PRAAC étude longitudinale vague 2
Une légère baisse de l’attention pour les changements climatiques; la plupart des indicateurs ont quelque peu diminué depuis la vague 1
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Aperçus clés
En général, on constate une légère baisse de l’attention pour les changements climatiques; la plupart des indicateurs ont quelque peu diminué depuis la vague 1.
Perceptions en matière de changements climatiques : Bien qu’une majorité de répondants conviennent que les changements climatiques sont réels, qu'ils constituent une menace nécessitant une action urgente et ayant déjà affecté leur province ou territoire, ces opinions ne sont pas partagées de manière uniforme et ont légèrement diminué depuis la première vague. Seuls 26 % des répondants sont tout à fait d'accord pour dire qu'ils ont personnellement ressenti les effets des changements climatiques. Les répondants sous-estiment considérablement le rôle de l'activité humaine dans le réchauffement de la Terre. Selon le consensus scientifique qui prévaut, l’activité humaine est responsable de plus de 90 % du réchauffement, mais seuls 32 % des répondants sont de cet avis. 36 % des personnes interrogées ont déclaré que les changements climatiques étaient en grande partie attribuables à l'être humain (entre 50 % et 89 %).
Comportements d’atténuation : De nombreux répondants sont disposés à modifier leurs comportements pour soutenir les efforts d’atténuation, même si un quart d'entre eux ne paieraient pas davantage pour des produits et services contribuant à limiter les changements climatiques. La volonté de payer est plus fortement associée aux croyances et aux valeurs qu'aux facteurs démographiques, y compris le revenu du ménage. L’utilisation des véhicules privés reste élevée, tandis que celle des autres modes de transport a légèrement diminué depuis la première vague.
Comportements d’adaptation : Les deux tiers des répondants indiquent avoir été confrontés à des conditions météorologiques extrêmes plus souvent que la normale au cours de la dernière année, tandis que trois quarts d'entre eux ont vécu au moins un événement météorologique extrême au cours des deux derniers mois. Une diminution modérée des comportements d'adaptation a été constatée par rapport à la première vague, peut-être en raison d'un nombre relativement moindre d'événements climatiques extrêmes.
Obstacles structurels : Parmi les quatre obstacles structurels aux actions en faveur de la lutte contre les changements climatiques étudiés, l'abordabilité est le principal obstacle. La plupart des répondants ne considèrent pas les connaissances comme un obstacle, tandis que les avis sur l’accessibilité et la facilité d'utilisation sont mitigés. L'importance des obstacles structurels peut varier selon le revenu ou la taille de la collectivité.
Soutien aux politiques : Ce sont les politiques fondées sur la nature et l'économie circulaire qui recueillent les plus hauts niveaux de soutien, tandis que les politiques d'atténuation bénéficient d'un soutien mitigé. La géoingénierie arrive en dernière position sur la liste, et les répondants ont indiqué le plus haut niveau d'opposition à l'interdiction de la vente de véhicules à essence et diesel.
Confiance et information : La confiance envers divers groupes n'est pas directement liée à des thèmes spécifiques, car les répondants classent leur niveau de confiance pour divers groupes dans le même ordre, que ce soit pour les changements climatiques ou en général. Les scientifiques ainsi que les amis et la famille arrivent en tête. C’est au chapitre de l’intégrité (influence de l’industrie) que le gouvernement récolte le plus faible niveau de confiance.
Contexte
En septembre 2021, l’Unité de l’impact et de l’innovation a lancé, en partenariat avec Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et Ressources naturelles Canada (RNCan), un programme pluriannuel de recherche sur les changements climatiques. Le Programme de recherche appliquée sur l’action pour le climat au Canada (PRAAC Canada) combinera les connaissances et les méthodes de la science du comportement à une solide analyse stratégique afin de favoriser l’action pour le climat.
