Dossier de recherche

Accélérer l’adoption de véhicules zéro émission à l’aide des sciences du comportement

Ressources naturelles Canada
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Trois personnes semblent incertaines en regardant une voiture électrique avec une plaque d'immatriculation canadienne

Points importants

  • Les Canadiens ont certaines perceptions erronées au sujet des véhicules zéro émission (VZE) : bon nombre d’entre eux sous-estiment l’autonomie et le rendement des VZE et surestiment leurs coûts.
  • L’évolution des croyances et des perceptions pertinentes concernant l’abordabilité, les normes, le rendement et la disponibilité de la recharge publique des VZE peut faire évoluer l’intérêt des Canadiens à adopter un VZE.
  • Dans l’ensemble, les connaissances et les attitudes à l’égard des VZE et des normes sociales perçues ont eu la plus grande incidence unique sur l’intérêt des Canadiens à adopter un VZE.

Contexte

En 2022, le gouvernement du Canada a publié son Plan de réduction des émissions, qui décrivait les efforts qu’il déployait pour atténuer les changements climatiques grâce à d’importantes réductions d’émissions dans de multiples secteurs. Un élément clé de ce plan a trait à la réduction des émissions du secteur des transports, y compris des véhicules privés.

Les scientifiques ont démontré que le passage d’une voiture à essence ou diesel à un VZE est l’une des mesures de réduction des émissions les plus marquantes qu’une personne puisse prendre. Cependant, bien que les taux d’adoption des VZE soient à la hausse au Canada, au T1 de 2023, seulement 10,5°% des nouveaux véhicules immatriculés étaient à zéro émission. De plus, les recherches du Programme de recherche appliquée sur l’action pour le climat (PRAAC) ont démontré que plus de 62°% des Canadiens appuient une plus grande action climatique, et 25°% se disent prêts à apporter des changements substantiels dans leur propre vie pour limiter davantage les changements climatiques. Les VZE étant un choix favorable au climat, qu’est-ce qui pourrait faire obstacle à une plus grande adoption?

C’est la question à laquelle nous avons entrepris de répondre dans le cadre d’un sondage en ligne. En partenariat avec Ressources naturelles Canada, ce sondage visait à obtenir de l’information sur l’intérêt des Canadiens pour les VZE et certains obstacles à leur adoption, à l’appui de l’objectif du gouvernement du Canada que, d’ici 2035 , 100°% des voitures légères neuves et des camions de tourisme neufs vendus soient à zéro émission. Notre objectif était de mieux comprendre comment amener les Canadiens intéressés par les VZE à agir.

Méthodologie

Nous avons recruté 2 731 Canadiens – représentatifs de la population canadienne selon la région, l’âge et le sexe – pour réaliser une étude en ligne. Cette étude a été menée par l’intermédiaire de Qualtrics , une plateforme de sondage en ligne qui recrute parmi les bassins existants de participants à la recherche qui ont accepté que l’on communique avec eux pour des études de recherche. Les répondants n’étaient admissibles à la présente étude que s’ils avaient l’intention d’acheter ou de louer un nouveau véhicule au cours des cinq prochaines années et qu’ils ne possédaient pas déjà de VZE.

Tous les répondants ont d’abord répondu à des questions évaluant leur connaissance et leurs attitudes à l’égard de différents aspects des VZE et des véhicules à essence, comme leur coût moyen, leur autonomie et leur rendement dans des conditions météorologiques extrêmes.

Ensuite, à l’aide d’un plan d’essai contrôlé randomisé (également connu sous le nom d’ECR), les répondants ont été chargés de consulter l’une des six communications sur les VZE (voir la figure 1). Cinq des communications portaient sur différents obstacles potentiels à l’adoption des VZE, qui avaient été définis dans des recherches antérieures (c.-à-d. le coût, la commodité, l’autonomie, les normes, le mode de vie). La sixième communication était un message standard sur les avantages environnementaux des VZE (c.-à-d. la condition de contrôle). On a ensuite demandé aux répondants s’ils avaient l’intention d’acheter un VZE comme prochain véhicule.

On a également demandé aux répondants d’évaluer leur accord avec une série d’énoncés de croyances qui correspondaient à chaque communication. Nous avons émis l’hypothèse que des messages plus efficaces augmenteraient l’accord des répondants avec les déclarations pertinentes, ce qui pourrait aussi avoir une incidence sur l’intérêt des répondants pour les VZE.

Cette étude et son plan d’analyse ont été préenregistrés au au Centre de connaissances sur l’introspection comportementale de l’Observatoire de l’innovation dans le secteur public de l’OCDE avant la collecte des données.

Messages de contrôle et de traitement affichés aux répondants de l'enquête

Voiture électrique et voiture à essence, côte à côte, montrant que les véhicules électriques coûtent moins cher que les Canadiens ne le pensent. Saviez-vous que les nouveaux véhicules électriques sont vendus à partir de 32 000 dollars et qu'ils coûtent moins cher sur leur durée de vie que des véhicules à essence comparables ?

Coût (condition de traitement 1)
Les VZE rejetés d’emblée comme étant catégoriquement trop chers; les consommateurs sont plus conscients des marques de luxe et des prix. Ce message a été conçu pour réduire le choc du prix affiché et établir un point d’ancrage inférieur en ce qui concerne le prix des VZE.

