Programme de recherche appliquée sur l’action pour le climat au Canada

Vue aérienne d'une forêt dense

Introduction

Au Canada comme partout dans le monde, les effets du réchauffement climatique se font déjà sentir : les étés sont plus chauds, les tempêtes, plus intenses, les inondations, plus fréquentes et la biodiversité s’amenuise. Les données scientifiques sont sans équivoque : la Terre se réchauffe, le climat se modifie à l’échelle mondiale et locale, et l’activité humaine en est la cause principale. Pour éviter d'atteindre un seuil critique, le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % à 45 % d’ici 2030 et à atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

Le Plan de réduction des émissions pour 2030: Un air pur, et une économie forte est une feuille de route indiquant comment le Canada atteindra son objectif de 2030, en s’appuyant sur les mesures présentées dans les précédents plans climatiques du Canada. C’est le premier d'une série de plans à l'horizon 2050 et répond à une exigence de la Loi sur la responsabilité en matière de carboneutralité.

En plus des transformations majeures qu’il faut apporter à la filière énergétique et à nos industries, il faut changer la manière dont nous vivons et travaillons afin de limiter notre incidence collective sur le climat et la nature et de réduire notre vulnérabilité aux risques engendrés par le changement climatique. Chaque jour, nous effectuons une multitude de choix qui ont un effet sur l’importance de notre empreinte carbone : la manière dont nous éclairons et chauffons nos maisons, la façon dont nous nous rendons au travail, les produits que nous achetons, la nourriture que nous consommons, la manière dont nous gérons nos déchets, etc. Nous devons comprendre les différents comportements ainsi que les facteurs qui les déterminent afin d’être en mesure de concevoir des solutions optimales.

Usine par l'eau créant un grand panache de fumée
 

Survol du programme de recherche

En septembre 2021, en partenariat avec Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et Ressources naturelles Canada (RNCan), l’Unité de l’impact et de l’innovation a lancé un programme pluriannuel de recherche sur le changement climatique. Le Programme de recherche appliquée sur l’action pour le climat au Canada (PRAAC Canada) emploiera les principes et les méthodes de la science du comportement en s’appuyant sur une solide analyse stratégique afin de promouvoir l’action pour le climat.

En collaboration avec ECCC et RNCan, nous allons acquérir des connaissances sur la manière dont les Canadiens pensent, sur ce qu’ils ressentent et sur les gestes qu’ils posent face au changement climatique et aux risques qui y sont associés. Puis nous concevrons et mettrons à l’essai, en ligne et dans le monde réel, des solutions sur mesure fondées sur la science du comportement ayant le potentiel de réduire les émissions de GES et de favoriser l’adaptation climatique tant sur le plan individuel que communautaire. Le travail accompli permettra de produire des connaissances rapidement et de les mettre à profit dans l’élaboration des politiques, la conception des programmes et les communications publiques.

Un vaste réseau de partenaires internes et externes, dont des partenaires au sein d’organisations multilatérales et un comité consultatif d’experts en la matière, orientera le programme de recherche afin d’en assurer la pertinence, la rigueur et l’efficacité.

Programme d’activités de recherche

 
Homme portant un jean et une chemise à carreaux souriant avec le paysage urbain de Toronto derrière lui.

Établissement de la portée et collecte de données longitudinales


Lors de la phase d’établissement de la portée, nous allons d’abord nous intéresser aux secteurs présentant un potentiel concret pour produire des résultats positifs au regard du climat et de l’environnement au moyen de la science du comportement en nous appuyant sur un examen approfondi de la littérature scientifique sur le sujet. Les principaux résultats recherchés viseront les transports, la consommation énergétique des ménages, la gestion des matières résiduelles, la création de liens avec la nature, l’état de préparation à des événements météorologiques extrêmes et la reprise après sinistre.

En parallèle, nous allons réaliser une étude longitudinale (recherche sur l'opinion publique) auprès d’un échantillon statistique important et représentatif à l’échelle nationale afin de recueillir des données et d’en suivre l’évolution au fil du temps. Les données quantitatives probantes ainsi générées contribueront à déterminer quels secteurs présentent un potentiel pour ce qui est de promouvoir l’action pour le climat et l’environnement au plan individuel.

Études et expériences rapides en ligne


Les données et les connaissances générées par les travaux d’établissement de la portée et la collecte de données longitudinales éclaireront la conception d’un ensemble d’études et d’expériences rapides en ligne visant à déterminer ce qui favorise le changement de comportement et ce qui y nuit.

Chaque expérience menée en ligne sera conçue comme un essai comparatif randomisé (ECR) afin de bien distinguer l’incidence de chacune des conditions expérimentales. Considérés comme la norme d’excellence, les ECR représentent la meilleure façon de déterminer si une stratégie fonctionne ou quelle stratégie possède le plus fort potentiel.

