SICO Vague 1.13
De nouvelles questions relatives à l’expérience de la vaccination, ainsi qu’aux perceptions de comportements sûrs après la vaccination, et aux intentions de continuer à appliquer les mesures de santé publique
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Principales constatations
Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2 083 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 5 et le 12 mai 2021. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.
Regard sur la pandémie: Lors de la treizième vague, le nombre de répondants ayant indiqué « le pire de la crise est en train de se produire » a augmenté de 18 points, après avoir diminué lors des onzième et douzième vagues. La proportion de personnes affirmant que « le pire de la crise est encore à venir » n’a jamais été aussi faible depuis le début de la collecte des données (17 % affirment encore que le pire est à venir, comparativement à 52 % en avril 2020). Tout comme lors des vagues précédentes, les répondants les plus jeunes sont les plus optimistes – les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de penser que « le pire de la crise est derrière nous » (35 %), par rapport à 26 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 22 % des répondants âgés de 55 ans et plus. De plus, la proportion de répondants qui estiment que la COVID-19 semble « se propager rapidement » a augmenté de 13 points, passant de 40 % lors de la douzième vague à 53 % lors de la treizième vague.
Sources d’information : La confiance et l’utilisation des sources d’information gouvernementales (p. ex. les responsables fédéraux de la santé publique, les conférences de presse quotidiennes) étaient les plus élevées au début de la pandémie et ont suivi une tendance à la baisse depuis. Lors de la treizième vague, la confiance dans les sources d’information gouvernementales concernant la COVID-19 a de nouveau baissé après avoir légèrement remonté lors de la douzième vague (voir figure ci-dessous). La confiance était la plus élevée dans les organismes de santé gouvernementaux (50 %), les sites Web du gouvernement du Canada (47 %) et les responsables provinciaux de la santé publique (46 %).
Le respect des principaux comportements de protection : Au moyen d’un échantillon fractionné, on a demandé à la moitié des répondants de l’étude SICO à quel point il est important de continuer à respecter les mesures après une vaccination complète (c’est-à-dire deux doses), et à l’autre moitié à quel point cette question est importante après une vaccination partielle (c’est-à-dire une dose). Dans l’ensemble, la plupart des répondants ont indiqué qu’il était « important » de continuer à respecter les mesures de santé publique telles que l’hygiène des mains, le fait de rester à la maison lorsqu’on est malade et la mise en quarantaine si l’on a été exposé à la COVID-19 après la vaccination complète ou partielle.
Santé mentale et bien-être : La satisfaction à l’égard de la vie est demeurée stable entre la douzième et la treizième vague. Un peu plus d’un tiers des répondants (41 %) sont très satisfaits ou satisfaits de leur vie, tandis que 21 % sont très insatisfaits ou insatisfaits. Un grand nombre de répondants continuent de déclarer se sentir fatigués (53 %), épuisés (45 %), anxieux (43 %), seuls (39 %) et déprimés (39 %) occasionnellement ou la plupart du temps.
La confiance à l’égard des vaccins : La treizième vague comprenait une série de scénarios hypothétiques visant à déterminer quelles mesures, au besoin, pourraient motiver les répondants qui n’avaient pas encore reçu de vaccin à se faire vacciner immédiatement. Les mesures testées étaient notamment les suivantes : recevoir une récompense financière du gouvernement, bénéficier d’un congé payé de la part des employeurs, et rendre obligatoire la vaccination pour certaines activités (voir figure ci-dessous). Toutes les mesures ont été plus efficaces pour augmenter la probabilité de vaccination pour les personnes qui ont déjà l’intention de se faire vacciner dans l’immédiat, et le sont moins pour les personnes qui veulent attendre ou qui ne sont pas certaines. Les répondants qui n’ont pas l’intention de se faire vacciner ont signalé que ces mesures augmenteraient très faiblement leur probabilité d’être vaccinés et, dans bien des cas, ils ont déclaré que ces mesures les rendraient moins enclins à se faire vacciner, il est donc possible qu’elles provoquent l’effet inverse.
Intentions de voyage et mesures à la frontière : Une majorité de répondants ont déclaré vouloir garder les restrictions concernant les voyages aux États-Unis (82 %) et à l’étranger (82 %) pendant au moins un à six mois, voire plus longtemps. Les répondants sont moins favorables aux fermetures nationales à long terme. Malgré le déploiement des vaccins, les intentions de voyage et les intentions de prendre l’avion au cours de la prochaine année restent faibles. On constate également un faible degré d’aisance à augmenter les voyages avec certains pays. Le seul pays où les répondants sont un peu plus à l’aise avec l’augmentation des voyages est l’Australie (13 % lors de la neuvième vague, 17 % lors de la onzième vague, 19 % lors de la douzième vague et 23 % lors de la treizième vague).
