Dossier de recherche

Étude sur la transparence opérationnelle

Les effets des approches de communication transparente du point de vue opérationnel sur les intentions de vaccination contre la COVID-19 des Canadiens non vaccinés

Drs. Michael Norton et Ryan Buell, Harvard Business School
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Dessin d'une carte d'ascension en montagne, du camp de base au sommet

Résumé

En collaboration avec Michael Norton et Ryan Buell de la Harvard Business School, l’Unité de l’impact et de l’innovation (UII) a mené un sondage en ligne afin d’examiner les effets des approches de communication transparente du point de vue opérationnel sur les intentions de vaccination contre la COVID-19 des Canadiens non vaccinés. Par transparence opérationnelle, on entend la divulgation de renseignements sur le travail « en coulisses » réalisé par une organisation dans le cadre de ses processus opérationnels (Buell et Norton, 2011). Dans le cas présent, il s’agit de la communication au sujet du processus de développement et d’approbation des vaccins contre la COVID-19 au Canada. Ce sondage a été mené du 19 août au 4 octobre 2021 auprès d’un échantillon d’environ 1 550 Canadiens non vaccinés. L’étude a fourni de précieux renseignements sur les intentions, les attitudes et les comportements des Canadiens qui n’avaient reçu aucune dose d’un vaccin contre la COVID-19 à un moment où une grande majorité (plus de 80 %) de la population canadienne avait reçu au moins une dose. D’après les résultats du sondage, les messages qui appliquent des principes de transparence opérationnelle (surtout ceux décrivant l’élimination progressive des candidats-vaccins tout au long du processus de développement) sont plus efficaces pour favoriser l’autodéclaration des intentions de vaccination chez les Canadiens non vaccinés, comparativement aux approches de communication habituelles du gouvernement du Canada.

Contexte et origines des travaux de recherche

En mars 2020, l’UII a lancé un programme de recherche appliquée en science du comportement pour appuyer les efforts de lutte contre la COVID-19 du gouvernement afin que celui-ci fasse de façon exacte et efficace la promotion des comportements clés qui sont recommandés par les experts en santé publique. Dans le cadre de ces travaux de recherche, l’UII, en étroite collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), a étudié les attitudes et les intentions des Canadiens à l’égard des vaccins contre la COVID-19.

À l’aide de plateformes d’expérimentation et de sondage en ligne, l’UII a mené des activités d’exploration approfondie des comportements importants en santé publique et mis à l’essai des messages de santé publique en utilisant des modèles expérimentaux et quasi expérimentaux. À ce jour, des études ont recueilli des données auprès de dizaines de milliers de Canadiens, ce qui a permis de déterminer des facteurs comme les stratégies de communication les plus efficaces et les possibilités d’intervention stratégique. Ces explorations approfondies comprenaient de nombreuses études qui examinaient les effets de diverses interventions de communication orientées en fonction du comportement sur l’acceptation du vaccin dans le contexte de la COVID-19, notamment trois études qui appliquaient des principes de transparence opérationnelle.

Par transparence opérationnelle on entend la divulgation de renseignements sur le travail « en coulisses » réalisé par une organisation dans le cadre de ses processus opérationnels (Buell et Norton, 2011). Même si l’UII a examiné les effets de la transparence opérationnelle par le passé, les travaux antérieurs étaient principalement axés sur des interventions écrites et exploraient l’application étroite de la transparence opérationnelle comme condition unique dans chaque étude de plus grande envergure.

Les études de l’UII, en plus de celles dans la littérature, ont fourni des données probantes préliminaires sur la valeur de la transparence opérationnelle dans les systèmes qui développent, mettent à l’essai et approuvent des vaccins, comme moyen d’améliorer la compréhension et la confiance à l’égard des vaccins. En s’appuyant sur ces données probantes préliminaires, l’UII a mené une expérience afin de mieux comprendre les effets de différentes formes de messages transparents du point de vue opérationnel sur l’acceptation des vaccins contre la COVID-19 et le taux de vaccination, qui ont été publiés sur les médias sociaux. Dans le cadre de cette expérience, l’UII a mis à l’essai quatre instanciations visuelles dont les objectifs étaient :

  • de divulguer le processus complet de développement, de mise à l’essai, d’homologation et de réglementation de vaccins au Canada (processus de bout en bout);
  • de décrire et d’illustrer la notion des avantages l’emportant sur les risques dans le contexte de l’homologation des vaccins.