 

Essais et recherche sur le terrain


Nous allons valider les résultats de recherche au moyen d’études sur le terrain menées dans les environnements que les gens fréquentent tous les jours dans leur vie, leur travail et leurs loisirs. Il s’agit d’une étape essentielle pour pouvoir déterminer si les solutions qui ont une incidence positive sur nos intentions sont à même de réellement modifier nos comportements.

Les solutions feront l’objet de projets pilotes à petite échelle avant d’être mises à l’essai dans le cadre d’études expérimentales ou quasi expérimentales.

 

Résumés des résultats

La chronologie suivante donne un aperçu des activités menées à ce jour.

 
Ice cliff

17 février au 8 mars 2022

Étude longitudinale :
Vague 2

En général, on constate une légère baisse de l’attention pour les changements climatiques; la plupart des indicateurs ont quelque peu diminué depuis la vague 1.

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Forest fire

13 décembre 2021 au 6 janvier 2022

Étude longitudinale :
Vague 1

Le niveau de base des connaissances, des attitudes et des comportements des Canadiens à l’égard du changement climatique

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Membres du Comité consultatif

Joe Árvai, Ph. D.

Université de Californie du Sud, Dornsife – Département de psychologie

  • Biographie complète

    M. Joe Árvai est directeur de l’Institut Wrigley pour les études environnementales et professeur de psychologie au département Dana et David Dornsife à l’Université de Californie du Sud. Il a commencé sa carrière en tant qu’océanographe, mais il s’est rapidement réorienté pour mener des recherches sur la façon dont les gens formulent leurs attitudes et leurs croyances – et sur la façon dont ils prennent des décisions en fin de compte – à l’égard d’enjeux environnementaux comme les changements climatiques. Ses recherches actuelles se déroulent sur deux fronts : premièrement, M. Árvai et son équipe mènent des recherches visant à améliorer notre compréhension de la façon dont les gens abordent instinctivement – et souvent de façon biaisée – la prise de décisions et les jugements dans des situations où les priorités environnementales, sociales et économiques se recoupent; deuxièmement, M. Árvai et son équipe élaborent et mettent à l’essai des outils de raisonnement critique et d’aide à la décision visant à aider les décideurs, les chefs d’entreprise et les consommateurs à faire de meilleurs jugements et choix en fonction de données scientifiques. À la lumière des événements actuels, une grande partie des recherches actuelles de M. Árvai et son équipe visent à surmonter les obstacles et les préjugés associés à la partisanerie politique, à l’influence puissante des émotions vives et à la désinformation dans les médias traditionnels et en ligne. En plus de ses recherches, M. Árvai donne des cours sur le jugement et la prise de décisions en matière de durabilité, et il donne fréquemment son opinion à titre de commentateur dans les journaux, en ligne et à la télévision. Il est également membre du conseil consultatif scientifique de l’Agence américaine de protection de l’environnement et conseiller auprès d’un large éventail d’organismes gouvernementaux, d’entreprises et d’ONG. Sur Twitter, il utilise le compte @DecisionLab.

John Besley, Ph. D.

Université d’État du Michigan – Département de la publicité et des relations publiques

  • Biographie complète

    M. Besley étudie l’opinion publique au sujet de la science et l’opinion des scientifiques au sujet du public. Ses efforts visent à aider les communicateurs scientifiques à optimiser leur efficacité en les aidant à envisager des choix de communication stratégiques et fondés sur des données probantes. M. Besley effectue également des recherches visant à comprendre comment les points de vue des gens au sujet des décideurs et des processus décisionnels (c.-à-d. la fiabilité et les croyances en matière d’équité) influent sur leurs perceptions globales de la science et de la technologie et des répercussions possibles sur la santé ou l’environnement.

    De façon plus générale, M. Besley étudie les relations entre l’utilisation des médias, les activités de mobilisation du public et les perceptions des risques pour la santé et l’environnement. Ses recherches ont porté sur les perceptions du public à l’égard de la biotechnologie agricole (c.-à-d. le génie génétique), des technologies énergétiques (c.-à-d. l’énergie nucléaire, les piles à combustible à hydrogène) et de la nanotechnologie. Il a également mené des recherches sur la formation en communication scientifique.

    M. Besley a publié plus de 100 articles de revues scientifiques et chapitres de livres à comité de lecture. Ces travaux ont été publiés dans des revues de haut niveau, notamment Risk Analysis, Science Communication, Public Understanding of Science et le Journal of Risk Research, ainsi que dans divers volumes édités. Il a reçu des fonds de la National Science Foundation, du département de l’Agriculture des États-Unis et de diverses fondations. Il est rédacteur en chef adjoint pour la communication de Risk Analysis. Il est titulaire d’un doctorat en communications de l’Université Cornell, de même que d’un baccalauréat en journalisme et d’une maîtrise en administration publique de l’Université Carleton.

