Unité de l'impact et de l'innovation
Rapport Annuel 2022-2023
Télécharger en format PDF (1 MB, 22 pages)1. Introduction
Depuis sa création en 2017, l’Unité de l’impact et de l’innovation (UII) collabore avec les ministères fédéraux, les autres ordres de gouvernement et les partenaires externes pour soutenir la mise en œuvre de programmes et de services efficaces. Impact Canada a été créé avec un objectif clair : appliquer de nouveaux outils et techniques stratégiques et de nouvelles méthodes programmatiques dans les domaines prioritaires du gouvernement afin de générer un impact positif et significatif dans la vie des Canadiens. À cette fin, nous avons continué à développer notre portefeuille de défis et de recherche sur les sciences du comportement afin d’aborder les principaux domaines prioritaires du gouvernement, notamment l’action climatique, la santé et la santé publique, l’espace, le logement et les infrastructures, ainsi que la confiance et la mésinformation.
Au cours du dernier exercice, Impact Canada a fait l’objet d’une évaluation quinquennale indépendante et exhaustive qui visait à déterminer si Impact Canada :
- avait atteint ses objectifs stratégiques ou était en bonne voie de le faire;
- avait mis en place des processus efficaces et efficients pour atteindre ses buts et ses objectifs;
- avait établi des systèmes concernant la demande de services, la satisfaction des clients, la capacité du secteur public et la nécessité de poursuivre le travail.
Les évaluateurs indépendants ont utilisé une approche à trois niveaux pour la collecte et l’analyse des données. Les données provenaient notamment d’un examen exhaustif de la documentation organisationnelle, d’entrevues avec les principaux intervenants et d’une analyse générale des pratiques exemplaires en matière de gouvernance. De plus, trois sondages menés entre mars et avril 2022 dans le cadre des efforts continus d’Impact Canada pour évaluer l’impact et l’efficacité de ses défis et de son Centre d’expertise ont été inclus dans l’analyse. Ces sondages sont les suivants :
- Sondage auprès des ministères : Personnel des ministères du gouvernement du Canada chargés de la mise en œuvre des défis (n=47/141)
- Sondage auprès des membres des jurys : Membres des groupes d’experts qui ont examiné et évalué les candidats aux défis (n=93/303)
- Sondage auprès des candidats aux défis : Candidats et participants aux défis, y compris les candidats non retenus (n=426/2 521)
Nous sommes fiers de communiquer les principales conclusions de cette évaluation exhaustive dans notre rapport annuel 2022-2023.
2. Principales conclusions
Les principales conclusions de l’évaluation exhaustive quinquennale sont les suivantes :
- Impact Canada représente une approche unique et efficace pour résoudre les questions stratégiques de plus en plus complexes du 21e siècle. Cette approche est gérée par une équipe agile et performante composée de personnes dévouées, et s’accompagne de processus efficaces et efficients.
- Impact Canada est en bonne voie d’atteindre ses objectifs stratégiques et est bien placé pour diriger et soutenir les priorités en matière de politiques en utilisant la recherche avancée sur les politiques, la science du comportement et les méthodes fondées sur les défis, comme en témoigne son impact positif substantiel sur de nombreuses sphères politiques essentielles.
- Le programme des défis d’Impact Canada continue de combler une lacune dans l’écosystème canadien de l’innovation, et a connu une croissance rapide, passant de deux volets de défis d’une valeur de 375 millions de dollars à 30 projets de financement basés sur les résultats, en cours ou achevés, d’une valeur de plus de 735 millions de dollars, couvrant les domaines de la politique économique, environnementale et sociale.
- S’appuyant sur des modèles de recherche fondés sur des données de premier plan, le portefeuille de projets de sciences comportementales d’Impact Canada oriente la conception et la mise en œuvre de programmes, de services et d’initiatives prioritaires visant à comprendre le comportement humain et la prise de décisions dans un contexte réel afin de soutenir la mise en œuvre des priorités clés du gouvernement.
- Les commentaires des ministères lors des entrevues avec les informateurs clés et les résultats des sondages soulignent massivement l’importance du soutien d’Impact Canada, ainsi que la forte demande et la grande satisfaction à l’égard du Centre d’expertise, du programme de bourses, des ressources et du portail.
- Impact Canada est un exemple positif pour le gouvernement, démontrant une forte responsabilisation, un bon rapport qualité-prix et des résultats concrets pour les Canadiens.
- Impact Canada utilise une approche efficace qui devrait être étendue à l’ensemble du gouvernement.
3. À propos d’Impact Canada
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3.1 Raison d'être
Créé en 2017, Impact Canada (Unité de l’impact et de l’innovation, Bureau du Conseil privé) utilise de nouvelles méthodes publiques destinées à combler les lacunes qui empêchent la traduction efficace des objectifs stratégiques en résultats significatifs et mesurables pour la population canadienne.
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3.2 Principaux secteurs d’activité
Défis d’Impact Canada
Les défis d’Impact Canada optimisent les programmes gouvernementaux (c.-à-d. les subventions et les contributions) en mettant l’accent non plus sur le paiement des dépenses ou des activités, mais sur l’obtention de résultats.Les défis sont assortis d’incitatifs financiers et autres qui encouragent les participants à s’attaquer à des problèmes sans solution évidente ou pour lesquels les interventions actuelles ne donnent pas les résultats escomptés.
Recherche appliquée en science du comportement et recherche avancée sur les politiquesLes programmes de renommée mondiale axés sur les données de la recherche appliquée en science du comportement servent à orienter l’élaboration de politiques, les interventions relatives aux programmes et les communications stratégiques grâce à des méthodes rigoureuses d’analyse et de recherche. Dans l’ensemble, ces travaux permettent de mieux comprendre ce qui fonctionne et pour quel public, grâce à une segmentation comportementale avancée, et d’utiliser cette compréhension accrue pour susciter des changements positifs pour les Canadiens.
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3.3 Méthodologie
Nous utilisons des méthodes conçues avec rigueur et fondées sur des données probantes qui sont continuellement améliorées et adaptées.