Vue de dessus d'une voiture électrique. Texte décrivant les avantages d'une voiture électrique, notamment le fait qu'elle vous emmène partout, qu'elle comporte moins de pièces mobiles, que les freins s'usent moins, qu'il n'y a pas de vidange d'huile et qu'elle permet de réduire les coûts d'entretien.

Commodité (condition de traitement 2)
Les gens estiment que les VZE sont restrictifs, sans se rendre compte des inconvénients qui viennent avec la conduite des automobiles à moteur à combustion interne (MCI). Ce message rend les habitudes de la conduite avec des MCI plus pertinentes.

Image d'une carte avec des emplacements pour des stations de recharge dans tout le pays. Le texte indique « Chargez sans souci ».

Autonomie (condition de traitement 3)
Les gens estiment qu’il n’y a pas assez de bornes de recharge pour répondre à leurs besoins, mais surestiment dans quelle mesure ils ont besoin de postes de recharge publics. Ce message augmente la pertinence de la borne de recharge disponible la plus proche – à la maison.

4 images de divers propriétaires de voitures électriques. Texte décrivant que le nombre de propriétaires de voitures électriques a été multiplié par 4 depuis 2019. De nombreux Canadiens passent aux véhicules électriques pour économiser de l'argent et protéger l'environnement, tout en répondant à leurs besoins de conduite. Rejoignez-les et devenez propriétaire d'une VE.

Normes (condition de traitement 4)
Les gens ont tendance à adopter les comportements de leurs groupes sociaux et ne voient pas les VZE comme un achat typique et normalisé. Ce message invoque l’identité et présente une norme sociale.

4 types différents de voitures électriques, de la berline au pick-up. Il y a un véhicule électrique pour chaque style de vie.

Mode de vie (condition de traitement 5)
Les gens ne sentent pas que les VZE ont suffisamment d’offres dans la classe de voiture souhaitée pour répondre aux besoins de leur style de vie. Ce message représente visuellement les choix.

Electric car on a grassy hill. Electric vehicles are the greener option. Driving an electric vehicle produces up to 100% lower emissions than a gas car.

Avantages environnementaux (condition de contrôle)
Message standard sur les avantages environnementaux des VZE.

Table 1. Déclarations de croyance sur les véhicules à zéro émission

Après avoir vu l’un des six messages, tous les répondants ont évalué leur accord avec les 8 énoncés de croyance sur les VZE suivants :

Les véhicules électriques peuvent être abordables.
Les nouveaux véhicules entièrement électriques sont offerts à partir de 32 000 $.
Le Canada dispose d’un réseau en pleine expansion de bornes de recharge publiques pour les véhicules électriques.
La plupart des gens qui ont un véhicule électrique le rechargent à la maison.
De nombreux Canadiens passent désormais des véhicules à essence aux véhicules électriques.
L’utilisation et l’entretien d’un véhicule électrique présentent des avantages par rapport à un véhicule à essence.
Les véhicules électriques sont meilleurs pour l’environnement que les véhicules à essence.
Les grands constructeurs automobiles vendent aujourd’hui des véhicules électriques dans toutes les catégories (p. ex. berlines, VUS, camions, etc.).

Constatations

Dans l’ensemble, nous avons constaté qu’une majorité (58°%) de nos répondants étaient au moins quelque peu désireux d’acheter ou de louer un VZE comme prochain véhicule. Toutefois, les répondants avaient diverses perceptions erronées au sujet des VZE, allant de leurs coûts à leur rendement en passant par leur autonomie.

Tendance à surestimer les coûts et à sous-estimer l’autonomie et le rendement

Les répondants ont surestimé les coûts des VZE

Nous avons constaté que les répondants croyaient que les VZE étaient, en moyenne, 20°000 $ plus chers que les véhicules à essence comparables, ce qui représente une surestimation d’environ 10°000°$ lorsqu’on les compare au prix de détail moyen des modèles de VZE les plus vendus en 2021 (voir la figure 2). Dans l’ensemble, la moitié des répondants (47°%) ont surestimé le prix d’achat moyen d’un nouveau VZE. Lorsqu’ils ont fait ces estimations, les répondants n’ont pas tenu compte des remboursements fédéraux, dont 51°% des répondants ignoraient l’existence.

Les répondants ont sous-estimé l’autonomie typique d’un VZE

Plus de la moitié des répondants (55°%) ont estimé que les véhicules électriques à batterie typiques avaient une autonomie de 200 km à 400 km, ce qui est inférieur à l’autonomie d’un véhicule électrique typique de taille moyenne (~466 km; voir la figure 3). De plus, 86°% des répondants ont déclaré parcourir moins de 300 km par semaine, comparativement au volume moyen par année parcouru par les Canadiens, qui est de 15 200 km. Ces résultats démontrent que les autonomies typiques des VZE devraient être suffisantes pour la plupart des Canadiens avec une seule recharge par semaine, mais que les Canadiens peuvent faire des évaluations inexactes de la façon dont les capacités actuelles des VZE s’harmonisent avec leurs besoins de conduite hebdomadaires.

Les répondants ont évalué les VZE comme étant inférieurs aux voitures à essence et au diesel sur le plan du rendement.

