SICO Vague 1.8
La confiance et l’hésitation à l’égard des vaccins, tout en mettant l’accent sur les effets néfastes et les risques associés à une consommation accrue d’alcool
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Principales constatations
Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2,117 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 11 et 15 septembre, 2020. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.
La vague 8 a continué à se concentrer sur la confiance et l’hésitation à l’égard des vaccins, tout en mettant davantage l’accent sur les effets néfastes et les risques associés à une consommation accrue d’alcool.
De plus en plus de Canadiens estiment que « le pire de la crise est à venir »
Jusqu’à la cinquième vague de l’enquête, le nombre de répondants qui pensaient que « le pire de la crise est derrière nous » était en constante augmentation, mais de la cinquième à la huitième vague, le pourcentage est passé de 41 % à 26 %. Le pourcentage de répondants qui pensent que « le pire de la crise est à venir » est passé de 35 % à la vague 5 à 49 % à la vague 8. [ voir le tableau ].
De plus en plus de Canadiens estiment que la COVID-19 se « propage rapidement »
Au cours des vagues 1 à 7, on a constaté une diminution progressive de la proportion de Canadiens qui estiment que la COVID-19 se propage rapidement (vague 1 : 56 %, vague 7 : 31 %), mais à la vague 8, ce nombre a légèrement augmenté (35 %) [ voir le tableau ].
Les Canadiens s’attendent à des répercussions à long terme de la COVID-19
Les Canadiens s’attendent à ce que la COVID-19 ait des effets à long terme, et beaucoup d’entre eux éviteront de se rendre aux États-Unis, d’assister à de grands rassemblements, de prendre l’avion et d’utiliser un service de covoiturage au cours de l’année à venir. Les intentions de prendre part à certaines activités diminuent au fil de l’évolution de la pandémie. Par exemple, la proportion de Canadiens qui pensent qu’il est probable qu’ils prendront l’avion est passée de 19 % à la vague 3 à 12 % à la vague 8, et les intentions d’assister à un grand rassemblement sont passées de 14 % à la vague 3 à 8 % à la vague 8 [ voir le tableau ].
L’appui aux mesures de santé publique demeure stable
L’opinion publique est très favorable à la prolongation de certaines mesures sanitaires pour six mois ou plus, et ces chiffres augmentent ou restent stables d’une vague à l’autre. Une majorité de répondants estiment que l’éloignement physique devrait être prolongé pour plus de 6 mois, ce qui indique que de nombreux Canadiens sont conscients que la COVID-19 continuera à avoir des répercussions sur la vie quotidienne jusqu’en 2021 [ voir le tableau ].
L’opposition à la levée des restrictions de voyages aux États-Unis et vers d’autres destinations internationales demeure forte
Le nombre de répondants qui sont fortement en désaccord ou en désaccord avec la levée des restrictions de voyages entre le Canada et les États-Unis est resté pratiquement stable entre les vagues 6 et 8. La proportion des répondants qui sont opposés à la levée des restrictions de voyages entre le Canada et les États-Unis est de 77 %, et 56 % des répondants sont en désaccord avec la reprise des voyages internationaux (à l’exception des États-Unis) [ voir le tableau ].
La confiance à l’égard des vaccins a diminué depuis le début de la pandémie, et une proportion constante de Canadiens reste indécise quant à la possibilité de se faire vacciner
Une proportion de 65 % des personnes interrogées étaient fortement d’accord ou d’accord pour dire qu’elles se feraient vacciner si un vaccin sûr était disponible, et seulement 43 % pensent que les vaccins sont totalement sûrs. Une proportion de 24 % des Canadiens sont neutres ou ne savent pas s’ils se feront vacciner. La proportion de personnes en désaccord a doublé, passant de 6 % lors de la vague 1 à 12 % lors de la vague 5, puis est restée stable depuis. Les préoccupations liées au manque de recherches et d’essais, à la sécurité, à l’efficacité et à la nouveauté du vaccin étaient les raisons les plus souvent invoquées pour ne pas vouloir recevoir un vaccin sûr une fois qu’il sera créé [ voir le tableau ].
Contexte
À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.
Méthodologie
Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.
Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.
Résultats choisis
Un certain nombre de résultats sélectionnés sont présentés ci-dessous. Pour plus d'informations sur l'ensemble des données, veuillez contacter l'unité de l’impact et de l’innovation .
Profils des répondants
Âge
| Canada (n=2,117) | C.-B. et Yn (n=289) | Alberta (n=240) | Man. et Sask. (n=138) | Ontario (n=810) | Québec (n=495) | Atlantique (n=144) | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 18 à 34 ans | 27% | 27% | 32% | 29% | 27% | 26% | 23% |
| 35 à 54 ans | 34% | 34% | 36% | 34% | 35% | 33% | 33% |
| 55 ans ou plus | 39% | 40% | 32% | 37% | 38% | 41% | 44% |
Sexe
| Canada (n=2,117) | C.-B. et Yn (n=289) | Alberta (n=240) | Man. et Sask. (n=138) | Ontario (n=810) | Québec (n=495) | Atlantique (n=144) | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Masculin | 48% | 48% | 49% | 49% | 48% | 49% | 48% |
| Féminin | 51% | 52% | 50% | 51% | 52% | 51% | 52% |
| Sexe diverse | 0.1% | 0% | 0.7% | 0% | 0% | 0% | 0% |
Niveau de scolarité
| Canada (n=2,117) | C.-B. et Yn (n=289) | Alberta (n=240) | Man. et Sask. (n=138) | Ontario (n=810) | Québec (n=495) | Atlantique (n=144) | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| L'école secondaire ou moins | 21% | 20% | 21% | 30% | 20% | 19% | 27% |
| Apprentissage enregistré ou diplôme ou certificat d'une école de métiers | 52% | 50% | 53% | 47% | 50% | 56% | 54% |
| Université ou troisième cycle | 27% | 30% | 27% | 23% | 30% | 25% | 19% |