Défi d’offre de logement : 3e cycle - Accès Nord
Réduire le temps, les coûts et les risques pour accéder aux ressources requises afin de construire des logements et de maintenir une offre de logements adéquate dans les régions nordiques et éloignées
Introduction
Qu’est-ce que le cycle Accès Nord?
Le cycle Accès Nord vise à trouver des solutions qui réduisent le temps, les coûts et les risques pour accéder aux ressources requises afin de construire des logements et de maintenir une offre de logements adéquate dans les régions nordiques et éloignées.
En raison de l’inefficacité des chaînes d’approvisionnement, le logement dans les régions nordiques et éloignées risque de se détériorer rapidement et la création de logements neufs est grandement limitée.
Dans les régions nordiques et éloignées, la chaîne d’approvisionnement fait face à divers facteurs qui rendent difficile l’accès aux matériaux et aux ressources. Les effets de la chaîne d’approvisionnement sur l’offre de logements varient considérablement et comprennent les suivants :
- Les chantiers situés dans des régions éloignées qui reçoivent les mauvais matériaux ou des matériaux endommagés ne peuvent pas les retourner ni en commander des nouveaux tout en respectant les délais et les budgets. De plus, l’utilisation de matériaux inadéquats réduit la qualité des logements;
- Le risque d’évènements imprévus est élevé pour les ensembles créés dans les régions nordiques et éloignées. Par conséquent, les promoteurs doivent disposer de fonds pour éventualités élevés, ce qui entraîne un coût élevé au pied carré;
- Les collectivités isolées qui nécessitent des services de navette aérienne doivent composer avec le nombre limité d’avions capables de desservir les régions ayant de courtes pistes d’atterrissage en gravier. Cette situation limite la quantité de matériaux et d’équipement pour la construction;
- La période de transport par route de glace est de plus en plus courte en raison des changements climatiques; le transport maritime est également à la merci de la courte saison;
- La planification et les dépenses doivent avoir lieu bien avant l’étape de la construction.
Définition de « nordiques »
Les régions nordiques comprennent : le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut, l’Inuit Nunangat (Nunavik, Nunatsiavut, région désignée des Inuvialuit), les régions du nord de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Ontario, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador.
Ce cycle inclura toutes les communautés qui se considèrent comme nordiques ou éloignées en fonction de différentes définitions.
Un large éventail de solutions visant à rendre l’accès aux ressources et aux matériaux dans les régions nordiques et éloignées plus efficace et abordable sont pertinentes à ce cycle, notamment :
- des solutions pour le transport et la logistique visant à améliorer l’accès aux ressources et aux matériaux de construction;
- des solutions pour accroître l’accessibilité aux communautés disposant de navette aérienne;
- des solutions pour améliorer la faisabilité de l’adaptation au climat et de techniques adaptées à la culture;
- des solutions locales et axées sur la collectivité qui réduisent la dépendance à l’égard de la chaîne d’approvisionnement;
- des solutions technologiques pour améliorer et accroître les infrastructures existantes;
- des approches novatrices pour la manutention, l’expédition et le stockage des matériaux;
- des méthodes de rechange pour le financement de l’aménagement des terrains et la construction;
- des solutions locales et axées sur la collectivité qui réduisent la dépendance à l’égard de la chaîne d’approvisionnement.
Nous utilisons le terme « adéquate » pour décrire l’offre de logements afin de souligner l’offre limitée de logements dont disposent les régions nordiques et éloignées depuis des générations, ce qui inclut un manque de logements de grande qualité, abordables et adaptés à la culture et au climat. Chaque communauté nordique et éloignée a des critères uniques pour définir ce qui constitue une offre de logements adéquate, ce qui peut inclure :
- la région géographique, y compris le climat et l’environnement;
- les préférences et les besoins des gens en matière de logement;
- les considérations culturelles et communautaires;
- l’abordabilité, la rentabilité et le financement du logement;
- la qualité du logement, c.-à-d. sur le plan des matériaux, de l’architecture et de la structure;
- l’efficacité énergétique, la durabilité, l’adaptation au changement climatique ou l’atténuation de ses effets, les incidences environnementales, y compris la perturbation du pergélisol;
- l’infrastructure requise pour soutenir le logement;
- d’autres critères.
Remarque : Le Défi d’offre de logement cible les obstacles à l’offre de logement et à l’abordabilité qui existent au niveau du système, afin de permettre la construction d’un plus grand nombre de logements à l’avenir. L’objectif du Défi n’est pas de financer directement la construction de logements.
Objectifs
Le cycle Accès Nord a trois objectifs que toutes les solutions proposées doivent atteindre :
- Réduire le temps, les coûts et les risques liés à l’accès aux matériaux requis pour le logement dans les communautés éloignées;
- Démontrer l’impact sur la construction ou le maintien d’une offre appropriée de logements;
- Fournir un avantage direct aux régions nordiques et éloignées.
Apprenez-en plus sur les autres possibilités du Défi d’offre de logement.
Préparez votre soumission :
- Inscrivez-vous pour recevoir des mises à jour à propos de ce cycle.
- Demandeurs du Nord et des régions éloignées seulement – Consultez notre Programme d’élaboration d’idées pour le Nord (anglais seulement) administré par Innovation 7.
- Consultez notre Programme de soutien aux demandeurs pour commencer à préparer votre demande. Le Programme de soutien est dirigé par Evergreen.
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À propos
L’abordabilité du logement, ça compte
Tout le monde au Canada a droit à un logement qui est abordable et qui répond à ses besoins. Néanmoins, de nombreux Canadiens ont de la difficulté à trouver, à conserver et à se payer un logement, car le manque d’offre dans les villes, conjugué à la forte demande, peut faire monter les prix.
En 2016, 2,9 millions de ménages consacraient plus de 30 % de leur revenu brut au logement. Parmi ces ménages, 1,5 million avait des besoins impérieux en matière de logement. Selon les estimations, d’ici 2030, 2,1 millions de ménages supplémentaires auront besoin d’un chez-soi.
Pourquoi un Défi d’offre de logement?
Les défis constituent un moyen efficace de s’attaquer à des problèmes complexes dans des circonstances où l’objectif est clair, mais la voie à suivre pour l’atteindre ne l’est pas. Compte tenu du potentiel d’innovation dans le système de logement, le Défi d’offre de logement offre aux innovateurs l’occasion de présenter des solutions perturbatrices susceptibles de faire changer les choses.
- Un enjeu complexe avec un objectif clair : II faut augmenter l’offre de logements abordables au Canada, mais il n’existe pas de solution unique pour répondre à ce besoin. Ce Défi est une occasion de résoudre un problème qui ne peut être résolu par une seule organisation.
- Des solutions locales à des problèmes locaux : Le Défi est un moyen efficace de susciter le changement à l’échelle locale et de mobiliser les participants afin qu’ils s’engagent à résoudre les problèmes dans leur région.
- Offre de logements à l’échelle nationale : Les différents cycles du Défi mettront en lumière des solutions d’offre de logements qui peuvent être transposées à l’échelle nationale et d’autres qui peuvent être reproduites dans diverses municipalités.
- Travailler ensemble : Le Défi est une occasion de réunir les participants du secteur du logement pour favoriser la collaboration et les partenariats.
- Nouvelles perspectives : Le Défi fait appel à de nouveaux participants et fournit un environnement qui encourage et récompense l’innovation.
Cycles
Le Défi d’offre de logement remettra jusqu’à 300 millions de dollars en financement dans le cadre d’une série de défis uniques sur différents sujets pendant une période de cinq ans. Plus de détails seront disponibles lors du lancement de chaque cycle.
- Premier cycle - Fondé sur les données [fermé!]
- Deuxième cycle - Démarrage : Étapes préalables à l'aménagement [fermé!]
- Troisième cycle - Accès Nord: Solutions d'approvisionnement pour le logement dans les régions nordiques et éloignées [fermé!]
- Quatrième cycle - Bâtir pour l’avenir [fermé!]
- Cinquième cycle - Monter au niveau supérieur [fermé!]