Contexte
À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.
Méthodologie
Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.
Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.
Considérations
Lorsqu’on interprète les résultats de l’étude SICO, il est utile de garder à l’esprit le contexte de la période de collecte de données, qui peut ou non avoir influé sur les réponses des participants à l’enquête. Pendant la période de collecte des données de la treizième vague (du 5 au 12 mai 2021) :
- Le nombre de cas de COVID-19 au Canada en date du 5 mai (la date du début de la collecte des données) était de 82 700 cas actifs.
- L’utilisation des vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen (Johnson & Johnson) avait été approuvée au Canada et environ 34,5 % de la population canadienne avait reçu une dose de vaccin (en date du 5 mai). Le premier jour de la collecte des données, Santé Canada a annoncé que les Canadiens de 12 ans et plus étaient admissibles au vaccin de Pfizer.
- Les médias ont encore beaucoup parlé du vaccin d’AstraZeneca et de ses effets secondaires potentiels. Certaines provinces, dont l’Ontario, ont suspendu l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca. Le 3 mai, le CCNI a annoncé que les vaccins à ARNm (tels que les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna) étaient « préférés » aux vaccins sans ARNm (tels que les vaccins Moderna et Johnson & Johnson).
- There continued to be significant media coverage of the AstraZeneca vaccine and its potential side effects. Some provinces, including Ontario, paused the use of the AstraZeneca vaccine. On May 3, NACI advised that mRNA vaccines (such as the Pfizer-BioNTech and Moderna vaccines) are “preferred” relative to non-mRNA vaccines (such as the Moderna and Johnson & Johnson vaccines).
- Pendant la période de collecte des données, les médias se sont aussi intéressés de près aux nouveaux variants de la COVID-19, qui sont plus contagieux. Avant la période de collecte des données, le gouvernement fédéral a imposé une interdiction de tous les vols commerciaux et privés en provenance de l’Inde et du Pakistan, en raison de la hausse des cas de variants – soulignant le risque continu de cas importés de COVID-19.
Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2 083 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 5 et le 12 mai 2021. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.
Regard sur la pandémie
Lors de la treizième vague, le nombre de répondants ayant indiqué « le pire de la crise est en train de se produire » a augmenté de 18 points, après avoir diminué lors des onzième et douzième vagues. La proportion de personnes affirmant que « le pire de la crise est encore à venir » n’a jamais été aussi faible depuis le début de la collecte des données (17 % affirment encore que le pire est à venir, comparativement à 52 % en avril 2020). Tout comme lors des vagues précédentes, les répondants les plus jeunes sont les plus optimistes – les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de penser que « le pire de la crise est derrière nous » (35 %), par rapport à 26 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 22 % des répondants âgés de 55 ans et plus. De plus, la proportion de répondants qui estiment que la COVID-19 semble « se propager rapidement » a augmenté de 13 points, passant de 40 % lors de la douzième vague à 53 % lors de la treizième vague.
Sources d’information
La confiance et l’utilisation des sources d’information gouvernementales (p. ex. les responsables fédéraux de la santé publique, les conférences de presse quotidiennes) étaient les plus élevées au début de la pandémie et ont suivi une tendance à la baisse depuis. Lors de la treizième vague, la confiance dans les sources d’information gouvernementales concernant la COVID-19 a de nouveau baissé après avoir légèrement remonté lors de la douzième vague (voir figure ci-dessous). La confiance était la plus élevée dans les organismes de santé gouvernementaux (50 %), les sites Web du gouvernement du Canada (47 %) et les responsables provinciaux de la santé publique (46 %).
Au fil du temps, les répondants âgés de 55 et plus ont déclaré de façon constante des niveaux de confiance plus élevés à l’égard des sources gouvernementales. Les femmes font également plus confiance aux sources d’information gouvernementales que les hommes. Par exemple, 53 % des femmes ont déclaré faire confiance aux organismes de santé publics, comparativement à 46 % des hommes. La confiance dans les sources d’information gouvernementales varie également selon la province ou le territoire. Au cours de la treizième vague, la confiance dans les sources d’information gouvernementales sur la COVID-19 était la plus élevée dans les provinces de l’Atlantique, ainsi qu’en Colombie-Britannique et au Yukon, et la plus faible en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest.
