SICO Vague 1.11
Les intentions de vaccination, notamment pour savoir si les répondants avaient déjà reçu un vaccin contre la COVID-19 et quels éléments du vaccin étaient les plus importants pour les répondants
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Principales constatations
Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2 037 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 9 et le 16 février 2020. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.
Regard sur la pandémie : La proportion de répondants qui ont indiqué que « le pire de la crise est derrière nous » a fortement augmenté entre les vagues 10 (10 %) et 11 (25 %), alors que le nombre de répondants qui pensent que nous vivons « actuellement le pire de la crise » et que « le pire est derrière nous » a diminué (voir la figure ci-dessous). Les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de penser que « le pire de la crise est derrière nous » (37 %), par rapport aux autres groupes d’âge (23 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 18 % des répondants âgés de 55 ans et plus). De même, la proportion de répondants qui estiment que la COVID-19 semble « se propager rapidement » a diminué de 55 % lors de la dixième vague à 42 % lors de la onzième vague.
Sources d’information : La confiance dans les sources d’information gouvernementales et leur utilisation ont été les plus élevées au début de la pandémie et ont diminué depuis. Au cours de la onzième vague, l’utilisation et la confiance dans les sources d’information gouvernementales concernant la COVID-19 (p. ex., les responsables fédéraux de la santé publique, les conférences de presse quotidiennes) sont aux niveaux les plus bas observés par l’étude SICO depuis le début de la collecte des données en avril 2020. Les répondants ont reçu une série d’affirmations vraies et fausses sur la COVID-19 et ont été invités à préciser dans quelle mesure ils pensaient que ces affirmations étaient exactes. Les réponses indiquent que certains répondants sont enclins à croire aux faux renseignements.
Le respect des principaux comportements de protection : La majorité des répondants de l’étude SICO déclarent se conformer toujours ou presque toujours à la plupart des mesures de santé publique comme le port du couvre-visage ou du masque (85 %), le lavage fréquent des mains (71 %) et la distance physique (75 %). Lors de la onzième vague, on a demandé aux répondants qui ont déclaré se conformer aux mesures de santé publique quelles étaient leurs motivations pour adopter les comportements recommandés.
Santé mentale et bien-être : La satisfaction de vie déclarée par les répondants lors de la onzième vague était au point le plus bas observé par l’étude depuis le début de la collecte des données en avril 2020. Un peu plus d’un tiers des répondants (35 %) sont très satisfaits/satisfaits de leur vie (contre 45 % lors de la première vague), tandis que 24 % sont très insatisfaits/insatisfaits (contre 19 % lors de la première vague). En outre, un nombre élevé de répondants continue à déclarer se sentir déprimé (39 %), seul (39 %) et anxieux (45 %) occasionnellement ou la plupart du temps.
La confiance à l’égard des vaccins : L’étude SICO interroge les répondants sur leurs intentions de vaccination au moyen de plusieurs mesures différentes afin de nuancer notre compréhension croissante de l’hésitation et de ses motivations. Les intentions générales de vaccination ont augmenté lors de la onzième vague et davantage de répondants mentionnent qu’ils se feront vacciner dès que le vaccin sera à leur portée. Au moment de la collecte des données, 4 % des répondants ont déclaré avoir déjà reçu au moins une dose de vaccin. Ils ont été exclus des questions sur les intentions de vaccination.
Le retour à la normale : Interrogés sur la probabilité de reprendre leur vie d’avant la pandémie, seule une minorité de répondants pensent qu’il est probable qu’ils participent à un grand rassemblement à l’intérieur (22 %), prennent l’avion (13 %) ou se rendent aux États-Unis (10 %) l’année prochaine. Les jeunes répondants (de 18 à 34 ans) sont plus enclins à dire qu’il est probable qu’ils adopteront ces comportements au cours de l’année prochaine, tandis que les répondants plus âgés (55 ans et plus) déclarent qu’ils sont moins susceptibles de le faire.