1. Cerner et comprendre
Recherche initiale pour cerner et définir le problème à régler ou les résultats d’intérêt et les comportements clés à cibler.
2. Concevoir et mettre à l’essai
Élaborer et valider la conception, ou la série de conceptions, et les interventions avec nos partenaires.
3. Mettre en œuvre et appliquer à grande échelle
Analyse, évaluation et diffusion à grande échelle des résultats et des solutions.
Pour plus de renseignements sur nos processus de conception, visitez les pages Web d’Impact Canada Défis et Science du comportement.
Centre d’expertise d’Impact Canada
Le Centre d’expertise d’Impact Canada comprend une équipe d’experts techniques et spécialisés qui soutiennent l’élaboration et la mise en œuvre d’approches novatrices pour résoudre des problèmes complexes de politique publique. Le Centre d’expertise donne accès à des ressources clés qui aident les partenaires fédéraux à mettre en œuvre des méthodes innovantes, notamment en fournissant un soutien pour aider les organisations fédérales à utiliser les modalités d’Impact Canada ou un autre mécanisme de financement souple, un programme de Fellowship et une plateforme Web appuyée par des experts internes en conception visuelle et graphique.
Programme de Fellowship
Impact Canada a conçu et mis en œuvre le programme de Fellowship, qui a pour but d’attirer des talents externes ayant des compétences spécialisées dans des disciplines clés en vue d’accroître la capacité et de perfectionner les compétences de la main-d’œuvre existante. À l’heure actuelle, 31 Fellows travaillent avec des ministères partenaires à l’appui des défis et des programmes de recherche en science du comportement d’Impact Canada.
Plateforme d’Impact Canada
La plateforme d’Impact Canada constitue un guichet unique d’une grande transparence pour nos partenaires, nos clients et nos innovateurs. Elle permet la communication, la mise en œuvre, la collecte de données et la diffusion des connaissances et favorise une grande mobilisation des intervenants, qui est inclusive et pertinente pour nos objectifs de politique publique.
4. Résultats de l’évaluation exhaustive quinquennale du programme
4.1 Défis d’Impact Canada
En déployant plus efficacement les subventions et les contributions, en passant du paiement des dépenses ou des activités au paiement en fonction des résultats obtenus, et en utilisant une combinaison de mesures incitatives financières et autres, Impact Canada réussit à encourager les participants à s’attaquer à des problèmes bien définis pour lesquels il n’y a pas de solutions apparentes ou pour lesquels les réponses actuelles ne donnent pas les résultats souhaités.
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Les Défis d’Impact Canada créent des solutions pour les défis sociétaux
Les solutions élaborées à ce jour dans le cadre des défis d’Impact Canada sont les suivantes :
- Un dispositif qui change la donne et qui permet de tester avec précision et rapidité la présence de plusieurs substances dans les drogues illicites de la rue, y compris le fentanyl, normalement difficile à détecter. Depuis qu’ils ont remporté le grand prix de 1 million de dollars, les fondateurs de Scatr ont amélioré leur capacité à gérer les coûts opérationnels et d’approvisionnement en développant la technologie à l’interne, en achetant une imprimante 3D et d’autres équipements essentiels, et en apportant des améliorations à leur bibliothèque d’échantillons et à leur affichage numérique. Scatr, qui n’avait jamais demandé de financement au gouvernement du Canada par le passé, a réorienté son travail portant sur un dispositif de détermination de la formule sanguine pour répondre à ce besoin important en réduisant les surdoses d’opioïdes et les décès dus à l’empoisonnement par le fentanyl – un exemple de la capacité des défis à créer de nouveaux marchés, à attirer de nouveaux joueurs, à générer de nouvelles technologies et à avoir un impact sur les résultats sociétaux.
- Une technologie minière conçue pour briser sélectivement les particules et trier les déchets des minéraux recherchés, réduisant ainsi les besoins en matière de concassage et de broyage et permettant de réaliser des économies d’énergie de plus de 35 % pour plusieurs produits de base.
- Une technologie des batteries pour le stockage de l’énergie dans le zinc métal. Cette solution de stockage d’énergie à faible coût, flexible et de longue durée pourrait contribuer à accroître la part des marchés énergétiques mondiaux alimentés par des énergies renouvelables. Dans les six mois qui ont suivi la clôture du concours, E-Zinc a obtenu 32 millions de dollars d’investissements supplémentaires et un projet pilote rémunéré avec Toyota US.
- Un biocarburéacteur qui convertit les déchets solides municipaux, ainsi que la biomasse forestière et agricole, en produits chimiques durables et en biocarburants avancés, y compris en carburant d’aviation durable.
- Une innovation en matière de logement autochtone qui a permis la construction d’un immeuble résidentiel de huit unités offrant un logement d’urgence sûr ainsi qu’un soutien professionnel et culturellement adapté aux membres de la communauté fuyant la violence. Cette installation comprend également six unités hôtelières accessibles par une entrée séparée pour les personnes en visite dans la communauté, afin de générer des revenus pour soutenir le fonctionnement et l’entretien.
Le succès des Défis d’Impact Canada a entraîné une augmentation substantielle du nombre de ministères et d’organismes partenaires intéressés. Le portefeuille de projets et de programmes des défis s’est considérablement étoffé, passant de deux volets de programme en 2017, évalués à 375 millions de dollars, à plus de 730 millions de dollars de financement répartis en 30 initiatives.
En mettant en œuvre un portefeuille diversifié de défis, Impact Canada a contribué à prouver l’efficacité de cette méthode dans plusieurs domaines. Sur la base des principaux enseignements tirés à ce jour, Impact Canada a commencé à regrouper les défis dans certains domaines d’action prioritaires afin d’accélérer les progrès :
- Technologies propres et climat
- Offre de logements et infrastructures intelligentes
- Réduction des déchets alimentaires
- Technologies spatiales
- Santé et santé publique
Pour ce faire, il a fallu travailler avec dix ministères fédéraux, avec plus de 2 500 candidats aux défis et avec plus de 300 experts externes agissant en tant que membres du jury pour évaluer les solutions et recommander les gagnants en vue d’un financement.