Enjeux et tendances relevés
La Société canadienne d’hypothèques et de logement a relevé quelques-uns des principaux enjeux et tendances qui influent sur l’offre de logements au Canada, ce qui a façonné l’élaboration des différents cycles du Défi. Des consultations auprès des intervenants et des experts nous ont permis de mieux comprendre ces enjeux, notamment :
- Support pour la densification urbaine
- La productivité dans le secteur de la construction
- Peu de données sur la disponibilité et la valeur des terrains
- Longs processus d’approbation et délais
- Contraintes liées à la disponibilité des terrains
- Absence de modes d’occupation flexibles
- Harmoniser l’infrastructure urbaine et les plans en matière de logement
- Incitatifs contradictoires pour la création d’une nouvelle offre
Favoriser la densification urbaine
L’accroissement de la densification dans nos villes constitue une partie essentielle de l’augmentation de l’offre de logements. Des administrations municipales et provinciales de partout au Canada prennent des mesures pour combattre l’étalement urbain; cependant, on ignore si le processus de densification atteint son potentiel. Définir le niveau « approprié » de densité de population dans les centres urbains demeure une tâche difficile. Dans certains cas, la résistance du public crée un obstacle supplémentaire à l’accroissement de la densité.
Inefficacités de la construction
Le coût pour construire de nouvelles habitations comprend le coût du terrain sur lequel elles sont bâties et le coût des matériaux et de la main-d’œuvre pour construire la structure. Même si la productivité du secteur de la construction, établie en fonction de ces données, a été très constante au fil du temps, un domaine d’intérêt potentiel pour un défi pourrait être de réaliser des gains d’efficacité grâce à des méthodes novatrices comme, par exemple, la préfabrication, l’impression 3D et l’usage de matériaux, etc., qui pourraient être appliquées dans des secteurs touchés par des contraintes de l’offre de logements afin d’améliorer la productivité de la construction.
Peu de données sur la disponibilité et la valeur des terrains
Les prix des terrains sont essentiels pour bien comprendre les économies urbaines. Ils reflètent la demande globale de logements, mais ils dépendent aussi de facteurs comme la proximité des infrastructures et la réglementation. Au Canada, on dispose actuellement d’une quantité limitée de données transparentes et ouvertes sur la propriété et les prix des terrains (avec certaines exceptions dans quelques provinces).
Longs processus d’approbation et délais
La construction de logements peut être un long processus. Dans bien des cas, les retards de construction sont causés par les processus administratifs pour obtenir l’approbation pour un nouvel aménagement ou un réaménagement. Il peut aussi y avoir des retards dans la mise en place d’infrastructures appropriées. Ces décalages peuvent créer davantage d’incertitude pour l’offre de logements et réduire la rapidité avec laquelle l’offre réagit aux hausses de prix. Ils peuvent aussi contribuer directement à l’augmentation des prix. Cet obstacle est fortement lié aux contextes locaux et aux processus de planification qui diffèrent grandement d’une municipalité à l’autre au pays.
Contraintes liées à la disponibilité des terrains
La disponibilité limitée des terrains constitue un facteur clé qui contribue à limiter l’offre de logements dans bon nombre de marchés. Les caractéristiques d’ordre géographique et naturel, ainsi que les terrains pouvant être potentiellement aménagés pour des logements, mais qui sont zonés ou utilisés à d’autres fins, ont une incidence sur la disponibilité des terrains. Toutefois, l’offre de terrains peut aussi être limitée par des facteurs contrôlables, comme ceux de nature administrative, ou en faisant en sorte de sous-utiliser des terrains pendant de longues périodes (p. ex., des centres commerciaux vacants).
Absence de modes d’occupation flexibles
Le mode d’occupation désigne la façon dont un logement sera occupé. Il peut s’agir d’un logement locatif ou pour propriétaire-occupant. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une caractéristique de l’offre de logements, une propriété peut être construite en fonction d’un type d’occupation particulier. Le type d’occupation peut cependant changer; par exemple, un logement pour propriétaire-occupant peut être transféré au marché locatif. Le fait que les modes d’occupation puissent changer indique que l’innovation est possible à ce chapitre; toutefois, il reste à savoir si les immeubles ou concepts d’habitation existants peuvent se prêter aux innovations. Les choix limités en matière de modes d’occupation et de logements ont une grande incidence sur les populations vulnérables sur lesquelles la SNL met l’accent, comme les communautés racialisées, les personnes fuyant la violence et les aînés.
Discordances entre les infrastructures urbaines et les projets en matière de logements
Les choix en matière de logements sont souvent liés au temps nécessaire pour se rendre au travail et aux commodités locales. Pour beaucoup de gens, plus le transport pose problème, plus ils veulent habiter près de leur lieu de travail ou des services auxquels ils font appel régulièrement. Bien que de nombreuses administrations encouragent l’aménagement de logements près des transports en commun, le coût élevé de la construction d’infrastructures de transport limite, dans de nombreux cas, son prolongement en temps opportun dans plusieurs zones urbaines, ce qui a une incidence sur l’offre de logements.
Incitatifs contradictoires pour la création d’une nouvelle offre
Bon nombre de ces sujets interagissent, et il peut y avoir des tensions entre eux. Une municipalité disposant de politiques de densification vigoureuses peut néanmoins avoir de la difficulté à mettre en œuvre ces politiques en matière d’aménagement de logements neufs en raison de la demande du marché. Un nouvel aménagement à forte densité peut être réalisé principalement en périphérie des villes, où les réseaux de transport sont moins développés, ce qui entraîne des temps de déplacement plus longs et des coûts de déplacement plus élevés et fait contrepoids aux coûts de logement autrement plus bas. La mise en marché de logements neufs prend du temps et il peut y avoir un écart entre les désirs d’un segment démographique en évolution et le parc de logements disponibles.
Investir dans le changement
Le Défi relève d’Impact Canada et est piloté par la la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), en collaboration avec l’Unité de l’impact et de l’innovation au Bureau du Conseil privé et Infrastructure Canada. Jusqu’à 300 millions de dollars seront distribués sur cinq ans dans le cadre des différents cycles du Défi.
Processus
Le Défi comportera plusieurs cycles distincts et uniques. Les détails et les informations concernant chaque cycle seront publiés dès qu’ils seront disponibles.
Objectifs de ce cycle
- Réduire le temps, les coûts et les risques liés à l’accès aux matériaux requis pour le logement dans les collectivités éloignées.
- Démontrer l’impact de la solution sur la construction ou le maintien d’une offre de logements adéquate.
- Procurer des avantages directs aux régions nordiques et éloignées.
1. Réduire le temps, les coûts et les risques liés à l’accès aux matériaux requis pour le logement dans les collectivités éloignées : de longs délais sont nécessaires pour maintenir et construire l’offre de logements. Les coûts du transport des matériaux sont élevés. Le risque d’investissement est élevé.
2. Démontrer l’incidence sur la construction ou le maintien d’une offre de logements adéquate : étant donné que les solutions visent à réduire les obstacles à la chaîne d’approvisionnement, il est entendu que l’incidence peut aussi s’étendre à divers secteurs et régions. Toutefois, les solutions proposées doivent établir un lien direct entre l’incidence et l’offre de logements. Ce qu’on considère comme une offre de logements adéquate dépend de différents contextes, y compris la région géographique, les considérations culturelles, la qualité des logements et la durabilité.
3. Procurer des avantages directs aux régions nordiques et éloignées : il est possible d’offrir des avantages directs de nombreuses façons différentes, y compris des avantages et des résultats économiques, environnementaux, sociaux ou culturels. Toutes les solutions doivent démontrer en quoi les avantages proposés profitent aux régions et aux collectivités nordiques et éloignées. Les principaux bénéficiaires devraient être les régions visées par la solution.
Étape 1 :
-
Réception des demandes
23 février - 23 juin 2022
Les demandeurs élaborent des propositions initiales.
-
Date de clôture
23 juin 2022
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Évaluation et présélection
Juin – août 2022
Évaluation des demandes et annonce du financement pour l’élaboration d’idées.
Étape 2
-
Les demandeurs retenus préparent leurs propositions finales
Septembre 2022 – septembre 2023
Les demandeurs présélectionnés peaufinent leur solution et élaborent leur plan de mise en œuvre.
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Date de clôture
Septembre 2023
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Évaluation
Septembre – novembre 2023
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Sélection des solutions
Novembre 2023
Étape 3
-
Mise en œuvre
Novembre 2023 – mars 2025
Les demandeurs qui ont reçu du financement négocient les ententes de contribution et mettent en œuvre leurs solutions.
Évaluateurs
Bill Semple
Bill Semple occupe de nombreux postes : concepteur, chercheur, constructeur et consultant. Il travaille surtout à la conception et à l’aménagement de logements et de collectivités durables et adaptés à la culture dans le Nord canadien et en Alaska. Il accorde aussi une grande importante à la mobilisation communautaire et à l’utilisation d’un processus de conception axé sur les besoins des communautés autochtones éloignées et nordiques. D’ailleurs, Bill anime des ateliers de conception qui mobilisent un large éventail de membres de la collectivité pour discuter de problèmes. Ils donnent aussi l’occasion de communiquer et d’élaborer des idées sur la conception et la construction de logements nordiques ultraécoénergétiques adaptés à la culture. Bill travaille depuis plus de 20 ans sur des projets dans le Nord canadien et en Alaska. Il a notamment élaboré un corpus de travaux qu’il a présenté à de nombreuses conférences nationales et internationales et dans des universités du Nord circumpolaire.