Intentions de voyage et mesures à la frontière : Une majorité de répondants déclarent vouloir garder les restrictions concernant les voyages aux États-Unis (85 %) et à l’étranger (83 %) pendant au moins un à six mois, voire plus longtemps(voir la figure ci-dessous). Les intentions de voyage et les intentions de prendre l’avion au cours de la prochaine année restent également faibles.
Contexte
À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.
Méthodologie
Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.
Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.
Considérations
Lorsqu’on interprète les résultats de l’étude de Surveillance instantanée COVID-19 (SICO), il est utile de garder à l’esprit le contexte de la période de collecte de données, qui peut ou non avoir influé sur les réponses des participants à l’enquête. Pendant la période de collecte des données de la onzième vague (du 9 au 16 février 2021) :
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le nombre de cas de COVID-19 au Canada au 8 février était de 808 120 (données avant le début de la collecte des données);
- La Colombie-Britannique a signalé 343 nouveaux cas; 65 605 personnes étaient guéries, pour un total de 4 088 (-1 815) cas actifs.
- L’Alberta a signalé 269 nouveaux cas; 119 130 personnes étaient guéries, pour un total de 6 196 (-46) cas actifs.
- La Saskatchewan a signalé 171 nouveaux cas; 23 029 personnes étaient guéries, pour un total de 2 204 (-159) cas actifs.
- Le Manitoba a signalé 52 nouveaux cas; 27 817 personnes étaient guéries, pour un total de 1 622 (-1 634) cas actifs.
- L’Ontario a signalé 1 265 nouveaux cas; 258 603 personnes étaient guéries, pour un total de 14 331 (-468) cas actifs.
- Le Québec a signalé 853 nouveaux cas; 249 361 personnes étaient guéries, pour un total de 11 504 (-411) cas actifs.
- Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut ont tous déclaré un nombre de cas nul ou très faible.
- les cas de COVID-19 ont diminué au Canada et dans d’autres parties du monde. Malgré cette baisse, la couverture médiatique s’est fortement focalisée sur les nouveaux variants plus contagieux de la maladie, et sur la possibilité d’une résurgence;
- le gouvernement du Canada a annoncé des mesures de voyage plus strictes (29 janvier) avant la collecte des données, soulignant le risque d’importation de cas de COVID-19;
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les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna contre le virus avaient été approuvés par le Canada, et des premières doses avaient été administrées. D’autres vaccins candidats, dont ceux d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson, ont également fait l’objet d’une couverture médiatique.
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Selon des sources publiques, en date du 8 février (la veille du début de la collecte des données), les provinces et les territoires avaient administré 1 096 225 doses de vaccin.
Regard sur la pandémie
La proportion de répondants qui ont indiqué que « le pire de la crise est derrière nous » a fortement augmenté entre les vagues 10 (10 %) et 11 (25 %), alors que le nombre de répondants qui pensent que nous vivons « actuellement le pire de la crise » et que « le pire est derrière nous » a diminué (voir la figure ci-dessous). Les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de penser que « le pire de la crise est derrière nous » (37 %), par rapport aux autres groupes d’âge (23 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 18 % des répondants âgés de 55 ans et plus). De même, la proportion de répondants qui estiment que la COVID-19 semble « se propager rapidement » a diminué de 55 % lors de la dixième vague à 42 % lors de la onzième vague.
De plus, malgré les premières homologations de vaccins au Canada et les nouvelles concernant d’autres vaccins candidats prometteurs, qui ont été présentées par certains comme « une lueur au bout du tunnel », de nombreuses personnes continuent de croire que nous vivons le pire de la crise (35 %) ou que le pire est encore à venir (27 %). D’autres caractéristiques notables (p. ex., l’augmentation des répercussions négatives signalées sur la santé mentale et les difficultés économiques) peuvent continuer à atténuer l’optimisme pour l’avenir de nombreux répondants, indépendamment des annonces de vaccins.