Mesurer l’impact des défis d’Impact Canada
Dans un récent billet de blogue, Kiran Toor, de l’Unité de l’impact et de l’innovation (UII), a souligné la façon dont les concepts théoriques et la recherche sur la mesure de l’impact ont été mis en pratique au cours de l’année dernière à Impact Canada.
Quelle est l’efficacité des défis? Résultats des sondages sur les défis d’Impact Canada
Ce rapport sommaire se concentre sur un champ d’enquête qu’Impact Canada utilise pour mesurer l’impact des défis : les sondages auprès des parties prenantes.
Nouveaux défis à venir
Au cours de l’année à venir, Impact Canada lancera, en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada, un défi visant à promouvoir des pratiques et des technologies novatrices, peu coûteuses et évolutives qui contribuent à la réduction nette des émissions de méthane entérique provenant du bétail. Jusqu’à vingt demi-finalistes recevront chacun un prix allant jusqu’à 250 000 $. Dix finalistes recevront jusqu’à 500 000 $ chacun. Pour finir, deux lauréats recevront chacun jusqu’à 1 million de dollars pour développer et commercialiser leur solution. Tous les demi-finalistes et finalistes bénéficieront également d’investissements non financiers tels qu’un mentorat, des formations et un accès aux installations.
Annoncé dans le budget 2023, un nouveau cycle du Défi des villes intelligentes d'Infrastructure Canada portera sur les technologies connectées, les données et les approches novatrices pour améliorer la résilience climatique et aider les communautés à réduire les risques et les répercussions des événements et des catastrophes liés aux conditions météorologiques. Le premier cycle, lancé en 2017, a permis d'attribuer 75 millions de dollars en prix à quatre candidats gagnants : Montréal, Québec ; Guelph, Ontario ; les communautés du Nunavut ; et Bridgewater, Nouvelle-Écosse.
Des travaux sont en cours avec l’Agence spatiale canadienne pour élaborer un nouveau défi potentiel relatif à l’utilisation des ressources sur la surface lunaire, plus particulièrement en ce qui concerne la purification de l’eau afin d’éliminer les contaminants de l’eau extraite du régolithe lunaire, ce qui pourrait également présenter des avantages pour la purification de l’eau sur Terre. Ce défi est actuellement en phase de conception, et le lancement pourrait avoir lieu en novembre 2023.
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Les défis d’Impact Canada encouragent l’élaboration de solutions novatrices, améliorent les compétences et renforcent les capacités des solutionneurs
Au niveau des systèmes, les défis contribuent à encourager les solutions innovantes, à renforcer les compétences et les capacités des personnes chargées de trouver des solutions et à accroître les investissements dans les domaines problématiques. Près de 90 % (89 %) des candidats indiquent qu’ils sont toujours en train de faire progresser les solutions qu’ils ont présentées dans le cadre des défis, et la plupart d’entre eux ont déjà pris plusieurs mesures pour promouvoir leurs solutions : élaboration d’un plan d’affaires (68 %), investissements en recherche et développement (62 %) et construction de prototypes (57 %).
(Christopher Kindratsky/Western Communications) Grâce à une nouvelle subvention de Santé Canada, Scatr est déployé dans 11 sites de consommation supervisée
Depuis qu’ils ont remporté le grand prix de 1 million de dollars, les fondateurs de Scatr ont amélioré leur capacité à gérer les coûts opérationnels et d’approvisionnement en développant la technologie à l’interne, en achetant une imprimante 3D et d’autres équipements essentiels, et en apportant des améliorations à leur bibliothèque d’échantillons et à leur affichage numérique. Scatr, qui n’avait jamais demandé de financement au gouvernement du Canada par le passé, a réorienté son travail portant sur un dispositif de détermination de la formule sanguine pour répondre à ce besoin important en réduisant les surdoses d’opioïdes et les décès dus à l’empoisonnement par le fentanyl – un exemple de la capacité des défis à créer de nouveaux marchés, à attirer de nouveaux joueurs, à générer de nouvelles technologies et à avoir un impact sur les résultats sociétaux.
En avril 2023, il a été annoncé que SCATR était mis en place dans 11 sites de consommation supervisée en Ontario, en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique, grâce à une nouvelle subvention du Programme sur l’usage et les dépendances aux substances de Santé Canada. « Il s’agit donc d’un véritable changement de donne. Cela permettra aux personnes qui consomment des drogues d’avoir plus d’information à portée de main et les aidera à prendre des décisions », explique Sonja Burke, directrice des services de réduction des méfaits au sein de la Regional HIV-AIDS Connection.. https://news.westernu.ca/2023/04/health-canada-grant-funds-innovative-drug-checking-technology/
Les résultats d’une analyse des médias sociaux indiquent que l’influence des défis va bien au-delà du défi lui-même. Par exemple, la mobilisation sur le problème des sources d’alimentation durables dans l’espace est passée d’environ 350 gazouillis avant le Défi de l’alimentation dans l’espace lointain à plus de 17 000 gazouillis après le lancement du défi.
Utilisation des outils d’analyse des réseaux sociaux pour mesures l’impact des défis
Pour en savoir plus sur la façon dont nous utilisons les outils d’analyse des réseaux sociaux pour mesurer l’impact des défis d’Impact Canada, consultez ce rapport sommaire.
Les innovateurs apprécient toutes les mesures incitatives, qu’elles soient financières ou autres
Un élément essentiel de la méthodologie de conception et de mise en œuvre des défis d’Impact Canada consiste à utiliser des mesures incitatives non financières pour soutenir les innovateurs à mesure qu’ils progressent dans les étapes du défi, qu’il s’agisse de l’accès à l’infrastructure, aux experts en sciences et technologies du gouvernement ou aux organismes de réglementation, de l’appui au développement commercial, des mesures de soutien en matière de communication, des possibilités de réseautage ou de la seule participation à la cohorte. Les innovateurs d’Impact Canada apprécient grandement ce type de mesures incitatives, qui sont intégrées dans la conception du défi. Un sondage mené auprès de tous les candidats aux défis d’Impact Canada, des membres des jurys et des ministères responsables a clairement démontré que plus un innovateur progresse dans son défi, plus il apprécie les mesures incitatives non financières.
