Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Sean Devine
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Sean est un fellow en sciences du comportement intégré à l’Agence de la santé publique du Canada. Son travail consiste à informer la population canadienne afin qu’elle soit en mesure de prendre des décisions éclairées en matière d’immunisation, ainsi qu’à réduire les obstacles à l’accès aux vaccins à l’échelle du pays.
Avant de se joindre à l’Unité de l’impact et de l’innovation, Sean a obtenu un doctorat en psychologie expérimentale (sciences cognitives) de l’Université McGill, où il a étudié les mécanismes computationnels et contextuels qui sous-tendent la prise de décision humaine. Il a également travaillé comme économiste comportemental à Intact Assurance.
Quelle(s) perspective(s) unique apportez-vous à ce travail, en tant que personne qui arrive à la fonction publique pour la première fois?
J’ai une solide formation en méthodes quantitatives. Ces compétences en statistiques me permettent d’extraire des renseignements significatifs et utiles des vastes ressources disponibles dans la fonction publique. Le fait de mieux connaître les données dont nous disposons sur la population canadienne peut éclairer les politiques fondées sur les données pour qu’elles soient les plus avantageuses possibles pour les Canadiens. Je pense que mon expérience au sujet des méthodes statistiques en psychologie garantit que nos conclusions sont rigoureuses et reposent sur des données.
Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?
Je crois que les outils de la science du comportement offrent une occasion sans précédent de mieux comprendre le comportement humain. Toutefois, l’utilité des connaissances à ce sujet se mesure en fonction des changements qu’elles engendrent. Pour moi, le Programme de fellowship est l’occasion de mettre à profit mon expertise pour savoir pourquoi les gens se comportent comme ils le font dans le but d’améliorer la vie de mes concitoyens, de permettre aux gens de faire des choix éclairés et délibérés et, plus largement, d’améliorer la capacité de la société à prendre des décisions collectives fondées sur des données probantes.
De quelle manière croyez-vous que l’application de la science comportementale peut appuyer de manière efficace la réponse du gouvernement du Canada en matière de santé publique?
La santé publique continue d’être une question de comportement pour les Canadiens. De l’exercice physique aux mesures d’éloignement social, les habitudes que nous prenons dans notre vie quotidienne déterminent la santé au pays. Si le Canada est le corps, nous sommes les cellules, et c’est le comportement des cellules qui détermine la santé du corps. À cette échelle, les outils de la science du comportement sont inégalés quant à leur capacité à aider les Canadiennes et les Canadiens à faire des choix sains et éclairés, à lutter contre la mésinformation et la désinformation et à vivre une vie épanouie et prospère. Tant que notre corps restera vulnérable à la maladie et au déclin, nous serons confrontés à des choix difficiles et récurrents quant à la meilleure façon d’atténuer les effets néfastes sur notre santé. La science du comportement nous permet à la fois de comprendre et d’étayer les décisions des Canadiennes et des Canadiens.
Pouvez-vous nous parler d’un résultat de recherche qui suscite votre fierté?
J’ai été très heureux que mes travaux sur la perception de l’image corporelle par les femmes aient été mis en exergue dans trois publications en ligne, dont le magazine grand public Psychology Today. C’était la première fois que je voyais mes travaux résumés pour le public. J’ai été doublement heureux de voir que cette attention accrue a amené la communauté scientifique à faire de nombreuses tentatives simultanées afin de reproduire le tout. C’était vraiment gratifiant de se mobiliser aux côtés de la communauté de la science ouverte de cette façon et de participer à des projets qui visent à reproduire des travaux de façon indépendante, des travaux qui, trop souvent dans le milieu universitaire, sont ignorés.