Lorsqu’on leur a demandé d’évaluer les VZE par rapport à une voiture à essence comparable en fonction du rendement, de la sécurité, de la fiabilité, de la facilité et du coût d’entretien, nous avons constaté que les répondants évaluaient les VZE comme étant inférieurs aux voitures à essence et diesel sur chaque aspect. Cette différence était plus importante lorsqu’on a demandé aux répondants d’évaluer ces facteurs de rendement dans des conditions météorologiques extrêmes telles que la chaleur ou le froid extrêmes. Les deux tiers des répondants (68°%) ont évalué les VZE comme étant légèrement pires ou bien pires qu’une voiture à essence comparable dans des conditions météorologiques extrêmes. Des études montrent que la sécurité et la fiabilité des VZE sont comparables à celles des véhicules à essence et ont des coûts d’entretien inférieurs à ceux-ci, ce qui démontre que les répondants ont une fausse perception de la performance des VZE dans l’ensemble.

Aucune des communications n’a eu une incidence importante sur l’intérêt des répondants pour les VZE; cependant, les normes perçues et la connaissance des VZE prédisaient de façon positive l’intention d’adopter un VZE.

Les répondants qui ont vu les messages de traitement n’étaient pas plus susceptibles que ceux du groupe témoin de déclarer un intérêt pour l’adoption d’un VZE. Cependant, comme prévu lors de notre préinscription, une analyse de médiation a été effectuée, qui a révélé que, bien que les messages de traitement et de contrôle aient réussi à changer la perception des répondants à l’égard des VZE, seulement la moitié des énoncés de croyance sur les VZE (4 sur 8; voir le tableau 1, texte en caractères gras) étaient positivement liés à la question de savoir si les répondants envisageraient d’acheter un VZE comme prochain véhicule.

Nous avons exploré les données à l’aide d’un modèle de régression multivariée pour aider à déterminer quels facteurs ont eu les effets uniques les plus importants sur l’intérêt pour l’adoption d’un VZE. Ce modèle a révélé 12 caractéristiques clés représentant 42°% des différences observées dans l’adoption déclarée des VZE. Les plus grands prédicteurs positifs de notre modèle montraient que plus la connaissance des VZE par les répondants était précise, et plus les répondants percevaient les VZE comme un choix dominant (un choix socialement normatif), plus ils étaient susceptibles d’exprimer leur intérêt à adopter eux-mêmes un VZE.

Discussion

Les résultats de ces travaux démontrent que, malgré un intérêt croissant, les Canadiens font face à de nombreux obstacles à l’adoption des VZE que des approches de communication tenant compte du comportement pourraient aborder. Cette recherche a démontré que de nombreux Canadiens perçoivent les VZE comme étant inabordables, une majorité (47°%) des répondants surestimant le prix moyen initial des VZE de plus de 10°000°$. Des recherches antérieures en sciences du comportement ont démontré l’incidence du biais actuel – la tendance des gens à accorder plus d’importance aux récompenses immédiates par rapport aux gains futurs. Dans ce contexte, les gens surestiment peut-être le coût initial d’un VZE et mettent indûment l’accent sur l’augmentation des dépenses initiales tout en sous-pondérant les économies de coûts d’exploitation et d’entretien futures qu’un VZE fournit par rapport à une voiture à essence. Ainsi, les interventions qui réduisent le biais actuel des gens sur le coût initial et augmentent l’importance des incitatifs disponibles, ou qui se concentrent sur les économies de coûts à long terme, peuvent aider à montrer les VZE comme un choix plus rentable.

De plus, cette recherche a montré que les Canadiens sous-estiment généralement l’autonomie offerte par les VZE par rapport à leurs besoins de conduite typiques. Les interventions qui mettent l’accent sur les besoins réels d’un conducteur en matière d’autonomie – par exemple, en précisant le nombre de déplacements ou de déplacements à l’épicerie qui pourraient être effectués sur une seule recharge – ou sur la visibilité et l’importance des bornes de recharge à domicile et publiques pourraient atténuer l’anxiété des acheteurs potentiels en matière d’autonomie.

La présente étude a démontré que même les petites communications numériques peuvent changer les croyances sur l’abordabilité des VZE, la disponibilité croissante des bornes de recharges publiques, la commodité de choisir un véhicule électrique et la popularité croissante des VZE. En outre, elle a révélé que des connaissances exactes sur les VZE, et la croyance que les VZE deviennent de plus en plus populaires, sont fortement associées et peut-être même prédictives de l’intérêt que l’on y porte. Avec d’autres stratégies, les messages qui répondent aux perceptions erronées sur le rendement et les coûts des VZE, et/ou qui mettent en évidence les taux croissants d’adoption des VZE, peuvent valoir la peine d’être mis en avant pour surmonter les principaux obstacles comportementaux à l’adoption des VZE soulignés dans la littérature et dans la présente étude.

Remerciements

La présente recherche a été menée par le personnel de l’UII, avec le soutien supplémentaire de Jennifer Lynes Murray de l’Université de Waterloo. Elle a reçu l’approbation éthique du Comité d’éthique de la recherche de l’Université de Waterloo (REB no 44620).

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada

Accélérer l’adoption de véhicules zéro émission à l’aide des sciences du comportement

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© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, 2024.


This publication is also available in English: Accelerating Zero-Emission Vehicle Adoption using Behavioural Science

ISBN: 978-0-660-69731-4
CP22-212/2024F-PDF

Publié : 2024-05-23
Date de modification : 2025-02-19
Rapport

SICO Vague 1.1

L’établissement d’une solide compréhension fondamentale de la base de connaissances des Canadiens sur la COVID-19 (par exemple les symptômes et la propagation du virus), de leurs perceptions et de leurs attitudes

Agence de la santé publique du Canada
Équipe de recherche sur l'opinion publique, Bureau du Conseil privé
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
groupe de personnes masquées debout contre un mur

Principales constatations

Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2,023 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 11 et 15 avril 2020. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.