En collaboration avec ECCC et RNCan, nous allons acquérir des connaissances sur les réflexions et le ressenti des Canadiens, ainsi que sur les gestes qu’ils posent face aux changements climatiques et aux risques qu’ils engendrent. Puis, nous concevrons et mettrons à l’essai, en ligne et dans le monde réel, des solutions sur mesure fondées sur la science du comportement susceptibles de réduire les émissions de GES et de favoriser l’adaptation climatique tant sur le plan individuel que communautaire. Le travail accompli permettra de générer rapidement de nouvelles connaissances et de les mettre à profit pour élaborer des politiques, des programmes et des communications publiques.
Méthodologie
L’étude est menée à l’aide d’un échantillon populationnel aléatoire selon un modèle longitudinal (c’est à dire que les mêmes participants, dans la mesure du possible, répondront à l’enquête à chaque cycle) et d’un suréchantillonnage des populations sous représentées et d’autres populations cibles d’intérêt. Cette première étude comportera huit cycles répartis entre décembre 2021 et mars 2023. Les données seront recueillies tous les deux mois afin de permettre un suivi optimal.
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Comité consultatif
L’enquête longitudinale est conçue en concertation avec un comité consultatif composé d’universitaires et de praticiens. Ce comité est formé d’experts en la matière issus de divers horizons, notamment de la science du comportement, de la psychologie environnementale, des communications, des sciences politiques, de l’anthropologie, de la politique climatique et de la durabilité.
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Objectifs de l’enquête
L’étude longitudinale du PRAAC Canada est une recherche sur l’opinion publique qui utilise un large échantillon représentatif de la population canadienne pour recueillir des données sur les réflexions et le ressenti des Canadiens, ainsi que sur les gestes qu’ils posent face aux changements climatiques et à ses effets et suivre les changements au fil du temps. Les solides données quantitatives découlant de cette étude permettront de déterminer dans quels domaines il est possible de favoriser une plus grande action pour le climat et l’environnement sur le plan individuel.
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Collecte et analyse des données
Les enquêtes sont menées en ligne, en anglais et en français, par Advanis, une importante société canadienne d’études de marché. Les répondants sont recrutés au moyen d’appels téléphoniques à composition aléatoire et sont invités à répondre à l’enquête en ligne. Il faut environ 20 minutes pour répondre aux questions de chaque cycle, après quoi on demande aux participants s’ils peuvent être contactés pour les prochains cycles.
Afin de s’assurer que l’échantillon est largement représentatif de la population canadienne et de permettre des analyses au sein et entre les sous groupes d’intérêt (p. ex. les régions, les provinces, les groupes d’âge, les groupes vulnérables), il y aura 2 000 participants à chaque cycle. L’échantillon comprend des répondants de la population générale (n=1 500) pondérés par région, groupe d’âge, sexe et éducation à l’aide des données du recensement de 2016, ainsi qu’un suréchantillon (n=500) de populations cibles d’intérêt, qui peut changer d’un cycle à l’autre. Lors du premier cycle, le suréchantillon a été utilisé pour que l’échantillon de la population générale s’élève à 2 000 participants.
Impact Canada effectue des analyses exploratoires et de confirmation des données en utilisant des statistiques descriptives et déductives pour cerner les tendances émergentes et vérifier les rapports entre les variables.
Considérations
Collecte de données : du 17 février au 8 mars 2022
Taille de l’échantillon : 2 143, dont 1 217 sont des répondants qui faisaient partie de la cohorte de la première vague
Lors de l’interprétation des résultats du PRAAC, il est utile de garder à l’esprit le contexte de la période de collecte des données, qui peut avoir influencé les réponses des participants à l’étude.
Pendant la période de collecte des données de la vague 2 :
- Parmi les événements météorologiques d’importance survenus au Canada, citons d’importantes chutes de neige dans le sud de l’Ontario et des tempêtes de pluie et de vent au Canada atlantique. Au plus fort de la vague Omicron en janvier et février, la plupart des provinces ont réintroduit des restrictions et des fermetures liées à la COVID-19 qui ont eu une incidence sur les habitudes de la population en matière de déplacement.