Mesures incitatives non financièresAu cours du processus de conception du défi, Impact Canada travaille avec ses partenaires pour déterminer les critères et les outils d’évaluation, ainsi que les plans pour valider les données ou les résultats soumis par les innovateurs, ou pour générer de nouvelles données afin de faciliter l’évaluation de la solution. Par exemple, les innovateurs participant au Défi de l’alimentation dans l’espace lointain ont accès à des tests portant sur leurs produits alimentaires, leurs qualités nutritionnelles, leur appétence et leur salubrité. Les innovateurs ont accès aux sites de soins de santé et aux praticiens en région nordique ou éloignée, selon les besoins. Autre exemple : dans le cadre du Défi de l’efficacité de la conception des coques, les innovateurs ont eu accès au laboratoire d’essais maritimes du Conseil national de recherches (CNRC) pour construire et tester des modèles réduits des solutions qu’ils proposaient. Ces tests sont financés par le ministère responsable du défi, conformément au budget établi. Impact Canada continuera d’encourager et de soutenir l’utilisation de mesures incitatives non financières pour tester et valider des solutions et continuera de négocier des partenariats utiles.
Possibilité d’amélioration
Les résultats de l’évaluation ont indiqué qu’on pourrait améliorer ces types de mesures incitatives non financières, notamment en offrant un meilleur accès aux installations du gouvernement du Canada pour des possibilités plus fréquentes de tests non notés. Ces éléments – ainsi que les résultats indiquant l’intérêt de la majorité des participants pour le renforcement des capacités, l’accompagnement et le mentorat (68 %), et le fait que beaucoup moins de répondants (26 %) ont obtenu des investissements après le défi – suggèrent qu’on pourrait envisager de mettre les participants en relation avec un nombre plus élevé d’installations de test pendant les défis et leur offrir un soutien après le défi en tirant parti des programmes gouvernementaux.Les défis mobilisent des talents nouveaux et diversifiés pour résoudre les problèmes
Il est prouvé que les défis d’Impact Canada ont contribué à mobiliser de nouveaux talents pour résoudre des problèmes complexes. Près d’un quart des participants ont indiqué que le défi était leur seule motivation à travailler sur le problème en question, et près de la moitié des répondants (48 %) ont indiqué que le défi les a motivés à travailler sur le problème dans une large mesure. Les défis d’Impact Canada réussissent à attirer un large éventail de candidats – au moment de la demande, seulement la moitié d’entre eux étaient des entreprises, 22 % étaient des organisations à but non lucratif et 18 % des groupes de personnes. Plus des deux tiers des candidats n’avaient jamais sollicité de financement public auparavant. Les défis d’Impact Canada comptent une proportion plus élevée d’entreprises appartenant à des femmes et à des jeunes que la moyenne de l’économie canadienne. Les minorités visibles, les Autochtones et les personnes en situation de handicap représentaient également une proportion relativement importante des candidats.
La mobilisation de nouveaux talents n’est qu’un des nombreux impacts potentiels des défis d’Impact Canada. Pour savoir plus.
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L’importance primordiale des ressources et du soutien d’Impact Canada
Les résultats indiquent que le modèle des défis d’Impact Canada constitue une approche stratégique efficace pour donner suite aux priorités du gouvernement et obtenir les résultats escomptés. Dans l’ensemble, la majorité des ministères et des membres de jury estiment que le défi était le mécanisme approprié pour résoudre le problème dans une très large mesure ou dans une large mesure, ce qui montre que les autorisations et modalités qui permettent les défis représentent des outils utiles pour le gouvernement du Canada, à côté d’autres outils tels que les produits génériques, pour les ministères qui travaillent à la résolution de problèmes complexes. Les résultats indiquent notamment que les mesures de soutien à la mise en œuvre, comme le Centre d’expertise, la plateforme d’Impact Canada et le programme de Fellowship, qui soutiennent les ministères dans la création et la gestion des défis, sont essentielles à la mise en œuvre et à l’impact.
Dans l’ensemble, les services consultatifs d’Impact Canada sont très demandés, la majorité des ministères accordant une grande importance aux conseils d’Impact Canada concernant l’application des modalités, la mise en œuvre du financement axé sur les résultats, la façon d’utiliser les défis comme outil pour atteindre les objectifs stratégiques et programmatiques, et le partage des pratiques exemplaires. Depuis la création de ce programme, les ministères sollicitent de plus en plus l’aide d’Impact Canada pour concevoir et mettre en œuvre des défis, et l’utilisation des ressources et du matériel élaborés par Impact Canada s’est considérablement accrue. En outre, les niveaux de satisfaction à l’égard du soutien d’Impact Canada ont augmenté au fil des ans – avec un taux de satisfaction de 100 % en 2021 –, en partie en raison de la grande valeur accordée à l’expertise et aux conseils de l’équipe, ainsi qu’à l’utilisation du portail d’Impact Canada par les ministères et les membres de jury.
En 2018 ou 2019, seulement 16 % des répondants ont déclaré avoir utilisé des ressources ou du matériel conçus par Impact Canada. Cette proportion s’élevait à 50 % pour les répondants des ministères qui ont créé des défis en 2020 ou 2021.
Version texte
- Les membres des jurys sont très satisfaits de leur expérience : 95 % d’entre eux se sont déclarés satisfaits ou très satisfaits.
- La plupart des participants ont confirmé qu’ils participeraient à nouveau à un autre défi en tant que membres du jury : 77 % ont répondu « oui » et 18 % ont dit « peut-être ».
- 52 % ont déclaré qu’ils recommanderaient l’expérience à un ami ou à un collègue.
