Perspectives sur la création du Bureau des sciences du comportement de l’Agence de la santé publique du Canada
du point de vue des Fellows d’Impact Canada
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Vous connaissez le GIF? de Bambi?
Celui où Bambi, avec ses longues jambes osseuses tournés en dehors dans quatre directions, s’efforce de se tenir debout sur un étang gelé? Il m’est revenu à l’esprit à plusieurs reprises au cours de la dernière année : en patinant pour la première fois cet hiver sur le canal Rideau à Ottawa, en essayant de faire de la planche à pagaie pour la première fois, et cet automne, en aidant à mettre sur pied le nouveau Bureau des sciences du comportement à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC).
Énoncé de vision du Bureau des sciences du comportement : Veiller à ce que les preuves de la science du comportement fassent partie intégrante des politiques, des communications et des programmes, afin de soutenir la revitalisation de l’ASPC en tant qu’organisation de santé publique de premier plan, axée sur les données.
Nous sommes Tyler Good et Sarah Wall, Fellows d’Impact Canada, travaillant en étroite collaboration avec le BSC. En avril 2021, le président de l’ASPC a approuvé la création du Bureau des sciences du comportement (BSC), qui agira comme un centre d’expertise centralisé et contribuera à renforcer les capacités et la communauté des sciences du comportement dans l’ensemble de l’Agence. La science du comportement est utilisée depuis des années au sein des équipes de l’ASPC, mais ses précieuses contributions à la réponse à la pandémie de COVID-19 justifient la création d’un bureau central. Vous pouvez en savoir plus sur la façon dont le programme du Fellowship a soutenu la réponse à la pandémie dans ce blogue et en consultant la chronologie du projet..
Tyler Good: Je me suis joint en tant que Fellow au BSC en juin 2021, comme quatrième membre de l’équipe. À cette époque, nous aimions dire que nous construisions l’avion en plein vol. Je n’ai jamais travaillé dans une jeune entreprise, mais je pense que le BSC ressemblait probablement à ça. Nous étions une petite équipe qui menait des actions sur plusieurs fronts. Ce fut donc une occasion fantastique pour moi de voir comment les décisions sont prises et les équipes constituées dans la fonction publique fédérale. Parmi les faits saillants, mentionnons la réponse à des demandes d’examen rapide au sujet de la COVID-19, le soutien à des projets de recherche à plus long terme liés à la COVID-19 et dirigés par mes pairs intégrés à d’autres équipes de l’ASPC, et la participation à notre premier exercice d’établissement de la portée des projets, avec le concours d’autres équipes de l’ASPC, afin de développer des relations et de prioriser les possibilités de recherche.
Sarah Wall: Je me suis jointe à l’ASPC en mars 2021 en tant que Fellow intégrée aux secteurs de programme en première ligne de la réponse à la pandémie. En octobre 2021, nous avons été intégrés au BSC afin de régulariser notre présence et nos processus au sein de l’ASPC, d’élargir nos partenariats à d’autres domaines de la santé publique, tout en continuant à soutenir nos secteurs de programme hôtes originaux en tant que clients. Faire partie de l’équipe initiale du BSC a été une expérience unique et enrichissante. J’ai pu appliquer directement les leçons apprises, maintenir et élargir mes réseaux de collègues, et me perfectionner en tant que praticienne en sciences du comportement. Parmi les faits marquants, mentionnons la direction d’une étude sur les mesures de santé publique, la rédaction d’un rapport sur la manière dont la science du comportement peut éclairer les communications pendant la COVID-19, l’élaboration d’un guide du BSC, la fourniture de conseils sur plusieurs campagnes de communication et produits de sensibilisation à la santé publique, et le soutien à notre administratrice en chef de la santé publique du Canada (ACSP).
Au début, nous avons beaucoup appris au BSC. Nous avons observé notre gestionnaire et notre directeur prendre des décisions stratégiques pour travailler avec des partenaires et établir une culture d’équipe. Nous avons participé à des réunions au cours desquelles nous avons présenté le BSC à d’autres équipes de l’ASPC, ce qui nous a obligés à déterminer notre contribution et à communiquer efficacement. C’était parfois gênant (pensez à Bambi), et toutes les conversations ne débouchaient pas sur une collaboration, mais cela nous a permis, de façon exceptionnelle, d’en apprendre davantage sur l’excellent travail des équipes de l’ASPC. Nous avons gagné à rester en contact avec nos collègues d’Impact Canada pendant cette période, et notre bureau a bénéficié de notre partenariat mutuel tout comme de l’infrastructure et de l’expertise en science du comportement d’Impact Canada. L’expérience a rebiffé (jeu de mots Bambi) beaucoup de nos attentes concernant le fonctionnement de la fonction publique fédérale : nous avons travaillé rapidement et avec souplesse, et nous avons toujours été heureux de constater que les autres membres de l’ASPC étaient prêts à apprendre comment ils pouvaient adapter leur travail selon les principes de la science du comportement.
Aujourd’hui, le BSC se compose de 19 membres (cinq Fellows) engagés dans plusieurs activités différentes. Chacun d’entre nous est responsable d’un projet de recherche substantiel et à long terme. Ces projets sont réalisés en collaboration avec des équipes de l’ASPC spécialisées dans le domaine et portent sur des sujets tels que les connaissances en santé mentale, l’adhésion aux mesures de santé publique et la promotion de la gérance des antimicrobiens. Nous avons également l’occasion de participer à plusieurs tâches secondaires, comme l’aide aux demandes d’examen rapide de projets urgents menés par d’autres personnes à l’ASPC, l’élaboration de documents d’intégration des nouveaux Fellows, ainsi que la création de cadres et de produits de connaissances comme des livres blancs et des guides d’utilisation pour le bureau.
Nous sommes encore en train de peaufiner notre pratique au BSC. Une grande partie de notre travail est encore motivée par la pandémie, et nous sommes encore en train de concevoir les bases du programme. Mais lorsque nous pensons à l’avenir, nous voyons avec enthousiasme les signes de l’émergence d’un programme complet en science du comportement. C’est une aventure enrichissante, et nous nous sentons privilégiés d’en faire partie.