Lors de la treizième vague, on a ajouté une nouvelle question qui demandait aux répondants dans quelle mesure ils étaient persuadés que le gouvernement du Canada, leur gouvernement provincial ou territorial et leur administration locale prendraient les mesures qui s’imposent. 32 % des répondants indiquent qu’ils ont bon espoir ou très bon espoir que le gouvernement du Canada « prendra les mesures qui s’imposent ». Les répondants des provinces de l’Atlantique (46 %) étaient les plus susceptibles d’indiquer qu’ils avaient confiance ou une grande confiance dans le gouvernement du Canada, et les répondants de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest (19 %) étaient les moins persuadés.
Le respect des principaux comportements de protection
Au moyen d’un échantillon fractionné, on a demandé à la moitié des répondants de l’étude SICO à quel point il est important de continuer à respecter les mesures après une vaccination complète (c’est-à-dire deux doses), et à l’autre moitié à quel point cette question est importante après une vaccination partielle (c’est-à-dire une dose). Dans l’ensemble, la plupart des répondants ont indiqué qu’il était « important » de continuer à respecter les mesures de santé publique telles que l’hygiène des mains, le fait de rester à la maison lorsqu’on est malade et la mise en quarantaine si l’on a été exposé à la COVID-19 après la vaccination complète ou partielle.
Un nombre légèrement plus élevé de répondants ont indiqué que le respect continu des mesures de santé publique est important pour les personnes partiellement vaccinées, par rapport à celles qui sont complètement vaccinées – ce qui démontre que la plupart des répondants comprennent que deux doses sont nécessaires pour une meilleure protection. Par exemple, 80 % des répondants pensent qu’il est important de limiter les voyages internationaux pour les personnes partiellement vaccinées, comparativement à 60 % pour les personnes complètement vaccinées.
Dans une autre question à échantillon fractionné, on a demandé à la moitié des répondants qui n’avaient pas encore reçu de vaccin s’ils étaient d’accord avec l’énoncé suivant : « Une fois que j’aurai été partiellement vacciné contre la COVID-19, je me sentirai en sécurité lors d’interactions étroites à l’intérieur avec des personnes qui ne font pas partie de mon ménage, sans porter de masque. » On a demandé à l’autre moitié s’ils se sentiraient en sécurité lors d’interactions étroites une fois qu’ils seraient complètement vaccinés. 36 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles se sentiraient en sécurité si elles étaient complètement vaccinées, tandis que 21 % ont déclaré qu’elles se sentiraient en sécurité si elles étaient partiellement vaccinées. Il est intéressant de noter qu’environ 50 % des répondants aux questions sur la vaccination partielle et complète ont indiqué être incertains (3-5 sur 7) d’être à l’aise à l’idée d’avoir des interactions étroites à l’intérieur après la vaccination.
66 % des répondants qui ont été vaccinés ont indiqué avoir bien compris ce qu’ils leur étaient permis de faire après avoir reçu un vaccin, il y a donc des lacunes en matière de communication et de connaissances dans les recommandations après vaccination.
Santé mentale et bien-être
La satisfaction à l’égard de la vie est demeurée stable entre la douzième et la treizième vague. Un peu plus d’un tiers des répondants (41 %) sont très satisfaits ou satisfaits de leur vie, tandis que 21 % sont très insatisfaits ou insatisfaits. Un grand nombre de répondants continuent de déclarer se sentir fatigués (53 %), épuisés (45 %), anxieux (43 %), seuls (39 %) et déprimés (39 %) occasionnellement ou la plupart du temps.
La ventilation des données selon l’âge donne à penser que la pandémie a été particulièrement difficile pour les répondants âgés de 18 à 34 ans en ce qui concerne la santé mentale. Les jeunes ressentent des niveaux plus élevés de solitude et de dépression. Par exemple, 22 % des répondants âgés de 18 à 34 ans ont déclaré se sentir seuls la plupart du temps ou tout le temps, comparativement à 15 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et à 9 % des répondants âgés de 55 ans et plus.