Il porte un grand intérêt au renforcement des capacités dans le Nord dans les domaines de la conception et de la recherche. C’est pourquoi Bill donne conjointement un cours sur le bâtiment durable dans des environnements extrêmes à l’Université technique du Danemark à Copenhague (campus Sisimiut Greenland). De plus, il est superviseur et évaluateur externe dans le cadre du programme de doctorat en conception à la School of Architecture, Planning and Landscape de l’Université de Calgary. Par ailleurs, Bill est membre du conseil d’administration du Cold Climate Housing Research Center à Fairbanks, en Alaska. Il est également associé de recherche à l’Arctic Institute of North America et membre du Groupe de travail autochtone de l’Institut royal d’architecture du Canada. En plus de son travail dans le Grand Nord, il continue de réaliser des travaux de conception et de consultation auprès des communautés tibétaines du nord de l’Inde. Les enjeux de durabilité, tant culturelle qu’environnementale, sont d’importants moteurs de ses activités.
Bill est titulaire d’un baccalauréat en études de l’environnement de l’Université de Waterloo, d’une maîtrise en conception environnementale (architecture) de l’Université de Calgary et d’un doctorat (écologie humaine) de l’Université de l’Alberta.
Susane Havelka
Susane Havelka est architecte et boursière postdoctorale à l’Université Memorial de Terre-Neuve. Ses recherches couvrent les domaines social, économique et technique dans le but d’élaborer et d’établir des stratégies de logement durables et adaptées à la culture au moyen de méthodes de mobilisation communautaire et de collaboration. Elle se spécialise dans la construction dans les climats extrêmes à l’aide de matériaux appropriés et de technologies et de méthodes de construction simples et durables. Après avoir étudié en génie et en design au MIT et en architecture à l’Université Columbia, elle a travaillé pendant 20 ans dans des cabinets d’architectes à Osaka, Toronto, New York, Berlin et Prague afin de relever une grande variété de défis créatifs en matière de logement. Elle a reçu un doctorat de l’Université McGill après une thèse de recherche sur la construction d’une tradition florissante d’autoconstruction dans l’Arctique de l’Est du Canada. Depuis, Mme Havelka s’est efforcée de favoriser la mise en place de méthodes de construction abordables et adaptées qui font usage de ressources locales tout en tirant parti de l’expertise traditionnelle et d’une culture d’autoconstruction bien établie. Avec le Minimum Cost Housing Group de l’Université McGill, son travail avec la communauté de Kuujjuaq a mené à un Prix national de design urbain. En tant que boursière postdoctorale en recherche, elle examine les liens entre l’autoconstruction et le bien-être dans les collectivités nordiques éloignées du Groenland et du Canada. Mme Havelka est actuellement co-chercheuse sur deux projets de recherche pancanadiens avec le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), la SCHL et ArcticNet visant à éliminer l’insécurité en matière de logement dans le Nord.
Bonita Nowell
Bonita Nowell est une collaboratrice primée, gestionnaire des politiques publiques et de programmes d’études postsecondaires, une professionnelle chevronnée et une experte des questions liées au Nord dans les domaines de l’approvisionnement du secteur public, de la gestion de la chaîne d’approvisionnement et de la gestion de programmes. Son expérience et ses titres d’acheteuse agréée et de professionnelle en gestion de la chaîne d’approvisionnement (PGCA) en sont la preuve. Elle est une historienne de la famille et une Autochtone du Nord de sixième génération.
Mme Nowell aide les organisations à réussir en faisant preuve de compassion et en visant l’excellence. Elle est membre professionnelle de Chaîne d’approvisionnement Canada et du Project Management Institute, et elle met à profit ses forces créatives dans des activités de planification. De plus, elle joue un rôle de leader dans la profession de PGCA au Canada, représentant les trois territoires du Nord à titre de présidente des territoires du Nord de Chaîne d’approvisionnement et de membre du Conseil de la Fédération.
Son histoire est présentée dans le numéro d’octobre 2021 du Supply Professional Magazine https://www.supplypro.ca/digital-archive/october-2021/
Boualem Ouazia, Ph. D.
Boualem Ouazia est agent principal de recherche au Conseil national de recherches Canada (CNRC) et possède une solide expertise dans les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC), ainsi que de la qualité de l’air intérieur pour les immeubles résidentiels et commerciaux. Il a dirigé plusieurs projets de recherche et projets de recherche-développement appliqués (plus de 45) liés aux systèmes de CVC, aux systèmes de ventilation et de distribution d’air, aux systèmes de ventilation à récupération de chaleur et d’énergie, au logement dans le Nord, au confort thermique, aux interventions sur le terrain et aux techniques de surveillance. M. Ouazia été responsable des infrastructures communautaires pour le programme Arctique du CNRC (2015-2020) et a dirigé la recherche sur la ventilation des logements dans le Nord, et il est maintenant responsable technique du logement pour le nouveau programme Défi « L’Arctique et le Nord » du CNRC. Il est très actif sur la scène nationale et internationale grâce à un dossier de publications très fourni et à une gamme complète d’activités de transfert technologique.
Gerald Anderson
Gerald Anderson possède plus de 40 ans d’expérience de travail au sein du gouvernement fédéral, de son secteur d’activité et du Marine Institute de l’Université Memorial de Terre-Neuve-et-Labrador. En 2018, il a pris sa retraite du poste de directeur du développement et de la mobilisation au Marine Institute (bureau du vice-président), où il était responsable du développement des affaires, des relations gouvernementales, de la mobilisation du public, des affaires du Nord (région circumpolaire), des affaires autochtones, des relations avec les diplômés et de l’avancement (collectes de fonds).
Il a beaucoup voyagé pour le Marine Institute, notamment dans le Nord canadien, dans tous les pays circumpolaires, ainsi qu’aux États-Unis, en Europe, en Asie, en Afrique (de façon limitée), en Amérique centrale, en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. De 2015 jusqu’à sa retraite en 2018, il a été vice-président (Autochtones) de l’Université de l’Arctique, un réseau universitaire comptant 180 membres.
En 2015, il a reçu le Prix Indspire (anciennement appelé le Prix national du leadership des Premières Nations). Il est ambassadeur du Prix Inspiration Arctique. M. Anderson possède une expertise en gouvernance acquise dans plusieurs conseils d’administration, où il a siégé et continue de siéger. Il vient de terminer un mandat de cinq ans au conseil d’administration de Savoir polaire Canada et est actuellement membre du conseil d’administration de SmartICE et commissaire à la commission des nominations indépendante de Terre-Neuve-et-Labrador.
Oliver Drerup
Oliver Drerup est l’un des experts les plus expérimentés au pays et à l’étranger dans la promotion de l’innovation et des pratiques exemplaires en matière de conception, de construction et de rénovation de logements. Il a passé plus de cinq décennies à remettre en question les pratiques traditionnelles du secteur et à promouvoir de meilleures méthodes pour créer des logements plus écoénergétiques, confortables, sains et durables. Il possède une vaste expérience internationale et une capacité confirmée de travailler efficacement et de façon créative avec les constructeurs, les promoteurs, les associations professionnelles et du secteur, les organismes de recherche, les différents ordres de gouvernement, les organismes de réglementation et les établissements d’enseignement.
Il est membre fondateur du conseil d’administration du Cold Climate Housing Research Centre de Fairbanks, en Alaska, et il a été l’un des premiers formateurs du programme The Alaska Craftsman Home. M. Drerup a mis en œuvre des projets de construction et des activités de formation partout dans le Nord canadien. Tout récemment, il a participé à une évaluation des besoins en matière de logement pour le gouvernement du Nunatsiavut.
Stephen van Dine
Stephen Van Dine est premier vice-président principal de la gouvernance du secteur public à l’Institut sur la gouvernance. Son rôle consiste à superviser les pratiques générales de gouvernance de l’Institut dans le secteur public, ce qui comprend la consultation sur la gouvernance, la recherche sur les principes et les pratiques de gouvernance publique et l’instruction.
