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Portrait démographique du programme de Fellowship d’Impact Canada

Julia Bovaird, Analyste subalterne
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Six personnes assises à un bureau et travaillant ensemble

Depuis le lancement de la première campagne de recrutement du programme de Fellowship, au début de 2018, notre équipe analyse les caractéristiques démographiques des candidats au programme, dans le but d’en relever les tendances et d’en évaluer les forces et les faiblesses. Le programme de Fellowship cherche à attirer des talents extérieurs ayant des compétences spécialisées dans quatre disciplines clés, soit la mesure de l’impact, le financement innovateur, la science du comportement et les prix des défis, afin de renforcer les compétences et la capacité de la main-d’œuvre gouvernementale actuelle. De conception unique, nos processus de recrutement permettent de préqualifier des candidats hautement compétents en fonction de leur expertise technique, plutôt que de leurs années d’expérience. Nous avons depuis resserré nos activités autour du recrutement d’experts en science du comportement et des prix des défis, et avons dirigé des Fellows compétents vers 12 ministères fédéraux.

Non seulement le programme de Fellowship attire une multitude de personnes de haut calibre, mais il le fait au moyen d’une campagne de recrutement qui dure en moyenne 76 jours. Sur une note impressionnante, notre campagne de recrutement la plus efficace a été menée du début à la fin en 42 jours seulement; cette réalisation est d’autant plus importante que le gouvernement affiche une moyenne de 197 joursFootnote 1 Notre processus de recrutement avance tellement rapidement que ce n’est qu’une fois terminé que nous accédons à la majeure partie des données démographiques révélatrices concernant nos candidats. Depuis quatre ans, nous avons mené neuf campagnes de recrutement et en avons évalué les résultats; seuls se sont préqualifiés les experts de haut calibre les plus compétents pour participer à des défis et projets innovateurs. Ces campagnes ont vu défiler 1 886 candidats, et permis la nomination de 34 Fellows.

Depuis son lancement initial, le programme de Fellowship suscite de plus en plus d’intérêt à l’échelle mondiale, notamment en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Cette attention est loin d’être superficielle, car des résidents permanents provenant du monde entier composent 12 % des candidats au programme et un pourcentage impressionnant de 20 % des candidats retenus. Nous sommes fiers de créer des débouchés pour des non‑citoyens, en plus des Canadiens, à un rythme huit fois supérieur à celui signalé dans les statistiques du gouvernement de 2018‑2019.Footnote 2 L’Inde est le principal pays d’origine des demandeurs de résidence permanente, ses ressortissants formant 23 % de ce groupe. Parmi les autres pays en tête, notons les États‑Unis, la Chine, le Nigéria et le Bangladesh.

Il n’y a peut-être rien de surprenant à ce que les candidats habitent majoritairement à Ottawa; or, ceux-ci ne réunissent pas la majeure partie des experts préqualifiés retenus. Nous avons appris que 69 % de tous les candidats, et 88 % des experts préqualifiés, résident à l’extérieur de la région de la capitale nationale (RCN), les autres grandes villes canadiennes étant Toronto, Montréal, Kitchener et Vancouver. En ce sens, le programme de Fellowship attire en grand nombre de précieux spécialistes au-delà de notre emplacement physique.

D’autres aspects de la diversité sont tout aussi importants pour le programme. Nous créons des débouchés égaux pour les hommes et les femmes, qui composent chacun jusqu’à 50 % de notre bassin d’experts préqualifiés. L’inclusion de membres visés par l’équité en matière d’emploi, ainsi que de personnes qui déclarent ne parler ni l’une ni l’autre des langues officielles, sont des points sur lesquels nous entendons concentrer à l’avenir nos efforts de diversification. À l’heure actuelle, 89 % des candidats au programme de Fellowship disent que l’anglais est leur langue officielle première, tandis que 11 % affirment que c’est le français. Parmi les candidats, 33 % disent appartenir à l’un des quatre groupes visés par l’équité en matière d’emploi, c’est‑à‑dire les femmes, les membres d’une minorité visible, les personnes handicapées et les Autochtones.

La connaissance du parcours scolaire des candidats est un autre facteur qui façonne notre future approche au recrutement. En évaluant les universités où les candidats ont principalement obtenu leurs diplômes d’études postsecondaires, nous entendons mettre au point des approches ciblées de marketing et de recrutement, et tabler sur les liens existants entre ces communautés universitaires et nos Fellows. La maîtrise est le plus haut niveau de scolarité de près de 50 % de nos candidats. Cette proportion change considérablement chez les experts préqualifiés retenus, car 60 % d’entre eux détiennent un doctorat. Ces chiffres témoignent non seulement de la richesse des liens universitaires que nous pourrions exploiter, mais aussi du haut niveau de compétences réunies dans le programme de Fellowship.

Puisque le programme de Fellowship mise sur les compétences techniques plutôt que sur les années d’expérience — comme c’est le cas des processus de recrutement habituellement utilisés par le gouvernement –, les candidats qualifiés retenus comptent des expériences de durées très variées dans plusieurs secteurs professionnels. Les candidats cumulant de 5 à 10 ans d’expérience sont les plus nombreux à l’admission et au sein du bassin. Les groupes qui se situent aux extrêmes, c’est‑à‑dire comptant moins de 2 ans ou plus de 15 ans d’expérience, n’accèdent pas au processus de sélection. C’est là une situation unique, surtout pour les candidats les plus expérimentés qui seraient les plus avantagés par un processus de recrutement typique. Les secteurs sans but lucratif, universitaire et privé sont ceux pour lesquels les candidats ont le plus souvent gagné de l’expérience, la majorité ayant déjà œuvré dans deux ou trois secteurs différents. Voilà qui soulève l’avantage de l’équilibre et de la diversité de l’expérience professionnelle et des compétences techniques que propose notre programme.

