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Comment j’ai vaincu mes propres préjugés :

une réflexion empreinte de gratitude sur une expérience d’intégration positive

Jacob Graham, Fellow en science du comportement
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Photo de Jacob Graham

Bonjour, je m’appelle Jacob Graham. Le 15 février a marqué mon troisième mois complet à titre de Fellow en science du comportement à Impact Canada. Mon expérience à titre de fonctionnaire fédéral qui travaille dans un domaine de pointe de la recherche, à l’avant-garde de l’élaboration des politiques, est absolument fantastique et spectaculaire, bien que parfois intimidante. Les derniers mois ont passé à la vitesse de l’éclair, mais j’aimerais profiter de l’occasion pour réfléchir à mes premiers mois dans le programme de Fellowship et expliquer précisément ce qui a rendu ces premiers mois si particuliers.

Le processus

J’ai posé ma candidature au programme de Fellowship en avril 2021, au beau milieu de mes examens finaux à la maîtrise. J’ai agi sur un coup de tête, en me disant qu’il fallait absolument que j’aie un poste à occuper après l’obtention de mon diplôme. Comme de nombreux autres étudiants, je craignais de devoir parcourir les offres d’emploi et les avis d’entretien après l’obtention de mon diplôme dans l’espoir de décrocher un emploi qui aurait au moins un lien avec mon domaine d’études. Cependant, contrairement à de nombreux étudiants, je n’ai pas eu de difficulté à trouver un poste. En raison d’un coup de chance envers lequel je serai éternellement reconnaissant, la première offre d’emploi sur laquelle je suis tombé était celle du programme de Fellowship d’Impact Canada. Il s’agissait d’une offre pour un poste dans le domaine de la science du comportement, un vaste champ d’études dans lequel s’inscrivaient mes recherches à la maîtrise en économie comportementale.

En août 2021, après avoir passé une série d’entretiens et d’examens de compétences techniques, j’ai appris que j’avais réussi la pré-qualification pour le volet de la science du comportement d’Impact Canada. Le 20 octobre 2021, j’ai été avisé d’une possibilité de stage, et le 15 novembre, j’entreprenais mon intégration officielle.

L’intégration des Fellows en science du comportement devrait être considérée comme la norme de référence de l’industrie. Au cours d’un processus rigoureux de deux semaines, j’ai eu l’occasion de collaborer avec les membres de plusieurs équipes et projets dans divers domaines d’expertise. J’ai eu l’occasion de poser des questions et de rencontrer d’autres Fellows dans des cadres officiels ou non, et j’ai pris le temps de lire et de suivre de la formation. Au cours des présentations de projets, j’ai pu explorer en profondeur certains des travaux en cours dans le cadre du mandat d’Impact Canada, et les activités brise-glace et les causeries au coin du feu m’ont permis de rencontrer les personnes qui font progresser ces projets stimulants. Tout au long des 14 jours de ce processus, l’équipe d’intégration s’est efforcée de suivre mes progrès, s’est assurée de mon bien-être et a su répondre à toutes mes préoccupations.

L’ensemble du processus — du dépôt de ma candidature à l’évaluation, et de la pré-qualification au stage et à l’emploi — a remis en question tout ce que je croyais savoir sur le fonctionnement du gouvernement. Le processus était efficace, humain et agréable.

Les gens

Dans le monde universitaire, il arrive fréquemment que des personnes intelligentes ne se sentent pas à leur place. J’ai moi-même eu le sentiment d’être « la personne la moins intelligente de la pièce » tout au long de mes études supérieures. Puisque je connaissais bien les sentiments qui accompagnent le syndrome de l’imposteur, je craignais que mon expérience dans le programme de Fellowship s’apparente à mon expérience dans le monde universitaire.

J’ai toutefois constaté que cela ne serait pas le cas. Bien que l’équipe d’Impact Canada soit composée d’experts dans le domaine de la science du comportement et compte dans ses rangs certains des esprits les plus brillants du pays dans ce domaine, jamais l’équipe ne nous met de côté parce que nos connaissances ou notre compréhension sont insuffisantes. L’équipe est riche d’une grande expertise sur plusieurs sujets, mais elle est aussi animée par la volonté de diffuser de l’information sur les sujets dont elle s’occupe et de prendre le temps d’expliquer ces sujets. Alors que le monde universitaire est fermé aux profanes, l’équipe d’Impact Canada est inclusive et accueillante pour ceux qui ont soif d’apprendre, et elle encourage le dialogue dans un environnement sûr et propice à l’exploration. Mes gestionnaires à Impact Canada et mon organisation d’accueil soutiennent non seulement mes projets, mais mon bien-être et mon épanouissement personnels. Les Fellows intégrés un peu avant moi ont été francs et honnêtes à propos de leurs expériences et étaient disponibles pour répondre à mes questions à toutes les étapes de mon entrée en fonction. Les nouveaux Fellows qui arrivent dans le programme doivent être rassurés de savoir qu’un environnement aussi accueillant les attend.

La pratique

Au cours des premiers mois de mon stage, j’ai franchi des étapes importantes destinées à atténuer l’incertitude naturelle qui accompagne l’arrivée dans un nouveau poste. Par exemple, j’ai rencontré les membres de la Division de l’innovation et de la mobilisation des jeunes (DIMJ) au sein d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), où j’effectue mon stage. L’équipe de la DIMJ est extrêmement chaleureuse et accueillante et a fait un travail fantastique pour que je me sente à ma place.

Le travail que je soutiendrai est entrepris par la Section des politiques sur les produits (SPP) de la Direction générale de la protection de l’environnement (DGPE) d’ECCC. Mes recherches consistent à explorer les défis comportementaux liés à la consommation de produits contenant des substances chimiques, comme les plastiques, dans le but de déterminer comment fournir une information meilleure ou plus complète sur les produits au moyen d’un étiquetage papier et numérique. L’objectif de ces activités de recherche est de mieux comprendre les attitudes et les connaissances explicites des Canadiens ainsi que les préjugés implicites entourant la consommation de produits contenant des substances toxiques comme le plastique, et de trouver des moyens d’encourager les consommateurs canadiens à acheter des produits plus sûrs pour eux et pour l’environnement. Les résultats de ces activités de recherche aideront la Section des politiques sur les produits dans son travail et alimenteront les études approfondies qui contribueront au Programme de recherche appliquée sur l’action pour le climat au Canada (PRAAC Canada) d’Impact Canada.

Bien qu’une grande partie de ce travail soit encore en cours de développement, les contributions que j’ai pu apporter jusqu’à présent ont été tout à fait agréables et stimulantes. Alors que mon Fellowship évolue et que mon travail commence à mûrir, j’ai hâte non seulement de prendre part à des recherches passionnantes, mais aussi d’en partager les résultats.