Regard sur la pandémie

La plupart des Canadiens estiment que la pandémie de COVID-19 va s’aggraver. Les résultats peuvent servir d’indication préliminaire quant à la période pendant laquelle les Canadiens s’attendent à ce que les interventions à la suite de la pandémie durent [ voir le tableau ].

Préoccupations

En moyenne, les Canadiens se sentent confiants quant à leurs connaissances sur la prévention de la propagation de la COVID-19. Cependant, les Canadiens ne sont pas aussi confiants lorsqu’il s’agit de leurs connaissances sur la COVID-19 en général [ voir le tableau ].

Les Canadiens reconnaissent la gravité de la COVID-19 et l’importance que nous travaillions ensemble pour surmonter la pandémie. La majorité des Canadiens sont inquiets au sujet de la COVID-19, et beaucoup disent subir des répercussions négatives causées par cette maladie (par exemple parce qu’ils vivent du stress, ont des pensées envahissantes et se sentent impuissants envers la COVID-19). Actuellement, les Canadiens s’intéressent à l’information relative aux traitements, aux symptômes et aux moyens de prévenir la propagation de la COVID-19. Les changements au fil du temps indiqueront quels renseignements il faudra diffuser par les voies officielles du gouvernement [ voir le tableau ].

Connaissances

Les Canadiens sont assez bien informés sur les groupes qui risquent de subir des conséquences graves en raison de la COVID-19, mais les perceptions varient beaucoup au sujet des femmes enceintes, des nourrissons et des jeunes enfants [ voir le tableau ].

Réticence à l’égard de la vaccination

Actuellement, seulement 70 % des Canadiens ont indiqué qu’ils accepteraient de recevoir un vaccin efficace ou sûr contre la COVID-19 si un pareil vaccin était disponible. Il faudra donc réaliser des travaux supplémentaires pour accroître l’acceptation potentielle d’un vaccin avant qu’un pareil vaccin soit disponible. [ voir le tableau ].

Contexte

À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.

Méthodologie

Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.

Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.

Résultats choisis

Un certain nombre de résultats sélectionnés sont présentés ci-dessous. Pour plus d'informations sur l'ensemble des données, veuillez contacter l'unité de l’impact et de l’innovation .

Profils des répondants

Âge

Canada (n=2,023) C.-B. et Yn (n=284) Alberta (n=268) Man. et Sask. (n=236) Ontario (n=622) Québec (n=407) Atlantique (n=206)
18 à 34 ans 27% 27% 32% 30% 28% 26% 23%
35 à 54 ans 34% 33% 36% 33% 34% 33% 33%
55 ans ou plus 39% 40% 32% 37% 38% 41% 44%

Sexe

Canada (n=2,023) C.-B. et Yn (n=284) Alberta (n=268) Man. et Sask. (n=236) Ontario (n=622) Québec (n=407) Atlantique (n=206)
Masculin 48% 48% 49% 48% 48% 48% 47%
Féminin 51% 52% 50% 51% 52% 51% 52%
Sexe diverse 0% 0% 1% 1% 0% 0% 1%

Niveau de scolarité

Canada (n=2,023) C.-B. et Yn (n=284) Alberta (n=268) Man. et Sask. (n=236) Ontario (n=622) Québec (n=407) Atlantique (n=206)
L'école secondaire ou moins 24% 22% 24% 33% 22% 25% 29%
Apprentissage enregistré ou diplôme ou certificat d'une école de métiers 49% 48% 46% 45% 48% 51% 54%
Université ou troisième cycle 27% 30% 30% 21% 30% 25% 18%

Taille de la localité

Canada (n=2,023) C.-B. et Yn (n=284) Alberta (n=268) Man. et Sask. (n=236) Ontario (n=622) Québec (n=407) Atlantique (n=206)
Grande région métropolitaine (plus de 1 000 000) 30% 23% 53% 12% 35% 26% 3%
Grand centre urbain (plus de 100 000) 30% 32% 13% 42% 33% 29% 23%
Centre de moyenne envergure (de 30 000 à 99 000) 17% 25% 13% 9% 15% 20% 16%
Centre de petite envergure (de 1 000 à 29 000) 18% 16% 14% 22% 13% 23% 34%
Localité en zone rurale (moins de 1 000) 6% 3% 6% 15% 4% 3% 24%
Publié : 2021-10-20
Date de modification : 2025-02-14
Rapport

SICO Vague 1.13

De nouvelles questions relatives à l’expérience de la vaccination, ainsi qu’aux perceptions de comportements sûrs après la vaccination, et aux intentions de continuer à appliquer les mesures de santé publique

Agence de la santé publique du Canada
Équipe de recherche sur l'opinion publique, Bureau du Conseil privé
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
deux personnes portant des masques

Principales constatations

Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2 083 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 5 et le 12 mai 2021. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.