ODes 34 Fellows que nous avons recrutés à ce jour, 20 demeurent actifs dans le programme de Fellowship. En moyenne, un Fellow inscrit à notre programme passe un an et sept mois chez au moins un de nos douze ministères partenaires. La majorité de nos anciens décident de rester dans la fonction publique, tandis que les autres choisissent de réintégrer leur secteur de travail antérieur pour y appliquer leurs compétences et expérience nouvellement acquises. Nous nous efforçons de créer des débouchés souples et ouverts, afin que les experts puissent explorer le travail de fonctionnaire. Contrairement aux processus habituels d’embauche qui visent à doter des postes précis, nos Fellows sont positionnés de manière à donner suite à des priorités gouvernementales en fonction de leurs domaines d’expertise et intérêts, ce qui procure au programme la souplesse nécessaire pour régler efficacement, à court et à long terme, des problèmes clés. Nos Fellows appliquent leurs compétences à des priorités gouvernementales clés, tout en acquérant des compétences ainsi que des connaissances découlant des projets, en créant des réseaux et en comprenant mieux les processus gouvernementaux et les relations externes. Ces expériences très précieuses sont utiles à la fois à la fonction publique et à l’extérieur de celle‑ci.

Toute cette compréhension du portrait démographique de nos candidats et Fellows nous donne une excellente idée des personnes que le programme de Fellowship attire et recrute, ainsi de ses forces et de ses limites. Nous avons de quoi être fiers : nous avons recruté des spécialistes de haut niveau de façon plus efficace qu’avec un processus d’embauche typique. Notre groupe diversifié de Fellows a une forte incidence sur la fonction publique et au-delà, et le fait de connaître ses antécédents nous aidera à étoffer l’approche que nous appliquerons à nos futures stratégies d’amélioration.

Continuez de suivre nos mises à jour sur l’élaboration de nos stratégies de sensibilisation, le lancement de notre dernière campagne de recrutement pour le volet de la science du comportement, et le portrait démographique en constate évolution du programme de Fellowship.

Publié : 2022-03-10
Date de modification : 2025-01-21
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Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII: Emma Littler

Impact Canada
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Emma Littler

Quelles raisons vous ont incité à présenter votre candidature pour le programme de Fellowship?

Après avoir terminé mes études aux cycles supérieurs en neuroscience cognitive, je tenais à trouver un emploi où je pourrais utiliser mes compétences uniques pour me pencher sur des questions de recherche importantes et faire une différence concrète dans la vie d’autrui. J’ai voulu prendre part au programme de Fellowship après avoir appris comment les connaissances de la science du comportement peuvent être appliquées à la résolution de problèmes réels qui touchent les Canadiens. Ce programme constitue pour moi une excellente occasion de me plonger dans différents domaines de la recherche gouvernementale et de promouvoir la modification des politiques publiques au Canada. Je suis ravie de me joindre à cette merveilleuse équipe de scientifiques et de pouvoir mettre à profit et élargir mes connaissances et mes compétences en recherche.

Parlez-nous d’un résultat — ou d’une application — de vos recherches antérieures en matière de science du comportement dont vous êtes fier.

En tant qu’étudiante diplômée à l’Université Queen’s, j’ai eu l’occasion d’étudier les répercussions de l’adversité aux premiers stades de vie sur les comportements de populations de rongeurs. Dans le cadre de mon mémoire de maîtrise, j’ai examiné les effets à long terme du stress vécu à l’adolescence sur les comportements des adultes souffrant d’anxiété et de dépression en procédant à une méta-analyse. Grâce à ce projet, nous avons acquis de précieuses connaissances sur les facteurs qui modèrent la relation entre l’exposition au stress à l’adolescence et ses effets sur la santé mentale à l’âge adulte. Ces connaissances sur le comportement peuvent ouvrir de nouvelles voies de recherche, et, au fil du temps, ces découvertes peuvent contribuer à orienter les politiques en matière de santé mentale au Canada.

Pourquoi croyez-vous que les ministères devraient appliquer l’expérimentation et la science du comportement?

L’application de la science du comportement au sein des ministères pourrait lever le voile sur les grands problèmes auxquels la population canadienne doit faire face. En menant des recherches et des expérimentations rigoureuses qui reposent sur l’introspection comportementale, nous pourrons résoudre ces problèmes de manière optimale. Ce processus permet à la population de jouer un rôle important dans les décisions stratégiques que nous prenons tous les jours, ce qui permet d’aboutir à des résultats positifs pour tous les Canadiens.

Comment décririez-vous la science du comportement appliquée à quelqu’un qui en sait peu sur son usage dans les politiques publiques?

Dans sa forme la plus simple, la science du comportement est l’étude du comportement humain et de la manière dont nous interagissons avec le monde qui nous entoure. Cette compréhension du comportement humain peut provenir d’une gamme de disciplines comme la psychologie, la neuroscience, la sociologie et la statistique. Lorsque nous sommes confrontés aux problèmes du monde réel auxquels la population canadienne doit fait face, nous pouvons mettre en pratique nos connaissances du comportement pour concevoir des expériences et mettre à l’essai des solutions afin de résoudre ces problèmes. Ces résultats pourront ensuite être utilisés pour mieux orienter la prise de décisions du gouvernement quant aux politiques publiques et améliorer la vie des Canadiens.

Publié : 2022-02-28
Date de modification : 2025-02-03
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Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII: Anthony Murkar

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Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Anthony Murkar