Louise Comeau, Ph. D.

Iris Communications et associée de recherche à l’Université du Nouveau-Brunswick – Éthique environnementale et communications

  • Biographie complète

    Mme Louise Comeau est associée de recherche honoraire à l’Université du Nouveau-Brunswick. Dans sa pratique de consultation – Iris Communications –, elle dirige le programme des changements climatiques et des solutions énergétiques du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick. Mme Comeau possède près de 30 ans d’expérience dans l’analyse et l’élaboration de politiques, de communications et de programmes axés sur les solutions en matière de changements climatiques. Elle a un programme de recherche actif visant à soutenir des initiatives sur les changements climatiques fondées sur des données probantes. Elle est titulaire d’un doctorat en gestion de l’environnement de l’Université du Nouveau-Brunswick axé sur l’éthique environnementale et le changement de comportement. Elle a reçu deux médailles de citoyenneté de la Reine pour son travail dans les négociations internationales sur le climat et la création du Fonds municipal vert et d’autres programmes de durabilité à la Fédération canadienne des municipalités.

Robert Gifford, Ph. D.

Université de Victoria – Département de psychologie

  • Biographie complète

    Robert Gifford est membre de l’American Psychological Association, de la Société canadienne de psychologie et de l’Association for Psychological Science. Il a reçu des prix de carrière de l’Environmental Design Research Association et de la division 34 de l’American Psychological Association. Il est l’auteur de plus de 130 publications et chapitres de livres avec comité de lecture sur la psychologie environnementale, le comportement non verbal et les multiples influences de la personnalité, des facteurs sociaux et environnementaux sur le comportement et les attitudes de l’être humain. Il est également l’auteur de cinq éditions du manuel Environmental Psychology : Principles and Practice (2014) et a édité l’ouvrage de 2016 intitulé Research Methods for Environmental Psychology. M. Gifford a été rédacteur en chef du Journal of Environmental Psychology de 2004 à 2016, président de la division 34 de l’APA, président de la division de psychologie environnementale de l’Association internationale de psychologie appliquée et coordonnateur de la section environnementale de l’ACP. Il est le directeur fondateur du programme de mineure de l’Université de Victoria sur les dimensions humaines des changements climatiques et l’un des auteurs du rapport de 2008 du groupe de travail de l’APA sur le changement climatique.

Elizabeth Kurucz, Ph. D.

Université de Guelph – Département de gestion

  • Biographie complète

    Mme Elizabeth Kurucz est professeure agrégée de leadership et de durabilité au Département de gestion de l’école de commerce Gordon S. Lang de l’Université de Guelph. Elle est titulaire d’un diplôme de premier cycle en anthropologie de l’Université McMaster, d’une maîtrise en relations industrielles de l’Université de Toronto et d’un doctorat en comportement organisationnel de l’école de commerce Schulich de l’Université York.

    Dans sa recherche, Mme Kurucz étudie les interactions entre les personnes et les organisations qui catalysent l’apprentissage vers la résilience socioécologique, plus précisément : le changement organisationnel vers des pratiques opérationnelles plus durables; leadership relationnel, pleine conscience des dirigeants et résilience socioécologique; collaboration multisectorielle; apprentissage sociétal pour des transitions durables; et éducation des cadres sur la durabilité. Mme Kurucz codirige plusieurs initiatives d’innovation sociale, y compris une approche de laboratoire de conception pour développer les compétences des apprenants du 21e siècle pour la durabilité dans l’enseignement secondaire, la justice sociale et l’accès aux soins vétérinaires, et la mise à l’échelle d’initiatives de durabilité régionale pour un impact plus large. Elle est cochercheuse d’une subvention Savoir du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) explorant le rôle des intermédiaires systémiques dans la catalyse des transitions en matière de développement durable et collabore à la recherche sur une subvention de partenariat du CRSH axée sur l’accélération de l’entrepreneuriat durable dans les espaces locaux.

    Les travaux de Mme Kurucz ont été publiés dans des revues comme le Journal of Business Ethics, Organization & Environment, le Journal of Cleaner Production, Management Learning, Business & Society, le Human Resource Planning, le Oxford Handbook of Corporate Social Responsibility et The Sage Handbook of Complexity and Management. Mme Kurucz a collaboré avec Barry Colbert et David Wheeler pour la rédaction de Reconstructing Value : Leadership Skills for a Sustainable World (2013), publié aux Presses de l’Université de Toronto.

Erick Lachapelle, Ph. D.

