SICO Vague 1.9
De nouvelles questions sur les intentions en matière de vaccination, la désinformation et la mésinformation, l’utilisation de l’application Alerte COVID, le dépistage de la COVID-19 et les rassemblements durant les fêtes
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Principales constatations
Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2 055 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 2 et le 9 novembre 2020. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.
Regard sur la pandémie : Lors de la vague 9, on a constaté une augmentation significative de la proportion de l’échantillon qui pense que « nous vivons actuellement le pire de la crise », et une forte baisse de la proportion de personnes qui pensent que le pire de la crise est derrière nous. La plus forte proportion des répondants estime toujours que « le pire de la crise est encore à venir ». Certains groupes sont plus susceptibles de penser que « le pire est encore à venir », notamment les personnes âgées de 55 ans et plus (54 %) et les résidents de la Colombie-Britannique et du Yukon (59 %) et de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest (53 %).
Sources d’information : La confiance à l’égard des sources d’information gouvernementales a diminué depuis le début de la pandémie. Les répondants âgés de 18 à 34 ans affichent systématiquement des niveaux de confiance plus faibles à l’égard de la plupart des sources gouvernementales. La confiance envers les sources d’information gouvernementales varie selon les provinces et les territoires. Elle est généralement le plus élevée en Colombie-Britannique et au Yukon, et le plus faible en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest.
Le respect des principaux comportements de protection : Le respect des principaux comportements de protection comme porter un masque (81 %), utiliser un désinfectant pour les mains (79 %), se laver fréquemment les mains (72 %) et pratiquer l’éloignement physique (71 %) demeure élevé. Les hommes et les jeunes de l’échantillon continuent de déclarer qu’ils respectent moins les comportements de protection recommandés.
Fêtes : Malgré les conseils de santé publique dans certaines provinces et le nombre élevé de personnes indiquant qu’elles connaissaient les restrictions relatives aux rassemblements dans leur région (89 %), une forte proportion de répondants déclarent avoir organisé des rassemblements à l’intérieur à l’Action de grâce (42 %). Les Canadiens seront plus nombreux à célébrer la période des Fêtes en décembre que l’Action de grâce, et une grande partie d’entre eux pourraient ne pas suivre les conseils de santé publique visant à limiter les rassemblements.
La confiance à l’égard des vaccins : Lors de la vague 9, les répondants ont été interrogés sur leurs intentions de se faire vacciner en fonction de différentes mesures afin de nuancer notre compréhension grandissante des hésitations et de leurs causes. À l’aide d’une échelle de 7 points allant de « fortement en désaccord » à « fortement d’accord », les répondants devaient indiquer s’ils se feraient vacciner si un vaccin sûr était disponible et leur était recommandé. 61 % des personnes interrogées sont d’accord ou fortement d’accord pour dire qu’elles le feraient. Cette proportion a diminué lors de la vague 9, après être demeurée stable à environ 65 % depuis la vague 4 (du 26 mai au 1er juin).
Le retour à la normale : 52 % des répondants sont allés en visite dans la maison d’amis et de parents au cours des deux dernières semaines, ce qui signifie que même si la plupart n’ont pas l’intention de se rassembler en grands groupes, plusieurs personnes continuent de voir leurs amis et leur famille. Seuls 23 % des répondants pensent qu’il est probable qu’ils se rassemblent à l’intérieur avec dix personnes ou plus au cours de l’année prochaine.
Intentions de voyage et mesures à la frontière : La majorité des répondants souhaitent que les restrictions américaines (86 %) et internationales (83 %) demeurent en vigueur pendant un à six mois ou plus. Dans l’ensemble, les Canadiens sont peu favorables à l’augmentation des voyages. Toutefois, ils le seraient peut-être un peu plus si l’on augmentait les voyages en provenance de pays où il y a moins de cas de COVID-19.
Contexte
À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.
Méthodologie
Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.
Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.
Considérations
Lorsqu’on interprète les résultats de l’étude de Surveillance instantanée COVID-19 (SICO), il est utile de garder à l’esprit le contexte de la période de collecte de données, qui peut ou non avoir influé sur les réponses des participants à l’enquête.
Pendant la période de collecte des données de la vague 9 (du 2 au 9 novembre 2020) :
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Les cas de COVID-19 étaient en augmentation dans la plupart des provinces et territoires. En date du 3 novembre, le nombre de cas de COVID-19 au Canada était de 244 935 (dont 2 974 nouveaux cas).
- La Colombie-Britannique a enregistré 299 nouveaux cas et un total de 3 098 cas actifs, soit 5,9 cas par 100 000 habitants.
- L’Alberta a enregistré 570 nouveaux cas et un total de 6 110 cas actifs, soit 13,0 cas par 100 000 habitants.
- La Saskatchewan a enregistré 81 nouveaux cas et un total de 842 cas actifs, soit 6,9 cas par 100 000 habitants.