Méthodologie

Un échantillon de 1 554 Canadiens non vaccinés a été recruté entre le 19 août et le 4 octobre 2021 pour qu’ils participent à un sondage en ligne Qualtrics. Des efforts ont été déployés pour veiller à ce que l’échantillon reflète la population canadienne (à l’aide du Recensement canadien de 2016). Cependant, le processus d’échantillonnage par quotas a été assoupli en raison de la difficulté de recruter un nombre suffisant de Canadiens non vaccinés, qui étaient minoritaires dans la population au moment de la collecte des données.

Des répondants ont été présélectionnés en vue de l’étude selon leur statut vaccinal autodéclaré. Seuls les répondants n’ayant reçu aucune dose de vaccin contre la COVID-19 ont été sélectionnés pour participer à l’étude.

Figure 1 - Sélection de l'échantillon
Version texte - Figure 1

Cette figure illustre le nombre de participants aux analyses finales. Au départ, 12 542 participants ont été recrutés par l’entremise de la plateforme de sondage Qualtrics (ce nombre ne compte pas les 455 personnes désignées comme des participants indésirables). Au total, 10 311 participants ont consenti à participer au sondage (540 participants n’ont pas donné leur consentement et 1 690 participants ne sont pas allés au-delà de la fenêtre de consentement). De ces participants, 2 078 ont indiqué ne pas avoir reçu de vaccin contre la COVID-19. Ce sont 1 794 participants qui ont terminé le sondage et 1 554 d’entre eux ont été inclus au processus d’analyse, les autres participants ayant été exclus parce qu’ils présentaient des caractéristiques de robot ou qu’ils avaient pris trop de temps pour répondre au sondage.

 

Les répondants sélectionnés ont été répartis au hasard dans six groupes (soit deux conditions témoins et quatre conditions avec interventions de communication transparente du point de vue opérationnel; voir ci-dessous). La randomisation stratifiée a été appliquée afin d’assurer l’équilibre entre les groupes étudiés et témoins pour ce qui est de l’âge et du genre. Chaque groupe a vu une condition expérimentale différente avant qu’on leur demande de répondre à un sondage dont les questions portaient sur les intentions de vaccination1,et d’autres croyances, attitudes et comportements autodéclarés liés à la COVID-19.

Figure 2 - Méthodologie
Version texte - Figure 2

Le graphique illustre la répartition des participants qui ont été associés aux six conditions expérimentales et ce qu’ils ont vu. Les personnes associées à la condition témoin passive n’ont vu aucun élément visuel et celles qui étaient associées à la condition témoin active ont vu des messages standard sur l’innocuité des vaccins contre la COVID- 19. Les participants associés à l’intervention no 1 ont vu des éléments visuels liés au processus de développement d’un vaccin de bout en bout, ceux de l’intervention no 2 ont vu des éléments visuels qui comparaient le processus habituel de développement d’un vaccin au processus de développement d’un vaccin contre la COVID-19, ceux de l’intervention no 3 ont vu l’« entonnoir vers l’approbation » qui affiche le nombre de candidats-vaccins à chaque étape du processus de développement et les participants de l’intervention no 4 ont vu des éléments visuels liés à l’expression « les avantages l’emportent sur les risques ». On a ensuite demandé à chaque participant de procéder à une évaluation qui portait sur les principales variables des résultats (intentions de recevoir le vaccin contre la COVID 19, confiance envers les vaccins contre la COVID-19). On a également recueilli des données sur le comportement des personnes pendant qu’elles regardaient la condition expérimentale qui leur était associée. Enfin, tous les participants ont également répondu à des questions supplémentaires qui permettaient d’évaluer d’autres variables d’intérêt (p. ex. perceptions ou connaissances liées au développement et à la mise à l’essai des vaccins et au processus de réglementation, croyances ou comportements liés à la COVID-19 et caractéristiques démographiques).

Conditions

Les conditions expérimentales correspondaient à des fils Twitter fictifs et chaque fil comprenait cinq gazouillis. On présentait aux participants le premier gazouillis d’un fil et ceux-ci pouvaient ouvrir le fil et cliquer sur un lien qui les menait à une page qui contenait plus de renseignements sur l’approbation des vaccins. Les conditions expérimentales étaient les suivantes :

1. Condition témoin passive (aucun élément visuel)

Les répondants ne voyaient aucun élément visuel et étaient dirigés directement vers le sondage.

