À mesure que les effets des changements climatiques s’intensifient, une part croissante de la population devra s’adapter. En menant des recherches sur les attentes des Canadiens quant aux répercussions sur leurs habitudes, leurs biens et leurs moyens de subsistance, les organismes fédéraux peuvent mieux les soutenir. En collaboration avec nos partenaires de RNCan et d’ECCC, nous avons constaté que le Canada dispose de peu de données visant à assurer une adaptation efficace. Ces domaines prioritaires comprenaient, entre autres, la manière dont les Canadiens gèrent les risques liés à leurs biens, les ressources et outils qu’ils utilisent pour recueillir des renseignements, ainsi que la façon dont ils planifient et prennent des décisions en fonction des conditions météorologiques.
Nous avons mené un sondage* auprès de 2 566 Canadiens (de novembre à décembre 2024) sur leurs croyances et leurs comportements dans ces domaines. Voici quelques points saillants des résultats :
- Les deux tiers des Canadiens s’accordent à dire que les changements climatiques augmentent le coût des primes d’assurance de leur logement, mais peu d’entre eux (13 à 15 %) estiment que leurs biens sont pleinement préparés aux effets des conditions météorologiques extrêmes, et un quart ne sait pas si leur police d’assurance actuelle couvre ce type de dommages.
- Beaucoup font état de projets non réalisés pour préparer leurs biens aux conditions météorologiques extrêmes (29 à 54 %). Le coût est le principal obstacle qui empêche les Canadiens de prendre des mesures d’adaptation, suivi par un manque de connaissances ou de compréhension quant aux pistes de départ.
- Les scientifiques et les gouvernements sont les sources jugées les plus crédibles sur les questions d’adaptation. En ce qui concerne les questions météorologiques, les météorologues et les gouvernements étaient considérés comme les plus crédibles.
- Seul un cinquième (22 %) des Canadiens affirment réagir rapidement aux alertes météorologiques extrêmes.
Seul un cinquième (22 %) des Canadiens affirment réagir rapidement aux alertes météorologiques extrêmes.
Les résultats montrent que les Canadiens sont préoccupés par les répercussions des changements climatiques sur leur vie quotidienne, mais qu’ils ne sont peut-être pas suffisamment préparés. Ces résultats contribueront à orienter les politiques et les communications au sein de RNCan et d’ECCC.
* Les données et les documents sont accessibles sur le site de Bibliothèque et Archives Canada.
Pour plus d’informations sur notre recherche, contactez iiu-uii@pco-bcp.gc.ca