Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Sarah Hackett
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Sarah Hackett est chargée de recherche en programme et politique au sein de l’Unité de l’impact et de l’innovation du Bureau du Conseil privé. Son rôle consiste à soutenir les travaux de l’équipe sur la confiance dans les institutions, la désinformation et l’amélioration de la confiance qu’inspirent les comportements du gouvernement. Elle travaille également sur de nouveaux secteurs de programme afin d’appliquer la méthode des blocages pour réduire les obstacles et les frictions inutiles dans les processus gouvernementaux actuels, en se concentrant sur les initiatives à l’avantage des Canadiens.
Avant d’occuper son poste actuel, elle était conseillère politique au sein du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. À ce poste, elle a travaillé avec une équipe de spécialistes des sciences du comportement sur l’utilisation d’approches interdisciplinaires pour obtenir des données probantes à partir d’expériences réelles et de comportements mesurables des fonctionnaires en vue de préparer l’avenir du travail.
Sarah est titulaire d’une maîtrise en politique publique de l’École Munk des affaires internationales et des politiques publiques de l’Université de Toronto et d’un baccalauréat spécialisé en commerce de l’École de commerce Smith de l’Université Queen’s.
Sur la base de vos compétences et de votre expérience, quelles perspectives uniques apportez-vous à ce travail?
À mon poste précédent, j’étais conseillère en politiques au sein de l’équipe de recherche et d’expérimentation du Bureau du dirigeant principal des ressources humaines du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. À ce titre, je collaborais avec une équipe de spécialistes du comportement à l’amélioration des résultats en matière de gestion du personnel et à la rationalisation des processus dans l’ensemble du gouvernement du Canada en produisant des données probantes pour éclairer la prise de décisions concernant l’avenir du travail. En plus de mon rôle quant à la gestion de projet au sein de l’équipe, je traduisais les connaissances en prenant les données recueillies dans le cadre d’activités de recherche et d’expérimentation et en élaborant des stratégies de communication pour présenter ces données afin de m’assurer de leur pertinence pour les décideurs et de leur harmonisation avec les priorités du gouvernement.
Grâce à mes expériences professionnelles et éducatives, j’ai à cœur de comprendre et de produire de meilleurs résultats compte tenu des difficultés insolubles dans le monde. Je crois fermement que la prise de décisions fondées sur des données probantes est essentielle pour assurer de meilleurs résultats dans tous les domaines stratégiques, et je suis impatiente de continuer à acquérir de l’expérience pratique en tant que fellow à Impact Canada.
Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?
Au vu de mon expérience de travail antérieure axée sur les rouages de l’appareil gouvernemental, le Programme de fellowship m’est apparu comme une occasion d’appliquer et de perfectionner mes compétences. Je suis ravie d’avoir l’occasion, grâce à ce poste, de tirer parti des connaissances et des méthodologies de la recherche sur l’opinion publique et de la science du comportement pour éclairer la conception et la mise en œuvre de programmes, de services et d’initiatives destinés aux citoyens afin de favoriser des changements et d’améliorer la vie des Canadiennes et des Canadiens.
Pourquoi croyez-vous que les différents ministères du gouvernement devraient adopter la mise en pratique de l’expérimentation et de la science du comportement?
Alors que l’ampleur et la complexité des difficultés auxquelles les gouvernements sont confrontés ne cessent d’évoluer, l’institutionnalisation de l’innovation est indispensable. L’intégration de l’expérimentation et de la science du comportement au sein des ministères et organismes offre un moyen puissant de relever les défis émergents d’une manière qui soit à la fois centrée sur les citoyens et opportune. Ces approches permettent aux gouvernements de mettre à l’essai et de peaufiner des solutions, en veillant à ce que les politiques soient à la fois efficaces et pratiques.
Par ailleurs, les citoyens attendent de plus en plus de leurs gouvernements qu’ils soient adaptables et novateurs et qu’ils fondent leur action sur des données probantes. L’expérimentation et la science comportementale se concentrent sur des solutions pratiques axées sur les données qui améliorent la vie des gens de manière tangible, ce qui peut renforcer la confiance envers les gouvernements et ses institutions. En institutionnalisant ces pratiques, les gouvernements peuvent se positionner de manière à relever efficacement les défis futurs tout en maintenant la confiance du public.
Quel est votre biais, heuristique ou effet préféré en science du comportement? Expliquez votre réponse.
Mon concept préféré de la science du comportement est l’effet de cadrage, qui explique que les décisions des gens sont influencées par la façon dont l’information leur est présentée plutôt que par l’information en soi. Ce que je trouve le plus fascinant dans cet effet, c’est qu’il met en évidence à quel point le contexte et la formulation peuvent façonner nos perceptions et nos choix, même lorsque les faits sous-jacents restent les mêmes.
Je trouve cet effet de la science du comportement d’autant plus convaincant qu’il a d’innombrables applications pratiques dans tous les domaines. De plus, je trouve que le fait de connaître cet effet donne des moyens d’agir. Cela montre que la façon dont nous communiquons et formulons l’information ou les décisions est importante et que nous pouvons utiliser ces connaissances pour élaborer des interventions, des politiques et des messages qui trouveront écho auprès de la population. Pour moi, c’est un rappel constant du pouvoir de la perspective et de l’importance des communications réfléchies et intentionnelles.