’action concernant les plans d’urgence en cas de catastrophe.
La moitié des Canadiens ont une assurance habitation/locataire pour les risques liés aux inondations ou pour d’autres risques liés aux conditions météorologiques
Depuis la première vague du sondage de suivi en août 2023, la proportion de répondants qui possèdent une assurance habitation ou locataire pour les risques liés aux inondations est restée stable, oscillant autour de 50 %, et la proportion de répondants qui prévoient souscrire ce type d’assurance est également restée stable, passant de 10 à 12 %. Au cours de la même période, il y a eu une légère augmentation de la proportion de répondants qui possèdent une assurance habitation ou locataire pour d’autres risques liés aux conditions météorologiques (feux de forêt, vent, dommages causés par la glace; de 44 % à 47 %) et qui ont l’intention de souscrire ce type d’assurance au cours de l’année à venir (de 10 % à 12 %).
Seulement deux Canadiens sur cinq ont une trousse d’urgence chez eux
Seulement 39 % des personnes interrogées ont déclaré avoir une trousse d’urgence à la maison, et 28 % déclarent qu’elles prévoient s’en procurer une au cours de l’année à venir. Ces chiffres sont restés stables depuis août 2023. Comme pour les plans d’urgence en cas de catastrophe, il existe un écart important et persistant entre l’intention de se procurer une trousse d’urgence et le passage à l’action.
La plupart des répondants continuent de prêter attention aux alertes concernant les conditions météorologiques extrêmes, mais moins se préparent
Près de 4 répondants sur 5 disent prêter attention aux alertes publiques concernant les conditions météorologiques extrêmes ou dangereuses, mais un peu moins de la moitié déclarent qu’ils se préparent réellement à ce genre d’événements. Près de 3 répondants sur 4 sont d’accord (plutôt ou tout à fait) pour dire qu’ils agissent de manière écologique. Cette proportion est relativement stable depuis août 2023, mais elle est inférieure à celle de 2022.
Soutien aux politiques climatiques
La majorité des Canadiens sont en faveur de l'électricité propre et d'un plafond pétrolier et gazier
La proportion de répondants qui se disent plutôt ou tout à fait favorables à un plafonnement des émissions du secteur pétrolier et gazier est relativement stable depuis août 2023, à savoir à 60 % en décembre 2024. Le soutien (plutôt ou tout à fait) à la production d’électricité au Canada à partir de sources d’énergie (comme l’énergie éolienne, hydroélectrique, nucléaire) qui ne produisent pas directement de gaz à effet de serre, d’ici 2035, a légèrement rebondi, atteignant 64 % en décembre 2024. Le soutien (plutôt ou tout à fait) à une tarification mondiale du carbone est tombé à son plus bas niveau à ce jour (49 %) et le soutien à une tarification nationale du carbone est relativement stable, à 47 %, bien qu’il soit beaucoup plus faible qu’en 2022.
Près de la moitié (46 %) des Canadiens soutiennent l’arrêt des subventions aux sociétés pétrolières et gazières
À peu près la même proportion (45 %) soutient (plutôt ou tout à fait) la mise en œuvre d’ajustements de carbone à la frontière, c’est-à-dire l’imposition de frais sur les produits importés de pays dont les normes sur les changements climatiques sont plus faibles. Une proportion un peu moindre (43 %) soutient (plutôt ou tout à fait) l’arrêt du financement par le secteur public de l’industrie des combustibles fossiles au Canada. Concernant les trois politiques présentées ici, environ le quart (23 à 27 %) des répondants restent indécis, et environ un dixième (9 à 12 %) déclarent ne pas bien connaître ce genre de politiques et n’ont donc pas indiqué de préférence.
La plupart des Canadiens soutiennent la subvention des rénovations énergétiques résidentielles, en particulier pour les ménages à faible revenu
Le soutien le plus élevé (plutôt ou tout à fait) concerne les subventions à l’installation de portes et de fenêtres écoénergétiques pour les ménages à faible revenu (70 %), puis les subventions de l’isolation et de l’étanchéisation à l’air, également pour les ménages à faible revenu (69 %). L’opposition est légèrement plus élevée concernant la subvention pour le remplacement de l’équipement de chauffage résidentiel à l’huile et au gaz par de l’équipement électrique pour tous les ménages. Cependant, la majorité des répondants (58 %) soutiennent plutôt ou tout à fait cette politique.
