Rapport

SICO Vague 1.12

De nouvelles questions sur les vaccins, notamment une série de questions relatives à la préférence pour la marque

Agence de la santé publique du Canada
Équipe de recherche sur l'opinion publique, Bureau du Conseil privé
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
gros plan d'une personne se faisant vacciner

Principales constatations

Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2 070 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 17 et le 24 mars 2021. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.

Regard sur la pandémie: La proportion de répondants qui ont indiqué que «le pire de la crise est derrière nous» a fortement augmenté entre les vagues 10 (10 %), 11 (25 %) et 12 (35 %), alors que le nombre de répondants qui pensent que nous vivons «actuellement le pire de la crise» et qui pensent que «le pire est derrière nous» a diminué. Les répondants les plus jeunes sont les plus optimistes – les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de penser que «le pire de la crise est derrière nous» (45 %), par rapport aux groupes plus âgés (33 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 30 % des répondants âgés de 55 ans et plus). De même, la proportion de répondants qui estiment que la COVID-19 semble «se propager rapidement» est passée de 55 % lors de la dixième vague à 42 % lors de la onzième vague et à 40 % lors de la douzième vague.

Sources d’information : La confiance dans les sources d’information gouvernementales (p. ex. les responsables fédéraux de la santé publique, les conférences de presse quotidiennes) et leur utilisation ont été les plus élevées au début de la pandémie et ont diminué lentement depuis. Au cours de la douzième vague, l’utilisation et la confiance dans les sources d’information gouvernementales concernant la COVID-19 ont légèrement rebondi après avoir atteint les niveaux les plus bas observés par l’étude SICO depuis le début de la collecte des données. La confiance demeure la plus élevée dans les organismes de santé gouvernementaux (56 %), les responsables de la santé publique provinciaux (53 %) et les responsables de la santé publique fédéraux (51 %).

Le respect des principaux comportements de protection : La majorité des répondants de l’enquête SICO déclarent toujours ou presque toujours respecter la plupart des mesures de santé publique comme le port du masque (84 %), le lavage fréquent des mains (73 %) et la distanciation physique (72 %). Malgré les craintes de voir les individus négliger les mesures de santé publique après la vaccination, les personnes interrogées qui ont déjà été vaccinées (n=215) ont déclaré des niveaux similaires ou supérieurs d’adhésion aux comportements de santé publique. Cependant, 40 % de tous les répondants – et 36 % des répondants vaccinés – ont déclaré avoir rendu visite à des amis ou à de la famille à l’intérieur au cours des deux dernières semaines (contre 30 % lors de la onzième vague). Cela donne à penser que les répondants trouvent qu’il est plus difficile d’éviter les rassemblements sociaux que de suivre d’autres mesures de santé publique.

Santé mentale et bien-être : La satisfaction à l’égard de la vie a légèrement rebondi lors de la douzième vague après avoir atteint le point le plus bas observé par l’étude SICO lors de la onzième vague. Un peu plus d’un tiers des répondants (40 %) sont très satisfaits à l’égard de leur vie (contre 35 % lors de la onzième vague), tandis que 21 % sont très insatisfaits (contre 24 % lors de la onzième vague). Malgré la modeste augmentation de la satisfaction à l’égard de la vie, un grand nombre de répondants continuent de déclarer se sentir anxieux (44 %), seuls (39 %) et déprimés (37 %) de temps en temps ou la plupart du temps.

La confiance à l’égard des vaccins : L’enquête SICO interroge les répondants sur leurs intentions de vaccination au moyen de plusieurs mesures différentes afin de nuancer notre compréhension croissante de l’hésitation et de ses motivations. Les intentions générales de vaccination ont augmenté lors de la douzième vague et davantage de répondants mentionnent qu’ils se feront vacciner dès que le vaccin sera à leur portée.

Le retour à la normale : Lorsqu’on a posé la question sur la probabilité de retrouver des comportements qui étaient normaux avant la pandémie, seulement une minorité de répondants pensent qu’il est probable qu’ils se rendent à un grand rassemblement à l’intérieur (30 %, contre 22 % lors de la vague 11), prennent l’avion (17 %, contre 13 % lors de la vague 11) ou se rendent aux États-Unis (11 %) au cours de l’année prochaine (voir la figure ci-dessous). Les jeunes répondants (18 à 34 ans) étaient plus susceptibles de dire qu’ils adopteront ces comportements au cours de l’année prochaine, et les répondants plus âgés (55 ans et plus) ont déclaré qu’ils étaient moins susceptibles de le faire.