Augmentation notable de la proportion de répondants des ministères qui utilisent les ressources et le matériel élaborés par Impact Canada dans le cadre de la planification ou de l’élaboration de leur défi.
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Renforcer les capacités au sein du gouvernement
Au sein du gouvernement, la majorité des ministères ont indiqué que l’utilisation d’un défi a contribué à renforcer la capacité du personnel dans une large ou très large mesure, en encourageant le personnel et les ministères à être plus innovants dans leur travail. La plupart des ministères estiment également qu’à la suite de leur expérience avec les défis, leur personnel est plus disposé à travailler sur des programmes similaires à l’avenir. Les défis ont également permis de renforcer la mobilisation du gouvernement auprès des parties prenantes, notamment en élargissant le réseau d’intervenants et de partenaires, en partie grâce à l’utilisation d’un jury externe. Tant les ministères que les membres du jury ont indiqué l’importance des défis pour apporter une plus grande diversité de perspectives dans la prise de décision gouvernementale, une plus grande crédibilité et reconnaissance des solutions, un meilleur alignement du financement sur les besoins de l’industrie et une plus grande transparence et démocratisation de la prise de décision en matière de financement.
La majorité des personnes interrogées au sein des ministères (64 %) ont déclaré qu’après avoir travaillé sur des programmes axés sur les défis et les résultats, le personnel de leur ministère était mieux préparé à travailler sur des programmes similaires à l’avenir, ce qui indique clairement un renforcement des capacités au sein des ministères. Les ministères partenaires actuels qui ont déjà réalisé un défi ou un programme de défi avec Impact Canada cherchent à élargir leurs approches et leur capacité ministérielle. De nouveaux programmes de défi sont en cours d’élaboration avec l’ASC (utilisation des ressources sur place), AAC (technologies agricoles propres), l’ASPC (RAM, solutions de données) et RNCan (hydrogène).
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Demande de Fellows expérimentés responsables des prix et défis
Les Fellows d’Impact Canada continuent d’être très demandés dans tous les ministères, leur rôle étant considéré comme important pour apporter les enseignements tirés et les pratiques exemplaires, fournir une expertise technique dans la conception des défis, apporter de nouvelles compétences à l’équipe/au ministère et contribuer à la promotion des défis. Pour les ministères qui ont recruté des Fellows d’Impact Canada, les niveaux de satisfaction à l’égard des contributions de ces derniers sont très élevés, près de la moitié des répondants indiquant qu’ils n’auraient pas été en mesure de mener à bien leur défi sans l’aide d’un Fellow d’Impact Canada.
Version texte
Le rôle des Fellows est considéré comme important dans les domaines suivants :
- 72 % : mise à profit des enseignements tirés et des pratiques exemplaires
- 68 % : expertise technique dans la conception des défis
- 62 % : apport de nouvelles compétences à l’équipe/au ministère
- 62 % : contribution à la promotion du défi
Niveau de satisfaction des ministères à l’égard des Fellows d’Impact Canada :
- 83 % se disent très satisfaits
- 45 % estiment qu’ils n’auraient pas pu mener à bien leur défi sans le Fellow
4.2 Programmes de recherche en sciences comportementales appliquées d’Impact Canada
S’appuyant sur les fondements de son centre d’expertise, Impact Canada a conçu et mené à bien un important portefeuille de projets et de recherches en sciences du comportement afin d’améliorer les résultats dans un certain nombre de domaines prioritaires. Les scientifiques du comportement et les praticiens d’Impact Canada parviennent à tirer parti des connaissances et méthodologies des sciences comportementales pour orienter la conception et la mise en œuvre de programmes, de services et d’initiatives prioritaires – comprendre le comportement humain et la prise de décisions dans un contexte réel pour soutenir la mise en œuvre des priorités du gouvernement.
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Soutenir la réponse du gouvernement à la COVID-19
Au cours des premières années de l’UII, l’accent a été mis sur la réalisation d’essais de validation du concept et sur la promotion de la discipline au sein de la fonction publique fédérale. À partir de 2017-2019, l’UII a mené six projets de démonstration – dont la majorité était des expériences sur le terrain – qui ont mis en évidence la valeur de l’application des connaissances en sciences comportementales et la capacité de la science à améliorer la mise en œuvre des programmes publics.
À la demande de la sous-greffière et du sous-ministre de la Santé, l’UII a rapidement réorienté ses activités pour soutenir la réponse du gouvernement du Canada à la COVID-19 dès les premiers stades de la pandémie. Reconnaissant que le comportement humain – comme la volonté de se conformer aux mesures de santé publique – est au cœur de la réponse à la pandémie, l’UII a entrepris une recherche politique avancée qui a débouché sur un programme de science comportementale de premier plan qui a contribué à orienter les efforts du gouvernement en matière de politique, de communication et de programme (adhésion aux mesures de santé publique, vaccination, frontières, désinformation et mésinformation, etc.).
Application de la science du comportement aux interventions de lutte contre la COVID-19
Impact Canada a joué, et continue de jouer, un rôle important en soutenant la réponse du gouvernement à la COVID-19. Au début de la pandémie, l’équipe a lancé une vaste étude longitudinale de suivi (2 000 personnes) afin de mieux comprendre l’évolution des connaissances, des perceptions des risques et des comportements des Canadiens au cours de la pandémie. Les données recueillies ont fait l’objet d’une analyse et d’une diffusion rapides (ASPC, ministre de la Santé, CCNI, PT, etc.) afin de soutenir la prise de décision dans la réponse à la pandémie :
- Les données longitudinales ont servi de signaux d’alerte précoce (p. ex. hésitation à l’égard des vaccins avant qu’ils ne soient approuvés, mésinformation).
- Les connaissances en sciences du comportement sur l’hésitation face aux vaccins, le port du masque et les risques liés à l’importation ont directement influencé l’élaboration des politiques, les interventions des programmes et les communications (p. ex. l’étude approfondie sur les vaccins a informé le MC sur le programme d’indemnisation des dommages causés par les vaccins; la signalisation frontalière aux points d’entrée a tenu compte des comportements).