De nombreux Canadiens soutiennent la création d’un programme national d’assurance contre les feux de forêt
La plupart des répondants (60 %) soutiennent (plutôt ou tout à fait) la création d’un programme national d’assurance contre les feux de forêt pour les Canadiens vivant dans des zones à haut risque de feux de forêt sans accès à une assurance privée. Moins de répondants (46 %) soutiennent la limitation de la participation à ceux qui ont adopté des stratégies de prévention des feux de forêt recommandées par des professionnels pour leur domicile. Près des trois quarts (73 %) des répondants soutiennent la création de refuges communautaires pour les Canadiens exposés aux effets des catastrophes naturelles, comme la fumée des feux de forêt.
Le soutien aux politiques de préparation aux phénomènes météorologiques extrêmes et d’indemnisation des personnes touchées s’est stabilisé
Après une baisse initiale du soutien de décembre 2021 à décembre 2023, le soutien (plutôt ou tout à fait) à l’indemnisation des Canadiens touchés par des catastrophes météorologiques s’est stabilisé à 67 % en décembre 2024. De même, le soutien (plutôt ou tout à fait) aux aides pour rendre les infrastructures vitales plus résistantes aux phénomènes météorologiques extrêmes s’est stabilisé à 73 % après avoir diminué entre décembre 2021 et décembre 2023. L’opposition à ces politiques est très faible (moins de 10 % des répondants) et très peu déclarent ne pas bien connaître ce genre de politiques.
De nombreux Canadiens sont en faveur d'une économie propre s'il y a des avantages économiques tangibles
La majorité des répondants (62 %) sont d’accord (plutôt ou tout à fait) pour dire que leur soutien en faveur de l’adoption d’une économie propre par le Canada dépend des avantages économiques locaux procurés, comme des emplois et de nouvelles entreprises. De même, 56 % des répondants sont d’accord pour dire que les possibilités économiques seront plus nombreuses en passant à une économie propre. Dans les deux cas, environ le quart des répondants restent neutres. Moins de répondants (42 %) sont convaincus que tous les niveaux de gouvernement travailleront ensemble pour soutenir la transition vers une économie propre.
Les Canadiens croient que les technologies propres, les bâtiments écologiques et la foresterie durable sont les plus susceptibles de procurer des avantages économiques dans une économie propre
Plus de la moitié (52 à 57 %) des répondants indiquent également que dans le cadre de la transition vers une économie mondiale propre, l’électricité à faibles émissions de carbone, la fabrication écologique (p. ex. acier, ciment) et la fabrication de véhicules électriques procureraient des avantages économiques importants pour les Canadiens. À l’inverse, la fabrication de véhicules électriques est l’industrie pour laquelle la plus grande proportion (21 %) des répondants ne croit pas qu’elle procurerait des retombées économiques. Notamment, entre le quart et la moitié des répondants (26 à 45 %) ne savent pas si l’une ou l’autre de ces industries procurerait des avantages économiques pour les Canadiens tandis que le monde évolue vers une économie mondiale propre.
Les sites Web du gouvernement du Canada sont la principale source d’information sur les possibilités d’emploi et de carrière dans l’économie propre
On a demandé aux répondants où ils seraient le plus susceptibles de chercher de l’information sur les possibilités d’emploi et de carrière dans l’économie propre, y compris la formation et le perfectionnement des compétences. Après les sites Web du gouvernement du Canada, les sources les plus probables sont les sites Web d’emplois (47 %), les sites Web provinciaux et territoriaux (43 %) et les sites Web d’universités ou de collèges (39 %). Les plateformes de médias sociaux, les sites Web non gouvernementaux et les conversations avec la famille, les amis, les collègues ou les instructeurs sont les moins susceptibles d’être consultés.
La moitié (53 %) des Canadiens des provinces admissibles déclarent qu’eux-mêmes ou leur ménage ont bénéficié de la remise canadienne sur le carbone d’octobre 2024
Un peu plus (59 %) déclare avoir entendu, lu ou vu quelque chose au sujet de la remise canadienne sur le carbone (RCC) au cours des deux mois précédant l’enquête. Cependant, un quart (26 %) déclarent que non, et 14 % n’en sont pas certains ou ne savent pas. Un quart (24 %) des répondants déclarent que leur ménage n’a pas reçu la remise, tandis qu’un autre quart (23 %) n’en est pas sûr ou ne le sait pas.
Le soutien à la mise en valeur des ressources énergétiques renouvelables s’est stabilisé
Le soutien général à la poursuite du développement des énergies renouvelables est élevé, allant de 50 % à 79 %, selon la ressource. Entre décembre 2023 et décembre 2024, le soutien à la poursuite du développement de toutes les énergies renouvelables est resté stable. En décembre 2024, le soutien (plutôt ou tout à fait) était le plus élevé pour le développement de l’énergie solaire (79 %), éolienne (76 %) et hydroélectrique (76 %).