Regard sur la pandémie: Lors de la treizième vague, le nombre de répondants ayant indiqué « le pire de la crise est en train de se produire » a augmenté de 18 points, après avoir diminué lors des onzième et douzième vagues. La proportion de personnes affirmant que « le pire de la crise est encore à venir » n’a jamais été aussi faible depuis le début de la collecte des données (17 % affirment encore que le pire est à venir, comparativement à 52 % en avril 2020). Tout comme lors des vagues précédentes, les répondants les plus jeunes sont les plus optimistes – les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de penser que « le pire de la crise est derrière nous » (35 %), par rapport à 26 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 22 % des répondants âgés de 55 ans et plus. De plus, la proportion de répondants qui estiment que la COVID-19 semble « se propager rapidement » a augmenté de 13 points, passant de 40 % lors de la douzième vague à 53 % lors de la treizième vague.

Sources d’information : La confiance et l’utilisation des sources d’information gouvernementales (p. ex. les responsables fédéraux de la santé publique, les conférences de presse quotidiennes) étaient les plus élevées au début de la pandémie et ont suivi une tendance à la baisse depuis. Lors de la treizième vague, la confiance dans les sources d’information gouvernementales concernant la COVID-19 a de nouveau baissé après avoir légèrement remonté lors de la douzième vague (voir figure ci-dessous). La confiance était la plus élevée dans les organismes de santé gouvernementaux (50 %), les sites Web du gouvernement du Canada (47 %) et les responsables provinciaux de la santé publique (46 %).

Le respect des principaux comportements de protection : Au moyen d’un échantillon fractionné, on a demandé à la moitié des répondants de l’étude SICO à quel point il est important de continuer à respecter les mesures après une vaccination complète (c’est-à-dire deux doses), et à l’autre moitié à quel point cette question est importante après une vaccination partielle (c’est-à-dire une dose). Dans l’ensemble, la plupart des répondants ont indiqué qu’il était « important » de continuer à respecter les mesures de santé publique telles que l’hygiène des mains, le fait de rester à la maison lorsqu’on est malade et la mise en quarantaine si l’on a été exposé à la COVID-19 après la vaccination complète ou partielle.

Santé mentale et bien-être : La satisfaction à l’égard de la vie est demeurée stable entre la douzième et la treizième vague. Un peu plus d’un tiers des répondants (41 %) sont très satisfaits ou satisfaits de leur vie, tandis que 21 % sont très insatisfaits ou insatisfaits. Un grand nombre de répondants continuent de déclarer se sentir fatigués (53 %), épuisés (45 %), anxieux (43 %), seuls (39 %) et déprimés (39 %) occasionnellement ou la plupart du temps.

La confiance à l’égard des vaccins : La treizième vague comprenait une série de scénarios hypothétiques visant à déterminer quelles mesures, au besoin, pourraient motiver les répondants qui n’avaient pas encore reçu de vaccin à se faire vacciner immédiatement. Les mesures testées étaient notamment les suivantes : recevoir une récompense financière du gouvernement, bénéficier d’un congé payé de la part des employeurs, et rendre obligatoire la vaccination pour certaines activités (voir figure ci-dessous). Toutes les mesures ont été plus efficaces pour augmenter la probabilité de vaccination pour les personnes qui ont déjà l’intention de se faire vacciner dans l’immédiat, et le sont moins pour les personnes qui veulent attendre ou qui ne sont pas certaines. Les répondants qui n’ont pas l’intention de se faire vacciner ont signalé que ces mesures augmenteraient très faiblement leur probabilité d’être vaccinés et, dans bien des cas, ils ont déclaré que ces mesures les rendraient moins enclins à se faire vacciner, il est donc possible qu’elles provoquent l’effet inverse.

Intentions de voyage et mesures à la frontière : Une majorité de répondants ont déclaré vouloir garder les restrictions concernant les voyages aux États-Unis (82 %) et à l’étranger (82 %) pendant au moins un à six mois, voire plus longtemps. Les répondants sont moins favorables aux fermetures nationales à long terme. Malgré le déploiement des vaccins, les intentions de voyage et les intentions de prendre l’avion au cours de la prochaine année restent faibles. On constate également un faible degré d’aisance à augmenter les voyages avec certains pays. Le seul pays où les répondants sont un peu plus à l’aise avec l’augmentation des voyages est l’Australie (13 % lors de la neuvième vague, 17 % lors de la onzième vague, 19 % lors de la douzième vague et 23 % lors de la treizième vague).

Contexte

À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.

Méthodologie

Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.

Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.

Considérations

Lorsqu’on interprète les résultats de l’étude SICO, il est utile de garder à l’esprit le contexte de la période de collecte de données, qui peut ou non avoir influé sur les réponses des participants à l’enquête. Pendant la période de collecte des données de la treizième vague (du 5 au 12 mai 2021) :

  1. Le nombre de cas de COVID-19 au Canada en date du 5 mai (la date du début de la collecte des données) était de 82 700 cas actifs.
  2. L’utilisation des vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen (Johnson & Johnson) avait été approuvée au Canada et environ 34,5 % de la population canadienne avait reçu une dose de vaccin (en date du 5 mai). Le premier jour de la collecte des données, Santé Canada a annoncé que les Canadiens de 12 ans et plus étaient admissibles au vaccin de Pfizer.
  3. Les médias ont encore beaucoup parlé du vaccin d’AstraZeneca et de ses effets secondaires potentiels. Certaines provinces, dont l’Ontario, ont suspendu l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca. Le 3 mai, le CCNI a annoncé que les vaccins à ARNm (tels que les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna) étaient « préférés » aux vaccins sans ARNm (tels que les vaccins Moderna et Johnson & Johnson).
  4. There continued to be significant media coverage of the AstraZeneca vaccine and its potential side effects. Some provinces, including Ontario, paused the use of the AstraZeneca vaccine. On May 3, NACI advised that mRNA vaccines (such as the Pfizer-BioNTech and Moderna vaccines) are “preferred” relative to non-mRNA vaccines (such as the Moderna and Johnson & Johnson vaccines).
  5. Pendant la période de collecte des données, les médias se sont aussi intéressés de près aux nouveaux variants de la COVID-19, qui sont plus contagieux. Avant la période de collecte des données, le gouvernement fédéral a imposé une interdiction de tous les vols commerciaux et privés en provenance de l’Inde et du Pakistan, en raison de la hausse des cas de variants – soulignant le risque continu de cas importés de COVID-19.

Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2 083 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 5 et le 12 mai 2021. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.

Regard sur la pandémie

Lors de la treizième vague, le nombre de répondants ayant indiqué « le pire de la crise est en train de se produire » a augmenté de 18 points, après avoir diminué lors des onzième et douzième vagues. La proportion de personnes affirmant que « le pire de la crise est encore à venir » n’a jamais été aussi faible depuis le début de la collecte des données (17 % affirment encore que le pire est à venir, comparativement à 52 % en avril 2020). Tout comme lors des vagues précédentes, les répondants les plus jeunes sont les plus optimistes – les répondants âgés de 18 à 34 ans sont plus susceptibles de penser que « le pire de la crise est derrière nous » (35 %), par rapport à 26 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et 22 % des répondants âgés de 55 ans et plus. De plus, la proportion de répondants qui estiment que la COVID-19 semble « se propager rapidement » a augmenté de 13 points, passant de 40 % lors de la douzième vague à 53 % lors de la treizième vague.

Sources d’information

La confiance et l’utilisation des sources d’information gouvernementales (p. ex. les responsables fédéraux de la santé publique, les conférences de presse quotidiennes) étaient les plus élevées au début de la pandémie et ont suivi une tendance à la baisse depuis. Lors de la treizième vague, la confiance dans les sources d’information gouvernementales concernant la COVID-19 a de nouveau baissé après avoir légèrement remonté lors de la douzième vague (voir figure ci-dessous). La confiance était la plus élevée dans les organismes de santé gouvernementaux (50 %), les sites Web du gouvernement du Canada (47 %) et les responsables provinciaux de la santé publique (46 %).

Au fil du temps, les répondants âgés de 55 et plus ont déclaré de façon constante des niveaux de confiance plus élevés à l’égard des sources gouvernementales. Les femmes font également plus confiance aux sources d’information gouvernementales que les hommes. Par exemple, 53 % des femmes ont déclaré faire confiance aux organismes de santé publics, comparativement à 46 % des hommes. La confiance dans les sources d’information gouvernementales varie également selon la province ou le territoire. Au cours de la treizième vague, la confiance dans les sources d’information gouvernementales sur la COVID-19 était la plus élevée dans les provinces de l’Atlantique, ainsi qu’en Colombie-Britannique et au Yukon, et la plus faible en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Lors de la treizième vague, on a ajouté une nouvelle question qui demandait aux répondants dans quelle mesure ils étaient persuadés que le gouvernement du Canada, leur gouvernement provincial ou territorial et leur administration locale prendraient les mesures qui s’imposent. 32 % des répondants indiquent qu’ils ont bon espoir ou très bon espoir que le gouvernement du Canada « prendra les mesures qui s’imposent ». Les répondants des provinces de l’Atlantique (46 %) étaient les plus susceptibles d’indiquer qu’ils avaient confiance ou une grande confiance dans le gouvernement du Canada, et les répondants de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest (19 %) étaient les moins persuadés.

Le respect des principaux comportements de protection

Au moyen d’un échantillon fractionné, on a demandé à la moitié des répondants de l’étude SICO à quel point il est important de continuer à respecter les mesures après une vaccination complète (c’est-à-dire deux doses), et à l’autre moitié à quel point cette question est importante après une vaccination partielle (c’est-à-dire une dose). Dans l’ensemble, la plupart des répondants ont indiqué qu’il était « important » de continuer à respecter les mesures de santé publique telles que l’hygiène des mains, le fait de rester à la maison lorsqu’on est malade et la mise en quarantaine si l’on a été exposé à la COVID-19 après la vaccination complète ou partielle.

Un nombre légèrement plus élevé de répondants ont indiqué que le respect continu des mesures de santé publique est important pour les personnes partiellement vaccinées, par rapport à celles qui sont complètement vaccinées – ce qui démontre que la plupart des répondants comprennent que deux doses sont nécessaires pour une meilleure protection. Par exemple, 80 % des répondants pensent qu’il est important de limiter les voyages internationaux pour les personnes partiellement vaccinées, comparativement à 60 % pour les personnes complètement vaccinées.

Dans une autre question à échantillon fractionné, on a demandé à la moitié des répondants qui n’avaient pas encore reçu de vaccin s’ils étaient d’accord avec l’énoncé suivant : « Une fois que j’aurai été partiellement vacciné contre la COVID-19, je me sentirai en sécurité lors d’interactions étroites à l’intérieur avec des personnes qui ne font pas partie de mon ménage, sans porter de masque. » On a demandé à l’autre moitié s’ils se sentiraient en sécurité lors d’interactions étroites une fois qu’ils seraient complètement vaccinés. 36 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles se sentiraient en sécurité si elles étaient complètement vaccinées, tandis que 21 % ont déclaré qu’elles se sentiraient en sécurité si elles étaient partiellement vaccinées. Il est intéressant de noter qu’environ 50 % des répondants aux questions sur la vaccination partielle et complète ont indiqué être incertains (3-5 sur 7) d’être à l’aise à l’idée d’avoir des interactions étroites à l’intérieur après la vaccination.