Né à Lunenburg (Nouvelle-Écosse), il a fait ses études secondaires dans les Territoires du Nord-Ouest et a commencé sa carrière en tant que planificateur communautaire à la Ville de Yellowknife, puis au ministère des Affaires municipales et communautaires du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. En 1997, il a commencé à travailler au bureau régional de Yellowknife d’Affaires autochtones et du Nord du Canada, avant de déménager dans la région de la capitale nationale en 2002. Depuis, il a dirigé un certain nombre d’initiatives liées aux programmes, aux politiques et au développement durable prévu par la loi en ce qui concerne la gouvernance dans le Nord, l’Arctique et le transfert des responsabilités en matière de gestion des terres et des ressources dans les Territoires du Nord-Ouest, la mise en œuvre et la modification du programme Nutrition Nord Canada et de la Déclaration de l’Inuit Nunangat. Il a également supervisé la construction de la Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique et appuyé la loi visant à établir Savoir polaire Canada. Il a joué le rôle de champion pour le Comité pour l’avancement de l’emploi autochtone d’Affaires autochtones et du Nord du Canada. Plus récemment, il a travaillé à l’élaboration d’une stratégie de durabilité des actifs à long terme pour l’Agence Parcs Canada et a supervisé les fonctions internes essentielles en ce qui concerne la technologie de l’information, le Cabinet, les activités réglementaires, la gestion des actifs et la sécurité.
M. Van Dine est titulaire d’une maîtrise en administration publique de l’Université Queen’s et d’un diplôme en urbanisme et en planification régionale de l’Université Ryerson. Il a récemment obtenu un certificat de direction en énergie et en environnement de la Kennedy School of Government de l’Université Harvard.
Shashi Shahi, Ph. D.
La recherche de M. Shashi Shahi porte sur les enjeux liés à la chaîne d’approvisionnement et à la gestion des opérations dans l’industrie canadienne, en mettant l’accent sur la gestion des incertitudes liées à l’offre et à la demande au moyen de modèles d’optimisation fondés sur la simulation. Il se spécialise dans l’intégration de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et étudie l’impact des pratiques durables de gestion de la chaîne d’approvisionnement sur le rendement des entreprises. Ses travaux de recherche sur la gestion durable de la chaîne d’approvisionnement avec les communautés des Premières Nations sont axés sur l’élaboration de modèles de simulation de l’énergie renouvelable pour leur développement économique, en veillant à la durabilité environnementale et à l’acceptation par la société. Il a élaboré des modèles de gestion des opérations relatives à la méthode d’enveloppement des données d’amorçage pour analyser l’efficacité technique relative et comprendre les méta-catégories intrasectorielles dans les secteurs industriels canadiens. Ses recherches actuelles sont axées sur l’intégration de modèles quantitatifs et qualitatifs de gestion durable de la chaîne d’approvisionnement à des réseaux de neurones artificiels pour obtenir la meilleure modélisation du rendement de l’industrie. À l’Université du Yukon, M. Shahi travaille à résoudre des problèmes commerciaux uniques dans le Nord, à soutenir l’innovation locale, à accroître la capacité de recherche des étudiants et à bâtir un Nord plus fort et plus résilient. Il a élaboré des modèles de moyenne mobile intégrée autorégressive, de correction vectorielle d’erreur et de réseau de neurones artificiels pour la prévision de la demande de main-d’œuvre dans le territoire du Yukon.
Sheila Downer
Sheila Downer, candidate à la maîtrise en gestion technologique (2022) à l’Université Memorial de Terre-Neuve, vit et travaille au Labrador depuis plus de 37 ans et est une ardente défenseure du développement des collectivités rurales, nordiques et côtières. Elle a travaillé au sein d’une équipe couvrant l’ensemble du Labrador pour acquérir des connaissances, des compétences et des outils locaux efficaces afin de soutenir la façon dont les gens vivent, travaillent et font des affaires dans les collectivités du Nord. Elle a également participé activement à un large éventail d’organismes communautaires, régionaux et internationaux. Son travail a principalement été axé sur les secteurs des municipalités, des affaires, de l’éducation, de la santé, du tourisme et du développement régional du Labrador et a été soutenu par son expérience en matière de partenariats de projet, de développement de réseaux régionaux et de services de technologies de l’information et de la communication à l’échelle internationale. Elle travaille actuellement au Harris Centre de l’Université Memorial de Terre-Neuve et à l’Office of Public Engagement en tant qu’agente de liaison stratégique pour le Nord, et elle est également vice-présidente des finances, du développement et de la mobilisation pour l’Université de l’Arctique. Mme Downer a été reconnue comme l’une des 50 meilleures PDG du Canada atlantique et jour un rôle actif de leader dans de nombreuses activités bénévoles à l’échelle locale, régionale et provinciale, y compris SmartICE, l’International Grenfell Association, Labrador North Chamber of Commerce et le comité consultatif de l’Institute of Island Studies de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.
Carly van de Pol
Carly compte plus de 20 années d’expérience en gestion de chaînes d’approvisionnement, notamment pour ce qui est des achats, de la logistique internationale, de la gestion des stocks et des applications logicielles. Elle a travaillé dans divers secteurs, notamment dans la distribution, la fabrication automobile, la fabrication de produits pharmaceutiques et l’industrie pétrolière et gazière.
Dans les dernières années, elle s’est efforcée d’aider les petites et moyennes entreprises à établir leur chaîne d’approvisionnement de bout en bout et de soutenir les entreprises bien établies dans le perfectionnement de leurs processus opérationnels grâce à des améliorations technologiques.
Carly est titulaire d’une maîtrise en administration des affaires et d’un baccalauréat en commerce international. Elle a aussi obtenu une certification en logistique, en transport et en distribution de l’APICS.
Elle vit à Grande Prairie (Alberta) et aime faire de la randonnée dans les magnifiques Rocheuses et du kayak dans les nombreux lacs de la région.
Andy Moorhouse
Andy Moorhouse a joué un rôle de leader dans divers postes pendant plus de 20 ans, a géré des groupes sous la direction d’un organisme sans but lucratif, a été élu à divers titres, notamment comme maire du village nordique d’Inukjuak, qui compte une population de plus de 1 800 habitants. Il a conçu, élaboré et géré des programmes dont le financement annuel s’élève à plus de 10 millions de dollars. À l’heure actuelle, il est vice-président à la direction et responsable du développement économique de la Société Makivik, où il gère les possibilités de développement économique au Nunavik et établit le réseau de soutien pour le milieu des affaires afin d’assurer la réussite dans un environnement difficile. Il a également été directeur général du Centre de Santé Inuulitsivik, où il gérait un hôpital central à Puvirnituq et six centres locaux de services communautaires (CLSC) satellites sur la côte de la baie d’Hudson, de Kuujjuarapik jusqu’à Salluit. M. Moorhouse gérait alors un effectif combiné de plus de 1 000 personnes avec un budget de fonctionnement de plus de 140 millions de dollars.
Il relève les défis avec dynamisme et rassemble les solutions possibles pour s’assurer que la meilleure option est résumée et mise en œuvre. Il est compétent et prêt à travailler avec les autres. Il va au-delà des attentes pour effectuer le travail de façon efficace et efficiente.
Passionné de chasse, il aime faire du camping sauvage selon un mode de vie de subsistance. Il a adopté un mode de vie partiellement traditionnel où la nourriture sauvage est une source importante de son alimentation, et il enseigne à ses enfants le mode de vie traditionnel qu’il a appris de sa famille et de ses amis.
Kayhan Nadji
M. Kayhan Nadji est titulaire d’une maîtrise en architecture et urbanisme et possède de nombreuses années d’expérience en conception architecturale, en urbanisme et en gestion et administration de projet.
Contribution à l’architecture dans le Nord
Établi à Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) et exerçant ses activités dans l’une des régions les plus éloignées du monde, il se passionne pour la création de concepts qui respectent la culture et les traditions locales. Il travaille régulièrement avec des communautés autochtones éloignées afin de créer des espaces où elles peuvent travailler confortablement pour atteindre leurs objectifs. Il a consacré beaucoup de temps à apprendre à connaître la culture unique des communautés autochtones au cours des 30 dernières années et à intégrer l’architecture autochtone à l’architecture contemporaine.
Prix d’excellence en architectureSa conception Tipi House a remporté un prix national du mérite, organisé par le magazine Design Exchange, en 2000, ainsi que le prix régional du mérite en 2013 pour la conception de la place communautaire Sombak’e à Yellowknife. Sa passion pour la culture autochtone a contribué à l’atteinte de normes élevées en matière de conception pour de nombreuses communautés autochtones du Nord.
Judith Bosire
Judith Bosire est économiste et possède plus de 10 années d’expérience dans la prestation de conseils stratégiques, de travaux de recherche et d’analyses aux gouvernements, aux organismes, aux associations, au secteur privé et aux communautés autochtones sur des enjeux qui se situent à l’intersection des politiques, du développement social et économique et de la stratégie.