Sources d’information
La confiance dans les sources d’information gouvernementales et leur utilisation ont été les plus élevées au début de la pandémie et ont diminué depuis. Au cours de la onzième vague, l’utilisation et la confiance dans les sources d’information gouvernementales concernant la COVID-19 (p. ex., les responsables fédéraux de la santé publique, les conférences de presse quotidiennes) sont aux niveaux les plus bas observés par l’étude SICO depuis le début de la collecte des données en avril 2020 (voir la figure ci-dessous). Une légère augmentation de la confiance dans certaines sources d’information a été observée entre les vagues 9 et 10, mais ces gains ont été perdus lors de la 11e vague. La confiance reste la plus élevée dans les organismes de santé gouvernementaux (49 %), les responsables provinciaux de la santé publique (46 %) et les responsables fédéraux de la santé publique (44 %).
Au fil du temps, les répondants âgés de 55 ans et plus ont toujours déclaré avoir le plus haut niveau de confiance dans la plupart des sources gouvernementales, et les répondants âgés de 18 à 34 ans sont les plus méfiants. La confiance dans les sources d’information gouvernementales varie également selon la province ou le territoire. Au cours de la onzième vague, la confiance dans les sources d’information gouvernementales sur la COVID-19 était la plus élevée dans les provinces de l’Atlantique, ainsi qu’en Colombie-Britannique et au Yukon. La confiance est au plus bas en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest.
Lors de la onzième vague, les répondants ont reçu une série d’affirmations vraies et fausses sur la COVID-19 et ont été invités à préciser dans quelle mesure ils pensaient que ces affirmations étaient exactes. Les réponses indiquent que certains répondants sont enclins à croire aux faux renseignements, en particulier les hommes et les jeunes. Par exemple, 23 % des répondants ont pensé que l’affirmation suivante était « probablement vraie » ou « assurément vraie » : « Pour accélérer la mise sur le marché des vaccins contre la COVID-19, les entreprises pharmaceutiques ont pris des raccourcis qui compromettent leur innocuité. »
Lors de la onzième vague, par une approche d’échantillon divisé aléatoire, les participants, pour une première moitié, ont été questionnés sur la fréquence à laquelle ils tentent de corriger leurs amis ou les membres de leur famille lorsqu’ils les entendent propager de faux renseignements (« désinformation ») liés à la COVID-19 dans une conversation. Les répondants de l’autre moitié ont été interrogés sur la fréquence à laquelle ils tentent de corriger leurs amis ou les membres de leur famille lorsqu’ils les voient diffuser de faux renseignements en ligne. La majorité d’entre eux affirment qu’ils tentent toujours ou parfois de corriger la désinformation liée à la COVID-19. Cependant, les résultats indiquent que les personnes sont un peu plus à l’aise de corriger la désinformation lorsqu’elles l’entendent dans une conversation qu’en ligne.
Le respect des principaux comportements de protection
La majorité des répondants de l’étude SICO déclarent se conformer toujours ou presque toujours à la plupart des mesures de santé publique comme le port du couvre-visage ou du masque (85 %), le lavage fréquent des mains (71 %) et la distance physique (75 %). Lors de la onzième vague, on a demandé aux répondants qui ont déclaré se conformer aux mesures de santé publique quelles étaient leurs motivations pour adopter les comportements recommandés. Les principales motivations pour suivre les conseils de santé publique étaient de protéger les proches et la collectivité (65 %), puis de se protéger soi-même (57 %) et de suivre les recommandations des experts en santé, des scientifiques ou du gouvernement (49 %). Par ailleurs, les répondants ont exprimé des degrés élevés de difficulté à rester séparés de leurs proches pendant une période beaucoup plus longue (par rapport au maintien d’autres mesures de santé publique comme le port d’un couvre-visage ou d’un masque en public et le lavage des mains).