2. Condition témoin active (messages standard du gouvernement du Canada)

Les participants regardaient une série de vrais gazouillis sur l’innocuité des vaccins qui avaient déjà été publiés sur les médias sociaux de Santé Canada ou de l’ASPC.

Voir le fil Twitter fictif
Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(1/5) Tous les vaccins contre la #COVID-19 approuvés au Canada sont soumis à un processus rigoureux d’évaluation et d’approbation. Consultez ce fil pour en savoir plus sur chaque étape. #LesVaccinsFonctionnent

14:41 PM · 27 Avr, 2021
30 ont partagé 175 ont aimé
Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(2/5) Les scientifiques mènent des études pour trouver des vaccins qui pourraient nous aider à développer une immunité contre la COVID-19. Ils testent les vaccins en laboratoire et sur des animaux, et s’assurent qu’ils sont sûrs avant de les tester sur des humains.

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(3/5) Les essais cliniques des vaccins se déroulent en trois phases. Ils débutent sur un petit nombre de volontaires et s’étendent jusqu’à des dizaines de milliers de volontaires.

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(4/5) Les experts de Santé Canada effectuent un examen détaillé des données scientifiques avant de prendre la décision d’approuver ou de rejeter un vaccin.

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(5/5) Après l’approbation, les autorités sanitaires fédérales, provinciales, territoriales et locales continuent de veiller à l’innocuité des vaccins. Le système robuste du Canada est en mesure de détecter les effets indésirables, comme les effets secondaires graves, qui sont trop rares pour être détectés dans le cadre d’essais cliniques de grande envergure.

3. Traitement 1 (processus de bout en bout)

Les participants regardaient les principales étapes du processus de développement et d’approbation des vaccins au Canada, lesquelles servaient à répondre aux préoccupations selon lesquelles il n’y avait pas eu suffisamment de tests et de recherches.

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Santé Canada et l’ASPC
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(1/5) Tous les vaccins contre la #COVID-19 approuvés au Canada sont soumis à un processus rigoureux d’évaluation et d’approbation. Consultez ce fil pour en savoir plus sur chaque étape. #LesVaccinsFonctionnent

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(2/5) Les scientifiques mènent des études pour trouver des vaccins qui pourraient nous aider à développer une immunité contre la COVID-19. Ils testent les vaccins en laboratoire et sur des animaux, et s’assurent qu’ils sont sûrs avant de les tester sur des humains.

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(3/5) Les essais cliniques des vaccins se déroulent en trois phases. Ils débutent sur un petit nombre de volontaires et s’étendent jusqu’à des dizaines de milliers de volontaires.

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(4/5) Les experts de Santé Canada effectuent un examen détaillé des données scientifiques avant de prendre la décision d’approuver ou de rejeter un vaccin.

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(5/5) Après l’approbation, les autorités sanitaires fédérales, provinciales, territoriales et locales continuent de veiller à l’innocuité des vaccins. Le système robuste du Canada est en mesure de détecter les effets indésirables, comme les effets secondaires graves, qui sont trop rares pour être détectés dans le cadre d’essais cliniques de grande envergure.

4. Traitement 2 (processus habituel par rapport au processus « rapide » pour la COVID-19)

Visualized the main stages of the vaccine development and approval process in Canada, aiming to address the concern that the COVID-19 vaccine process was rushed. The tweets showed that, while some stages overlapped, no steps were skipped.

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Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(1/5) Un effort mondial, de nouvelles approches et de gros investissements dans la recherche et la fabrication ont permis la fabrication rapide de vaccins contre la #COVID19 sans nuire à l’innocuité. Consultez ce fil pour en apprendre sur chaque étape. #LesVaccinsFonctionnent

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(2/5) Le code génétique du virus SARS-CoV-2 a été publié en janvier 2020, permettant à des scientifiques du monde entier d’effectuer des études en laboratoire et sur des animaux afin de trouver des vaccins qui seraient sûrs et efficaces chez l’homme.