- Une meilleure compréhension de l’importance de la transparence opérationnelle et des messagers de confiance a permis d’informer les communicateurs stratégiques.
- Une modélisation statistique avancée a permis d’établir de nouveaux profils comportementaux qui se sont révélés de puissants prédicteurs de résultats par rapport aux caractéristiques démographiques traditionnelles, ce qui a permis d’adapter les interventions (p. ex. détermination du milieu mobile).
Les travaux se sont poursuivis après la pandémie afin de fournir des données factuelles et comportementales sur les attitudes et les comportements des Canadiens à l’égard de la COVID-19, y compris des renseignements sur les diverses expériences et les obstacles liés au rétablissement post-COVID, notamment en ce qui concerne :
- la reprise des activités entreprises avant la pandémie;
- le respect des mesures et restrictions de santé publique, nouvelles ou en cours, et la perception de celles-ci;
- les taux de vaccination et l’hésitation à l’égard des vaccins;
- l’exposition à la désinformation/mésinformation;
- les obstacles à la réintégration dans la société (p. ex. la santé, le travail, les finances);
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Nouveaux domaines de recherche appliquée en sciences du comportement
Tirant parti de cette nouvelle architecture de recherche développée grâce au travail de lutte contre la COVID-19, l’UII s’est étendue à une variété de nouveaux domaines politiques et travaille avec les ministères sur des domaines prioritaires tels que les changements climatiques, la protection de la démocratie et la mésinformation, ainsi que l’expérimentation et la traduction des résultats pour les communautés fonctionnelles (p. ex. les communications).
Demande croissante de Fellows en sciences du comportement
La nature unique des travaux entrepris a permis d’attirer des talents externes, de permettre aux ministères d’obtenir rapidement des ressources et de garantir des normes méthodologiques élevées au sein des ministères. Au cours de l’exercice écoulé, nous avons mené la plus grande campagne de recrutement de Fellows en sciences du comportement afin de répondre à la demande croissante, en plaçant 16 nouveaux Fellows dans 7 ministères.
Lutte contre les changements climatiques
En septembre 2021, en partenariat avec Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et Ressources naturelles Canada (RNCan), l’UII a entrepris un programme pluriannuel de recherche sur les changements climatiques. Le Programme de recherche appliquée sur l’action pour le climat au Canada (PRAAC) applique les connaissances et les méthodes de la science du comportement à une solide analyse politique pour soutenir l’action climatique et environnementale en produisant des données probantes sur la façon dont les Canadiens pensent et agissent en réponse aux changements climatiques, à ses répercussions, et aux politiques, programmes et communications connexes du gouvernement. Les activités comprennent des études de portée et de population pour comprendre le contexte national, des études approfondies dans des domaines stratégiques clés pour évaluer les défis et les possibilités, et des expérimentations sur le terrain pour tester les solutions avant de les appliquer à grande échelle. La huitième et dernière vague de collecte de données de l’étude longitudinale du PRAAC est maintenant terminée, et la planification est en cours pour la poursuite de l’enquête nationale.
L’étude longitudinale du PRAAC
En décembre 2021, Impact Canada a entrepris une étude longitudinale (recherche sur l’opinion publique) auprès d’un vaste échantillon national représentatif afin de recueillir des données et de suivre l’évolution dans le temps de la façon dont les Canadiens pensent et agissent en réponse aux changements climatiques et à ses répercussions. Les solides données quantitatives générées par cette étude ont permis de repérer les domaines dans lesquels il est possible de promouvoir une plus grande action individuelle en faveur du climat et de l’environnement, et d’obtenir un soutien pour une action collective plus forte.
Il y a maintenant eu 8 vagues de collecte de données (de décembre 2021 à mars 2023). Les résultats indiquent que si les Canadiens se disent largement convaincus des changements climatiques, une proportion inquiétante de ceux qui y croient exprime encore de la confusion quant à ses causes humaines. Cela a des conséquences importantes pour les politiques et les interventions gouvernementales qui reposent sur la compréhension de ce lien (p. ex. les programmes qui encouragent les gens à prendre des mesures qui réduisent leur empreinte carbone, le soutien à la tarification du carbone). Des analyses statistiques poussées ont également permis de déterminer, par exemple, cinq façons uniques dont les Canadiens envisagent les changements climatiques, ainsi qu’un compromis implicite entre les politiques axées sur l’environnement et celles axées sur l’économie.
Les tendances et signaux clés de la huitième vague sont les suivants :
- La croyance de l’existence des changements climatiques est restée élevée et stable, tandis que les perceptions du risque ont varié et semblent liées aux événements météorologiques extrêmes. La volonté d’agir, l’impact perçu des actions individuelles et les normes sociales perçues ont fluctué, mais ont tous diminué au fil du temps.
- Les Canadiens appuient la possibilité de réparer les appareils ménagers, les outils électriques et d’autres appareils électroniques, et soutiennent massivement une loi sur le droit à la réparation. Parmi les quatre mesures d’économie d’énergie à domicile, les personnes interrogées sont plus disposées à adopter celles qu’elles considèrent comme les plus efficaces; toutefois, leur perception de l’efficacité diffère notablement de l’avis des experts.
- Deux tiers des Canadiens déclarent avoir été témoins de conditions météorologiques plus extrêmes que d’habitude au cours des deux dernières années, avec des niveaux plus élevés parmi les répondants vivant en Colombie-Britannique et dans les provinces de l’Atlantique. Seulement un cinquième des Canadiens pensent que leur communauté est préparée aux changements climatiques, mais ils sont deux fois plus nombreux à penser que leur ménage l’est. Les trois quarts des répondants disposent d’un système de refroidissement dans leur logement, ce qui est la caractéristique la plus courante en matière d’adaptation. Plus de 40 % des répondants ont été touchés de près ou de loin par des feux de forêt au cours des deux dernières années, mais la plupart n’ont pris aucune mesure à cet égard et ne connaissent pas le programme Intelli-feu.