Augmentation du soutien au développement de l’énergie nucléaire; le gaz naturel, le pétrole et le charbon restent stables
En décembre 2024, le soutien à la poursuite du développement des énergies non renouvelables reste sensiblement inférieur à celui des énergies renouvelables, en particulier pour le charbon et le pétrole. Le soutien (plutôt ou tout à fait) au développement du gaz naturel est resté relativement stable au fil du temps (de 53 % à 57 %), et est le plus élevé parmi les sources d’énergie non renouvelables. Le soutien au développement de l’énergie nucléaire a rebondi en 2024 pour atteindre 48 % après avoir atteint un creux de 40 % en décembre 2023.
Confiance et sources d’information
La plupart des Canadiens consultent les médias canadiens traditionnels au moins une fois par semaine
Les taux de consultation des médias traditionnels et des sources scientifiques et gouvernementales sont restés stables depuis juillet 2023. Notamment, il y a un écart de 15 % entre l’utilisation des médias canadiens et non canadiens sur une base hebdomadaire ou supérieure. Seulement environ un répondant sur quatre consulte des sources gouvernementales à la même fréquence.
Internet, la famille et les amis, et les médias sociaux restent d’importantes sources d’information
La proportion de répondants qui consultent les médias canadiens traditionnels (63 % précédemment) correspond à la proportion des répondants qui font leur propre recherche sur Internet. Les amis, la famille et les plateformes de médias sociaux sont presque aussi fréquemment consultés. L’utilisation de l’IA a légèrement augmenté depuis juillet 2023, mais son recours reste faible dans l’ensemble, moins d’un répondant sur quatre y accédant chaque semaine ou plus fréquemment.
Les Canadiens suivent et reçoivent moins d’information liée aux changements climatiques
Seulement 34 % des répondants déclarent avoir suivi d’assez près ou étroitement les nouvelles sur les changements climatiques au cours du mois précédant le sondage, contre 43 % en août 2023. De même, seulement 52 % des répondants déclarent lire des nouvelles sur les changements climatiques ou l’environnement une fois par semaine ou plus, contre un pic de 67 % en août 2023. Dans les deux cas, il s’agit des observations les plus faibles des données disponibles, qui démontrent une tendance à la baisse. Les raisons de ce changement ne sont pas claires, mais elles concordent avec les changements de priorités et les principaux enjeux observés ailleurs (p. ex. l’accent mis sur l’économie plutôt que sur le climat).
Les scientifiques représentent le groupe le plus fiable pour prendre de bonnes décisions sur les changements climatiques
En décembre 2024, la plupart des répondants faisaient confiance (plutôt ou tout à fait) aux scientifiques (68 %), à leur famille et à leurs amis (65 %), aux entreprises d’énergie renouvelable (55 %) et aux groupes environnementaux (51 %) pour prendre de bonnes décisions concernant les changements climatiques.
Le gouvernement et les entreprises d’énergie non renouvelable sont les groupes les moins fiables
En décembre 2024, peu de répondants (29 %) faisaient confiance aux sociétés d’énergie non renouvelable pour prendre de bonnes décisions sur les changements climatiques. Les répondants ne font généralement pas non plus confiance aux sources gouvernementales. La méfiance est la plus élevée à l’encontre du gouvernement fédéral (39 %), suivi des gouvernements provinciaux ou territoriaux (37 %) et des gouvernements locaux (30 %), tous en légère hausse depuis mars 2024.
Le gouvernement fédéral n’est pas perçu comme ayant la compétence, l’intégrité ou le souci des opinions des citoyens
En décembre 2024, seul un répondant sur trois était plutôt ou tout à fait d’accord pour dire que le gouvernement fédéral était compétent (31 %), qu’il agissait avec intégrité (33 %) ou qu’il se souciait de ce que les gens ordinaires pensent (35 %) en ce qui concerne les changements climatiques. En comparaison, un plus grand nombre de répondants n’étaient pas du tout d’accord ou plutôt en désaccord pour dire que le gouvernement fédéral était compétent (42 %, soit 11 % de plus que les répondants qui étaient d’accord), qu’il agissait avec intégrité (37 %, soit 4 % de plus) ou qu’il se souciait des opinions (39 %, soit 5 % de plus). La compétence, l’intégrité et la bienveillance (c.-à-d. l’attention et le souci du bien-être des citoyens) sont les dimensions essentielles des systèmes dignes de confiance.