Vivant à Iqaluit (Nunavut), elle est actuellement directrice régionale des opérations de l’Agence canadienne de développement économique du Nord, où elle supervise et met en œuvre des projets et d’autres initiatives pour soutenir le développement économique dans l’ensemble du Nunavut.
Parmi ses expériences professionnelles antérieures, mentionnons qu’elle a été économiste principale responsable d’équipes dans l’ensemble de la plateforme nationale pour la réalisation de projets de grande envergure chez Deloitte Canada. Elle a travaillé en tant que conseillère en économie fournissant des services de recherche et de consultation au gouvernement, au secteur privé et aux communautés autochtones chez MNP. Elle a été chercheuse socio-économique soutenant les communautés et les gouvernements autochtones dans le cadre d’initiatives de développement économique au sein du Firelight Group. Elle a aussi travaillé pour Merrill Lynch, à Wall Street.
Grâce à une expérience confirmée de la gestion d’initiatives régionales et nationales axées sur l’état de l’économie canadienne et à une expérience de travail sur les enjeux de développement économique dans le Nord, elle apporte son expertise en offrant une perspective économique aux enjeux qui touchent les régions éloignées et les communautés autochtones uniques du Nunavut et du Nord canadien.
Elle siège également à divers conseils d’administration au Canada et à diverses tables de discussion sectorielles et fédérales sur le développement économique du Nunavut, dont le Nunavut Labour Market Forum, les webinaires de l’Association des promoteurs économiques du Nunavut et le groupe d’experts EntrepreNorth.
Sandra Turner
Sandra Turner possède plus de 30 années d’expérience directe dans le domaine du logement dans les territoires du Nord canadien. Elle a commencé sa carrière dans le district de Baffin, au Nunavut, en 1990, puis dans le district du Slave Sud, où elle gérait les programmes et leur application directe. Elle a ensuite travaillé au siège social de la Société d’habitation des Territoires du Nord-Ouest, où elle a contribué à l’élaboration de programmes et de politiques. En 1998, elle est devenue la première représentante de la SCHL pour les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, représentant tous les secteurs d’activité. Elle a mis en œuvre des programmes dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement dans les trois territoires, jusqu’à son départ à la retraite en 2020. Elle représente maintenant le Nord au conseil d’administration du Community Housing Transformation Fund et au sein de conseils d’administration locaux, et occupe un poste à temps partiel à titre de directrice générale des Jeux olympiques spéciaux dans la région du Nord-Ouest, dans sa collectivité natale de Yellowknife.
Madeleine Redfern
Madeleine Redfern est une femme autochtone qui oeuvre dans les domaines de la haute technologie et de l’innovation. Elle se consacre activement aux technologies transformatrices dans les domaines des télécommunications, des transports et de l’énergie. À l’heure actuelle, Madeleine est présidente de l’Association des femmes inuites du Nunavut, présidente du Ajungi Consulting Group, présidente de la Commission des services juridiques du Nunavut, conseillère auprès des Laboratoires Nucléaires Canadiens, membre du conseil d’administration de la Fondation Trudeau (ancienne mentor de la Fondation Trudeau), coprésidente pour le Gordon Munk Arctic Security Program et membre du conseil d’administration de Maliiganik Legal Aid. Madeleine est originaire d’Iqaluit, au Nunavut, et elle est diplômée de la Faculté de droit Akitsiraq et détient un baccalauréat en droit de l’Université de Victoria. Elle a été la première Inuite à obtenir un poste de juge à la Cour suprême du Canada.
En tant que femme d’affaires et ardente défenseure sociale des initiatives transformatrices, Madeleine a beaucoup d’expérience en matière de gouvernance et de bénévolat au sein d’organisations autochtones et inuites, y compris, sans toutefois s’y limiter, l’Inuit Non-Profit Housing Corporation, le Tungasuvvingat Inuit Community Centre, et elle est l’une des membres fondateurs du Wabano Aboriginal Health Centre et du Inuit Head Start à Ottawa. Madeleine a également été directrice générale de la Commission de vérité du Qikiqtani, une commission qui a examiné les « effets des politiques du gouvernement fédéral sur les Inuits de l’Arctique de l’Est » entre les années 1950 et 1980.
Par ses efforts pour la défense des droits, son travail de gouvernance et son expérience professionnelle, Madeleine a démontré son dévouement et sa passion pour l’élaboration et la prestation de programmes d’aide aux Autochtones, aux Inuits, aux personnes vivant dans le Nord et à l’ensemble de la population canadienne qui reflètent leurs valeurs, leurs besoins et leurs priorités. Madeleine a reçu le Prix Indspire pour service public afin de souligner son travail acharné, son engagement et ses contributions.
Bénéficiaires
Quel a été notre cheminement?
Nous avons reçu 187 solutions.
Au total, 33 solutions ont été présélectionnées et chaque demandeur a reçu jusqu'à 250 000 $ pour le prototypage.
Les demandeurs de 15 solutions ont été sélectionnés pour le financement. Ils se partageront une enveloppe pouvant atteindre 74,8 millions de dollars pour mettre en œuvre leurs solutions dès aujourd’hui!
Le troisième cycle du Défi s’appelle Accès Nord : Solutions d’approvisionnement pour le logement dans les régions nordiques et éloignées. Ce cycle cherche des solutions qui réduisent le temps, les coûts et les risques pour accéder aux ressources nécessaires pour construire des logements et maintenir une offre adéquate dans les régions nordiques et éloignées.
Découvrez les 15 solutions novatrices qui ont reçu du financement pour concrétiser leurs idées.
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Projet UpFast Indigenous! Une solution de logement et de formation pour les collectivités nordiques et les communautés autochtones
Pewapun Construction Ltd.
UpFast Indigenous met en lumière un modèle de logement efficace conçu par le centre d'emploi et de formation Atoskiwin et l'entreprise Pewapun Construction Ltd. à Nelson House, au Manitoba. Ce modèle permet de construire des habitations écoénergétiques à l'aide de panneaux structuraux isolés. Un des objectifs est de créer des possibilités d'emploi pour les jeunes de la Nation crie de Nisichawayasihk grâce à un parcours de formation menant à l'emploi.
L'initiative s'étend jusqu'à Rankin Inlet, où des logements pour étudiants ont été construits pour le Collège de l'Arctique du Nunavut. Elle offre du soutien aux étudiants et à leur famille. Elle les prépare aux emplois futurs grâce à l'apprentissage de compétences précieuses et à une approche « gagnez en apprenant ». Cette stratégie répond au besoin urgent de logements abordables et facilite la transition entre études et emploi.
Le processus de construction est adapté au climat nordique, et les travaux se font principalement à l'intérieur en hiver. Les panneaux sont fabriqués à Nelson House, puis envoyés à Churchill, afin de réduire la distance de transport et les risques.
La 2e phase du projet consiste à créer des occasions de mentorat. Elle tire parti des installations de Nelson House en collaboration avec la Société d'habitation du Nunavut et le Collège de l'Arctique du Nunavut. Le projet vise à former les jeunes et à leur permettre de construire des habitations à l'aide de panneaux structuraux isolés. L'objectif est de mettre en place un modèle durable avec une vision à long terme afin d'éliminer les obstacles à l'approvisionnement dans le Nord.
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Centre de construction de Fort Good Hope
Taylor Architecture Group
Le centre de construction de Fort Good Hope est une initiative de la communauté dénée de Fort Good Hope, dans les Territoires du Nord-Ouest. Elle vise à équiper la communauté des outils et des ressources nécessaires à la construction de logements. Il s'agira d'une étape importante vers l'autodétermination en matière de logement et la création d'emplois permanents. L'initiative permettra également à un organisme local de construire des logements dans la région du Sahtu pour la première fois en plusieurs décennies.
La solution proposée permettra d'éliminer plusieurs obstacles à la construction et à l'entretien des logements. Pour y parvenir, le centre de construction offrira un environnement de travail positif, un espace d'entreposage des matériaux et des emplois stables à l'année. Il offrira également des occasions de formation continue sur place.
La municipalité de Fort Good Hope est confrontée à des défis en matière de logement et à des niveaux de chômage élevés. Son marché immobilier n'est pas traditionnel. Le projet vise à relever ces défis, notamment en stimulant l'économie locale. On veut permettre à la population de participer aux projets d'immobilisations régionaux et d'en tirer profit.
Dans sa 2e phase, le projet continuera de s'appuyer sur le travail accompli depuis des années dans l'aménagement de logements autonomes au sein de la collectivité. Il s'agit d'aménager le centre de construction de Fort Good Hope afin d'offrir un espace pour former les membres de la communauté à la construction de maisons modulaires. On obtiendra ainsi un centre de construction local résilient, qui permettra de réduire les délais, les coûts et les risques liés à la construction et à l'entretien des logements.