- Le 23 février, le gouvernement de la C.-B. a déposé son budget 2022-2023, qui prévoit une aide de 2,1 milliards de dollars pour le rétablissement des collectivités et leur préparation aux catastrophes liées aux changements climatiques, ainsi que la transformation du service de lutte contre les incendies de forêt de la Colombie-Britannique en un service à l’année.
- Le 24 février, la Russie a amorcé une invasion de l’Ukraine. Les sanctions contre la Russie, l’un des plus grands exportateurs de pétrole et de gaz au monde, ont fait grimper les prix, suscitant des appels à augmenter la production de pétrole au Canada et à accélérer la transition vers les énergies renouvelables en Europe.
- Le 28 février, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié son sixième Rapport d’évaluation (RE6) sur les impacts des changements climatiques et l’adaptation. Le GIEC souligne dans son rapport que les changements climatiques ont déjà causé des dommages considérables, que près de 3,6 milliards de personnes vivent dans des zones très vulnérables aux changements climatiques et qu’une hausse de la température moyenne mondiale à 1,5 °C est requise pour limiter les impacts des changements climatiques et facilitera la mise en œuvre de mesures d’adaptation.
- Le 2 mars, l’ONU a adopté une motion pour la création du tout premier traité mondial contre la pollution plastique, avec le soutien du Canada. Le traité devrait être achevé d’ici 2024.
Veuillez prendre note qu’il est possible que certains chiffres de cette présentation ne totalisent pas 100 % en raison de l’utilisation de chiffres arrondis et de réponses manquantes.
Attitudes et perceptions à l’égard des changements climatiques
La conviction selon laquelle les changements climatiques sont réels et constituent une menace urgente n’est pas universelle
Bien qu’une majorité de répondants soient tout à fait ou plutôt d’accord pour dire que les changements climatiques sont réels (83 %), qu’ils constituent une menace nécessitant des mesures urgentes (76 %) et qu’ils affectent déjà leur province ou leur territoire (69 %), ces opinions ne sont pas partagées de manière uniforme. Seuls 26 % sont tout à fait d’accord pour dire qu’ils ont personnellement vécu les effets des changements climatiques. Sur les deux tiers (64 %) des répondants qui s’attendent à être personnellement affectés par les changements climatiques, la plupart (80 %) affirment en avoir déjà ressenti les effets. Seuls 13 % de l’ensemble des répondants s’attendent à subir les effets des changements climatiques sans avoir encore ressenti leurs effets. Le nombre de répondants ayant la certitude que le climat de la Terre est en train de changer (70 %) est un peu plus élevé que les répondants ayant la certitude que le climat s’est réchauffé au cours des quatre dernières décennies (64 %).
Les Canadiens sous-estiment considérablement le rôle de l’activité humaine dans le réchauffement de la Terre
Selon le dernier rapport du GIEC sur la science physique des changements climatiques (RE6 GT I), l’activité humaine est responsable d’environ 98 % du réchauffement de la Terre depuis les années 1950. Ici, les réponses supérieures à 90 % sont classées comme « correctes ». Seul un tiers (32 %) des répondants ont fourni des estimations supérieures à 90 %, bien que deux tiers (68 %) pensent que le réchauffement de la Terre est principalement ou majoritairement attribuable à l’activité humaine (responsable de 50 % ou plus du réchauffement de la Terre). Ce dernier résultat est inférieur à celui obtenu pour une question moins nuancée lors de la première vague, où 80 % des personnes interrogées étaient tout à fait ou plutôt d’accord pour dire que la cause principale des changements climatiques était l’activité humaine. Un quart (23 %) pense que l’activité humaine n’est pas la cause principale, tandis qu’un faible nombre de répondants (9 %) pensent que l’activité humaine ne joue aucun rôle dans le réchauffement de la Terre ou que la Terre ne se réchauffe pas.