Une modélisation statistique avancée a permis de dégager huit facteurs qui expliquent environ 40 % des différences observées dans l’adhésion aux comportements de santé publique. L’anxiété liée à la santé de la famille, la confiance dans les sources d’information gouvernementales et la confiance dans les experts médicaux sont les prédicteurs les plus illustratifs de l’adhésion aux comportements. La perception que la COVID est exagérée est le prédicteur le plus fort de la non-conformité aux comportements sanitaires.
Santé mentale et bien-être
La satisfaction de vie déclarée par les répondants lors de la onzième vague était au point le plus bas observé par l’étude depuis le début de la collecte des données en avril 2020. Un peu plus d’un tiers des répondants (35 %) sont très satisfaits/satisfaits de leur vie (contre 45 % lors de la première vague), tandis que 24 % sont très insatisfaits/insatisfaits (contre 19 % lors de la première vague). En outre, un nombre élevé de répondants continue à déclarer se sentir déprimé (39 %), seul (39 %) et anxieux (45 %) occasionnellement ou la plupart du temps.
La ventilation des données selon l’âge donne à penser que la pandémie a été particulièrement difficile pour les répondants âgés de 18 à 34 ans en ce qui concerne la santé mentale. En effet, les jeunes, et les jeunes femmes en particulier, signalent des niveaux plus élevés de solitude (23 % ont déclaré se sentir seuls la plupart du temps ou tout le temps, contre 17 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 13 % des répondants âgés de 55 ans et plus) et de dépression (23 % ont déclaré se sentir déprimés la plupart du temps ou tout le temps, contre 14 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 10 % des répondants âgés de 55 ans et plus). Les nouvelles données de la onzième vague révèlent que les femmes sont plus disposées que les hommes à reconnaître ou à être tout à fait d’accord avec le fait que la COVID-19 leur fait ressentir de la peur et de la colère. Par exemple, 41 % des femmes avec enfants ont déclaré que la COVID-19 les mettait en colère, contre 27 % des hommes avec enfants.
La confiance à l’égard des vaccins
L’étude SICO interroge les répondants sur leurs intentions de vaccination au moyen de plusieurs mesures différentes afin de nuancer notre compréhension croissante de l’hésitation et de ses motivations. Les intentions générales de vaccination ont augmenté lors de la onzième vague et davantage de répondants mentionnent qu’ils se feront vacciner dès que le vaccin sera à leur portée. Au moment de la collecte des données, 4 % des répondants ont déclaré avoir déjà reçu au moins une dose de vaccin. Ils ont été exclus des questions sur les intentions de vaccination .
D’une façon catégorique, les répondants devaient répondre à la question suivante : « Si un vaccin contre la COVID-19 vous était offert, vous feriez-vous vacciner ou non? » Les réponses possibles étaient les suivantes : « Oui, je me ferais vacciner contre la COVID-19 dès que ce vaccin serait disponible »; « Oui, je me ferais éventuellement vacciner contre la COVID-19, mais je voudrais attendre un peu »; « Non, je ne me ferais pas vacciner contre la COVID-19 »; et « Incertain ». Lorsque l’option de différer le choix a été introduite dans cette question, 58 % des répondants ont répondu qu’ils se feraient vacciner immédiatement (contre 49 % lors de la dixième vague), et 24 % ont dit qu’ils voudraient attendre avant de se faire vacciner (contre 31 % lors de la dixième vague). Par rapport à la dixième vague, la durée pendant laquelle les répondants indiquent qu’ils ont l’intention d’attendre a diminué. Lors de la onzième vague, davantage de répondants ont déclaré qu’ils attendraient de un à deux mois (46 %; contre 39 % lors de la dixième vague) et moins de répondants ont déclaré qu’ils attendraient plusieurs mois ou plus (38 %; contre 50 % lors de la dixième vague).