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Construire des systèmes de construction modulaire avec une entreprise sociale dirigée par des femmes autochtones
Keepers of the Circle
Il s'agit de créer une entreprise sociale matriarcale, dirigée par des femmes autochtones, dans le Nord de l'Ontario. On veut construire des maisons modulaires passives conçues dans une optique autochtone et adaptées aux climats nordiques. La solution répond aux importants défis en matière de logement dans le Nord de l'Ontario, par exemple la rareté de solutions de logement accessibles, durables et appropriées du point de vue culturel. Keepers of the Circle permettra d'habiliter les communautés autochtones, en particulier les femmes. L'entreprise leur donne la possibilité de s'exprimer sur la construction, l'entretien et la propriété des logements.
Le projet met l'accent sur la formation des femmes autochtones aux métiers de la construction. Ainsi, on renforcera la capacité de la main-d'œuvre locale et la représentation des femmes dans le secteur. Ces efforts favorisent le développement économique local en améliorant l'infrastructure du logement grâce à des solutions évolutives et écoénergétiques.
Au cours de la 2e phase, on peaufinera des programmes de formation destinés aux femmes autochtones et on mettra sur pied une installation de construction de logements modulaires. L'accent sera mis sur la conception, la construction et l'installation de maisons modulaires passives. Ces programmes permettront de créer des emplois et de développer des compétences en construction. Ils fourniront des logements écologiques appropriés du point de vue culturel et abordables pour les collectivités nordiques.
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Éliminer les obstacles : assurer l'accès à des terrains appropriés pour accélérer l'offre de logements au Nunavut
Société d'habitation du Nunavut
La Société d'habitation du Nunavut a pour objectif d'offrir aux Nunavummiut des logements dignes qui favorisent une vie saine. Le Nunavut est aux prises avec une crise du logement permanente, aggravée par la disponibilité limitée de terrains dans ses 25 collectivités éloignées. Un élément clé pour résoudre ce problème est l'accès à des renseignements exacts et fiables sur les terres afin d'accélérer et de diversifier l'offre de logements neufs.
La première phase a mis en évidence la nécessité d'améliorer l'accès à de telles données afin d'assurer une production efficace d'ensemble de logements.
La 2e phase permettra à l'équipe du projet d'avancer dans l'élaboration de la Land for Homes Nunavut Integrated Land Information Solution. Cette initiative vise à améliorer la disponibilité et l'utilisation globale de connaissances, de données, d'outils et de ressources sur les terres. Elle vise à aider les partenaires et les parties prenantes du secteur du logement à prendre des décisions éclairées sur la sélection et l'offre de terrains pour les ensembles résidentiels.
Cette solution comporte des avantages sociaux, économiques et environnementaux pour les collectivités du Nunavut. Les résultats attendus comprennent un plus large éventail d'options de logement pour les Nunavummiut. Ils comprennent aussi une plus grande participation de différents partenaires du logement, dont les détenteurs de droit inuits et les organismes sans but lucratif. Il s'agit également d'adapter les ensembles de logements à l'évolution des changements climatiques et à la vision des communautés. D'autres résultats également attendus sont la réduction des coûts et des délais dans la chaîne d'approvisionnement en logements et l'amélioration des processus décisionnels grâce à l'accès à de meilleures données.
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Un cœur, une voie, une nation - la solution Nisga'a à usage mixte
Gouvernement Nisga'a Lisims
L'offre de logements est un problème crucial sur tout le territoire de Nisga'a. On manque de logements locatifs disponibles, de fournisseurs de biens et de services locaux et d'installations d'entreposage des matériaux. Le gouvernement a élaboré une solution à usage mixte pour remédier à ce problème. Cette solution offre au personnel de la Nation, aux consultants et aux entrepreneurs externes des ressources réalisables, des lignes directrices appropriées et des plans de prototypes de construction pour l'aménagement d'immeubles à usage mixte sur les terres Nisga'a.
Elle permet d'établir une base de référence pour un aménagement à usage mixte à la fois abordable, écoénergétique et adapté au climat. Elle est suffisamment flexible pour répondre aux divers besoins géotechniques et environnementaux, et aux besoins des utilisateurs finaux.
À la 2e phase, le gouvernement Nisga'a aménagera les prototypes d'immeuble à usage mixte dans chacun de ses 4 villages.
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Centre de formation et d'approvisionnement du gouvernement Tr'ondëk Hwëch'in
Solution de logement du gouvernement Tr'ondëk Hwëch'in
Le gouvernement Tr'ondëk Hwëch'in propose de construire un centre de formation et d'approvisionnement dans son complexe situé à Dawson, au Yukon. L'éloignement de Dawson, à l'extrémité du réseau routier canadien, complique la chaîne d'approvisionnement en matériaux de construction. Le nouveau centre de formation et d'approvisionnement a pour objectif de surmonter 2 obstacles importants.
Tout d'abord, l'infrastructure existante n'offre pas suffisamment d'espace de travail au personnel et manque d'espace d'entreposage sécurisé pour les matériaux. Par conséquent, les ensembles de logements sont touchés négativement par des perturbations de l'approvisionnement, même minimes. Les coûts du projet augmentent lorsque les matériaux sont livrés en retard ou doivent être commandés avec un court préavis. La stabilisation de l'approvisionnement en matériaux contribuera à réduire leur coût et à assurer un entretien plus rigoureux du parc de logements existants. On prévoit de construire 2 grands ateliers avec des bureaux adjacents et une remise de rangement sécurisée. Les matériaux doivent pouvoir être commandés en masse afin de stabiliser l'approvisionnement local.
Ensuite, le centre offrira un espace pour accroître la production et donner de la formation dans les métiers afin de remédier à la pénurie de métiers spécialisés. Le gouvernement pourra ainsi offrir aux populations des occasions de formation plus uniformes. Il fournira également l'infrastructure nécessaire pour permettre à notre partenaire de formation potentiel, l'Université du Yukon, d'installer son laboratoire mobile de formation aux métiers sur le site. Cette option n'a jamais été offerte à la communauté auparavant.
La 2e phase prévoit de construire une nouvelle installation qui comprendra des bureaux, des salles de classe et des ateliers. Elle permettra l'entretien des logements et la préfabrication de composants du bâtiment. En collaboration avec l'Université du Yukon, on organisera des programmes de formation dans les métiers spécialisés. Globalement, l'objectif est de surmonter les défis liés à l'approvisionnement et à l'entreposage des matériaux de construction. On vise à améliorer la gestion des chaînes d'approvisionnement, à garantir une disponibilité stable des matériaux et à réduire les retards dans les ensembles de logements.
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Création d'un corridor commercial pour l'approvisionnement en matériaux de construction pour la Nation, accompagné des infrastructures connexes
Grand Conseil du Traité no 3
Le Grand Conseil du Traité no 3 cherche à établir un corridor commercial pour l'approvisionnement en matériaux de construction afin d'améliorer l'accès des communautés anishinabées visées par le Traité no 3 à ces matériaux. Cette initiative est née après que des réunions avec les communautés visées par le Traité no 3 ont révélé des problèmes de logement importants. Parmi ces problèmes, notons le coût élevé des matériaux et du transport, l'espace d'entreposage insuffisant et la disponibilité limitée des matériaux.
On prévoit de réaliser des économies grâce à des stratégies telles que l'approvisionnement, les achats en masse ainsi que la conclusion d'accords commerciaux avec d'autres Nations autochtones et entreprises de l'Île de la Tortue. Le plan comprend la construction d'entrepôts et de centres de distribution à des endroits clés. Il comprend la mise en place d'un réseau de transport pour le Grand Conseil du Traité no 3.
La 2e phase est la construction d'une installation d'entreposage et de distribution sur des terrains visés par le Traité no 3. Cet aménagement vise à rendre les matériaux de construction plus abordables et plus accessibles, conformément aux objectifs plus larges de la Nation anishinabée énoncés dans le Traité no 3. Il s'agit notamment de la réconciliation économique, de la compétence inhérente, de la souveraineté, de l'édification de la Nation et de la mise en œuvre des processus de gouvernance traditionnelle.
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Une solution évolutive offrant des maisons modulaires de qualité aux collectivités nordiques
Arctic Modular Homes (anciennement CHOU Consulting and Development Inc.)
Les promoteurs du Nord se heurtent à des obstacles importants pour construire des logements dont la région a grandement besoin. Parmi eux, mentionnons la pénurie de gens de métier qualifiés à l'échelle locale, l'accès limité aux matériaux, les coûts d'exploitation élevés et la courte saison de construction en raison des conditions climatiques difficiles.