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(3/5) Les vaccins sont testés dans le cadre d’essais cliniques qui se déroulent en trois phases. Ils commencent sur des douzaines de volontaires et s’étendent jusqu’à des dizaines de milliers de volontaires. En raison du nombre élevé de cas de COVID-19 à de nombreux endroits et du chevauchement des étapes des essais cliniques, l’efficacité du vaccin a été mesurée plus rapidement que d’habitude.

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(4/5) Les experts de Santé Canada effectuent un examen détaillé des données scientifiques avant de prendre la décision d’approuver ou de rejeter un vaccin. Pour les vaccins contre la COVID-19, les données des études étaient soumises à mesure qu’elles étaient disponibles, ce qui a permis d’amorcer le processus d’examen beaucoup plus tôt.

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(5/5) Après l’approbation, les autorités sanitaires fédérales, provinciales, territoriales et locales continuent de veiller à l’innocuité des vaccins. Le système robuste du Canada est en mesure de détecter les effets indésirables, comme les effets secondaires graves, qui sont trop rares pour être détectés dans le cadre d’essais cliniques de grande envergure.

5. Traitement 3 (« entonnoir vers l’approbation »

Les participants voyaient le nombre de candidats-vaccins à chaque étape du processus de développement et d’approbation des vaccins (élément visuel représentant l’escalade d’une montagne et l’atteinte du « sommet », soit l’approbation). Cette condition visait à démontrer que seuls les vaccins qui répondent aux critères d’innocuité et d’efficacité passent à l’étape de l’approbation et qu’on laisse tomber des candidats-vaccins à chaque étape du processus.

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Santé Canada et l’ASPC
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(1/5) Tous les vaccins contre la #COVID-19 approuvés au Canada doivent être soumis à un processus rigoureux d’évaluation et d’approbation. Consultez ce fil pour en apprendre sur chaque étape. #LesVaccinsFonctionnent

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(2/5) Des scientifiques mènent des études pour trouver des vaccins qui pourraient nous aider à développer une immunité contre la COVID-19. Ils testent les vaccins en laboratoire et sur des animaux, pour s’assurer qu’ils sont sûrs, avant de les tester sur des humains.

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(3/5) Les vaccins sont testés dans le cadre d’essais cliniques qui se déroulent en trois phases. Ils commencent sur des douzaines de volontaires et s’étendent jusqu’à des dizaines de milliers de volontaires.

Santé Canada et l’ASPC
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(4/5) Les experts de Santé Canada effectuent un examen détaillé des données scientifiques avant de prendre la décision d’approuver ou de rejeter un vaccin.

Santé Canada et l’ASPC
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(5/5) Après l’approbation, les autorités sanitaires fédérales, provinciales, territoriales et locales continuent de veiller à l’innocuité des vaccins. Le système robuste du Canada est en mesure de détecter les effets indésirables, comme les effets secondaires graves, qui sont trop rares pour être détectés dans le cadre d’essais cliniques de grande envergure.

6. Traitement 4 (les avantages l’emportent sur les risques)

Les participants voyaient la signification de l’expression « les avantages l’emportent sur les risques » pour les vaccins au Canada. Les gazouillis quantifiaient les avantages (efficacité des vaccins) et les risques (effets secondaires) afin d’aider les gens à comprendre ce qui entre dans le calcul des risques et des avantages pendant le processus d’examen et d’homologation des vaccins.

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Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(1/5) Pour tous les vaccins contre la COVID-19 utilisés au Canada, les avantages du vaccin doivent l’emporter sur les risques. Mais sur quel type d’« avantages » et de « risques » nous appuyons-nous pour prendre ces décisions? #LesVaccinsFonctionnent

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Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(2/5) Le virus contre la COVID-19 et ses variants peuvent infecter plusieurs personnes très rapidement et le taux de mortalité estimé est beaucoup plus élevé que celui de la grippe. Les personnes âgées et celles qui ont des problèmes de santé sous-jacents sont plus exposées à des issues défavorables.

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(3/5) Tous les vaccins contre la COVID-19 approuvés au Canada sont très efficaces pour prévenir la COVID-19. Des études indiquent que le risque d’être hospitalisé est réduit de 98 % chez les personnes vaccinées.

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(4/5) Tous les vaccins contre la COVID-19 ont des effets secondaires minimes (comme des maux de tête, une sensation de fièvre, de la fatigue) et les effets secondaires graves sont extrêmement rares (1 personne sur 18 310).