Intentions de voyage et mesures à la frontière : A majority of respondents indicated that they would like to see both US restrictions (83%) and international restrictions (84%) remain in place for 1-6+ months. Despite the rollout of vaccines, travel intentions and intentions to fly on a plane within the next year remain low. There is also low comfort with increasing travel with certain countries. The only country where respondents have become somewhat more comfortable with increased travel is Australie (13% in Vague 9, 17% in Vague 11 and 19% in Vague 12).

Contexte

À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.

Méthodologie

Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.

Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.

Considérations

Lors de l’interprétation des résultats de l’enquête SICO, il est utile de garder à l’esprit le contexte de la période de collecte des données, qui peut avoir influé sur les réponses des participants à l’étude (voir l’annexe C). Au cours de la période de collecte des données de la vague 12 (du 17 au 23 mars 2021), les cas de COVID-19 ont augmenté au Canada et dans d’autres parties du monde. La couverture médiatique s’est fortement concentrée sur les nouveaux variants plus contagieux de la COVID-19 et sur le début de la troisième vague de la pandémie au Canada.

L’utilisation des vaccins de Pfizer-BioNTech, de Moderna, d’AstraZeneca et de Janssen (Johnson & Johnson) a été approuvée au Canada et environ 7 % de la population a été vaccinée (en date du 17 mars).

Avant et pendant la période de collecte, le vaccin d’AstraZeneca a fait l’objet d’une importante couverture médiatique. Au début de mars, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada a recommandé que le vaccin d’AstraZeneca ne soit pas administré aux Canadiens âgés de 65 ans et plus. Plusieurs pays de l’UE ont également annoncé qu’ils suspendaient l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca en raison des effets secondaires signalés. La nouvelle recommandation du CCNI de n’administrer le vaccin d’AstraZeneca qu’aux personnes âgées de 55 ans et plus a été annoncée après la période de collecte des données de la vague 12.

Regard sur la pandémie

La proportion de répondants qui ont indiqué que «le pire de la crise est derrière nous» a fortement augmenté entre les vagues 10 (10 %), 11 (25 %) et 12 (35 %), alors que le nombre de répondants qui pensent que nous vivons «actuellement le pire de la crise» et qui pensent que «le pire est derrière nous» a diminué (voir la figure ci-dessous). Les répondants les plus jeunes sont les plus optimistes – les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de penser que «le pire de la crise est derrière nous» (45 %), par rapport aux groupes plus âgés (33 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 30 % des répondants âgés de 55 ans et plus). De même, la proportion de répondants qui estiment que la COVID-19 semble «se propager rapidement» est passée de 55 % lors de la dixième vague à 42 % lors de la onzième vague et à 40 % lors de la douzième vague.

Sources d’information

La confiance dans les sources d’information gouvernementales (p. ex. les responsables fédéraux de la santé publique, les conférences de presse quotidiennes) et leur utilisation ont été les plus élevées au début de la pandémie et ont diminué lentement depuis. Au cours de la douzième vague, l’utilisation et la confiance dans les sources d’information gouvernementales concernant la COVID-19 ont légèrement rebondi après avoir atteint les niveaux les plus bas observés par l’étude SICO depuis le début de la collecte des données. La confiance demeure la plus élevée dans les organismes de santé gouvernementaux (56 %), les responsables de la santé publique provinciaux (53 %) et les responsables de la santé publique fédéraux (51 %).

Au fil du temps, les répondants âgés de 55 ans et plus ont toujours déclaré avoir le plus haut niveau de confiance dans la plupart des sources gouvernementales, et les répondants âgés de 18 à 34 ans sont les plus méfiants. Les femmes font également plus confiance aux sources d’information gouvernementales que les hommes. Par exemple, 60 % des femmes ont déclaré faire confiance aux organismes de santé gouvernementaux, contre 52 % des hommes. La confiance dans les sources d’information gouvernementales varie également selon la province ou le territoire. Au cours de la douzième vague, la confiance dans les sources d’information gouvernementales sur la COVID-19 était la plus élevée dans les provinces de l’Atlantique et la plus faible en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Lors de la douzième vague, on a demandé aux répondants s’ils approuvaient la réponse du gouvernement fédéral à la pandémie. 30 % des répondants étaient d’accord ou tout à fait d’accord et 50 % supplémentaires étaient neutres. 39 % des répondants âgés de 55 ans et plus étaient d’accord ou tout à fait d’accord pour dire qu’ils approuvaient la réponse du gouvernement fédéral, contre 20 % des répondants âgés de 18 à 34 ans et 28 % des répondants âgés de 35 à 54 ans. Les répondants des provinces de l’Atlantique étaient les plus favorables à la réponse du gouvernement fédéral (45 %) et les répondants de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest étaient les moins favorables (20 %).

