Rapport

SICO Vague 1.7

Mis l’accent sur les connaissances et les attitudes des Canadiens en matière de vaccins, sur leur intention de se faire vacciner contre la grippe à l’automne ou à l’hiver, et sur la consommation d’alcool et d’autres substances

Agence de la santé publique du Canada
Équipe de recherche sur l'opinion publique, Bureau du Conseil privé
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Emojis exprimant différentes émotions à propos des vaccins

Principales constatations

Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2,129 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 17 et 22 juillet, 2020. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.

Cette vague a notamment mis davantage l’accent sur les connaissances et les attitudes des Canadiens en matière d’élaboration de vaccins, sur leurs intentions de se faire vacciner contre la grippe en automne/hiver et sur la consommation d’alcool et d’autres substances.

De nombreux Canadiens estiment toujours que « le pire de la crise est à venir »

Jusqu’à la cinquième vague de l’enquête, le nombre de répondants qui pensaient que « le pire de la crise est derrière nous » était en constante augmentation, mais de la cinquième à la septième vague, le pourcentage est passé de 41 % à 33 %. Le pourcentage de répondants qui pensent que « le pire de la crise est à venir » est passé de 35 % à la vague 5 à 43 % à la vague 7. Certains groupes sont plus susceptibles de penser que le pire est encore à venir. Par exemple, les Canadiens qui n’avaient pas d’emploi avant la crise sont les plus susceptibles d’indiquer que « le pire de la crise est à venir » (51 %) [ voir le tableau ].

Les Canadiens s’attendent à des répercussions à long terme de la COVID-19

Les Canadiens s’attendent à ce que la COVID-19 ait des effets à long terme, et beaucoup d’entre eux éviteront de se rendre aux États-Unis, d’assister à de grands rassemblements, de prendre l’avion et d’utiliser un service de covoiturage au cours de l’année à venir. Les intentions de prendre part à certaines activités diminuent au fil de l’évolution de la pandémie. Par exemple, la proportion de Canadiens qui pensent qu’il est probable qu’ils prendront l’avion est passée de 19 % à la vague 3 à 13 % à la vague 7, et les intentions d’assister à un grand rassemblement sont passées de 14 % à la vague 3 à 8 % à la vague 7. [ voir le tableau ].

L’appui aux mesures de santé publique demeure stable

L’opinion publique est très favorable à la prolongation de certaines mesures sanitaires pour six mois ou plus et ces chiffres augmentent ou restent stables d’une vague à l’autre. Une majorité de répondants estiment que l’éloignement physique devrait être prolongé pour plus de 6 mois, ce qui indique que de nombreux Canadiens sont conscients que la COVID-19 continuera à avoir des répercussions sur la vie quotidienne jusqu’en 2021 [ voir le tableau ].

La confiance quant aux sources d’information gouvernementales continue de décliner

La confiance à l’égard des sources d’information gouvernementales a diminué depuis le début de la crise [ voir le tableau ].

Certains Canadiens consomment plus d’alcool qu’avant la crise

La majorité des répondants (63 %) déclarent que leur consommation d’alcool est restée la même. Cependant, 21 % des répondants ont déclaré que le nombre de jours où ils consomment de l’alcool au cours d’une semaine normale a augmenté depuis février [ see chart ].

La confiance à l’égard des vaccins continue de diminuer, et l’hésitation à se faire vacciner semble être motivée par des préoccupations concernant le manque de recherche et d’essais ainsi que la sécurité et l’efficacité des vaccins

Seulement 63 % des personnes interrogées étaient tout à fait d’accord ou d’accord avec l’énoncé selon lequel elles se feraient vacciner si un vaccin sûr était offert. La proportion de personnes en désaccord a doublé, passant de 6 % lors de la vague 1 à 12 % lors de la vague 5, puis est demeurée stable aux vagues 6 et 7. Les préoccupations liées au manque de recherche et d’essais, à la sécurité et à la nouveauté du vaccin étaient les raisons les plus souvent invoquées pour ne pas vouloir recevoir un vaccin sûr une fois qu’il sera créé [ voir le tableau ].

Contexte

À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.

Méthodologie

Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.

Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.

Résultats choisis

Un certain nombre de résultats sélectionnés sont présentés ci-dessous. Pour plus d'informations sur l'ensemble des données, veuillez contacter l'unité de l’impact et de l’innovation .

Profils des répondants

Âge

Canada (n=2,129) C.-B. et Yn (n=291) Alberta (n=241) Man. et Sask. (n=138) Ontario (n=815) Québec (n=498) Atlantique (n=145)
18 à 34 ans 27% 27% 32% 29% 27% 26% 23%
35 à 54 ans 34% 34% 36% 34% 35% 33% 33%
55 ans ou plus 39% 40% 32% 37% 38% 41% 44%

Sexe

Canada (n=2,129) C.-B. et Yn (n=291) Alberta (n=241) Man. et Sask. (n=138) Ontario (n=815) Québec (n=498) Atlantique (n=145)
Masculin 48% 48% 49% 49% 48% 49% 48%
Féminin 51% 52% 50% 51% 52% 51% 52%
Sexe diverse 0.2% 0% 0.7% 0% 0.3% 0% 0%

Niveau de scolarité

Canada (n=2,129) C.-B. et Yn (n=291) Alberta (n=241) Man. et Sask. (n=138) Ontario (n=815) Québec (n=498) Atlantique (n=145)
L'école secondaire ou moins 22% 21% 20% 27% 22% 20% 25%
Apprentissage enregistré ou diplôme ou certificat d'une école de métiers 51% 48% 50% 53% 49% 54% 56%
Université ou troisième cycle 27% 31% 28% 21% 29% 26% 19%