Santé Canada et l’ASPC
@GouvCanSante

(5/5) À mesure que les infections à la COVID-19 augmentent ou diminuent, les risques associés au virus changent et les recommandations pourraient changer également. Santé Canada veille constamment à ce que les avantages des vaccins l’emportent sur les risques qu’ils présentent et sur les risques posés par la COVID-19.

Constatations de l’étude

Constatation no 1

Les approches standard de communication sur l’innocuité des vaccins pourraient avoir des conséquences imprévues pour les Canadiens non vaccinés.

En moyenne, les répondants associés à la condition témoin active (c.-à-d. les gazouillis qui avaient déjà été communiqués par le gouvernement du Canada au sujet de l’innocuité des vaccins) ont déclaré des intentions de vaccination significativement plus faibles sur le plan statistique comparativement aux répondants associés à la condition témoin passive (c.-à-d. ceux à qui on n’a rien montré).

 
Figure 3 - Moyenne relative à l’intention de vaccination des participants associés à la condition témoin active par rapport à la condition témoin passive

Figure 3 - Moyenne relative à l’intention de vaccination 
                  des participants associés à la condition témoin active par rapport à la 
                  condition témoin passive
Version texte - Figure 3

Cette figure illustre la différence entre la moyenne relative à l’intention de vaccination contre la COVID-19 des participants associée à la condition témoin passive par rapport aux participants associés à la condition témoin active. Ces derniers ont des intentions de vaccination beaucoup plus élevées (M = 2,96) que les participants associés à la condition témoin active (M = 2,69).

 

Constatation no 2

Les répondants exposés à l’« entonnoir vers l’approbation » ont déclaré qu’ils avaient davantage l’intention (de l’ordre de 13 % en moyenne) de se faire vacciner contre la COVID-19 par rapport à ceux qui étaient exposés aux communications gouvernementales standard sur l’innocuité des vaccins (c.-à-d. les participants associés à la condition témoin active).

En moyenne, on observait une importante hausse des intentions de vaccination (sur le plan statistique) chez les participants qui ont vu l’« entonnoir vers l’approbation » par rapport à ceux associés à la condition témoin active2. Les intentions de vaccination des participants associés aux trois autres conditions de communication transparente du point de vue opérationnel n’étaient pas très différentes des intentions des participants associés à la condition témoin active. De plus, il n’y avait pas de grandes différences entre les intentions des participants associés aux quatre conditions de communication transparente du point de vue opérationnel.

Ces constatations indiquent que le fait de « montrer » le travail en coulisses qui est réalisé pour que les vaccins soient sûrs et efficaces pourrait être plus efficace que le simple fait de « dire » aux citoyens que c’est le cas.

Figure 4 - 
        Average Intention to Vaccinate across Active vs. Passive Controls diagram
Version texte - Figure 4

Figure illustrant la différence entre les conditions expérimentales (la condition passive étant exclue) pour ce qui est de la moyenne relative à l’intention de vaccination. La condition active a la moyenne la plus faible (2,69). La moyenne relative à l’intention de vaccination des participants associés aux quatre conditions de communication transparente du point de vue opérationnel est la suivante :

  • Processus de bout en bout : 2,90
  • Processus habituel par rapport au processus « rapide » : 2,95
  • « Entonnoir vers l’approbation » : 3,04
  • Avantages l’emportant sur les risques : 2,88

Limites et orientations futures

Lorsqu’on interprète les résultats de cette étude, il faut tenir compte de quelques principales limites. Même si les conditions comprenant des messages montraient des gazouillis fictifs, l’expérience a été menée dans le contexte d’un sondage en ligne, ce qui fait que les résultats ont une validité écologique limitée. La mise à l’essai de ces interventions au moyen d’un environnement de médias sociaux simulé ou, mieux encore, directement sur des plateformes de médias sociaux où les personnes consultent des renseignements dans la vie de tous les jours, permettra de mieux estimer les répercussions réelles. Dans le même ordre d’idées, l’étude a seulement analysé les intentions de vaccination et non les comportements réels en matière de vaccination. Bien qu’elles soient courantes, les données autodéclarées ont leurs limites puisqu’il y a souvent des écarts entre les intentions déclarées des personnes et leurs actions.