Arctic Modular Homes a proposé une solution pour surmonter ces obstacles, qui consiste à concevoir et à construire des maisons modulaires préfabriquées dans des usines situées plus au sud. Les maisons peuvent ensuite être transportées dans les collectivités nordiques. On peut alors construire à l'année dans des environnements contrôlés et garantir l'accès à des matériaux à prix compétitifs et à une main-d'œuvre qualifiée. L'initiative se concentre sur la production de logements qui répondent aux exigences du climat et des infrastructures uniques du Nord. Il s'agit également d'un modèle évolutif permettant de répondre à la pénurie de logements dans les autres collectivités nordiques.
La 2e phase sera axée sur l'avancement du concept de maison modulaire dans le Nord grâce à des pratiques éprouvées. Elle comprend la création d'une nouvelle approche systémique pour l'aménagement de logements. Une installation centralisée d'assemblage de logements modulaires et de formation située à Winkler, au Manitoba, sera aménagée. L'emplacement a été choisi en raison de sa position stratégique pour desservir les ports et les routes maritimes de l'Est et de l'Ouest. Il permettra de réduire les coûts et d'améliorer l'abordabilité.
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Initiative de formation Wîkiwin de la Première Nation de York Factory : Construire des habitations saines en utilisant les ressources locales
Kawéchiwasik Development Corporation aux soins de la Première Nation de York Factory
La Wîkiwin Training Enterprise a pour objectif de répondre aux besoins en matière de logement de la Première Nation de York Factory. Elle tire parti des ressources et des gens de métier de la région pour construire des logements tout en favorisant la croissance de la communauté. En intégrant les objectifs liés au logement aux objectifs sociaux, éducatifs et économiques, le logement contribuera à guérir et à enrichir la communauté.
La solution, élaborée en collaboration avec l'Université du Manitoba, comprendra un modèle de formation complet intégrant un programme d'études créé conjointement, des programmes de formation, des conceptions de logements et des recherches sur les matériaux de construction. L'initiative est axée sur des techniques de construction durables utilisant la pierre et le bois de la région. On promet d'employer la population locale, de réduire les coûts de production et d'améliorer la qualité des logements. La création d'un atelier sur les métiers ouvert à l'année et d'un dortoir pour les membres de la famille des étudiants stimulera la main-d'œuvre locale. Elle donnera de l'espoir à la Première Nation de York Factory et à d'autres jeunes autochtones.
Dans le cadre de la 2e phase, l'équipe du projet construira l'atelier Wikiwin. Cette initiative permettra de loger dans un dortoir familial les étudiants en situation d'itinérance ou mal logés. Elle facilitera également leur participation à l'élaboration de prototypes de maisons carboneutres à l'aide de matériaux locaux. Durant cette phase, le programme éducatif sera également élargi en partenariat avec l'Université du Manitoba. Il permettra ainsi de renforcer la capacité de la main-d'œuvre de la Première Nation de York Factory et de créer davantage de possibilités pour ses jeunes.
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Construction dans le Nord, par le Nord : Développer la capacité par la fabrication et la formation
Walker Home Construction
Cette solution consiste à construire un atelier de préfabrication élargi en ajoutant une installation d'entreposage et à offrir des modules de formation améliorés pour développer les capacités locales. La construction par panneaux, où les murs sont construits hors site dans des environnements contrôlés, permet de relever les défis liés à la chaîne d'approvisionnement et au financement. Cette méthode permet d'améliorer la rapidité, le coût et la qualité de la construction.
La solution permettra également de réaliser des gains d'efficience dans les calendriers et les coûts de construction. Elle améliorera en plus la sécurité, l'uniformité de la construction et le contrôle de la qualité grâce à l'entreposage des matériaux.
L'entreposage intérieur de matériaux tels que le bois réduit les dommages. De plus, la construction sur des surfaces planes améliore la qualité de la construction. L'approche permet de raccourcir les délais de construction sur site et de réduire les coûts de mobilisation, de logement et de nettoyage. Ce modèle s'harmonise bien avec les pratiques de construction actuelles et respecte les délais de financement du gouvernement sans interruption saisonnière. Les programmes de formation renforceront la capacité de la collectivité et optimiseront les retombées locales des investissements dans le logement.
La 2e phase vise à faire progresser l'aménagement de maisons préfabriquées au Yukon par des essais continus et par le partage des meilleures pratiques. Elle permettra de construire une installation d'entreposage et d'améliorer la formation des métiers locaux. De plus, on modernisera l'équipement de fabrication et fera l'acquisition de moyens de transport pour les panneaux préfabriqués. L'objectif de ces initiatives est de réduire les coûts de construction et d'accroître la capacité de production locale.
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Éliminer le goulot d'étranglement cyclique des matériaux de construction dans le Nord : l'entreposage comme solution à la pénurie de logements
Gouvernement de la Première Nation Vuntut Gwitchin
Vuntut Gwitchin est la seule communauté accessible seulement par avion au Yukon. Son éloignement géographique crée un goulot d'étranglement dans la chaîne d'approvisionnement pour la collectivité arctique d'Old Crow, au Yukon. Une route d'hiver constitue le seul lien terrestre vers le reste du réseau routier du territoire. La construction résidentielle à Old Crow connaît ainsi un cycle d'expansion et de ralentissement. La construction n'est possible que les années où la route d'hiver est ouverte. La courte saison de construction signifie également que, même pendant les années d'expansion, Old Crow ne peut pas répondre à la demande de logements.
La solution proposée prévoit la construction d'un entrepôt à Old Crow pour y stocker des matériaux pour plusieurs années. Il s'agit d'assurer un approvisionnement régulier afin de permettre la construction de logements à l'année, peu importe l'état de la route d'hiver. La solution permettra également de créer des emplois locaux grâce à de la formation en matière d'entreposage, de suivi et de gestion des stocks. Elle contribuera à régler les problèmes d'approvisionnement causés par la route d'hiver intermittente.
Dans la 2e phase, l'équipe du projet établira l'atelier d'entreposage et d'assemblage de la Première Nation Vuntut Gwitchin à Old Crow. L'installation permettra de stocker les matériaux de construction modulaire pour l'assemblage et l'entretien tout au long de l'année. Cette approche répond aux défis posés par l'accès aux matériaux dans les régions éloignées. Elle propose une solution cohérente et prévisible en matière de production et d'entretien des logements.
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Entreprise de transport et de logistique, d'entrepôt à entrepôt, dans la région isolée du Sahtu
Rampart Rentals Ltd.
Cette solution mise sur le fait que l'entreprise est le propriétaire et l'exploitant de deux entrepôts, ce qui lui permet de faire de l'expédition et de la logistique d'entrepôt à entrepôt. L'un de ces entrepôts se trouve à Edmonton, en Alberta (ville considérée comme la Porte du Nord) et l'autre, à Norman Wells, dans les Territoires du Nord-Ouest. Cette approche facilite l'achat en masse, l'expédition et la réception de matériaux et de fournitures de construction résidentielle. Les collectivités nordiques auront ainsi accès toute l'année à des matériaux de construction à coût réduit. La saison de transport y est souvent limitée à 3 ou 4 mois pendant l'hiver et pour le transport par barge. En centralisant les achats et en permettant l'expédition directe vers ces entrepôts, les coûts de transport des matériaux vers la région du Sahtu sont considérablement réduits.
Dans la 2e phase, le projet consolidera ce modèle de transport et de logistique entre Edmonton et Norman Wells. Il permettra l'achat en masse, l'expédition et la réception de matériaux et de fournitures de construction résidentielle à un coût réduit toute l'année. De plus, les efforts porteront sur l'élaboration de programmes de formation et d'emploi dans les entrepôts de la région du Sahtu, en collaboration avec des partenaires locaux.
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Fabrication de panneaux écoénergétiques et durables dans le Nord pour la construction résidentielle locale
SIP Atlantic Inc.
La fabrication de panneaux structuraux isolés à Happy Valley-Goose Bay, au Labrador, permet de construire des maisons plus rapidement et à moindres coûts qu'avec les méthodes traditionnelles. Ces panneaux préfabriqués peuvent être assemblés sur place en 2 fois moins de temps qu'avec les méthodes de construction traditionnelles. Cette technologie a déjà fait ses preuves dans des projets d'aménagement résidentiel d'envergure dans le Nord, soit au Nunavut et en Alaska.