On a également demandé aux répondants s’ils approuvaient la réponse de leur gouvernement provincial/territorial à la pandémie. 34 % des répondants étaient d’accord ou tout à fait d’accord et 48 % supplémentaires étaient neutres. 47 % des répondants âgés de 55 ans et plus étaient d’accord ou tout à fait d’accord pour dire qu’ils approuvaient la réponse de leur gouvernement provincial/territorial, comparativement à 20 % des répondants âgés de 18 à 34 ans et à 31 % des répondants âgés de 35 à 54 ans. Les répondants des provinces de l’Atlantique (59 %), du Québec (51 %), de la Colombie-Britannique et du Yukon (45 %) étaient ceux qui appuyaient le plus la réponse de leur gouvernement provincial/territorial, tandis que les répondants de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest (16 %) et de l’Ontario (22 %) sont ceux qui l’appuyaient le moins.

Le respect des principaux comportements de protection

La majorité des répondants de l’enquête SICO déclarent toujours ou presque toujours respecter la plupart des mesures de santé publique comme le port du masque (84 %), le lavage fréquent des mains (73 %) et la distanciation physique (72 %). Malgré les craintes de voir les individus négliger les mesures de santé publique après la vaccination, les personnes interrogées qui ont déjà été vaccinées (n=215) ont déclaré des niveaux similaires ou supérieurs d’adhésion aux comportements de santé publique. Cependant, 40 % de tous les répondants – et 36 % des répondants vaccinés – ont déclaré avoir rendu visite à des amis ou à de la famille à l’intérieur au cours des deux dernières semaines (contre 30 % lors de la onzième vague). Cela donne à penser que les répondants trouvent qu’il est plus difficile d’éviter les rassemblements sociaux que de suivre d’autres mesures de santé publique.

Santé mentale et bien-être

La satisfaction à l’égard de la vie a légèrement rebondi lors de la douzième vague après avoir atteint le point le plus bas observé par l’étude SICO lors de la onzième vague. Un peu plus d’un tiers des répondants (40 %) sont très satisfaits à l’égard de leur vie (contre 35 % lors de la onzième vague), tandis que 21 % sont très insatisfaits (contre 24 % lors de la onzième vague). Malgré la modeste augmentation de la satisfaction à l’égard de la vie, un grand nombre de répondants continuent de déclarer se sentir anxieux (44 %), seuls (39 %) et déprimés (37 %) de temps en temps ou la plupart du temps.

La ventilation des données selon l’âge donne à penser que la pandémie a été particulièrement difficile pour les répondants âgés de 18 à 34 ans en ce qui concerne la santé mentale. Les jeunes – les jeunes femmes en particulier – font état de niveaux plus élevés de solitude et de dépression. Par exemple, 24 % des répondants âgés de 18 à 34 ans ont déclaré se sentir seuls la plupart du temps ou tout le temps, contre 14 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 13 % des répondants âgés de 55 ans et plus.

Vaccin confidence

L’enquête SICO interroge les répondants sur leurs intentions de vaccination au moyen de plusieurs mesures différentes afin de nuancer notre compréhension croissante de l’hésitation et de ses motivations. Les intentions générales de vaccination ont augmenté lors de la douzième vague et davantage de répondants mentionnent qu’ils se feront vacciner dès que le vaccin sera à leur portée. Au moment de la collecte des données, 10 % des répondants ont déclaré avoir déjà reçu au moins une dose de vaccin (contre 4 % lors de la onzième vague). Ces répondants ont été exclus des questions sur les intentions de vaccination.