Il vaut également la peine de tenir compte du fait que le temps de visionnement des gazouillis dans cette étude était relativement faible (temps moyen de 12,47 secondes pour toutes les conditions). De plus, seulement 8,7 % des répondants ont ouvert les fils de discussion des gazouillis. Par conséquent, la majorité des participants à l’étude n’ont été exposés qu’au premier gazouillis dans les fils, et ce, pendant une période relativement courte. La mesure dans laquelle ces paramètres de participation correspondent au comportement réel sur les médias sociaux n’est pas claire, bien qu’il soit encourageant de constater que les messages transparents du point de vue opérationnel entraînaient d’importants effets malgré une participation qui était relativement brève et exigeait peu d’énergie. Le visionnement des gazouillis et la participation n’ont pas varié selon la condition.

Il reste du travail à faire pour comprendre (A) la meilleure façon de favoriser la participation aux campagnes de messages sur les médias sociaux et (B) la façon de maximiser l’efficacité des messages en dépit du faible taux de participation attendu. C’est peut-être dire qu’il faudrait s’attarder sur la publication de contenu transparent du point de vue opérationnel au début des campagnes sur les médias sociaux afin de faire passer le message sans nécessiter la participation active des utilisateurs.

Enfin, même si les participants qui ont vu l’« entonnoir vers l’approbation » avaient davantage l’intention de se faire vacciner que ceux associés à la condition témoin active, les intentions étaient semblables à celles des participants associés à la condition témoin passive (c.-à-d. les participants qui n’ont vu aucun élément visuel). Les travaux futurs devraient examiner les effets potentiellement amplificateurs de la transparence opérationnelle aux côtés de messagers de confiance à l’extérieur du gouvernement (p. ex. des dirigeants communautaires), en particulier sur les personnes qui se méfient du gouvernement, comme des recherches antérieures laissent entendre que le messager peut être tout aussi important, voire plus important, que le message lui-même.

Publié : 2024-05-13
Date de modification : 2024-10-18
Rapport

SICO Vague 1.7

Mis l’accent sur les connaissances et les attitudes des Canadiens en matière de vaccins, sur leur intention de se faire vacciner contre la grippe à l’automne ou à l’hiver, et sur la consommation d’alcool et d’autres substances

Agence de la santé publique du Canada
Équipe de recherche sur l'opinion publique, Bureau du Conseil privé
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Emojis exprimant différentes émotions à propos des vaccins

Principales constatations

Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2,129 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 17 et 22 juillet, 2020. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.

Cette vague a notamment mis davantage l’accent sur les connaissances et les attitudes des Canadiens en matière d’élaboration de vaccins, sur leurs intentions de se faire vacciner contre la grippe en automne/hiver et sur la consommation d’alcool et d’autres substances.

De nombreux Canadiens estiment toujours que « le pire de la crise est à venir »

Jusqu’à la cinquième vague de l’enquête, le nombre de répondants qui pensaient que « le pire de la crise est derrière nous » était en constante augmentation, mais de la cinquième à la septième vague, le pourcentage est passé de 41 % à 33 %. Le pourcentage de répondants qui pensent que « le pire de la crise est à venir » est passé de 35 % à la vague 5 à 43 % à la vague 7. Certains groupes sont plus susceptibles de penser que le pire est encore à venir. Par exemple, les Canadiens qui n’avaient pas d’emploi avant la crise sont les plus susceptibles d’indiquer que « le pire de la crise est à venir » (51 %) [ voir le tableau ].

Les Canadiens s’attendent à des répercussions à long terme de la COVID-19

Les Canadiens s’attendent à ce que la COVID-19 ait des effets à long terme, et beaucoup d’entre eux éviteront de se rendre aux États-Unis, d’assister à de grands rassemblements, de prendre l’avion et d’utiliser un service de covoiturage au cours de l’année à venir. Les intentions de prendre part à certaines activités diminuent au fil de l’évolution de la pandémie. Par exemple, la proportion de Canadiens qui pensent qu’il est probable qu’ils prendront l’avion est passée de 19 % à la vague 3 à 13 % à la vague 7, et les intentions d’assister à un grand rassemblement sont passées de 14 % à la vague 3 à 8 % à la vague 7. [ voir le tableau ].