Lors de la treizième vague, on a ajouté de nouvelles questions portant sur le degré d’inquiétude des répondants quant à leur propre santé mentale et à la santé mentale des Canadiens. 23 % des répondants se disent très inquiets de leur propre santé mentale. Les répondants âgés de 18 à 34 ans (31 %) et ceux âgés de 35 à 54 ans (28 %) ont déclaré être les plus inquiets, par rapport aux répondants plus âgés (14 %). Les femmes ayant des enfants à la maison (35 %) s’inquiètent le plus de leur santé mentale. De plus, 36 % des répondants ont déclaré être inquiets pour la santé mentale des Canadiens. Les femmes (41 %) s’inquiètent davantage que les hommes (30 %).
La confiance à l’égard des vaccins
Lors de la treizième vague, 82 % de l’échantillon de l’étude SICO avait reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 (54 %) ou était d’accord (sur une échelle de 7 points allant de « tout à fait en désaccord » à « tout à fait d’accord ») avec l’énoncé concernant l’intention de se faire vacciner (28 %) (voir figure ci-dessous). Ce résultat représente une augmentation par rapport à la douzième vague, où 74 % de l’échantillon avait reçu un vaccin ou avait l’intention d’en recevoir un.
Parmi les personnes qui n’avaient reçu qu’une seule dose, 98 % ont indiqué qu’elles avaient l’intention de recevoir une deuxième dose. Parmi les répondants vaccinés, la grande majorité a indiqué avoir eu une expérience positive. Par exemple, 90 % d’entre eux ont indiqué qu’ils recommanderaient à d’autres personnes de se faire vacciner, et 87 % ont convenu que se faire vacciner était une expérience simple et facile (voir figure ci-dessous). De plus, 52 % des répondants ont déclaré avoir ressenti un sentiment de soulagement après avoir reçu le vaccin. Seulement 1 % des répondants ont indiqué qu’ils regrettaient de s’être fait vacciner et peu de répondants ont indiqué qu’ils avaient rencontré des obstacles pendant le processus.
Parmi les répondants non vaccinés, 65 % ont indiqué qu’ils avaient une préférence pour un vaccin. Lorsqu’on a demandé aux personnes qui ont indiqué avoir une préférence quant à la marque du vaccin lesquels des quatre vaccins approuvés par Santé Canada elles accepteraient, 82 % ont répondu qu’elles étaient disposées à recevoir le vaccin de Pfizer, 58 % celui de Moderna, 16 % celui de Johnson & Johnson, 7 % celui d’Astra Zeneca et 13 % ont répondu « je ne sais pas ».
Lors de la treizième vague, on a ajouté une question à l’étude SICO pour savoir si les répondants qui vivent avec des enfants de moins de 18 ans ont l’intention de faire vacciner leurs enfants. Rappelons que le 5 mai, soit un jour avant la collecte des données, Santé Canada a approuvé le vaccin de Pfizer pour les enfants de 12 ans et plus. 55 % des répondants ayant des enfants à la maison sont d’accord ou tout à fait d’accord avec le fait qu’ils feraient vacciner leur(s) enfant(s) si un vaccin était disponible et recommandé. 15 % des répondants ayant des enfants à la maison n’étaient pas d’accord, 18 % étaient neutres et 12 % étaient incertains. Lorsqu’on les regroupe en fonction de l’âge des enfants à la maison, les répondants sont plus susceptibles d’être d’accord de faire vacciner les enfants plus âgés (12 à 17 ans), par rapport aux plus jeunes (6 à 11 ans et 6 ans et moins) (voir figure ci-dessous). Les mères semblent légèrement plus hésitantes à faire vacciner leurs enfants (48 % d’accord, 18 % ne savent pas) que les pères (61 % d’accord, 6 % ne savent pas).
La treizième vague comprenait une série de scénarios hypothétiques visant à déterminer quelles mesures, au besoin, pourraient motiver les répondants qui n’avaient pas encore reçu de vaccin à se faire vacciner immédiatement. Les mesures testées étaient notamment les suivantes : recevoir une récompense financière du gouvernement, bénéficier d’un congé payé de la part des employeurs, et rendre obligatoire la vaccination pour certaines activités (voir figure ci-dessous). Toutes les mesures ont été plus efficaces pour augmenter la probabilité de vaccination pour les personnes qui ont déjà l’intention de se faire vacciner dans l’immédiat, et le sont moins pour les personnes qui veulent attendre ou qui ne sont pas certaines. Les répondants qui n’ont pas l’intention de se faire vacciner ont signalé que ces mesures augmenteraient très faiblement leur probabilité d’être vaccinés et, dans bien des cas, ils ont déclaré que ces mesures les rendraient moins enclins à se faire vacciner, il est donc possible qu’elles provoquent l’effet inverse.
