Lorah Jensen est une spécialiste des retombées sociales qui s'intéresse à la promotion de l'innovation sociale et de la conception de programmes axés sur les résultats dans le secteur à but non lucratif. Elle a récemment obtenu une maîtrise en administration des affaires avec spécialisation en développement économique communautaire de l'Université Cape Breton.
Rapport
Rapport annuel 2018-2019
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
L’Unité de l’impact et de l’innovation est composée de fonctionnaires très compétents et dévoués qui visent à offrir les meilleurs programmes et politiques possible en adoptant une approche « axée sur la mission » en matière de transformation du gouvernement. L’hypothèse au cœur de notre travail est qu’un accent continu sur les méthodes fondées sur les résultats et le travail horizontal à l’échelle du gouvernement et des secteurs nous permet d’obtenir des résultats améliorés et mesurables pour la population. Ceux qui travaillent avec le gouvernement et au sein de celui-ci savent que ce n’est pas toujours ainsi que nous travaillons.
Nous comprenons que nous gérons les fonds publics et devons assumer les responsabilités que cela sous-entend. Ainsi, il nous appartient de moderniser nos approches relatives aux politiques et aux programmes afin qu’ils soient axés sur l’atteinte de résultats collectifs, et montrent une valeur ajoutée et une incidence significative. C’est pourquoi nous avons continué de jouer un rôle actif dans le mouvement mondial des gouvernements qui s’efforcent d’intégrer des méthodes courantes telles que les prix et défis, l’introspection comportementale, ainsi que les modèles de financement de paiement rémunération au rendement et de paiement à la réussite. La promesse de ces méthodes est qu’elles concentrent les efforts non pas sur le processus ou les extrants d’un programme, mais plutôt sur la définition claire du résultat recherché et sur l’adoption d’une approche multisectorielle pour y parvenir.
Ces approches exigent de nouveaux modèles de partenariat où le gouvernement, les organismes sans but lucratif et le secteur privé doivent travailler très différemment ensemble. Nous croyons fermement qu’un engagement solide, ainsi qu’une conception et une élaboration conjointes, constitue le meilleur moyen d’y parvenir.
L’exercice 2018-2019 a été notre première année complète avec Impact Canada, notre principale plateforme pour réaliser ce travail. Avec l’aide de partenaires nationaux et internationaux, nous avons passé de nombreuses heures à élaborer et à parfaire les méthodes afin de faire en sorte que les approches que nous adoptons sont saines, fondées sur les faits probants et rigoureuses dès leur conception. Ce type de travail exige beaucoup plus d’efforts que les façons de faire traditionnelles, mais nous croyons que le jeu en vaut la chandelle.
“Ce type de travail exige beaucoup plus d’efforts que les façons de faire traditionnelles, mais nous croyons que le jeu en vaut la chandelle.”
Sans surprise, le gouvernement dans son ensemble n’est pas prêt à adopter cette façon de faire, mais nous avons observé de grands pans qui le sont. Le changement est difficile et peut déstabiliser certaines personnes. Notre perception du risque collective n’est pas calibrée comme il se doit. Nous ne devons pas faire d’amalgame entre la nouveauté et le risque. Nous devons plutôt toujours remettre en question le statu quo, comprendre les risques inhérents à celui-ci, et reconnaître quand nous devons, de façon responsable, mettre à l’essai de nouveaux éléments pour atteindre l’objectif stratégique désiré. Ultimement, nous devons adopter une approche plus itérative en matière de conception et d’exécution de politiques et de programmes.
Nous continuons de travailler fort pour passer du concept à la mise en œuvre, et pour illustrer les possibilités et faire accepter ces méthodes à plus grande échelle.
Nous sommes encore aux premières étapes et nous ne pouvons pas faire état de suffisamment de résultats concrets, mais de grandes améliorations ont été apportées aux processus. Les intervenants externes nous ont fait part de commentaires positifs à propos de ce nouvel aspect du gouvernement. De plus, nous avons reçu des indications selon lesquelles nos méthodes attirent des intervenants non traditionnels, attraction fondée sur la prémisse que les nouveaux joueurs peuvent nous mener à de meilleures solutions qui n’ont pas encore été envisagées.
Ces méthodes ne constituent pas une solution miracle ni la réponse à toutes les difficultés en matière de politiques publiques. Nous avons mûrement réfléchi au choix des projets pour couvrir les secteurs des politiques sociales, économiques et environnementales, grandes et petites, afin qu’au moment de passer à l’évaluation des retombées, nous disposions d’une compréhension accrue des mesures (efficacité, public cible et circonstances connexes). Voilà pourquoi nous mettons également au point des méthodologies de mesure des retombées pour évaluer les progrès, afin que nous soyons à même de tirer des leçons et de nous améliorer de façon continue.
L’année dernière a été remplie d’excitation, de promesse et de grands efforts. C’est pourquoi j’aimerais personnellement remercier mon équipe et mes collègues du Bureau du Conseil privé, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, du Service correctionnel du Canada, de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, d’Emploi et Développement social Canada, de Finances Canada, de Pêches et Océans Canada, de Santé Canada, de Patrimoine canadien, de Services aux Autochtones Canada, d’Infrastructure Canada, de Ressources naturelles Canada, de Sécurité publique Canada et du Secrétariat du Conseil du Trésor. Je tiens à offrir un grand merci également à notre comité consultatif et à tous nos partenaires externes qui ont collaboré avec nous et ont contribué à orienter notre travail.
Nous nous attendons à une autre année excellente et productive, alors que nous continuons tous à travailler pour améliorer la vie des Canadiennes et des Canadiens.