D’une façon catégorique, les répondants devaient répondre à la question suivante : «Si un vaccin contre la COVID-19 vous était offert, vous feriez-vous vacciner ou non?» Les réponses possibles étaient les suivantes : «Oui, je me ferais vacciner contre la COVID-19 dès que ce vaccin serait disponible»; «Oui, je me ferais éventuellement vacciner contre la COVID-19, mais je voudrais attendre un peu»; «Non, je ne me ferais pas vacciner contre la COVID-19»; et «Incertain». Nous avons défini quatre segments principaux de Canadiens en fonction de leurs intentions de se faire vacciner : les partisans convaincus, qui prévoient de se faire vacciner immédiatement (61 % lors de la douzième vague, contre 58 % lors de la onzième vague); les personnes qui reportent leur choix, qui prévoient de se faire vacciner, mais veulent attendre un peu (21 % lors de la douzième vague, contre 24 % lors de la onzième vague); les hésitants, qui sont incertains (8 % lors de la douzième vague, comme lors de la onzième vague); et les opposants, qui ne veulent pas se faire vacciner (10 % lors de la douzième vague, contre 9 % lors de la onzième vague).

Lorsqu’on leur a demandé s’ils avaient une préférence pour le vaccin contre la COVID-19 qu’ils souhaitaient recevoir parmi les quatre vaccins qui ont été approuvés au Canada (Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson), 48 % des répondants ont déclaré qu’ils n’avaient pas de préférence, 39 % ont indiqué qu’ils avaient une préférence et 13 % étaient incertains. Les répondants qui ont déclaré avoir une préférence ou être incertains (n=964) ont été invités à répondre à une question de suivi pour savoir s’ils allaient recevoir les vaccins d’AstraZeneca ou de Johnson & Johnson. Moins d’un tiers des répondants (23 %) ont indiqué qu’ils seraient prêts à recevoir l’un ou l’autre des vaccins et 28 % ont déclaré qu’ils ne seraient pas prêts à recevoir l’un ou l’autre des deux vaccins. 24 % ont déclaré qu’ils seraient prêts à recevoir le vaccin de Johnson & Johnson, mais pas celui d’AstraZeneca. 22 % des répondants étaient incertains. Seuls 4 % ont indiqué qu’ils seraient prêts à recevoir le vaccin d’AstraZeneca, mais pas le vaccin de Johnson & Johnson.

Le retour à la normale

Lorsqu’on a posé la question sur la probabilité de retrouver des comportements qui étaient normaux avant la pandémie, seulement une minorité de répondants pensent qu’il est probable qu’ils se rendent à un grand rassemblement à l’intérieur (30 %, contre 22 % lors de la vague 11), prennent l’avion (17 %, contre 13 % lors de la vague 11) ou se rendent aux États-Unis (11 %) au cours de l’année prochaine. Les jeunes répondants (18 à 34 ans) étaient plus susceptibles de dire qu’ils adopteront ces comportements au cours de l’année prochaine, et les répondants plus âgés (55 ans et plus) ont déclaré qu’ils étaient moins susceptibles de le faire.

Intentions de voyage et mesures à la frontière

Une majorité de répondants déclarent vouloir garder les restrictions concernant les voyages aux États-Unis (83 %) et à l’étranger (84 %) pendant un à six mois, voire plus longtemps (voir la figure ci-dessous). Malgré le déploiement des vaccins, les intentions de voyage et les intentions de prendre l’avion au cours de la prochaine année restent faibles. Le degré d’acceptation de l’augmentation des mouvements de passagers avec certains pays est également faible. Le seul pays où les répondants sont un peu plus à l’aise avec l’augmentation des voyages est l’Australie (13 % lors de la neuvième vague, 17 % lors de la onzième vague et 19 % lors de la douzième vague).

Lors de la douzième vague, les répondants ont été invités à préciser s’ils pensaient que des mesures de voyage plus strictes (c’est-à-dire l’obligation de passer un test de dépistage de la COVID-19 à l’aéroport à l’arrivée, l’obligation de s’isoler dans des installations désignées et l’obligation de présenter une preuve de vaccination contre la COVID-19) réduiraient efficacement le risque d’importation de cas de COVID-19. Une majorité de répondants pensent que ces mesures seraient efficaces/très efficaces ou modérément efficaces. L’obligation de passer un test de dépistage de la COVID-19 à l’aéroport a été considérée comme la plus efficace.