66 % des répondants qui ont été vaccinés ont indiqué avoir bien compris ce qu’ils leur étaient permis de faire après avoir reçu un vaccin, il y a donc des lacunes en matière de communication et de connaissances dans les recommandations après vaccination.

Santé mentale et bien-être

La satisfaction à l’égard de la vie est demeurée stable entre la douzième et la treizième vague. Un peu plus d’un tiers des répondants (41 %) sont très satisfaits ou satisfaits de leur vie, tandis que 21 % sont très insatisfaits ou insatisfaits. Un grand nombre de répondants continuent de déclarer se sentir fatigués (53 %), épuisés (45 %), anxieux (43 %), seuls (39 %) et déprimés (39 %) occasionnellement ou la plupart du temps.

La ventilation des données selon l’âge donne à penser que la pandémie a été particulièrement difficile pour les répondants âgés de 18 à 34 ans en ce qui concerne la santé mentale. Les jeunes ressentent des niveaux plus élevés de solitude et de dépression. Par exemple, 22 % des répondants âgés de 18 à 34 ans ont déclaré se sentir seuls la plupart du temps ou tout le temps, comparativement à 15 % des répondants âgés de 35 à 54 ans et à 9 % des répondants âgés de 55 ans et plus.

Lors de la treizième vague, on a ajouté de nouvelles questions portant sur le degré d’inquiétude des répondants quant à leur propre santé mentale et à la santé mentale des Canadiens. 23 % des répondants se disent très inquiets de leur propre santé mentale. Les répondants âgés de 18 à 34 ans (31 %) et ceux âgés de 35 à 54 ans (28 %) ont déclaré être les plus inquiets, par rapport aux répondants plus âgés (14 %). Les femmes ayant des enfants à la maison (35 %) s’inquiètent le plus de leur santé mentale. De plus, 36 % des répondants ont déclaré être inquiets pour la santé mentale des Canadiens. Les femmes (41 %) s’inquiètent davantage que les hommes (30 %).

La confiance à l’égard des vaccins

Lors de la treizième vague, 82 % de l’échantillon de l’étude SICO avait reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 (54 %) ou était d’accord (sur une échelle de 7 points allant de « tout à fait en désaccord » à « tout à fait d’accord ») avec l’énoncé concernant l’intention de se faire vacciner (28 %) (voir figure ci-dessous). Ce résultat représente une augmentation par rapport à la douzième vague, où 74 % de l’échantillon avait reçu un vaccin ou avait l’intention d’en recevoir un.

Parmi les personnes qui n’avaient reçu qu’une seule dose, 98 % ont indiqué qu’elles avaient l’intention de recevoir une deuxième dose. Parmi les répondants vaccinés, la grande majorité a indiqué avoir eu une expérience positive. Par exemple, 90 % d’entre eux ont indiqué qu’ils recommanderaient à d’autres personnes de se faire vacciner, et 87 % ont convenu que se faire vacciner était une expérience simple et facile (voir figure ci-dessous). De plus, 52 % des répondants ont déclaré avoir ressenti un sentiment de soulagement après avoir reçu le vaccin. Seulement 1 % des répondants ont indiqué qu’ils regrettaient de s’être fait vacciner et peu de répondants ont indiqué qu’ils avaient rencontré des obstacles pendant le processus.

Parmi les répondants non vaccinés, 65 % ont indiqué qu’ils avaient une préférence pour un vaccin. Lorsqu’on a demandé aux personnes qui ont indiqué avoir une préférence quant à la marque du vaccin lesquels des quatre vaccins approuvés par Santé Canada elles accepteraient, 82 % ont répondu qu’elles étaient disposées à recevoir le vaccin de Pfizer, 58 % celui de Moderna, 16 % celui de Johnson & Johnson, 7 % celui d’Astra Zeneca et 13 % ont répondu « je ne sais pas ».

Lors de la treizième vague, on a ajouté une question à l’étude SICO pour savoir si les répondants qui vivent avec des enfants de moins de 18 ans ont l’intention de faire vacciner leurs enfants. Rappelons que le 5 mai, soit un jour avant la collecte des données, Santé Canada a approuvé le vaccin de Pfizer pour les enfants de 12 ans et plus. 55 % des répondants ayant des enfants à la maison sont d’accord ou tout à fait d’accord avec le fait qu’ils feraient vacciner leur(s) enfant(s) si un vaccin était disponible et recommandé. 15 % des répondants ayant des enfants à la maison n’étaient pas d’accord, 18 % étaient neutres et 12 % étaient incertains. Lorsqu’on les regroupe en fonction de l’âge des enfants à la maison, les répondants sont plus susceptibles d’être d’accord de faire vacciner les enfants plus âgés (12 à 17 ans), par rapport aux plus jeunes (6 à 11 ans et 6 ans et moins) (voir figure ci-dessous). Les mères semblent légèrement plus hésitantes à faire vacciner leurs enfants (48 % d’accord, 18 % ne savent pas) que les pères (61 % d’accord, 6 % ne savent pas).