S’attaquer aux lacunes du marché de l’innovation afin de stimuler la participation du secteur privé et la commercialisation de produits, de processus et de services novateurs dans des secteurs où existe un grand potentiel d’application de l’ingéniosité canadienne et améliorer les résultats sociaux, économiques ou environnementaux. Voir par exemple l’appui au défi « À tout casser » de Ressources naturelles Canada..
Aider à comprendre ce qui est efficace au moyen d’évaluations de l’incidence fondées sur la recherche afin de générer des faits probants sur l’efficacité des interventions et de déterminer les éléments pouvant être mis à l’essai de façon approfondie ou mis à l’échelle pour répéter les efforts fructueux et terminer les programmes moins efficaces. Voir par exemple les mesures servant à endiguer la diminution des dons de charité dans la population en misant sur l’introspection comportementale et l’expérimentation.
Attirer des partenaires gouvernementaux non traditionnels de divers secteurs, notamment le secteur privé, qui apportent des points de vue nouveaux et des approches novatrices pour résoudre des problèmes complexes de politiques publiques. Voir par exemple l’appui au « Défi des technologies de vérification des drogues » de Santé Canada.
Tirer profit des approches de financement novateur pour utiliser les ressources du secteur privé afin d’atteindre des objectifs communs, de faire du gouvernement un meilleur partenaire et de déplacer l’accent vers le paiement à la réussite plutôt que sur le paiement au processus. Voir par exemple l’examen des approches de paiement à la réussite avec Santé Canada.
Contribuer à la création, à l’échelle internationale, de pratiques exemplaires par l’élaboration et la diffusion de produits de connaissances et la contribution aux efforts des organisations de pointe de partout dans le monde, ce qui mène à une reconnaissance internationale de la participation de l’UII à l’écosystème de l’innovation. Voir par exemple « Modèles de mesure des impacts : Guide des méthodes de mesure des impacts ».
1. À propos de nous
Depuis sa création en 2017, l’Unité de l’impact et de l’innovation (UII) axe ses efforts sur la collaboration avec les autres ministères fédéraux, les autres ordres de gouvernements et les partenaires externes pour favoriser la mise en place de programmes et services inventifs conçus pour améliorer les résultats sociaux, économiques et environnementaux pour les citoyens. Plus particulièrement, l’UII se concentre sur l’amélioration des résultats pour les citoyens par l’utilisation d’un ensemble d’approches novatrices créées pour obtenir une valeur publique accrue en matière de prestation de programmes et de services. L’UII a pour objectif de mobiliser une vaste gamme d’intervenants pour contribuer à la résolution de problèmes de société, met l’accent sur les initiatives et expériences qui permettent de mesurer l’incidence de façon rigoureuse et vise à maintenir des normes et une validité élevées dans l’application de ces instruments. L’UII utilise quelques approches principales pour aider les ministères du gouvernement du Canada, à savoir les « prix et défis », les modèles de financement de paiement à la réussite et l’introspection comportementale.
Le saviez-vous?
L’Unité de l’impact et de l’innovation appuie ses partenaires à l’aide des ressources suivantes :
Un ensemble pangouvernemental souple de modalités et conditions de subventions et de contribution qui permet d’établir un lien entre le financement et les résultats obtenus (prix et défis, financement fondé sur le succès) et de financer des évaluations rigoureuses fondées sur la recherche.
Une approche de dotation novatrice, dans le cadre de son programme de fellowship d’Impact Canada.
Le Centre d’expertise, soit une petite équipe qui travaille avec les ministères pour appliquer les normes les plus élevées de conception solide et rigoureuse avant la mise en œuvre du programme.
La plateforme Web Impact Canada, site Web réputé et centralité pour les initiatives d’Impact Canada.
Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec nous : iiu-uii@pco-bcp.gc.ca
L’Unité de l’impact et de l’innovation est composée d’une équipe interdisciplinaire hautement qualifiée ayant des dizaines d’années d’expérience combinée dans les domaines de l’élaboration et de la gestion de politiques et de programmes, du financement fondé sur les résultats, de l’évaluation, de la négociation de partenariats et d’introspection comportementale.
Dans le cadre de la mission de l’UII de favoriser l’innovation dans la fonction publique, le programme de « fellowship » d’Impact Canada recrute des experts au sein de la fonction publique à l’appui des efforts déployés sous Impact Canada, ainsi que des efforts globaux du gouvernement pour accélérer le recours à de nouvelles approches de programmes fondés sur les résultats. Il vise à attirer les personnes talentueuses et à renforcer les capacités dans cinq secteurs opérationnels clés :
L’introspection comportementale (IC) (IC) applique les résultats en matière de psychologie, d’économie et d’autres sciences sociales aux travaux du gouvernement. Les praticiens de l’IC vérifient généralement ces idées en utilisant des méthodologies expérimentales rigoureuses pour comprendre ce qui fonctionne en vue d’atteindre de meilleurs résultats en matière de politique publique pour les Canadiens.
Le financement novateur (FN) est le mélange stratégique de ressources et de capitaux publics, privés, philanthropiques et sans but lucratif pour atteindre des résultats positifs sur les plans économique, social, ou environnemental. Cela comprend l’utilisation d’instruments de paiement à la réussite, où les bénéficiaires du financement reçoivent les paiements en fonction de l’atteinte de résultats qui peuvent améliorer la vie des Canadiennes et des Canadiens (p. ex. les obligations à impact social, des prix et défis).
La mesure des impacts (MI) peut inclure un éventail de méthodes expérimentales (essais randomisés contrôlés) et quasi expérimentales. Il s’agit du processus d’utilisation de la méthodologie scientifique pour déterminer les résultats atteints par un programme donné. Il permet l’attribution de changements en matière de résultats sociaux, économiques ou environnementaux.