L’appui aux mesures de santé publique demeure stable

L’opinion publique est très favorable à la prolongation de certaines mesures sanitaires pour six mois ou plus et ces chiffres augmentent ou restent stables d’une vague à l’autre. Une majorité de répondants estiment que l’éloignement physique devrait être prolongé pour plus de 6 mois, ce qui indique que de nombreux Canadiens sont conscients que la COVID-19 continuera à avoir des répercussions sur la vie quotidienne jusqu’en 2021 [ voir le tableau ].

La confiance quant aux sources d’information gouvernementales continue de décliner

La confiance à l’égard des sources d’information gouvernementales a diminué depuis le début de la crise [ voir le tableau ].

Certains Canadiens consomment plus d’alcool qu’avant la crise

La majorité des répondants (63 %) déclarent que leur consommation d’alcool est restée la même. Cependant, 21 % des répondants ont déclaré que le nombre de jours où ils consomment de l’alcool au cours d’une semaine normale a augmenté depuis février [ see chart ].

La confiance à l’égard des vaccins continue de diminuer, et l’hésitation à se faire vacciner semble être motivée par des préoccupations concernant le manque de recherche et d’essais ainsi que la sécurité et l’efficacité des vaccins

Seulement 63 % des personnes interrogées étaient tout à fait d’accord ou d’accord avec l’énoncé selon lequel elles se feraient vacciner si un vaccin sûr était offert. La proportion de personnes en désaccord a doublé, passant de 6 % lors de la vague 1 à 12 % lors de la vague 5, puis est demeurée stable aux vagues 6 et 7. Les préoccupations liées au manque de recherche et d’essais, à la sécurité et à la nouveauté du vaccin étaient les raisons les plus souvent invoquées pour ne pas vouloir recevoir un vaccin sûr une fois qu’il sera créé [ voir le tableau ].

Contexte

À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.

Méthodologie

Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.

Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.

Résultats choisis

Un certain nombre de résultats sélectionnés sont présentés ci-dessous. Pour plus d'informations sur l'ensemble des données, veuillez contacter l'unité de l’impact et de l’innovation .

Profils des répondants

Âge

Canada (n=2,129) C.-B. et Yn (n=291) Alberta (n=241) Man. et Sask. (n=138) Ontario (n=815) Québec (n=498) Atlantique (n=145)
18 à 34 ans 27% 27% 32% 29% 27% 26% 23%
35 à 54 ans 34% 34% 36% 34% 35% 33% 33%
55 ans ou plus 39% 40% 32% 37% 38% 41% 44%

Sexe

Canada (n=2,129) C.-B. et Yn (n=291) Alberta (n=241) Man. et Sask. (n=138) Ontario (n=815) Québec (n=498) Atlantique (n=145)
Masculin 48% 48% 49% 49% 48% 49% 48%
Féminin 51% 52% 50% 51% 52% 51% 52%
Sexe diverse 0.2% 0% 0.7% 0% 0.3% 0% 0%

Niveau de scolarité

Canada (n=2,129) C.-B. et Yn (n=291) Alberta (n=241) Man. et Sask. (n=138) Ontario (n=815) Québec (n=498) Atlantique (n=145)
L'école secondaire ou moins 22% 21% 20% 27% 22% 20% 25%
Apprentissage enregistré ou diplôme ou certificat d'une école de métiers 51% 48% 50% 53% 49% 54% 56%
Université ou troisième cycle 27% 31% 28% 21% 29% 26% 19%
Publié : 2021-11-12
Date de modification : 2025-02-15
Rapport

SICO Vague 1.6

L’hésitation à se faire vacciner, le retour à des comportements « normaux », les intentions de voyage et la lassitude face à la pandémie, ainsi que sur la réouverture de l’économie et ses effets connexes

Agence de la santé publique du Canada
Équipe de recherche sur l'opinion publique, Bureau du Conseil privé
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
sièges vides dans un avion

Principales constatations

Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2,141 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 17 et 22 juillet, 2020. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.

Une attention particulière a été portée à la confiance à l’égard des vaccins, au comportement des consommateurs, ainsi qu’au retour à des comportements « normaux », aux intentions de voyage et à la fatigue liée à la pandémie.