Université de Montréal – Département de science politique

  • Biographie complète

    Erick Lachapelle est professeur agrégé au Département de sciences politiques de l’Université de Montréal. Il est le chercheur principal de l’Enquête canadienne sur l’énergie et l’environnement. Il a beaucoup écrit sur les politiques relatives aux changements climatiques et aux attitudes à l’égard des changements climatiques au Canada et aux États-Unis.

Jennifer Lynes, Ph. D.

Université de Waterloo – École de l’environnement, de l’entreprise et du développement

  • Biographie complète

    Mme Lynes est professeure agrégée à la Faculté de l’environnement de l’Université de Waterloo et codirectrice du tout nouveau baccalauréat en durabilité et gestion financière. Elle enseigne également dans le cadre du programme de certificat en durabilité et changement de comportement à l’Université de Californie à San Diego. Mme Lynes décrit son domaine d’expertise comme étant le « marketing pour la durabilité », en mettant l’accent sur la musique, la mode, l’énergie et les transports. Elle continue de faire preuve de leadership en matière de durabilité par ses recherches, son enseignement et son soutien de longue date aux initiatives communautaires. Elle a été pendant six ans directrice du principal programme de premier cycle en environnement et en affaires au Canada, a été présidente de REEP Green Solutions et membre fondatrice du Sustainable Concerts Working Group. Son travail a été publié dans Nature Energy, le Globe and Mail et The Current de CBC.

Matto Mildenberger, Ph. D.

Université de Californie, Santa Barbara – Département de science politique

  • Biographie complète

    M. Mildenberger est professeur agrégé de sciences politiques à l’Université de Californie à Santa Barbara. Dans ses recherches, il étudie la politique des changements climatiques aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Ses travaux ont notamment été publiés dans l’American Political Science Review, le British Journal of Political Science, Nature Climate Change, Political Science Research Methods et Nature Energy. Son deuxième livre, Carbon Captured : How Labor and Business Control Climate Politics, est disponible auprès de MIT Press. À l’UCSB, il codirige le laboratoire Energy and Environment Transitions (ENVENT).

Terre Satterfield, Ph. D.

Université de la Colombie-Britannique – Institut pour les ressources, l’environnement et la durabilité

  • Biographie complète

    Mme Satterfield est anthropologue de formation et adepte de l’interdisciplinarité. Son travail porte sur le développement durable dans le contexte de débats sur les significations culturelles, les valeurs environnementales, le risque perçu et la santé de l’environnement et des écosystèmes. Les dilemmes difficiles de la politique environnementale et les méthodes qualitatives et quantitatives qui pourraient les résoudre présentent un intérêt particulier. À l’échelle locale, son travail porte sur les intérêts des Premières Nations en matière de gestion des terres, d’exploitation pétrolière et gazière, et de réglementation. À l’échelle mondiale, ses recherches intègrent la gestion de la biodiversité et la politique, ainsi que le risque perçu des nouvelles technologies (biotechnologie, fracturation hydraulique et nanotechnologies). Mme Satterfield est également membre ou chercheuse scientifique pour plusieurs initiatives internationales qui visent à mieux intégrer la recherche en sciences sociales dans l’analyse des politiques normalement dirigée par les scientifiques en sciences naturelles et en génie.

Jiaying Zhao, Ph. D.

Université de la Colombie-Britannique – Département de psychologie et Institut pour les ressources, l’environnement et la durabilité

  • Biographie complète

    Mme Zhao est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la durabilité des comportements et professeure agrégée au Département de psychologie et à l’Institut pour les ressources, l’environnement et la durabilité de l’Université de la Colombie-Britannique. Elle est également membre du corps professoral du Center for Effective Global Action de l’Université de la Californie à Berkeley. Elle utilise des principes psychologiques pour concevoir des solutions comportementales afin de relever les défis en matière de viabilité financière et environnementale. Plus précisément, Mme Zhao examine les conséquences cognitives de la pauvreté et conçoit des interventions pour alléger le fardeau psychologique des personnes à faible revenu. De plus, elle élabore des interventions comportementales pour encourager les mesures climatiques, le recyclage, le compostage et la conservation de la biodiversité. Mme Zhao a été conseillère en recherche et consultante pour une douzaine d’organismes gouvernementaux, y compris l’Agence de la consommation en matière financière du Canada, Horizons de politiques Canada, le Behavioural Insights Group de la Colombie-Britannique, la Ville de Vancouver et l’équipe des sciences sociales et comportementales des États-Unis.

À suivre

Nous sommes impatients de partager nos nouvelles connaissances, nos résultats et nos recommandations avec vous. La prochaine mise à jour sera bientôt disponible. Pour en savoir plus au sujet du programme de recherche ou pour communiquer avec nous, veuillez écrire à iiu-uii@pco-bcp.gc.ca.

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