Les prix et défis réfèrent aux modèles de financement novateurs fondés sur des incitatifs qui récompensent la première ou la meilleure solution à un problème particulier, en fonction d’un ensemble des critères prédéterminés. L’objectif n’est pas seulement de trouver les meilleures idées et solutions, mais aussi d’assurer qu’elles démontrent qu’elles peuvent produire des résultats tangibles et mesurables pour les Canadiens.
La science des données est un domaine interdisciplinaire qui utilise des méthodes, des processus, des algorithmes et des systèmes scientifiques pour extraire des connaissances et des points de vue provenant de sources de mégadonnées, sous diverses formes.
Depuis le lancement du programme l’an dernier, cinq processus de recrutement ont été menés à bien. La cohorte actuelle du programme de « fellowship » est composée de sept « fellows » en introspection comportementale, de trois « fellows »en financement novateur et de trois « fellows » en mesure des retombées, répartis dans neuf ministères. Nous cherchons également à élargir le programme à d’autres niveaux de gouvernement et à discuter des occasions de placement avec les administrations provinciales, territoriales et municipales. Vous trouverez des précisions sur le travail ou les projets des « fellows » dans la section 3.1.3 de ce rapport.
Le programme de « fellowship » se traduit par des gains d’efficacité concernant le recrutement externe au sein de la fonction publique fédérale. En moyenne, il faut 197 jours pour embaucher un nouvel employé dans la fonction publique fédérale à l’aide d’un processus de concours annoncé externe. La moyenne du programme de « fellowship » est de 90 jours. Le processus le plus efficace a été mené à terme en seulement 42 jours.
Nos « fellows » :
Introspection comportementale
Dr. Guillaume Beaulac
Dr. Lauryn Conway
Dr. Amanda Desnoyers
Michael Hewlett
Dr. Kyle Hubbard
Dr. Meera Paleja
Dr. Dhawal Selarka
Financement novateur
Sophie Méchin
Stefan Pagura
Matthias Pries
Mesure des retombées
Lauren Dodds
Dr. Gabriel Rompré
Anna Vanderkooy
« Le programme de « fellowship », parrainé par l’Unité de l’impact et de l’innovation du Bureau du Conseil privé, nous permet d’expérimenter des façons d’amener de nouvelles compétences importantes. »
- Greffier du Conseil privé, 26e Rapport annuel au Premier ministre
Le Comité consultatif d’Impact Canada. Rangée du haut : Ilse Treurnicht, Andrea Barrack, Valerie Chort, Sir Ronald Cohen, Joan Larrea
Rangée du milieu : Saadia Madsbjerg, David Martin, Jaykumar Menon, Hector Mujica, Tracy P. Palandjiann
Rangée du bas : Claude Pinard, Irfhan Rawji, Dilip Soman, Tamara Vrooman, Bill Young
Pour remplir un engagement de l’UII pris dans le dernier rapport annuel, l’Unité a organisé la première rencontre du Comité consultatif d’Impact Canada en novembre 2018.
Sous la présidence d’Ilse Treurnicht, le Comité réunit un groupe distingué de cadres supérieurs des secteurs privé, philanthropique, caritatif et universitaire. Son mandat consiste à fournir à l’UII des avis sur les nouvelles tendances et les pratiques exemplaires pour orienter la façon dont les programmes pourraient améliorer leur incidence par l’utilisation d’approches de financement novatrices (comme les prix et défis, les structures de paiement à la réussite et l’investissement d’impact), l’introspection comportementale et des techniques rigoureuses de mesure et d’évaluation.
Tirant profit des expériences et leçons retenues tant au Canada qu’à l’échelle internationale, le Comité aide l’UII à définir son rôle unique au sein de l’écosystème d’innovation mondial. Plus près de nous, le comité continuera de jouer un rôle essentiel dans l’élaboration d’un plan stratégique qui orientera les travaux futurs et dans la détermination des tendances que l’UII peut prendre en considération dans le cadre des efforts qu’elle mène alors qu’elle continue d’aider les ministères du gouvernement du Canada.
L’UII collabore avec un large éventail de partenaires pour appuyer les ministères fédéraux dans l’exécution de politiques et de programmes qui importent aux Canadiens. En mettant l’accent sur des approches axées sur les résultats, l’UII s’emploie à transformer la manière dont fonctionne le gouvernement.
Approches méthodologiques relatives à l’innovation
En mettant l’accent sur la prestation de services et de programmes fédéraux, l’UII s’affaire à déterminer, à mettre à l’essai et à mettre à l’échelle des méthodes et outils inventifs qui contribuent à présenter des mesures centrées sur les résultats. À l’aide d’approches méthodologiques novatrices, l’UII a montré que l’innovation peut en fait être menée de façon rigoureuse et que les résultats de ces mesures peuvent être définis, mesurés et évalués.
Attention constante sur la mise en œuvre
En mettant l’accent sur le « comment », l’UII aide les ministères fédéraux et les autres partenaires à adopter des approches souples axées sur les résultats qui conviennent à la population. S’appuyant sur son Centre d’expertise d’Impact Canada, l’UII offre des conseils et des lignes directrices sur l’application des prix et défis, des approches de paiement à la réussite et l’introspection comportementale aux programmes et services fédéraux. Elle permet également un accès aux ressources clés qui aident les ministères à appliquer ces méthodes novatrices, y compris un ensemble de modalités et conditions souples touchant les subventions et les contributions, et un site Web bien connu et centralisé bénéficiant de l’appui d’experts internes en conception visuelle et graphique. L’UII offre un modèle de service pouvant être adapté en fonction de facteurs comme les besoins du ministère partenaire, la complexité du projet et la demande en ressources actuelle.