Caractéristiques de l'échantillon
L’échantillon pondéré est représentatif de la population adulte canadienne selon le genre, l’âge, la région et le niveau de scolarité
| Caractéristiques de l’échantillon | Déc. 2024 | Recensement de 2021 |
| Âge | ||
| 18 à 34 ans | 26,1 % | 27,0 % |
| 35 à 54 ans | 32,4 % | 32,6 % |
| 55 ans et plus | 41,5 % | 40,3 % |
| Genre | ||
| Homme | 48,4 % | 48,9 % |
| Femme | 50,5 % | 51,1 % |
| Scolarité | ||
| Études secondaires ou moins | 40,0 % | 40,5 % |
| Collège/formation professionnelle | 31,7 % | 31,7 % |
| Études universitaires/de deuxième cycle | 27,7 % | 27,8 % |
| Revenu | ||
| Sous 40 000 $ | 32,5 % | 19,3 % |
| De 40 000 $ à moins de 80 000 $ | 28,2 % | 28,4 % |
| De 80 000 $ à moins de 100 000 $ | 10,3 % | 11,8 % |
| De 100 000 $ à moins de 200 000 $ | 21,6 % | 40,4 % |
| Origine ethnique/race | ||
| Blancs | 68,3 % | 74 % |
| Minorités visibles | 25,9 % | 27 % |
| Identité autochtone | ||
| Premières Nations/Métis/Inuit | 4,9 % | 5 % |
Remarque : la somme des chiffres peut ne pas correspondre à 100 % en raison de l’arrondissement, des options de réponse non indiquées ou de l’absence de réponse. Les pourcentages des échantillons sont pondérés selon l’âge, le genre, la région et le niveau de scolarité.
Profil régional – Vague 5 de l’étude de suivi
| Profil régional | Canada (n = 2 291) | C.-B./Yn (n = 326) | Alb./T.N.-O. (n = 330) | Man./Sask./Nt (n = 338) | Ont. (n = 724) | Qc (n = 447) | Atl. (n = 126) |
| Âge | |||||||
| 18 à 34 ans | 26,1 % | 14,8 % | 21,7 % | 21,8 % | 42,0 % | 12,4 % | 13,6 % |
| 35 à 54 ans | 32,4 % | 36,5 % | 34,1 % | 31,1 % | 26,5 % | 37,1 % | 41,2 % |
| 55 ans et plus | 41,5 % | 48,7 % | 44,2 % | 47,0 % | 31,5 % | 50,5 % | 45,2 % |
| Genre | |||||||
| Homme | 48,4 % | 58,4 % | 57,9 % | 48,6 % | 41,9 % | 47,7 % | 51,5 % |
| Fille | 50,5 % | 41,3 % | 41,7 % | 50,7 % | 55,9 % | 52,1 % | 46,6 % |
| Non binaire | 0,6 % | - | 0,4 % | 0,7 % | 0,9 % | 0,2 % | 1,9 % |
| Autre identité de genre | 0,6 % | 0,3 % | - | - | 1,3 % | - | - |
| Scolarité | |||||||
| Études secondaires ou moins | 40,0 % | 45,7 % | 51,9 % | 52,8 % | 27,0 % | 50,1 % | 38,6 % |
| Collège/formation professionnelle | 31,7 % | 28,2 % | 27,4 % | 25,5 % | 36,0 % | 28,8 % | 37,2 % |
| Études universitaires/de deuxième cycle | 27,7 % | 25,8 % | 20,3 % | 20,4 % | 36,2 % | 20,7 % | 24,2 % |
| Taille de la collectivité | |||||||
| Une région éloignée | 1,2 % | 0,2 % | 2,8 % | 1,3 % | 0,9 % | 1,9 % | - |
| Une zone rurale | 9,9 % | 6,2 % | 10,2 % | 14,3 % | 6,8 % | 9,9 % | 31,6 % |
| Une petite ville ou un village | 20,8 % | 30,2 % | 18,2 % | 31,1 % | 17,4 % | 15,8 % | 31,9 % |
| Une banlieue proche d’une grande ville | 23,3 % | 30,4 % | 16,3 % | 8,9 % | 21,5 % | 30,5 % | 20,6 % |
| Une grande ville | 44,2 % | 33,0 % | 52,5 % | 43,7 % | 52,4 % | 41,6 % | 15,2 % |
Remarque : la somme des chiffres peut ne pas correspondre à 100 % en raison de l’arrondissement, des options de réponse non indiquées ou de l’absence de réponse. Les pourcentages de l’échantillon sont pondérés selon l’âge, le genre, la région et le niveau de scolarité; les chiffres par région dans les en-têtes de colonne ne sont pas pondérés.
Date de modification : 2025-09-10