La treizième vague comprenait une série de scénarios hypothétiques visant à déterminer quelles mesures, au besoin, pourraient motiver les répondants qui n’avaient pas encore reçu de vaccin à se faire vacciner immédiatement. Les mesures testées étaient notamment les suivantes : recevoir une récompense financière du gouvernement, bénéficier d’un congé payé de la part des employeurs, et rendre obligatoire la vaccination pour certaines activités (voir figure ci-dessous). Toutes les mesures ont été plus efficaces pour augmenter la probabilité de vaccination pour les personnes qui ont déjà l’intention de se faire vacciner dans l’immédiat, et le sont moins pour les personnes qui veulent attendre ou qui ne sont pas certaines. Les répondants qui n’ont pas l’intention de se faire vacciner ont signalé que ces mesures augmenteraient très faiblement leur probabilité d’être vaccinés et, dans bien des cas, ils ont déclaré que ces mesures les rendraient moins enclins à se faire vacciner, il est donc possible qu’elles provoquent l’effet inverse.

Se faire vacciner dans un endroit pratique (55 %) et pouvoir prendre rendez-vous à l’heure et au jour qui conviennent (54 %) étaient les choix les plus populaires. Les incitatifs financiers du gouvernement (46 %) ou des employeurs (44 % pour les répondants salariés) étaient légèrement moins efficaces pour accroître les intentions de vaccination et augmentaient légèrement le risque de provoquer l’effet inverse. Les récompenses financières pourraient s’avérer plus efficaces pour certains groupes démographiques. Par exemple, les incitatifs financiers semblent plus efficaces pour encourager les répondants appartenant à une minorité visible et les répondants plus jeunes (de 18 à 34 ans) à se faire vacciner immédiatement que les répondants n’appartenant pas à une minorité visible et les répondants plus âgés.

Lors de la treizième vague, on a posé une nouvelle question aux répondants pour savoir s’ils avaient vu du contenu contre la vaccination sur les médias sociaux (c’est-à-dire des messages qui mettent en doute ou contestent l’innocuité des vaccins, ou découragent la vaccination) au cours des quatre dernières semaines. Il est préoccupant de constater qu’une quasi-majorité des répondants (46 %) ont vu du contenu contre la vaccination sur les médias sociaux au cours des quatre dernières semaines.

Les femmes (50 %) étaient plus susceptibles que les hommes (43 %) de déclarer avoir vu du contenu contre la vaccination. Les répondants les plus jeunes (52 %) étaient également plus susceptibles de déclarer avoir vu du contenu contre la vaccination en ligne, par rapport aux répondants âgés de 35 à 54 ans (49 %) et aux répondants âgés de 55 ans et plus (41 %). Les répondants ayant des enfants à la maison (n = 497; 52 %) – les femmes ayant des enfants en particulier (58 %) – étaient plus susceptibles que les répondants sans enfants (44 %) de déclarer avoir vu du contenu contre la vaccination sur les médias sociaux au cours des quatre dernières semaines.

De plus, 63 % des répondants qui ont indiqué qu’ils ne voulaient pas recevoir le vaccin contre la COVID-19 (n=111) ont dit avoir vu du contenu contre la vaccination, comparativement à la moyenne de 46 % – ce qui laisse supposer que l’exposition à du contenu contre la vaccination peut influencer les intentions de vaccination de certains Canadiens.

Intentions de voyage et mesures à la frontière

Une majorité de répondants ont déclaré vouloir garder les restrictions concernant les voyages aux États-Unis (82 %) et à l’étranger (82 %) pendant au moins un à six mois, voire plus longtemps. Les répondants sont moins favorables aux fermetures nationales à long terme. Malgré le déploiement des vaccins, les intentions de voyage et les intentions de prendre l’avion au cours de la prochaine année restent faibles. On constate également un faible degré d’aisance à augmenter les voyages avec certains pays. Le seul pays où les répondants sont un peu plus à l’aise avec l’augmentation des voyages est l’Australie (13 % lors de la neuvième vague, 17 % lors de la onzième vague, 19 % lors de la douzième vague et 23 % lors de la treizième vague).

Lors de la douzième vague, on a demandé aux répondants d’indiquer s’ils pensaient que les six mesures de voyage suivantes réduiraient efficacement le risque d’importation de cas de COVID-19 : suspension des vols en provenance de pays où le nombre de cas ou de nouveaux variants potentiels est élevé; obligation de passer un test de dépistage de la COVID-19 à l’aéroport à l’arrivée; obligation de présenter une preuve de vaccination contre la COVID-19; amende élevée en cas de non-respect des règles de quarantaine dans les installations désignées ou à domicile; obligation de se soumettre à un test de dépistage à l’arrivée et de se mettre en quarantaine dans des installations désignées (p. ex. un hôtel), les frais étant assumés par le voyageur jusqu’à l’obtention de résultats négatifs au test de dépistage de la COVID-19 (c’est-à-dire environ trois jours); obligation de se mettre en quarantaine dans des installations désignées (p. ex. un hôtel) pendant 14 jours à l’arrivée, les frais étant assumés par le voyageur. Une majorité de répondants pensent que ces mesures seraient efficaces/très efficaces ou modérément efficaces. La suspension des vols est considérée comme la plus efficace (73 %). Les répondants plus âgés étaient beaucoup plus susceptibles de penser que ces mesures seraient efficaces.