Atteinte de résultats à grande échelle
De sa position unique au sein du Bureau du Conseil privé, l’UII travaille à l’échelle des mandats ministériels pour mesurer les répercussions, relever les facteurs de succès de la mise en œuvre et déterminer les mesures efficaces au sein du contexte fédéral. Elle profite également de l’expérience des autres gouvernements, des organismes sans but lucratif et des organisations du secteur privé pour mettre en place des approches similaires. Collectivement, ces mesures permettent d’accroître notre compréhension de la meilleure façon d’appliquer ces approches tout en tenant compte du contexte opérationnel, des forces et des limites organisationnelles, ainsi que des priorités stratégiques globales du gouvernement du Canada. De plus, l’appui offert par l’UII aux principaux comités de la haute direction fait en sorte que ces mesures sont examinées par la direction de la fonction publique, et à ce qu’elles soient orientées par cette direction et par leaders d’opinion et les experts.
Transformation à l’échelle des systèmes par le leadership et la stratégie
L’UII continue d’axer ses efforts sur les mesures permettant le changement à l’échelle systémique, y compris l’expérimentation et la mise à l’essai d’approches novatrices, dans le cadre de son appui continu au Groupe de travail des sous ministres sur l’innovation dans le secteur public et de sa coprésidence du Comité des sous-ministres adjoints sur l’expérimentation.
Groupe de travail des sous-ministres sur l’innovation dans le secteur public.
Il y a un an que le Groupe de travail a reçu son nouveau mandat de la part du greffier du Conseil privé, mandat qui cible deux objectifs : 1) faciliter la transformation des principaux systèmes, 2) expérimenter avec des technologies perturbatrices.
Parmi les faits saillants de la dernière année, notons ce qui suit :
Orientation d’un document-cadre habilitant, la Feuille de route de la Stratégie de données du gouvernement du Canada, qui a été lancé le 23 novembre 2018. Il vise à assurer une approche pangouvernementale coordonnée sur la façon dont le gouvernement peut utiliser les données de façon plus stratégique pour accroître la valeur et obtenir de meilleurs résultats pour les Canadiens.
Augmentation de l’utilisation d’approches de programmes fondés sur les résultats (p. ex. mécanismes fondés sur les défis, initiatives de paiement à la réussite) en définissant deux stratégies distinctes quant à la façon dont les approches de programmes fondés sur les résultats peuvent être mises en place : 1) Modalités génériques du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) et 2) Impact Canada.
Consultation d’experts sur certains des principaux enjeux stratégiques qui stimulent l’innovation dans le secteur public, notamment le recours à l’intelligence artificielle pour rendre les opérations aussi efficaces que possible, et l’utilisation de la création conjointe et d’approches d’établissement de partenariats pour comprendre la façon dont les gouvernements peuvent mobiliser tous les secteurs de la société pour tirer profit des ressources et de l’expertise afin de résoudre des problèmes de société complexes.
Orientation d’une discussion de bilan approfondie sur l’engagement du mandat d’expérimentation en vue de cerner et d’éliminer les obstacles à la mise en œuvre.
« Bien que nous ayons fait des progrès au cours de cette première année, nous commençons seulement à libérer le potentiel des fonctionnaires pour intégrer l’innovation dans nos programmes, nos politiques et nos activités. Nous espérons accélérer le rythme de nos progrès au cours de l’année à venir. »
Les coprésidents Graham Flack, sous-ministre, Emploi et Développement social, et Matthew Mendelsohn, sous-secrétaire du Cabinet (Résultats et livraison), Bureau du conseil privé
Entrepreneurs du gouvernement du Canada
Pour aider à l’atteinte du mandat du Groupe de travail des sous-ministres sur l’innovation dans la fonction publique, les membres ont recruté une cohorte de 18 fonctionnaires talentueux connue sous le nom des Entrepreneurs du gouvernement du Canada (EGC), qui sont membres à part entière du Groupe de travail. La création des EGC est un exemple d’efforts importants visant à améliorer les compétences de la fonction publique fédérale et à renforcer la capacité requise pour appuyer les programmes expérimentaux.
En travaillant en petites équipes diversifiées à l’échelle des ministères, les EGC mettent à l’essai de nouvelles façons de faire avancer des projets qui ne relèvent pas d’un ministère ou d’un organisme en particulier. Leur rôle d’ambassadeurs de l’innovation consiste à sensibiliser les fonctionnaires et à les inciter à appliquer de nouveaux outils et de nouvelles approches à leur travail. De plus, les EGC reçoivent une formation en leadership et du soutien de la part de Nesta’s States of Change, une approche d’apprentissage du secteur public conçue pour affermir la capacité d’innovation dans l’ensemble des gouvernements.
Comité des sous-ministres adjoints sur l’expérimentation
À titre de coprésident du Comité des sous-ministres adjoints sur l’expérimentation (avec le SCT), l’UII a contribué à la direction des travaux visant à accélérer, à approfondir et à institutionnaliser l’expérimentation et l’innovation au sein du gouvernement. Antérieurement, le Comité a mené une série d’initiatives de recherche pour déterminer les domaines nécessitant des mesures pour encourager l’expérimentation au sein du gouvernement, et a formulé des propositions pour s’y attaquer.
« Les fonctionnaires souhaitent obtenir des signaux clairs que la prise de risques est acceptée. L’innovation dans la fonction publique demande de grands efforts, et encore davantage au niveau opérationnel. Pour que l’innovation dans la fonction publique puisse prospérer et croître, la main d’oeuvre a besoin du soutien et des outils pour remettre en cause le statu quo. »
Minh On et Laura Portal Avelar, gestionnaires de mission de la première cohort d’EGC
Description du graphique de croissance rapide
Depuis son lancement en 2017, Impact Canada a connu une croissance rapide.
