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Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Can Fenerci

Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Can Fenerci

Can est Fellow en science du comportement à Emploi et Développement social Canada. Ses travaux portent sur l’amélioration de l’efficacité des processus gouvernementaux et la réduction des obstacles qui entravent l’accès aux services.

Il termine son doctorat en psychologie et en neuroscience cognitive à l’Université McGill, où il a dirigé des études sur la mémoire humaine dans le cadre du vieillissement à l’aide d’expériences faisant appel à la science du comportement et à l’imagerie cérébrale. Avant de se joindre à l’Unité de l’impact et de l’innovation, Can était spécialiste du comportement à l’Unité de l’introspection comportementale et de l’expérimentation d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, où il a travaillé sur l’utilisation de l’introspection comportementale pour améliorer la satisfaction de la clientèle ainsi que la prestation et l’adoption des services et programmes.

Sur la base de vos compétences et de votre expérience, quelles perspectives uniques apportez-vous à ce travail?

J’ai une formation en psychologie et en neuroscience cognitive. Mes travaux de doctorat portent sur les changements liés à l’âge dans le cadre des processus cognitifs. Par conséquent, j’ai toujours à l’esprit la diversité des perspectives, les limitations et les différences entre les segments de la population lorsque je décris des problèmes et conçois des solutions. Non seulement cette perspective me permet de concevoir des interventions, des politiques et des processus inclusifs et adaptés aux différents besoins au sein de la population, mais elle me permet de comprendre les nuances dans la façon dont les facteurs personnels, sociaux et structurels interagissent pour influencer le comportement. De plus, comme j’ai déjà travaillé en tant que scientifique du comportement au sein de l’administration publique, je sais que cela est prometteur, mais je suis bien conscient des difficultés qui nous attendent pour faire le pont entre le milieu universitaire et les politiques.

Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?

La possibilité de tirer parti de ma formation et des compétences que j’ai perfectionnées pour éclairer et concevoir des politiques et des processus qui profitent aux gens est ce qui m’a incité à poser ma candidature pour le Programme de fellowship. C’est un bonus d’avoir le privilège de travailler aux côtés d’autres experts d’Impact Canada qui ont diverses expériences et des domaines d’expertise variés, et d’apprendre de ces experts.

De quelle manière pensez-vous que l’application de la science comportementale peut soutenir efficacement la réponse à certains des défis auxquels nous sommes confrontés en tant que société?

La façon dont les gens prennent des décisions et agissent en conséquence est la cause de plusieurs problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Par ailleurs, on crée des politiques et des processus gouvernementaux pour servir des personnes qui ont leurs propres préjugés et limites quant à la façon dont elles traitent l’information. En retour, la science du comportement permet d’arriver à des conclusions fondées sur des données probantes quant aux raisons pour lesquelles les gens prennent ces décisions et agissent en conséquence, mais cette science offre aussi des outils et des méthodes pour comprendre ces décisions et les remettre en question. De cette façon, la science du comportement et ses outils sont particulièrement bien placés pour rendre les politiques plus efficaces et faire en sorte qu’elles soient conçues efficacement pour les personnes visées. Par conséquent, les connaissances sur le comportement peuvent simplifier les processus, améliorer la communication et rendre les services gouvernementaux plus accessibles.

Pouvez-vous nous parler d’un résultat de recherche qui suscite votre fierté?

Mes travaux de doctorat ont tiré parti de nouvelles méthodes pour répondre à une question apparemment de longue date, à savoir en quoi le vieillissement influence la façon dont nous nous souvenons de nos expériences passées. Plus précisément, j’ai utilisé le traitement du langage naturel pour examiner comment les jeunes adultes et les adultes âgés se souviennent d’un événement réaliste en établissant un équilibre entre le contrôle des expériences en laboratoire et la complexité de nos expériences dans le monde réel. Ces travaux ont inspiré une publication examinée par des pairs qui décrit les promesses et les dangers de l’utilisation de cette méthode dans les recherches sur la mémoire, pour fournir aux chercheurs un point de départ quant à la façon d’appliquer efficacement cette méthode tout en atténuant les obstacles pour celles et ceux qui souhaitent tirer parti de cette technique.