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Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Laura French

Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Laura French

Laura est fellow en science du comportement à l’Unité de l’impact et de l’innovation au sein du Bureau du Conseil privé. Elle travaille au sein de l’équipe de Sécurité publique Canada pour y mettre à profit les connaissances de la science du comportement quant à la façon dont les attitudes, les croyances et les motivations des Canadiennes et des Canadiens façonnent leurs points de vue sur la sécurité publique.

Avant de se joindre à l’Unité de l’impact et de l’innovation, Laura a reçu une bourse pour ses recherches postdoctorales à l’Université Western et à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portaient sur le rôle des normes sociales dans la formation des attitudes et des comportements, et elle s’est penchée plus particulièrement sur les comportements à l’égard de la politique, la pandémie de COVID-19 et l’immigration.

Elle a obtenu un doctorat en psychologie de l’Université de Montréal en 2019.

Quelle(s) perspective(s) unique apportez-vous à ce travail, en tant que personne qui arrive à la fonction publique pour la première fois?

My background in social psychology equips me with a unique perspective on how our social environment—such as our relationships with friends and family, cultural norms, and national identity—shapes attitudes, beliefs, and behaviours. This understanding is particularly valuable in public service, where policies and programs must consider the complex interplay between individual motivations and societal influences.

This perspective allows me to anticipate potential barriers to policy adoption and to design policies and programs that resonate with diverse populations.

Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?

Le monde est confronté à de grandes difficultés, comme les changements climatiques, la perte de confiance envers les institutions et l’augmentation de la criminalité, et le Canada n’y fait pas exception. Pour s’attaquer à ces problèmes importants, il faut des politiques à la fois efficaces et pragmatiques.

J’ai été attirée par le programme parce que je voulais contribuer à l’élaboration de politiques qui créent des solutions utiles et durables dans le cadre des difficultés auxquelles le Canada est actuellement confronté.

Pourquoi croyez-vous que les différents ministères du gouvernement devraient adopter la mise en pratique de l’expérimentation et de la science du comportement?

Les décisions et les politiques gouvernementales ont une incidence directe dans la vie des gens. Pour gouverner efficacement, il est indispensable de comprendre non seulement les résultats attendus des politiques, mais aussi la façon dont elles influencent les comportements, les choix et le bien-être des gens.

L’application de la science du comportement aux politiques fournit aux gouvernements les outils nécessaires pour obtenir ces connaissances. En mettant à l’essai les politiques, les programmes et les interventions de façon rigoureuse, les gouvernements peuvent déterminer ce qui fonctionne, pour qui et dans quelles conditions. Cela minimise la mesure dans laquelle on doit s’en remettre à des hypothèses tout en réduisant le risque de conséquences imprévues. On s’assure ainsi que les politiques sont pratiques, efficaces et rentables.

Pouvez-vous nous parler d’un résultat de recherche qui suscite votre fierté?

Nous savons depuis longtemps que les normes sociales exercent une grande influence sur les comportements. Cependant, grâce à mes recherches, j’ai constaté que certaines personnes estiment que ces normes sont contraignantes. Le fait de juger que les normes sociales sont contraignantes peut inciter certaines personnes à agir en opposition à ces normes, ce qui peut miner la cohésion sociale.

Je suis fière de cette constatation, car elle apporte de la nuance et de la profondeur à nos connaissances au sujet de la façon dont le milieu social façonne le comportement humain.