Légende
DOI = Défi ou initiative
PASR = Paiement axé sur le rendement
IC = Introspection comportementale
2017 - Phase de conception
Mars - Annonce dans le budget
Mai - Approbation du Cabinet
Octobre - Essai des FAC terminé (IC)
Novembre - Approbation du Conseil du Trésor
Novembre - Lancement du Défi des villes intelligentes (DOI)
Décembre - Essai 1 des dons de charité terminé (IC)
2018 - Phase de construction
Janvier - Programme de bourses lancé (IC) (DOI) (PASR)
Mai - Lancement du Défi des femmes en technologies propres (DOI)
Juin - Finalistes du Défi des villes intelligentes (DOI)
Juin - Étude de faisabilité sur les opioïdes lancé
Août - Lancement du Défi Visez haut! (DOI)
Août - Annonce l’Initiative d’innovation pour la construction de logements dans les communautés autochtones (DOI)
Septembre - Finalistes du Défi des femmes en technologies propres (DOI)
Octobre - Lancement du Défi des technologies de vérification des drogues (DOI)
Octobre - Lancement du défi Branchés sur l’avenir (DOI)
Novembre - Lancement du défi À tout casser! (DOI)
Décembre - Pardon pour possession simple de cannabis (IC) (PASR)
2019 - Phase de croissance
Février - Lancement de l’Initiative autochtone pour réduire la dépendance au diesel
Février - Essai 2 des dons de charité terminé (IC)
Avril - Lancement du logement autochtone (DOI)
Avril - Demi-finalistes du Défi des technologies de vérification des drogues
Avril - Demi-finalistes du défi À tout casser! (DOI)
Mai - Lancement du défi sur la conception écoénergétique des coques de bateau (DOI)
Mai - Annonce des gagnants du Défi des villes intelligentes (DOI)
Mai - Annonce des demi-finalistes du défi Branchés sur l’avenir
Juin - Lancement du Défi innovation pour les baleines (DOI)
Juin - Lancement des consultations sur les défis alimentaires (DOI)
Juin - Essai de Toronto sur le bon d'études canadien terminé (IC)
Juin - Annonce des finalistes de l’Initiative autochtone pour réduire la dépendance au diesel
Juillet - Fin de l’étude de faisabilité sur les opioïdes et l’automutilation (PASR)
Août - Annonce des finalistes du défi Branchés sur l’avenir (DOI)
Novembre - Annonce des finalistes du Défi des technologies de vérification des drogues (DOI)
Le budget de 2019 prévoit 300 M$ pour le Défi d'offre de logements avec INFC et la SCHL, 20 M$ pour le Défi de la réduction du gaspillage alimentaire avec AAC, des Initiatives axées sur les résultats pour assurer la sécurité alimentaire avec AAC et CanNor dans le cadre de la nouvelle politique alimentaire proposée par le Canada et des Initiatives axées sur les résultats dans le cadre de la nouvelle stratégie contre le racisme avec Patrimoine canadien
L'UII aide les ministères fédéraux à appliquer des modèles de financement axés sur les résultats, comme les prix et défis, à utiliser l’introspection comportementale pour améliorer les politiques et les services et à intégrer la mesure des retombées dans la mise en œuvre des projets et des programmes pour obtenir de meilleurs résultats qui sont mesurables.
3.1 3.1. Rémunération à la réussite
Les modèles de financement axés sur les résultats peuvent prendre diverses formes, notamment des prix et des défis, ainsi que des contrats de paiement à la réussite. Au cours de la dernière année, l'UII a continué d'aider les ministères à élaborer des possibilités de financement novatrices qui réunissent les meilleures idées et les plus brillants talents, et à récompenser les organisations et les personnes qui produisent des résultats très positifs pour les Canadiens.
L'UII favorise les partenariats avec divers intervenants. Vous voulez résoudre un problème ou parrainer un prix? Contactez-nous.
Les prix et défis offrent du financement et d'autres ressources pour aider les innovateurs à mettre leurs idées en pratique. Il s'agit d'un exemple d'une approche d'innovation ouverte qui concentre les ressources sur le résultat souhaité, et non sur des processus compliqués.
3.1.1 Prix et défis phares
Deux volets de programme phares ont été lancés dans le cadre d'Impact Canada en 2017 :
A. Défi des villes intelligentes
Le Défi des villes intelligentes vise à aider les collectivités de toute taille à améliorer la vie de leurs résidents grâce à l'innovation, aux données et à la technologie connectée. Financé par Infrastructure Canada, le projet versera 300 millions de dollars sur 11 ans.
B. Défi Impact Tech Propre
Le Défi Impact Tech Propre vise à trouver de nouvelles solutions dans certains domaines. Financé par Ressources naturelles Canada, le projet versera 75 millions de dollars sur quatre ans.
3.1.1 (a) Défi des villes intelligentes
Le Défi des villes intelligentes est un concours pancanadien ouvert aux collectivités de toutes tailles, y compris les municipalités, les administrations régionales et les collectivités autochtones (Premières Nations, Métis et Inuit). Le Défi encourage les collectivités à adopter une approche de ville intelligente pour améliorer la vie de leurs résidents grâce à l'innovation, aux données et à la technologie connectée.
Le processus de mise en candidature s'est terminé le 24 avril 2018. Nous avons reçu 130 candidatures admissibles de collectivités de partout au Canada. Vingt de ces candidatures ont été retenues, et chaque ville a reçu une subvention de 250 000 $ pour l'aider à élaborer sa proposition finale.