Les Canadiens sont légèrement moins inquiets et anxieux au sujet des changements climatiques qu’il y a deux mois
Près de la moitié (47 %) des répondants sont très ou extrêmement préoccupées par la question des changements climatiques, tandis qu’un tiers (31 %) des répondants se sentent très ou extrêmement anxieux à ce sujet et un tiers (32 %) très ou extrêmement en colère. Tout comme lors de la première vague, une petite minorité de personnes se sentent très ou extrêmement optimistes (15 %). Une diminution faible, mais statistiquement significative, de l’inquiétude et de l’anxiété est observée par rapport à la première vague. Cette situation peut être liée à des changements saisonniers des perceptions pendant les mois les plus froids, à une fréquence moindre des événements climatiques extrêmes ou à une couverture médiatique plus importante des événements sans relation avec le climat. Les flèches signalent la présence de changements statistiquement significatifs dans la distribution des réponses depuis la première vague, en fonction des tests de Wilcoxon.
Auto-efficacité et normes : la moitié des Canadiens seulement considèrent l’action en faveur de la lutte contre les changements climatiques comme une norme sociale
Les deux tiers (64 %) des répondants sont tout à fait ou plutôt d’accord pour dire que leurs actions peuvent avoir un effet positif sur la lutte contre les changements climatiques. Toutefois, seule la moitié d’entre eux sont tout à fait ou plutôt d’accord avec l’affirmation selon laquelle leurs proches attendent d’eux qu’ils contribuent à limiter les changements climatiques (54 %), ou que leurs amis et leur famille posent des actions à cet égard (51 %). Cela suggère que seulement la moitié des Canadiens considèrent l’action en faveur du climat comme une norme sociale. Par rapport à la première vague, une diminution faible mais significative a été observée quant aux perceptions sur l’auto-efficacité et les normes en faveur du climat. Les flèches signalent la présence de changements statistiquement significatifs dans la distribution des réponses depuis la première vague, en fonction des tests de Wilcoxon.
Comportements en matière d’atténuation des changements climatiques
Les Canadiens demeurent disposés à apporter des changements à leur mode de vie pour limiter les changements climatiques
Les trois quarts (72 %) des répondants demeurent disposés à apporter des changements substantiels à leur vie pour contribuer à limiter les changements climatiques, même si environ la moitié ne sont que plutôt d’accord avec cette affirmation. Par rapport à la première vague, une légère baisse du nombre de personnes qui sont tout à fait d’accord avec cette affirmation a été observée. La flèche signale la présence d’un changement statistiquement significatif dans la distribution des réponses depuis la première vague, comme déterminé par les tests de Wilcoxon.
Volonté de payer : la plupart des Canadiens sont prêts à payer un petit supplément pour des produits et services contribuant à la lutte contre les changements climatiques
Un quart (23 %) des répondants ne paieraient rien de plus pour des produits et services qui contribuent à limiter les changements climatiques, alors qu’un autre quart (23 %) est prêt à payer une prime substantielle (au moins 11 % de plus) à cette fin. La moitié des répondants (49 %) sont prêts à payer une prime de 1 % à 10 %. Il y a une corrélation statistique entre divers facteurs démographiques, tels que l’âge, le sexe, l’éducation et la taille de la collectivité, et la volonté de payer. Les personnes âgées de 18 à 24 ans et de 65 ans et plus, les femmes, les personnes ayant fait des études supérieures et celles qui vivent en milieu urbain sont plus enclines à payer une prime associée à la lutte contre les changements climatiques.