- Le Manitoba a enregistré 102 nouveaux cas et un total de 3 495 cas actifs, soit 7,4 cas par 100 000 habitants.
- L’Ontario a enregistré 1 050 nouveaux cas totalisant 8 295 cas actifs, soit 7,2 cas par 100 000 habitants.
- Le Québec a enregistré 871 nouveaux cas hier totalisant 9 256 cas actifs, soit 10,3 cas par 100 000 habitants.
- Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut n’ont enregistré aucun nouveau cas et 0 cas par 100 000 habitants (à l’exception de la Nouvelle-Écosse qui a enregistré 0,1 cas par 100 000 habitants).
- Dans de nombreux pays, on a constaté une augmentation du nombre de cas, ainsi qu’un retour à des mesures de confinement modifiées dans certains pays (par exemple, en Europe occidentale et au Royaume-Uni).
- L’élection présidentielle américaine était en cours. Le jour de l’élection était le 3 novembre et le 7 novembre, Joe Biden est devenu le président élu, comme l’ont rapporté les principaux médias américains.
- Le 9 novembre (dernier jour de la collecte des données de l’enquête SICO), Pfizer et Biontech ont annoncé que la première analyse intermédiaire de l’efficacité de leur étude de phase 3 a révélé que leur vaccin était efficace à plus de 90 %. Il est peu probable que l’annonce ait eu une incidence sur les résultats de cette vague de collecte de données, mais les données de la vague 10 refléteront probablement les effets, s’il y en a, de cette annonce et des annonces ultérieures d’un vaccin (c’est-à-dire Moderna, AstraZeneca, Janssen) sur les intentions de vaccination.
Sur cette page, les répondants de l’enquête peuvent être désignés par le terme « Canadiens » ou d’autres généralisations sémantiques. Le but de cette désignation est uniquement de simplifier la lecture et ne signifie pas que nous approuvons ou supposons que les estimations peuvent être extrapolées au-delà de l’échantillon.
Regard sur la pandémie
Lors de la vague 9, on a constaté une augmentation significative de la proportion de l’échantillon qui pense que « nous vivons actuellement le pire de la crise », et une forte baisse de la proportion de personnes qui pensent que le pire de la crise est derrière nous. La plus forte proportion des répondants estime toujours que « le pire de la crise est encore à venir ». Certains groupes sont plus susceptibles de penser que « le pire est encore à venir », notamment les personnes âgées de 55 ans et plus (54 %) et les résidents de la Colombie-Britannique et du Yukon (59 %) et de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest (53 %).
Au cours des vagues 1 à 7, on a constaté une diminution progressive de la proportion de Canadiens qui estimaient que la COVID-19 se « propageait rapidement » (vague 1 : 56 %, vague 7 : 31 %). Cependant, lors de la vague 8, ce nombre a légèrement augmenté (35 %) et lors de la vague 9, il y a eu une augmentation significative (48 %). Depuis le début de la crise, comparativement aux répondants des autres provinces et des territoires, un nombre plus élevé de répondants du Québec déclarent que la COVID-19 semble se « propager rapidement ». En revanche, lors de la vague 9, les répondants vivant au Manitoba, en Saskatchewan et au Nunavut étaient les plus susceptibles de dire que la COVID-19 se « propage rapidement » (57 %).
Sources d’information
La confiance à l’égard des sources d’information gouvernementales a diminué depuis le début de la pandémie. Les répondants âgés de 18 à 34 ans affichent systématiquement des niveaux de confiance plus faibles à l’égard de la plupart des sources gouvernementales. La confiance envers les sources d’information gouvernementales varie selon les provinces et les territoires. Elle est généralement le plus élevée en Colombie-Britannique et au Yukon, et le plus faible en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest.
Lors de la vague 9, on a donné aux répondants une série d’affirmations et ils devaient indiquer s’ils pensaient qu’elles étaient exactes ou s’il s’agissait de « fausses nouvelles ». Les réponses révèlent que de nombreux répondants sont susceptibles de croire la mésinformation, en particulier les hommes et les jeunes. Par exemple, 20 % des répondants ont estimé que l’affirmation suivante était « probablement vraie » ou « assurément vraie » : « Le taux de mortalité lié à la COVID-19 a été délibérément et fortement exagéré. » 34 % des hommes âgés de 18 à 34 ans et 26 % des hommes âgés de 35 à 54 ans ont dit que l’affirmation était « probablement vraie » ou « assurément vraie ». Les hommes et les jeunes étaient également plus susceptibles de s’informer au sujet de la COVID-19 auprès de sources sociales, comme leurs amis, leur famille et les médias sociaux.