130 candidatures reçues
20 candidatures (conjointes ou individuelles) de communautés autochtones
La plus grande collectivité ayant soumis une demande compte 2.7 million d'habitants
La plus petite collectivité ayant soumis une demande compte 185 habitants
100% des finalistes ont noué un partenariat avec au moins quatre des secteurs suivants : entreprises privées, organismes à but non lucratif, milieu universitaire, services publics et organisations communautaires.
L’ensemble des provinces et des territoires étaient représentés.
« Nous avons apprécié le fait que les collectivités aient toute la latitude pour choisir ce qui était important pour elles. Voilà qui a suscité beaucoup de collaboration et de discussion dans l’ensemble du pays. »
Candidat
Gagnants de la ronde 1
Ville de Bridgewater,
Nouvelle-Écosse
Communautés du Nunavut,
Nunavut
Ville de Guelph et comté de Wellington,
Ontario
Ville de Montréal,
Québec
Promouvoir les solutions technologiques propres
L'UII a aidé Ressources naturelles Canada à investir 75 millions de dollars sur quatre ans dans une série de défis en matière de technologies propres afin de trouver des solutions novatrices pour éliminer les obstacles complexes et persistants dans certains secteurs.
3.1.1 (b) En vedette: Défi des femmes en tech propres
Lancé en collaboration avec MaRS Discovery District, ce Défi soutient la représentation des femmes dans le secteur des technologies propres. À la suite d'un appel national et d'un processus de sélection par des experts, le Défi des femmes en tech propres a retenu six femmes qui participeront à un programme intensif de trois ans, au cours duquel elles recevront des conseils en affaires et le soutien technique et financier dont elles ont besoin pour croître et réussir comme entrepreneures en technologies propres, notamment un accès sans précédent aux laboratoires et chercheurs fédéraux. À la fin du programme, le projet le plus prometteur recevra un grand prix de 1 million de dollars.
Le jury avait prévu de nommer cinq finalistes, mais en a retenu six en raison du haut calibre des idées présentées.
Amanda Hall / Summit Nanotech
« Le fait d'avoir été choisie parmi les finalistes du Défi des femmes en tech propres dès le début nous a vraiment aidées à accélérer le développement de l'entreprise, à ouvrir des portes et à nous exposer à de grandes possibilités. J'espère n'a pas avoir l'air trop audacieuse, mais j'ai l'impression que personne ne pourra nous arrêter maintenant. »
Luna Yu / Genecis
« Ayant déjà participé à des programmes d'accélérateurs, le nombre de ressources rendues accessibles grâce à ce programme [Défi des femmes en tech propres] nous a vraiment impressionnés, mon équipe et moi : personnel dévoué, conseillers expérimentés et multidisciplinaires, accès aux laboratoires de RNCan, allocations trimestrielles et programmes de formation sont tous à notre portée. »
Alexandra Tavasoli
« Je pense qu'il est très important pour la prochaine génération de femmes qui entrent en génie de voir des femmes prendre part à la création de technologies auxquelles elles espèrent un jour contribuer. »
Julie Angus / Open Ocean Robotics
« J'ai été inspirée par les cinq femmes exceptionnelles qui ont également été sélectionnées, j’ai rencontré d'incroyables entrepreneurs et mentors chez MaRS et j’ai suivi des cours en ligne sur le développement des clients et la stratégie commerciale. (...) Il y a eu beaucoup de travail, mais j’ai souvent eu plus l’impression de jouer que de travailler, mettant à l'épreuve mes compétences à tous les niveaux. »
Evelyn Allen
« Je suis dans le domaine depuis 15 ans, et je ne saurais nommer plus de deux femmes entrepreneures à la tête d'entreprises de technologies propres. Je suis très enthousiaste à l'idée de pouvoir faire croître une entreprise dont la mission est d'avoir une incidence à l’échelle mondiale. »
Nivatha Balendra
« Je pense que ce défi était l'occasion parfaite de combiner la promotion des femmes dans les sciences, ce en quoi je crois profondément, et le développement d'une entreprise de technologies propres. Ça va vraiment de pair. »
« Cette initiative peut contribuer à rétablir l'équilibre [entre les sexes] et à améliorer la situation sur la planète. »
Margaret Atwood, juge du Défi
Visez haut!
Lancé en collaboration avec Air Canada, Westjet et le Green Aviation R&D Network, ce défi est axé sur la mise au point de nouvelles façons moins coûteuses de produire du carburant d’aviation durable pour réduire les émissions de gaz à effet de serre issus de l'aviation et créer une chaîne d'approvisionnement canadienne en biocarburéacteur. Dans le cadre du Concours Innovation des carburants d’aviation verts, nous avons annoncé quatre finalistes provenant de partout au pays et adoptant diverses approches pour tenter de remporter le grand prix de 5 millions de dollars. Le Concours Vol transcanadien visant à trouver une façon d’effectuer un vol transcanadien grâce à un carburant d’aviation durable fabriqué au Canada accepte toujours des candidatures.
Défi Branchés sur l’avenir
Lancé en collaboration avec le ministère du Commerce, de l’Énergie et de la Stratégie industrielle du Royaume-Uni, ce défi vise à créer des débouchés sur le marché des technologies propres dans les deux pays et à accélérer l’établissement de réseaux électriques plus propres et plus intelligents pour 2030 et au-delà. Six finalistes seront sélectionnés pour poursuivre le défi d'ici août. Chacun est admissible à recevoir jusqu'à 3 millions de dollars pour commencer à bâtir le projet proposé et tenter de remporter le grand prix de 1 million de dollars.