Transport : forte dépendance à l’égard des véhicules privés, légère diminution de l’utilisation des autres modes de transport
La dépendance à l’égard des véhicules privés demeure élevée, alors que 87 % des répondants utilisent un véhicule privé au moins une fois par semaine pour leurs déplacements. Tous les autres modes de transport ont légèrement diminué (différence de 1 à 5 % entre les deux valeurs les plus élevées) depuis la première vague, peut-être en raison d’une diminution des déplacements pendant les mois d’hiver, ainsi que des fermetures et autres restrictions au plus fort de la dernière vague de COVID-19 (variant Omicron) en janvier et février.
Alimentation et déchets : comportements stables dans le temps
Le recyclage (92 % des répondants font toujours ou fréquemment cette action) et la réduction des déchets alimentaires (77 %) demeurent deux des actions en faveur de l’environnement les plus courantes, tandis que l’adoption d’un régime alimentaire faisant davantage de place aux végétaux demeure la moins courante (33 %). Entre la première et la deuxième vague, il n’y a pas eu de changements significatifs dans la fréquence de ces comportements rapportés par les répondants, à la différence du transport, ce qui suggère que ces comportements sont de nature peu saisonnière et sont peu influencés par les événements extérieurs.
Comportements d’adaptation aux changements climatiques
Les deux tiers des Canadiens affirment avoir vécu des conditions météorologiques extrêmes au cours de la dernière année
Les deux tiers des répondants (65 %) sont tout à fait ou plutôt d’accord pour dire qu’ils ont été exposés à des conditions météorologiques plus extrêmes que la normale au cours de la dernière année. Ce chiffre est légèrement supérieur à la proportion (59 %) de personnes ayant déclaré avoir personnellement ressenti les effets des changements climatiques. Parmi les répondants qui affirment avoir été confrontés à des phénomènes météorologiques plus extrêmes que la normale au cours de la dernière année, un quart (23 %) ne sont toujours pas convaincus qu’ils ont subi les effets des changements climatiques. La Colombie-Britannique compte le pourcentage le plus élevé de répondants qui sont fortement d’accord avec l’énoncé, suivie du Manitoba et de la Saskatchewan, et des provinces de l’Atlantique.
Phénomènes météorologiques extrêmes : le froid, le vent et la glace sont les plus fréquents, mais un cinquième des répondants mentionnent des périodes de chaleur
La plupart des répondants (77 %) affirment avoir vécu au moins un type de phénomène météorologique extrême au cours des deux derniers mois. Le froid excessif, les tempêtes de vent, les tempêtes de verglas et les coupures de courant liées à la météo sont les plus fréquents. Bien que les deux mois précédant l’enquête soient au cœur de l’hiver canadien, un cinquième (19 %) des répondants ont néanmoins signalé des périodes de chaleur excessive, faisant probablement référence à des périodes de chaleur hors saison. L’effet de ces expériences sur les perceptions à l’égard des changements climatiques et le soutien aux politiques en faveur du climat sera évalué dans des analyses ultérieures.
Les Canadiens ont adopté moins de comportements d’adaptation au cours des deux derniers mois
Comme lors de la première vague, plus de la moitié des répondants (58 %) n’ont adopté aucun comportement d’adaptation. Les comportements les plus fréquents sont la recherche d’informations sur les impacts futurs des changements climatiques (22 %) et les risques de phénomènes météorologiques extrêmes au niveau local (25 %), mais ces taux sont nettement inférieurs à ceux observés lors de la première vague. Le pourcentage de répondants ayant pris des mesures pour protéger leur maison est demeuré stable, mais une proportion moindre de répondants a affirmé employer des mécanismes d’adaptation psychologiques.