Le respect des principaux comportements de protection
Le respect des principaux comportements de protection comme porter un masque (81 %), utiliser un désinfectant pour les mains (79 %), se laver fréquemment les mains (72 %) et pratiquer l’éloignement physique (71 %) demeure élevé. Les hommes et les jeunes de l’échantillon continuent de déclarer qu’ils respectent moins les comportements de protection recommandés. Par exemple, seulement 52 % des jeunes hommes (18 à 34 ans) déclarent qu’ils pratiquent toujours ou presque toujours l’éloignement physique (c’est-à-dire qu’ils se tiennent à au moins 2 mètres des autres) pour éviter de tomber malades à cause de la COVID-19.
Fêtes
Malgré les conseils de santé publique dans certaines provinces et le nombre élevé de personnes indiquant qu’elles connaissaient les restrictions relatives aux rassemblements dans leur région (89 %), une forte proportion de répondants déclarent avoir organisé des rassemblements à l’intérieur à l’Action de grâce (42 %). Les Canadiens seront plus nombreux à célébrer la période des Fêtes en décembre que l’Action de grâce, et une grande partie d’entre eux pourraient ne pas suivre les conseils de santé publique visant à limiter les rassemblements. 82 % des répondants déclarent qu’ils célèbrent généralement les Fêtes en personne et 63 % des répondants seraient prêts à annuler les rassemblements cette année si les responsables de la santé publique le recommandaient. Cependant, certains répondants ne sont pas disposés (14 %) à annuler les rassemblements, annuleraient « peut-être » (20 %) les rassemblements, ou ne sont pas certains (4 %) qu’ils le feraient.
La confiance à l’égard des vaccins
Lors de la vague 9, les répondants ont été interrogés sur leurs intentions de se faire vacciner en fonction de différentes mesures afin de nuancer notre compréhension grandissante des hésitations et de leurs causes. À l’aide d’une échelle de 7 points allant de « fortement en désaccord » à « fortement d’accord », les répondants devaient indiquer s’ils se feraient vacciner si un vaccin sûr était disponible et leur était recommandé. 61 % des personnes interrogées sont d’accord ou fortement d’accord pour dire qu’elles le feraient. Cette proportion a diminué lors de la vague 9, après être demeurée stable à environ 65 % depuis la vague 4 (du 26 mai au 1er juin).
On a également posé aux répondants une question catégorique : « Si un vaccin contre la COVID-19 devenait disponible pour vous, vous feriez-vous vacciner ou non? » accompagnée du choix de réponses suivants : « Oui, je me ferais vacciner contre la COVID-19 dès qu’un vaccin serait disponible »; « Oui, je me ferais vacciner contre la COVID-19, mais je voudrais attendre un peu »; « Non, je ne recevrais pas de vaccin contre la COVID-19 »; et « Je ne suis pas certain ». Lorsqu’on le choix d’attendre leur a été présenté, 43 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles se feraient vacciner immédiatement et 33 % ont déclaré qu’elles voudraient attendre avant de se faire vacciner. Une question complémentaire a été posée uniquement aux répondants qui ont indiqué qu’ils prévoyaient d’attendre. La plupart ont déclaré vouloir attendre un mois ou deux (37 %), ou plusieurs mois (27 %). 65 % des personnes qui souhaitent attendre indiquent que la raison principale de leur attente est de s’assurer que les vaccins sont sûrs et qu’il n’y a pas d’effets secondaires, et 23 % attendent pour s’assurer de l’efficacité du vaccin.
Le retour à la normale
52 % des répondants sont allés en visite dans la maison d’amis et de parents au cours des deux dernières semaines, ce qui signifie que même si la plupart n’ont pas l’intention de se rassembler en grands groupes, plusieurs personnes continuent de voir leurs amis et leur famille. Seuls 23 % des répondants pensent qu’il est probable qu’ils se rassemblent à l’intérieur avec dix personnes ou plus au cours de l’année prochaine. Les jeunes (30 %) sont plus susceptibles que les répondants plus âgés (17 %) de dire qu’ils se rassembleront en groupes de dix personnes ou plus au cours de l’année à venir. Les personnes qui vivent dans les provinces de l’Atlantique (34 %) sont plus susceptibles que les répondants des autres provinces et territoires de penser qu’ils se rassembleront en grands groupes, et les résidents de la Colombie-Britannique et du Yukon (15 %) sont moins susceptibles de le faire.
Intentions de voyage et mesures à la frontière
La majorité des répondants souhaitent que les restrictions américaines (86 %) et internationales (83 %) demeurent en vigueur pendant un à six mois ou plus. Dans l’ensemble, les Canadiens sont peu favorables à l’augmentation des voyages. Toutefois, ils le seraient peut-être un peu plus si l’on augmentait les voyages en provenance de pays où il y a moins de cas de COVID-19. Par exemple, 13 % des répondants étaient favorables à l’augmentation des voyages en Australie, 11 % étaient favorables à l’augmentation des voyages en Corée du Sud et 10 % étaient favorables à l’augmentation des voyages au Japon. Les répondants étaient les plus réticents à l’idée d’autoriser davantage de voyages en Inde (78 %) et au Brésil (78 %).