Défi À tout casser
Lancé en collaboration avec le Centre d'excellence en innovation minière et Goldcorp, ce défi vise à promouvoir des solutions novatrices permettant de diminuer la consommation d'énergie nécessaire au concassage et au broyage des roches minières pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer la productivité et aider notre industrie minière à devenir plus concurrentielle. Six finalistes ont été sélectionnés pour poursuivre le défi. Chaque finaliste est admissible à recevoir jusqu'à 800 000 $ pour mettre au point et tester sa solution de technologies propres et tenter de remporter le grand prix de 5 millions de dollars.
Initiative autochtone pour réduire la dépendance au diesel
Lancée en collaboration avec l'Indigenous Clean Energy Social Enterprise et le Pembina Institute, cette initiative vise à faire une percée en ce qui a trait aux efforts visant à remplacer le diesel comme source d'énergie primaire dans 15 collectivités autochtones éloignées. Un jury externe composé uniquement d'Autochtones a sélectionné 15 champions qui aideront leur collectivité éloignée à planifier et à mettre en œuvre un projet d'énergie propre au cours des trois prochaines années. Les champions ont commencé leur formation personnalisée sur l'énergie propre en mai dernier. Chaque collectivité peut recevoir jusqu'à 1,3 million de dollars pour élaborer un ambitieux plan de réduction de la consommation de diesel, établir des partenariats et commencer la mise en œuvre du plan.
3.1.2 Nouveaux partenariats pour aborder des questions complexes
3.1.2 (a) Réagir à la crise des opioïdes au Canada
Le Canada est en pleine crise de santé publique provoquée par l'usage des opioïdes et les décès par surdose. Le nombre de surdoses et de décès causés par les opioïdes, y compris le fentanyl, a fortement augmenté et continue d'augmenter. Plus de 10 300 décès apparemment liés aux opioïdes sont survenus entre janvier 2016 et septembre 2018. Parmi les 3 286 décès survenus entre janvier et septembre 2018, 73 % concernaient le fentanyl ou ses analogues. Il n'a jamais été aussi important de comprendre la composition des drogues illicites et d'intervenir là où nous le pouvons pour sauver des vies.
En partenariat avec Santé Canada et d'autres organismes, l'UII travaille à des projets visant à accélérer l'adoption d'approches novatrices en matière de réduction des méfaits et de traitement. En octobre 2018, le Défi des technologies de vérification des drogues a été lancé pour encourager le développement d'une technologie de dépistage des opioïdes précise, portable et abordable afin de réduire les méfaits pour les consommateurs de drogues. En mars 2019, un jury composé de scientifiques, de fournisseurs de services de première ligne, de personnes ayant fait ou faisant usage de drogues et d'entrepreneurs a sélectionné neuf demi-finalistes parmi un grand nombre de candidatures. Ces demi-finalistes ont reçu une somme de 25 000 $ pour passer aux étapes subséquentes du Défi. Les technologies d'analyse des opioïdes de ce Défi englobent de nouvelles approches à l'utilisation de technologies existantes, ou des technologies nouvelles et novatrices, qui pourraient permettre de rejoindre un plus grand nombre de consommateurs de drogues.
La plupart des 24 candidats au Défi étaient nouveaux au gouvernement, n'ayant jamais reçu de financement dans le cadre du Programme sur l'usage et les dépendances aux substances de Santé Canada.
L'année qui vient de s'écouler a été consacrée à la planification de ce prix et défi, qui a commencé par une simple exploration – en vue d’offrir une meilleure protection contre les opioïdes pour les premiers intervenants – et qui a finalement pris une direction très différente. Qu'est-ce qui nous a fait changer de cap? La participation constante des citoyens au processus de planification. Une illustration vidéo du processus par lequel une idée devient un défi a été conçue en se servant de l'exemple du Défi des technologies de vérification des drogues.
En même temps, l'UII, Santé Canada et d'autres partenaires clés des secteurs clinique et financier ont collaboré à une étude de faisabilité portant sur l'examen et l'élaboration d'approches de paiement à la réussite pour les options de traitement du trouble lié à l'utilisation des opioïdes. Nous cherchons à comprendre les lacunes importantes pouvant être comblées dans la prestation de services aux personnes les plus à risque de surdose, et le rôle des approches de paiement à la réussite ou de financement social dans l'amélioration de l'accès au traitement du trouble lié à l'usage des opioïdes et des résultats obtenus. Les travaux de faisabilité seront achevés en juillet 2019.
Lancement : Octobre 2018
Le Défi : Améliorer les technologies de vérification des drogues pour permettre à la communauté des personnes qui utilisent des drogues et à celles qui les soutiennent de prendre des décisions plus éclairées en fonction de la composition d'une drogue et pour réduire les méfaits.
Qui en profitera? Les consommateurs de drogues, les pairs intervenants et les intervenants d'urgence.
24
candidats de trois pays
9
semi-finalistes recevant un financement de 25 000 $
1
an, de la conception au lancement
Si nous pouvons aider une seule personne, nous aurons un énorme impact.
Steve Cody, président du jury, président-directeur général et fondateur de Ruckify
3.1.2 (b) Initiative d'innovation pour la construction de logements dans les communautés autochtones
Les peuples autochtones vivent dans certaines des pires conditions de vie au Canada et n'ont qu'un accès limité aux options de logement de transition ou de soutien. Les programmes actuels de logement de Services aux Autochtones Canada (SAC) fournissent surtout un financement fondé sur les besoins et axé sur les besoins immédiats et privilégient la construction rapide. Compte tenu de cette réalité, la conception des bâtiments n'est pas toujours bien adaptée aux divers contextes géographiques et culturels auxquels ils sont destinés. Les partenaires autochtones ont reconnu la nécessité de mettre à l'essai des solutions novatrices susceptibles d'insuffler un changement systémique à long terme et d’améliorer les programmes actuels.