Les mois les plus froids de l’hiver ont eu peu d’effet sur la pauvreté en matière d’énergie, cette dernière étant la plus élevée en Alberta
Contrairement aux résultats attendus, il n’y a pas eu de différence significative dans la proportion de Canadiens ayant eu du mal à payer leur consommation d’énergie entre la première et la deuxième vague. Seuls 9 % des répondants ont indiqué avoir eu des difficultés à payer leur consommation d’énergie au cours des deux mois précédant la deuxième vague (janv.-févr.), contre 8 % lors de la première vague (nov.-déc.. Parmi les différentes régions, les provinces des Prairies, et en particulier l’Alberta, affichent les taux les plus élevés de pauvreté en matière d’énergie. Les personnes vivant dans les zones rurales et les petites villes sont également plus susceptibles de ne pas avoir les moyens de répondre à leurs besoins en matière d’énergie.
Obstacles structurels aux comportements en faveur de la lutte contre les changements climatiques
La perception du caractère inabordable est le principal obstacle structurel aux comportements favorables au climat
Parmi les obstacles structurels courants à l’action en faveur du climat – prix abordable, accessibilité/disponibilité, facilité d’utilisation et sensibilisation –, le coût présumé est le plus grand obstacle. Plus des deux tiers (69 %) des répondants sont tout à fait ou plutôt d’accord pour dire que les options écologiques sont trop chères par rapport aux autres solutions. La plupart des répondants ne considèrent pas que les connaissances sur la manière d’agir de façon écologique constituent un obstacle (seuls 11 % ont indiqué qu’il s’agit d’un obstacle), et les avis sur l’accessibilité/la disponibilité (50 %) et la facilité d’utilisation (49 %) sont mitigés.
Appui aux politiques environnementales et climatiques
Les solutions fondées sur la nature bénéficient d’un fort soutien, alors que l’interdiction des véhicules à essence ou à diesel suscite la controverse
Les répondants indiquent qu’ils soutiennent fortement les solutions fondées sur la nature et les mesures de conservation menées par les Autochtones. Les politiques d’atténuation bénéficient d’un soutien mitigé; l’ajustement carbone à la frontière (63 %) est la mesure qui recueille le plus d’appuis. Le soutien à la géoingénierie est le plus faible (47 %). La législation sur le « droit à la réparation », une politique en faveur de l’économie circulaire, bénéficie d’un très fort soutien. Cependant, le soutien à un programme national d’assurance contre les inondations est étonnamment faible (55 %) par rapport aux politiques d’adaptation mentionnées dans la première vague. L’interdiction de la vente de véhicules à essence et diesel suscite le plus d’opposition (35 %).
Confiance et information
Faible écart entre la confiance accordée à divers groupes en général (vague 2) et en ce qui concerne les changements climatiques (vague 1)
Les scientifiques ainsi que la famille et les amis demeurent les groupes auxquels on fait le plus confiance pour prendre de bonnes décisions en général (79 % et 71 % respectivement). Lors de la première vague, les répondants ont été interrogés sur leur niveau de confiance dans ces mêmes groupes pour prendre de bonnes décisions en ce qui concerne les changements climatiques. Dans l’ensemble, les répondants font moins confiance, en général, à tous les groupes autres que les scientifiques. Cependant, il n’y a presque aucun changement dans l’ordre des groupes pour la confiance en général par rapport à la confiance en ce qui concerne les changements climatiques. Il semble que les niveaux de confiance accordés ne sont pas spécifiques à un thème, mais reflètent plutôt une tendance générale sous-jacente.
Dimensions de la confiance envers le GC : perception d’un faible niveau d’intégrité, mais les politiques relatives au climat ne sont pas des fonds gaspillés
S’appuyant sur le constat issu de la première vague selon lequel une faible confiance semblait être accordée au gouvernement, l’enquête de la deuxième vague s’est penchée sur des volets plus nuancés de la confiance envers le gouvernement fédéral. Sept questions visaient à évaluer différentes facettes de la confiance (entre parenthèses), tandis qu’une question supplémentaire portait sur la perception par rapport au gaspillage de fonds. Environ la moitié des répondants se méfient du gouvernement fédéral dans la plupart des domaines; c’est au chapitre de l’intégrité que la méfiance est la plus élevée (63 %). La moitié des répondants (53 %) pensent que le gouvernement n’est pas assez compétent pour faire face aux défis posés par les changements climatiques. Cependant, la plupart des répondants (54 %) ne sont pas d’accord avec l’idée que les politiques relatives au climat constituent des fonds gaspillés.