- La plupart des Canadiens considèrent que la tarification du carbone coûte plus cher à leur ménage que ce qu’ils reçoivent en paiements, mais les gens sont plus favorables à un système de tarification du carbone qui utilise les recettes pour financer des projets environnementaux au lieu de verser des paiements aux ménages (ce qui est l’approche actuelle).
- Seulement un Canadien sur trois fait confiance au gouvernement fédéral pour prendre les bonnes décisions en matière de changements climatiques. Même parmi ceux qui croient aux changements climatiques et/ou s’en inquiètent, moins de la moitié font confiance au gouvernement sur cette question.
Des plans ont été conçus pour la réalisation d’enquêtes nationales permanentes qui permettront de suivre l’évolution du contexte national au fil du temps, d’établir des données de référence pour les sujets nouveaux et émergents, d’analyser les principaux facteurs prédictifs des intentions, des comportements et du soutien aux politiques, et de suivre l’évolution dans le temps des segments de la population canadienne reposant sur les attitudes. L’enquête nationale en cours comprendra deux séries d’enquêtes : 1) une série de suivi réalisée tous les trois mois, avec un ensemble de questions préétablies, et 2) une série de sujets émergents réalisée selon les besoins, comprenant 2 à 4 sujets d’actualité pour les partenaires du PRAAC. La première série de suivi devrait débuter en juin 2023.
Les Fellows en sciences du comportement du PRAAC ont maintenant conçu et mis en oeuvre huit études rapides en ligne ou essais comparatifs randomisés (ECR) avec de grands échantillons de Canadiens (N = +2 000 par étude) pour examiner ce qui favorise ou entrave l’adoption de comportements pro-environnementaux que les responsables ministériels jugent prioritaires. Les sujets abordés comprennent l’adoption des thermopompes par les propriétaires et les locateurs, l’adoption des véhicules à zéro émission, l’exploitation des émotions dans la communication sur les changements climatiques, l’étiquetage énergétique des maisons, les rénovations énergétiques des maisons et l’étiquetage des écoproduits. Les Fellows en sciences du comportement ont également mené des entrevues qualitatives et des enquêtes pour comprendre ce qui favorise ou entrave la participation aux programmes gouvernementaux.
En janvier 2023, de petites équipes de Fellows en sciences comportementales de l’UII ont commencé à planifier une série d’études sur le terrain conçues et mises en oeuvre en collaboration avec des partenaires de confiance, internes et externes au gouvernement, afin de tester des solutions fondées sur les sciences comportementales dans des contextes réels. Ces projets se poursuivront tout au long de l’année 2023 et jusqu’en 2024. Les solutions efficaces seront privilégiées pour être développées à plus grande échelle. Des projets sont en cours de développement dans trois domaines à fort impact sur le climat : l’adoption des thermopompes, l’adoption des véhicules à zéro émission et la connaissance du climat.
Les travaux se poursuivent afin d’explorer et de repérer ce qui favorise ou entrave les comportements favorables au climat, ce qui comprend ce qui suit :- Améliorer l’adoption des thermopompes par les propriétaires
- Accroître la reconnaissance des terres et les dons de terres aux organismes canadiens de conservation et de fiducie foncière
- Réduire les coûts énergétiques des habitations grâce aux recommandations de l’étiquetage énergétique des habitations
- Faciliter le passage aux véhicules électriques pour les Canadiens
- Donner aux consommateurs les moyens de faire des achats plus sûrs pour euxmêmes et pour l’environnement
- Améliorer les communications des gouvernements
Existe-t-il une manière optimale de communiquer sur les changements climatiques afin de favoriser la prise de mesures en faveur du climat?
Lire le blogue de Katie !Confiance et mésinformation
En partenariat continu avec l’ASPC, l’UII a lancé l’Étude sur la confiance, l’information et l’écosystème numérique (ECIEN), une enquête en plusieurs vagues examinant le rôle et l’impact de la confiance du public et de la mésinformation sur des priorités politiques telles que la santé publique, les changements climatiques et l’immigration. L’ECIEN offrira un mécanisme permettant d’acquérir des connaissances généralisables dans les contextes politiques en examinant plusieurs domaines dans une seule étude, y compris de nouveaux domaines (p. ex. la santé publique au-delà de la COVID-19, les nouveaux sujets liés à l’environnement et aux changements climatiques, ainsi que l’immigration et la citoyenneté). Cette étude comprendra quatre vagues et recueillera des données auprès d’un échantillon transversal de 3 500 Canadiens par vague, en utilisant une méthode d’échantillonnage basée sur les probabilités. Au terme de l’étude, l’échantillon comprendra 14 000 Canadiens.
ECIEN
À ce jour, deux vagues de collecte de données (décembre 2022 et mars 2023) ont permis d’obtenir des renseignements précieux sur les facteurs de stress liés à la confiance envers le gouvernement, les habitudes de consommation de l’information et la maîtrise de l’information. On a notamment constaté ce qui suit :- La confiance envers la démocratie canadienne était le meilleur indicateur de la confiance envers le gouvernement du Canada. Toutefois, la confiance est relativement faible. La plupart des répondants ne font pas confiance au gouvernement pour prendre de bonnes décisions.
- Une série de mesures liées à la confiance et à la santé démocratique montrent des signes inquiétants qui justifient une analyse plus approfondie, notamment : plus de la moitié des répondants n’ont pas l’impression d’avoir leur mot à dire dans la démocratie canadienne; seulement 12 % affirment que les gens comme eux ont une influence significative sur la politique; et 18 % des répondants déclarent ne pas soutenir le résultat des élections canadiennes, quel que soit le vainqueur.
- La résistance à la mésinformation constitue un facteur prédictif important de la confiance envers le gouvernement du Canada (plus la résistance est forte, plus la confiance est grande).
- De nombreux Canadiens ne connaissent pas les algorithmes des médias sociaux et leur influence sur le contenu qui leur est présenté en ligne.