Grâce à la formation locale en construction au moyen de panneaux structuraux isolés, en collaboration avec des partenaires locaux, on pourra créer une main-d'œuvre qualifiée. On obtiendra ainsi des avantages économiques à long terme. Grâce au site de production situé à proximité des transports côtiers, il sera possible d'expédier rapidement les panneaux dès que la saison le permettra. L'accès routier donnera accès à la livraison de matières premières tout au long de l'année, assurant ainsi une production continue.
La collaboration avec le Conseil national de recherches du Canada et le Centre canadien de matériaux de construction permettra d'optimiser les techniques, les matériaux et les technologies de construction. Ce partenariat vise à améliorer la qualité de la construction en produisant des logements sains, écoénergétiques, durables et confortables.
La 2e phase comprend la construction d'un atelier de fabrication équipé et de la formation supplémentaire pour les travailleurs de la région, grâce à des partenariats locaux. Comme la fabrication et la construction des maisons en panneaux structuraux isolés se feront plus rapidement, il y aura des retombées économiques locales à long terme.
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Usine de logements modulaires et centre de formation à Arviat
Sakku Properties Limited
Sakku Properties Limited construit la première installation consistant en une usine de logements modulaires et en un centre de formation appartenant aux Inuits et exploitée par ces derniers à Arviat, au Nunavut. L’installation sera exploitée par l’entremise de Sakku Innovative Building Solutions, un partenariat entre Sakku et RG Solutions, un fournisseur de logements modulaires de premier plan établi au Québec.
Cette solution vise à éliminer de nombreux obstacles à l’amélioration de l’offre de logements. Ces obstacles sont notamment la courte saison de construction, l’absence de routes pour l’expédition de matériaux, le manque de travailleurs locaux dans les métiers spécialisés et les coûts élevés. La solution proposée est une usine à Arviat qui permettra à la population de construire des logements modulaires qui seront vendus dans la région de Kivalliq, au Nunavut.
Cette usine produira des logements de grande qualité conçus expressément pour les conditions et la culture de l’Arctique. De plus, l’équipe élaborera un programme Sceau rouge de formation dans les corps de métier afin de créer un programme de développement des capacités en construction de la communauté inuite à Arviat et dans la région de Kivalliq. Ce programme de formation permettra de réduire la dépendance à l’égard des travailleurs du Sud du pays. Il aidera également à renforcer l’économie du Nunavut en conservant la majeure partie des investissements dans le logement à l’intérieur du territoire.
Dans le cadre de la deuxième phase, l’équipe fera progresser l’aménagement et la construction de l’usine de construction modulaire et du centre de formation. Il en découlera 40 emplois à temps plein et plus de 120 emplois indirects dans la région de Kivalliq. On prévoit que 15 nouveaux ouvriers certifiés Sceau rouge par année obtiendront leur diplôme du centre de formation. Grâce au travail qui se fera toute l’année, on construira de 35 à 40 logements modulaires par an.
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Le territoire comme habitat : plan pour la production de logements dirigée par la communauté au Nunavik
Université de Laval
Le manque de mobilisation des communautés inuites constitue un obstacle important à la création de logements adaptés à la culture, durables et socialement acceptables au Nunavik. Pour que les solutions de logement répondent à leurs besoins, les communautés inuites doivent jouer un rôle central dans la conception et la construction de leurs propres habitations.
Cette solution – un plan vers l’autonomie et la durabilité culturelle – est composée de scénarios (ou de modèles opérationnels) qui tiennent véritablement compte des saisons, des pratiques, de la sagesse, des ressources, des aspirations et de l’expertise des Inuits. Le plan vise à faire des communautés et organisations inuites le maillon le plus important de la chaîne d’approvisionnement en matière de logement. Cette approche permet de s’assurer que l’initiative provient réellement du Nunavik et qu’elle est principalement destinée à cette région. Le plan consistera en une synthèse de 3 « chantiers » interdépendants. Chacun d’entre eux couvrira des thèmes essentiels :
- Le renforcement de l’autonomie passe par la gouvernance et la collaboration, la mobilisation des connaissances traditionnelles inuites, l’ingéniosité et la prise de décisions inclusives.
- Le développement des capacités passe par la formation et le mentorat pratique – en particulier pour les jeunes Inuits – en misant sur des compétences qui aideront à relever les défis contemporains et à soutenir l’innovation.
- La construction d’habitations passe par la possibilité de choisir parmi une variété de types de logements et de modes d’occupation, et la conception de systèmes, de techniques et de matériaux de construction durables et adaptés au territoire.
Restez branchés
Utilisez le mot-clic #DéfiOffreLogement pour vous joindre à la conversation et pour obtenir les dernières mises à jour sur le Défi d’offre de logement. ous pouvez aussi nous envoyer un courriel à defi@schl.ca.
Programme d’élaboration d’idées pour le Nord pour les résidents des régions nordiques et éloignées
Le Programme d’élaboration d’idées pour le Nord offre du soutien aux participants vivant dans les régions nordiques et éloignées qui ont une solution ou qui souhaiteraient résoudre un problème, mais qui ont besoin de soutien, de ressources et de capacités pour préparer leur demande et la présenter.
Les participants doivent présenter une demande dans le cadre du Programme d’élaboration d’idées pour le Nord pour recevoir du soutien. Les participants seront sélectionnés sur une base continue tout au long de la phase 1 (du 23 février au 23 juin 2022) et recevront du soutien en vue d’élaborer une demande complète pour le cycle. Le programme aidera les participants à répondre aux critères d’admissibilité du cycle Accès Nord et les aidera à s’assurer que le problème relevé ou la solution proposée s’harmonise avec le Défi.
Le soutien variera en fonction des besoins des participants et pourrait comprendre ce qui suit :
- recherche et collecte de données
- recherche de partenariats
- soutien à l’élaboration de solutions
- prestation de services de consultation
- soutien à la rédaction et à la présentation de demandes
- séances sur l’innovation
- conseillers attitrés/individuels
Veuillez noter qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des idées entièrement élaborées pour utiliser le Programme de développement d’idées pour le Nord. Le nombre de places pour ce programme est limité et les participants seront sélectionnés de façon continue.
- Par courriel : NIDP@Innovation7.ca
- Par téléphone : 1-800-403-4525
- Visitez la page d’accueil du Programme d’élaboration d’idées pour le Nord (anglais seulement)
Programme de soutien aux demandeurs pour TOUS les demandeurs :
Tous les demandeurs, dont ceux qui participent au Programme d’élaboration d’idées pour le Nord, peuvent communiquer avec Evergreen pour obtenir des directives générales sur le processus de demande et des ressources pour la préparation des demandes et participer à des activités visant à favoriser les partenariats et la collaboration. Evergreen offrira également du soutien à la navigation dans le portail destiné aux demandeurs.
Communiquez avec notre partenaire Evergreen, qui administre le programme de soutien aux demandeurs.
- Par courriel : HSC-DOLsupport3@evergreen.ca
- Par téléphone : 647-670-2265
- Visitez la page d’accueil du programme de soutien d’Evergreen
Apply
Dates importantes
- Lancement : 23 février 2022
- Présentations initiales : 23 juin 2022, 14h (HNE)
- Présélection : Septembre 2022
- Présentations finales pour l’étape 2 : Septembre 2023
- Annonce des solutions financées : Novembre 2023
Affectation du financement
- Étape 1 – Financement pour l’élaboration de prototypes : Les équipes présélectionnées recevront chacune jusqu’à 250 000 $
- Étape 2 – Financement pour la mise en œuvre : Les demandeurs dont les solutions ont été sélectionnées se partageront une enveloppe de 75 millions de dollars
Qui peut participer?
Le demandeur principal doit être une personne morale dûment constituée dont l’existence est valable au Canada, par exemple :
- professionnels de la chaîne d’approvisionnement;
- organismes à but lucratif et sans but lucratif (c.-à-d. entreprises, associations, centres de recherche);
- gouvernements, organisations et groupes autochtones;
- établissements d’enseignement postsecondaire canadiens;
- gouvernements (provinciaux, territoriaux, autochtones, municipaux, locaux et régionaux);
- équipes composées de divers participants.
* Tous les participants doivent être affiliés à une organisation légalement constituée.
Ressources importantes
- Guide du demandeur
- Formulaire du demandeur
- Foire aux questions
- Programme d’élaboration d’idées pour le Nord (Innovation 7; anglais seulement) – pour les demandeurs du Nord et des régions éloignées seulement
- Séance d'information sur le programme d’élaboration d’idées pour le Nord (anglais seulement)
- Programme de soutien aux demandeurs (Evergreen) – pour tous les demandeur
- Lancement (enregistrement)
- Foire aux questions (Lancement)
- Cycle Accès Nord: Séance d’information
- Réunions virtuelles de réseautage
Date de modification : 2024-11-15