La télévision et la radio canadiennes, ainsi que les amis et la famille, sont les sources d’information les plus courantes
Les chaînes de télévision et de radio canadiennes, y compris leurs versions Web, sont les sources d’information les plus courantes pour les Canadiens (53 % y ont recours toujours ou fréquemment), tandis que les amis et la famille arrivent en deuxième position (48 %). Il est compréhensible que les gens affirment utiliser un moins grand nombre de sources d’information pour s’informer sur les changements climatiques (première vague) que pour obtenir des informations en général (deuxième vague), mais il est à noter que l’écart le plus élevé est observé pour ce qui est de la famille et des amis. La famille et les amis constituent une source d’information beaucoup plus fréquente en général (48 % toujours ou très fréquemment, deuxième vague) que pour le thème spécifique des changements climatiques (24 %, première vague).
Profils régionaux
| Profil régional | Canada | BC/YT | AB/NT | MB/SK/NU | ON | QC | ATL |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (n=2,143) | (n=300) | (n=259) | (n=189) | (n=674) | (n=503) | (n=218) | |
| Âge | |||||||
| 18 à 34 | 25% | 25% | 29% | 27% | 25% | 24% | 22% |
| 35 à 54 | 39% | 38% | 42% | 39% | 39% | 38% | 37% |
| 55 ans et plus | 36% | 37% | 29% | 34% | 35% | 38% | 41% |
| Sexe | |||||||
| Homme | 49% | 49% | 49% | 49% | 48% | 48% | 48% |
| Femme | 50% | 49% | 49% | 50% | 51% | 51% | 50% |
| Other | 1% | 2% | 2% | 1% | 1% | 0% | 2% |
| Éducation | |||||||
| École secondaire ou moins | 9% | 10% | 9% | 16% | 8% | 8% | 13% |
| Collège/métiers | 37% | 37% | 45% | 38% | 31% | 42% | 39% |
| Universitaire / post-universitaire | 53% | 52% | 46% | 46% | 59% | 49% | 47% |
| Taille de la communauté | |||||||
| Une grande ville | 47% | 43% | 71% | 58% | 48% | 42% | 13% |
| Une banlieue proche d’une grande ville | 20% | 21% | 8% | 2% | 20% | 32% | 11% |
| Une petite ville, ou un village | 23% | 25% | 15% | 24% | 23% | 19% | 46% |
| Une zone rurale | 10% | 9% | 6% | 15% | 10% | 6% | 29% |
| Emploi | |||||||
| Temps plein (30+ heures par semaine) | 51% | 50% | 50% | 53% | 52% | 50% | 48% |
| Temps partiel ( <30 heures par semaine) | 6% | 7% | 8% | 9% | 5% | 6% | 1% |
| Travailleur autonome | 11% | 10% | 14% | 7% | 14% | 9% | 9% |
| Je suis sans emploi | 4% | 3% | 4% | 2% | 5% | 3% | 2% |
| Étudiant à temps plein | 3% | 2% | 2% | 4% | 3% | 4% | 4% |
| Je suis retraité(e) | 20% | 21% | 16% | 18% | 17% | 23% | 26% |
| Je suis une personne au foyer à temps plein | 2% | 3% | 3% | 4% | 2% | 1% | 3% |