- La mésinformation liée à la COVID-19 et au climat demeure répandue et a un impact inégal sur les différentes communautés (p. ex. les personnes s’identifiant comme 2ELGBTQI+ déclarent être mésinformées en ligne plus fréquemment que les autres, mais font preuve d’un meilleur discernement entre l’information fiable et l’information
- En appliquant une approche de segmentation de la population basée sur l’apprentissage automatique, on a établi que les personnes qui utilisent le moins toutes les sources d’information en moyenne (en particulier les nouvelles du gouvernement et les médias d’information) ont un état d’esprit plus conspirationniste et sont beaucoup plus sensibles à la mésinformation dans de nombreux domaines (COVID-19, changements climatiques et immigration).
Le Bureau des sciences du comportement et le Bureau de la confiance du public de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), soutenus par l’UII, examinent également la relation entre la confiance dans les institutions de santé publique et la croyance en la mésinformation en matière de santé et de santé publique chez les jeunes adultes au Canada (âgés de 18 à 30 ans) par l’entremise d’une série de groupes de discussion.
Mésinformation et désinformation : Un effort international utilisant la science du comportement pour lutter contre la propagation de la mésinformation
Afin de mieux comprendre et de réduire la propagation de la mésinformation grâce aux connaissances et aux outils des sciences du comportement, des experts en sciences du comportement d’Impact Canada et de la Direction interministérielle de la transformation publique française (DITP) ont créé, en partenariat avec l’OCDE, une collaboration internationale unique en son genre. Cet exercice de partage des pratiques exemplaires entre les gouvernements et le milieu universitaire a donné lieu à une étude menée au 24 Canada à l’aide d’un essai comparatif randomisé – intégré dans l’étude longitudinale Surveillance instantanée COVID-19 (SICO Canada).
L’étude, publiée en 2022 et comprenant 1 872 personnes au Canada, a évalué l’impact de deux interventions fondées sur le comportement – une incitation à la précision de l’attention et une série de conseils sur la connaissance des médias numériques – sur les intentions de partager de vrais et de faux titres de nouvelles sur la COVID-19 sur les médias sociaux.
https://www.oecd-ilibrary.org/governance/an-international-effortusing- behavioural-science-to-tackle-the-spread-of-misinformation_b7709d4f-en -
Un nouveau modèle de fonctionnement unique au sein du Bureau du Conseil privé
Les résultats de la recherche appliquée d’Impact Canada ont été intégrés à une multitude d’organes de gouvernance du gouvernement du Canada, aux niveaux les plus élevés, tant au sein du Bureau du Conseil privé que des ministères, alimentant ainsi le processus décisionnel du gouvernement du Canada et des provinces et territoires au plus haut niveau. Cette expérience a modifié le modèle de fonctionnement de l’UII d’une manière nouvelle et significative. Le rôle de l’UII s’inscrit dans un espace autrement inoccupé – soutenir à la fois le mandat du BCP, produire des éléments probants et fournir des conseils aux organisations fédérales clés, aux autres ordres de gouvernement, aux parties prenantes non gouvernementales et aux organisations internationales.
4.3 Conclusion générale
L’évaluation exhaustive a conclu qu’Impact Canada est bien placé pour mener et soutenir les priorités politiques en utilisant la recherche politique avancée, la science du comportement et les modèles de financement basés sur les défis, et qu’il a atteint avec succès ses objectifs stratégiques à ce jour. De même, aucune lacune grave n’a été relevée dans les processus consignés en matière d’efficacité et d’efficience.
Impact Canada est considéré comme un atout important au sein de l’écosystème qui peut être exploité de manière stratégique et s’efforce de répondre aux demandes des ministères pour soutenir les solutions agricoles aux changements climatiques, les progrès et les défis futurs en matière de soins de santé (p. ex. les innovations dans les tests personnels, la résistance aux antimicrobiens), les solutions d’exploration et d’utilisation de l’espace, et l’adoption de la technologie numérique par les petites et moyennes entreprises.
Impact Canada représente une approche unique et efficace pour résoudre les questions stratégiques de plus en plus complexes du 21e siècle. Cette approche est gérée par une 25 équipe agile et performante composée de personnes dévouées, et s’appuie sur des processus efficaces et efficients.
L’évaluation a également mis en évidence que le modèle de défis et l’approche fondée sur la science du comportement ont produit d’importants résultats positifs dans plusieurs domaines stratégiques clés, notamment la santé
5. Prochaines étapes
Depuis son lancement en 2017, Impact Canada s’est concentré sur la collaboration avec les ministères fédéraux, les autres ordres de gouvernement et les partenaires externes pour soutenir la mise en oeuvre de programmes et de services inventifs conçus pour améliorer les résultats sociaux, économiques et environnementaux pour les citoyens.
À l’avenir, Impact Canada continuera à :
- chercher à mobiliser un éventail diversifié d’acteurs pour résoudre des problèmes sociétaux, en se concentrant sur des initiatives/expériences qui se prêtent à une mesure rigoureuse de l’impact, et s’efforcera de maintenir des normes élevées et à assurer la validité dans l’application de ces instruments;
- explorer de nouvelles possibilités d’appliquer notre modèle de recherche en sciences comportementales et nos approches en matière de défi à des domaines émergents tels que la mésinformation, l’agriculture, l’espace (en aidant à soutenir la mission Artemis 2), l’infrastructure et la santé publique;
- tirer parti du programme de Fellowship pour attirer des talents externes et combler les déficits de compétences internes;
- faire évoluer nos méthodologies éprouvées afin de les appliquer à grande échelle et d’accroître les répercussions dans les domaines prioritaires clés.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Bureau du Conseil privé (2023)
Tous droits réservés.
Toute demande de permission pour reproduire ce document doit être adressée au Bureau du Conseil privé.
shall be addressed to the Privy Council Office.
ISSN: 2561-9705
Also available in English under the title:
Impact and Innovation Unit’s Annual Report 2022-2023.