Se faire vacciner dans un endroit pratique (55 %) et pouvoir prendre rendez-vous à l’heure et au jour qui conviennent (54 %) étaient les choix les plus populaires. Les incitatifs financiers du gouvernement (46 %) ou des employeurs (44 % pour les répondants salariés) étaient légèrement moins efficaces pour accroître les intentions de vaccination et augmentaient légèrement le risque de provoquer l’effet inverse. Les récompenses financières pourraient s’avérer plus efficaces pour certains groupes démographiques. Par exemple, les incitatifs financiers semblent plus efficaces pour encourager les répondants appartenant à une minorité visible et les répondants plus jeunes (de 18 à 34 ans) à se faire vacciner immédiatement que les répondants n’appartenant pas à une minorité visible et les répondants plus âgés.
Lors de la treizième vague, on a posé une nouvelle question aux répondants pour savoir s’ils avaient vu du contenu contre la vaccination sur les médias sociaux (c’est-à-dire des messages qui mettent en doute ou contestent l’innocuité des vaccins, ou découragent la vaccination) au cours des quatre dernières semaines. Il est préoccupant de constater qu’une quasi-majorité des répondants (46 %) ont vu du contenu contre la vaccination sur les médias sociaux au cours des quatre dernières semaines.
Les femmes (50 %) étaient plus susceptibles que les hommes (43 %) de déclarer avoir vu du contenu contre la vaccination. Les répondants les plus jeunes (52 %) étaient également plus susceptibles de déclarer avoir vu du contenu contre la vaccination en ligne, par rapport aux répondants âgés de 35 à 54 ans (49 %) et aux répondants âgés de 55 ans et plus (41 %). Les répondants ayant des enfants à la maison (n = 497; 52 %) – les femmes ayant des enfants en particulier (58 %) – étaient plus susceptibles que les répondants sans enfants (44 %) de déclarer avoir vu du contenu contre la vaccination sur les médias sociaux au cours des quatre dernières semaines.
De plus, 63 % des répondants qui ont indiqué qu’ils ne voulaient pas recevoir le vaccin contre la COVID-19 (n=111) ont dit avoir vu du contenu contre la vaccination, comparativement à la moyenne de 46 % – ce qui laisse supposer que l’exposition à du contenu contre la vaccination peut influencer les intentions de vaccination de certains Canadiens.
Intentions de voyage et mesures à la frontière
Une majorité de répondants ont déclaré vouloir garder les restrictions concernant les voyages aux États-Unis (82 %) et à l’étranger (82 %) pendant au moins un à six mois, voire plus longtemps. Les répondants sont moins favorables aux fermetures nationales à long terme. Malgré le déploiement des vaccins, les intentions de voyage et les intentions de prendre l’avion au cours de la prochaine année restent faibles. On constate également un faible degré d’aisance à augmenter les voyages avec certains pays. Le seul pays où les répondants sont un peu plus à l’aise avec l’augmentation des voyages est l’Australie (13 % lors de la neuvième vague, 17 % lors de la onzième vague, 19 % lors de la douzième vague et 23 % lors de la treizième vague).
Lors de la douzième vague, on a demandé aux répondants d’indiquer s’ils pensaient que les six mesures de voyage suivantes réduiraient efficacement le risque d’importation de cas de COVID-19 : suspension des vols en provenance de pays où le nombre de cas ou de nouveaux variants potentiels est élevé; obligation de passer un test de dépistage de la COVID-19 à l’aéroport à l’arrivée; obligation de présenter une preuve de vaccination contre la COVID-19; amende élevée en cas de non-respect des règles de quarantaine dans les installations désignées ou à domicile; obligation de se soumettre à un test de dépistage à l’arrivée et de se mettre en quarantaine dans des installations désignées (p. ex. un hôtel), les frais étant assumés par le voyageur jusqu’à l’obtention de résultats négatifs au test de dépistage de la COVID-19 (c’est-à-dire environ trois jours); obligation de se mettre en quarantaine dans des installations désignées (p. ex. un hôtel) pendant 14 jours à l’arrivée, les frais étant assumés par le voyageur. Une majorité de répondants pensent que ces mesures seraient efficaces/très efficaces ou modérément efficaces. La suspension des vols est considérée comme la plus efficace (73 %). Les répondants plus âgés étaient beaucoup plus susceptibles de penser que ces mesures seraient efficaces.