| Other | 2% | 4% | 1% | 1% | 2% | 2% | 5% |
| Revenu | |||||||
| Inférieur à 20 000 $ | 4% | 6% | 5% | 4% | 3% | 3% | 6% |
| De 20 000 $ à un peu moins de 40 000 $ | 9% | 5% | 7% | 8% | 8% | 12% | 11% |
| De 40 000 $ à un peu moins de 60 000 $ | 11% | 5% | 10% | 16% | 11% | 13% | 12% |
| De 60 000 $ à un peu moins de 80 000 $ | 11% | 14% | 10% | 9% | 9% | 12% | 16% |
| De 80 000 $ à un peu moins de 100 000 $ | 12% | 9% | 10% | 12% | 10% | 16% | 15% |
| De 100 000 $ à un peu moins de 150 000 $ | 20% | 21% | 23% | 19% | 20% | 21% | 16% |
| De 150 000 $ à un peu moins de 200 000 $ | 11% | 8% | 14% | 11% | 12% | 9% | 7% |
| De 200 000 $ à un peu moins de 250 000 $ | 6% | 9% | 5% | 4% | 6% | 4% | 5% |
| 250 000 $ et plus | 7% | 12% | 5% | 4% | 9% | 4% | 2% |
| Taille du ménage | |||||||
| 2022-01-02 | 53% | 51% | 56% | 50% | 52% | 53% | 57% |
| 2022-03-04 | 36% | 34% | 34% | 36% | 37% | 37% | 34% |
| 500% | 11% | 15% | 10% | 14% | 11% | 10% | 9% |
| Parents | |||||||
| Oui | 68% | 71% | 64% | 68% | 64% | 72% | 70% |
| Enfants de moins de 18 ans | |||||||
| Oui | 33% | 34% | 34% | 34% | 30% | 39% | 28% |
| Langue(s) parlée(s) à la maison | |||||||
| Anglais | 74% | 94% | 95% | 89% | 89% | 17% | 92% |
| Français | 20% | 1% | 0% | 1% | 3% | 77% | 5% |
| Espagnol | 1% | 1% | 1% | 1% | 0% | 3% | 0% |
| Russe | 1% | 0% | 1% | 0% | 1% | 0% | 1% |
| Mandarin | 0% | 0% | 0% | 0% | 1% | 0% | 0% |
| Persan (Farsi) | 0% | 1% | 0% | 0% | 0% | 1% | 0% |
| Cantonais | 0% | 0% | 1% | 0% | 1% | 0% | 0% |
| Other | 4% | 3% | 3% | 9% | 4% | 2% | 2% |
| Immigration | |||||||
| Je suis né(e) au Canada | 80% | 77% | 82% | 81% | 76% | 82% | 91% |
| Immigrants récents (2001-2021) | 8% | 13% | 9% | 4% | 10% | 5% | 2% |
| Immigrants de longue durée (2000 et avant) | 9% | 9% | 5% | 13% | 9% | 10% | 7% |
| Je préfère ne pas répondre | 3% | 2% | 3% | 2% | 5% | 2% | 0% |
| Ethnicité | |||||||
| Blanc | 79% | 76% | 80% | 77% | 75% | 86% | 88% |
| Autochtone | 3% | 8% | 2% | 5% | 2% | 2% | 4% |
| Noir | 3% | 2% | 2% | 1% | 3% | 4% | 2% |
| Latino-Américain | 3% | 4% | 1% | 1% | 2% | 4% | 2% |
| Chinois | 2% | 3% | 4% | - | 4% | 0% | 1% |
| Asie du Sud | 2% | 3% | 2% | 1% | 4% | 1% | 1% |
| Philippin | 2% | 2% | 2% | 4% | 2% | - | 1% |
| Asie du Sud-Est | 1% | 0% | 0% | - | 1% | 1% | - |
| Asiatique occidentale | 1% | 1% | 0% | - | 1% | 1% | 1% |
| Arabe | 1% | - | 1% | - | 1% | 1% | - |
| Other | 4% | 5% | 2% | 4% | 4% | 4% | 3% |
| Je préfère ne pas répondre | 4% | 3% | 8% | 7% | 5% | 2% | 3% |