Les Canadiens sont plus nombreux à penser que « le pire de la crise est encore à venir »

De la vague 1 à la vague 5, on a constaté une diminution progressive de la proportion de Canadiens qui estimaient que la COVID-19 se propageait rapidement. Cependant, entre les vagues 5 et 6, on a observé une légère augmentation de ceux qui pensent que la COVID-19 se propage rapidement. Depuis le début de la crise, les répondants du Québec ont déclaré de façon constante qu’ils croyaient que la COVID-19 se propageait rapidement et les touchait en nombre plus élevé que la moyenne canadienne [ voir le tableau ].

Le soutien aux mesures de santé publique reste constant

On observe un solide appui du public à l’égard de la prolongation, de six mois ou plus, de certaines mesures de santé publique (éloignement physique et annulation des grands rassemblements). De plus, la proportion de gens en faveur d’une prolongation a augmenté entre les vagues 5 et 6 [ voir le tableau ].

Les Canadiens considèrent la COVID-19 comme une menace majeure pour l’économie du pays et la santé de la population canadienne dans son ensemble.

Les répondants étaient plus susceptibles d’indiquer que la COVID-19 était une menace pour l’économie canadienne que pour leurs finances personnelles. De même, les gens étaient plus susceptibles d’indiquer que la COVID-19 était une menace pour la santé de la population dans son ensemble, plutôt que pour leur santé personnelle. 47 % ont indiquent que la COVID-19 est une menace pour les droits et libertés de la population canadienne [ voir le tableau ].

Les avis divergent quant à la reprise des voyages aux États-Unis et à l’étranger

Le nombre de répondants qui sont fortement en désaccord ou en désaccord avec l’idée de lever les restrictions de voyage entre le Canada et les États-Unis est passé de 69 % lors de la vague 4 à 81 % lors de la vague 6. Le nombre de répondants qui sont fortement en désaccord ou en désaccord avec l’idée d’autoriser la reprise des voyages internationaux est passé de 58 % à la vague 4 à 54 % à la vague 6. [ voir le tableau ].

Les taux de confiance envers les vaccins ont diminué depuis la première vague de l’enquête, et l’hésitation face à ceux-ci semble être attribuable à des préoccupations relatives à la sécurité et à la rapidité de création des vaccins

Seuls 65 % des personnes interrogées étaient tout à fait d’accord ou d’accord pour dire qu’elles se feraient vacciner si un vaccin sûr était offert. Le nombre de personnes en désaccord a doublé, passant de 6 % lors de la vague 1 à 12 % lors de la vague 5. Ce nombre est resté stable lors de la vague 6. Les préoccupations relatives à la sécurité du vaccin, le manque de recherche et de tests, et la nouveauté du vaccin sont les raisons les plus souvent invoquées pour refuser de recevoir un vaccin une fois qu’il sera mis au point [ voir le tableau ].

Contexte

À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.

Méthodologie

Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.

Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.

Résultats choisis

Un certain nombre de résultats sélectionnés sont présentés ci-dessous. Pour plus d'informations sur l'ensemble des données, veuillez contacter l'unité de l’impact et de l’innovation .

Profils des répondants

Âge

Canada (n=2,141) C.-B. et Yn (n=293) Alberta (n=242) Man. et Sask. (n=139) Ontario (n=820) Québec (n=501) Atlantique (n=146)
18 à 34 ans 27% 27% 32% 29% 27% 26% 23%
35 à 54 ans 34% 34% 36% 34% 35% 33% 33%
55 ans ou plus 39% 40% 32% 37% 38% 41% 44%

Sexe

Canada (n=2,141) C.-B. et Yn (n=293) Alberta (n=242) Man. et Sask. (n=139) Ontario (n=820) Québec (n=501) Atlantique (n=146)
Masculin 48% 48% 49% 49% 48% 49% 48%
Féminin 51% 52% 50% 51% 52% 51% 52%
Sexe diverse 0.36% 0% 1% 0% 0.58% 0% 0%

Niveau de scolarité

Canada (n=2,141) C.-B. et Yn (n=293) Alberta (n=242) Man. et Sask. (n=139) Ontario (n=820) Québec (n=501) Atlantique (n=146)
L'école secondaire ou moins 22% 21% 20% 29% 22% 21% 24%
Apprentissage enregistré ou diplôme ou certificat d'une école de métiers 51% 48% 55% 47% 49% 54% 52%
Université ou troisième cycle 27% 31% 25% 23% 29% 25% 24%