Trente-cinq pour cent des répondants affirment avoir besoin de plus amples renseignements avant de décider de se faire vacciner. Par rapport à ceux qui mentionnent avoir l’intention de se faire vacciner immédiatement (7 %), les proportions de répondants qui ont besoin de plus de détails sont plus élevées parmi ceux qui veulent attendre avant de se faire vacciner (48 %), les incertains (68 %) et ceux qui indiquent qu’ils ne se feraient pas vacciner (43 %). Comme lors des vagues précédentes, les répondants déclarent avoir besoin de renseignements sur l’innocuité, l’efficacité, les effets secondaires et l’efficacité à long terme du vaccin, ainsi que sur les résultats des premiers receveurs du vaccin.
En raison de la disponibilité éventuelle de plusieurs vaccins ayant chacun une efficacité différente, les répondants qui ont exprimé une certaine volonté de se faire vacciner contre la COVID-19 ont également été questionnés sur les éléments les plus importants pour eux lors du choix d’un vaccin (voir la figure ci-dessous). La réponse « Recevoir le vaccin le plus efficace » (47 %) était l’option la plus couramment choisie, suivie de « Recevoir tout vaccin le plus tôt possible » (15 %) et de « Recevoir le vaccin avec le moins d’effets secondaires signalés » (12 %). Les critères relatifs au nombre de doses et aux technologies vaccinales étaient des choix relativement impopulaires. Une part importante des répondants (14 %) a également déclaré ne pas avoir de préférence marquée quant au vaccin contre la COVID-19 qu’ils reçoivent.
Le retour à la normale
Interrogés sur la probabilité de reprendre leur vie d’avant la pandémie, seule une minorité de répondants pensent qu’il est probable qu’ils participent à un grand rassemblement à l’intérieur (22 %), prennent l’avion (13 %) ou se rendent aux États-Unis (10 %) l’année prochaine. Les jeunes répondants (de 18 à 34 ans) sont plus enclins à dire qu’il est probable qu’ils adopteront ces comportements au cours de l’année prochaine, tandis que les répondants plus âgés (55 ans et plus) déclarent qu’ils sont moins susceptibles de le faire.
Intentions de voyage et mesures à la frontière
Une majorité de répondants déclarent vouloir garder les restrictions concernant les voyages aux États-Unis (85 %) et à l’étranger (83 %) pendant au moins un à six mois, voire plus longtemps. Les intentions de voyage et les intentions de prendre l’avion au cours de la prochaine année restent également faibles. Lorsqu’on demande aux répondants d’évaluer leur degré d’acceptation d’une augmentation des mouvements de passagers avec certains pays, cette acceptation est, dans l’ensemble, faible. Le seul pays où les répondants sont un peu plus à l’aise avec l’augmentation des voyages est l’Australie (13 % lors de la neuvième vague et 17 % lors de la onzième vague). De plus, les répondants sont légèrement plus à l’aise d’autoriser un plus grand nombre de voyageurs à des fins d’affaires et d’études, comparativement aux raisons personnelles (visite de la famille et des amis, tourisme).
Lors de la onzième vague, les répondants ont été invités à préciser s’ils pensaient que des mesures de voyage plus strictes (c’est-à-dire l’obligation de passer un test de dépistage de la COVID-19 à l’aéroport à l’arrivée, l’obligation de s’auto-isoler dans des installations désignées et l’obligation de présenter une preuve de vaccination contre la COVID-19) réduiraient efficacement le risque d’importation de cas de COVID-19 chez les voyageurs canadiens et étrangers. Une majorité de répondants pensent que ces mesures seraient efficaces/très efficaces ou modérément efficaces. Une analyse supplémentaire entreprise par l’Unité de l’impact et de l’innovation indique que la petite minorité de répondants (~5-6 %) en faveur de la levée des restrictions sur les voyages internationaux et entre le Canada et les États-Unis est plus susceptible de penser que la COVID-19 est exagérée et moins encline à penser que la COVID-19 est inquiétante et stressante. De plus, les répondants qui sont les plus favorables à la levée des restrictions sur les voyages internationaux et entre le Canada et les États-Unis ont indiqué qu’ils adoptaient moins souvent les comportements préventifs recommandés en matière de santé et qu’ils avaient moins l’intention de se faire vacciner contre la COVID-19.