À cette fin, en partenariat avec SAC, l'UII a passé la majeure partie de l'année dernière à travailler à un défi qui vise à améliorer les résultats par la cocréation de nouveaux modèles de partenariat significatifs avec les communautés autochtones et la société civile pour aborder les questions socioéconomiques clés liées au logement. Lancée en avril 2019, l'Initiative d'innovation pour la construction de logements dans les communautés autochtones fournira jusqu'à 36 millions de dollars en nouveaux fonds pour améliorer les résultats socioéconomiques liés au logement pour les Canadiens autochtones. Cocréée avec un comité directeur autochtone, l'Initiative permettra à SAC d’utiliser les fonds avec une plus grande souplesse pour favoriser l’obtention de résultats plus holistiques et rejoindre plus largement les Canadiens autochtones là où ils vivent.
L'Initiative d'innovation pour la construction de logements dans les communautés autochtones fournira jusqu'à 36 millions de dollars en nouveaux fonds pour améliorer les résultats socioéconomiques liés au logement pour les Canadiens autochtones.
Pour la première fois, SAC sera en mesure d'exploiter des idées puisées de n'importe quelle source, mais offrant un bon potentiel d'impact, et de les mener à bien avec l'appui de ressources professionnelles, grâce au volet Accélérateur de l'Initiative. On s'attend à ce que jusqu'à 24 innovateurs participent à l'Accélérateur, et qu'au moins 15 idées soient mises en chantier au cours des prochaines années. Ces constructions seront des maisons, des unités d'habitation ou des espaces d'habitation temporaires. Les travaux de construction se dérouleront partout au pays et seront entrepris par les trois groupes distincts – Premières Nations, Inuits et Métis – tant à l’intérieur qu’à l'extérieur des réserves. Le Comité directeur formulera des recommandations à l'intention des participants à l'Accélérateur en novembre 2019.
Lancement : Avril 2019
L'Initiative : Vise à trouver et à soutenir les innovateurs des Premières Nations, des Inuits et des Métis qui ont des idées de logement pour les collectivités autochtones rurales, urbaines ou éloignées.
24
semi-finalists
350 000$
En financement et soutien par innovateur
2 M$
pour les projets qui se rendront jusqu’à la construction
L’Initiative d'innovation pour la construction de logements dans les communautés autochtones repose sur une idée simple mais puissante : que les meilleures solutions viennent de ceux qui vivent le problème au quotidien.
Comité directeur autochtone
3.1.3 Soutenir de nouvelles approches avec nos « fellows » en financement novateur
Financement novateur du développement avec Affaires mondiale Canada
Affaires mondiales Canada étend son ensemble d’outils de financement du développement pour donner au gouvernement du Canada une souplesse accrue en matière d’accords et de partenariats de financement qui contribuent à l’exécution de la Politique d’aide internationale féministe. Deux « fellows » d’Impact Canada apportent leur expertise financière aux nouveaux programmes d’innovation en aide internationale et de prêts souverains. Ces programmes visent la conception de structures de financement novatrices qui contribuent aux Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, tout en veillant à ce que le Canada demeure à l’avant-garde du financement du développement.
Mise à l’échelle du financement social avec l’Agence de la santé publique du Canada
Le programme de partenariats multisectoriels de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) travaille avec un « fellow » d’Impact Canada spécialisé en financement novateur pour mettre au point une stratégie de financement social et tester de nouvelles méthodes de financement et de mise à l’échelle de projets qui favorisent un mode de vie sain et préviennent les maladies chroniques chez les populations vulnérables. Le « fellow » assurera également la gestion d’un contrat afin de déterminer la manière dont le programme peut mobiliser, de façon plus stratégique, les partenaires de financement de contrepartie. L’ASPC s’appuiera sur son expérience pour devenir un chef de file canadien dans le domaine des modèles de financement fondés sur les résultats.
3.1.4 Plateforme Web d’Impact Canada
Depuis novembre 2017, le site Web d’Impact Canada a été consulté plus de 180 000 fois par environ 110 000 utilisateurs uniques dans le monde entier.
En décembre 2018, une nouvelle plateforme Web plus attrayante entièrement redessinée a été lancée.
3.2 3.2 Amélioration des politiques et des services avec l’introspection comportementale
L’UII travaille avec les ministères et organismes fédéraux, les administrations provinciales et municipales et les organisations à but non lucratif pour utiliser l’introspection comportementale pour relever des défis liés aux politiques publiques. Par introspection comportementale, on entend l’application de connaissances issues des domaines de la psychologie, de l’économie et d’autres sciences sociales au travail effectué par les organisations, dont les gouvernements. Généralement, les praticiens mettent ces notions à l’épreuve au moyen de méthodes expérimentales rigoureuses afin de comprendre ce qui favorise l’obtention de meilleurs résultats pour les Canadiennes et Canadiens en matière de politiques publiques.
3.2.1 Augmentation de l’utilisation des Bons d’études canadiens par les familles à faible revenu
L’année dernière, dans son rapport annuel, l’UII a souligné qu’un service d’inscription à un régime enregistré d’épargne-études (REEE) a été intégré au service en ligne d’enregistrement des naissances de l’Ontario. Cette intégration s’est avérée très fructueuse : ce sont maintenant 70 à 75 % des nouveaux parents qui prennent rendez-vous pour ouvrir un REEE en Ontario. En vue d’aider davantage de familles canadiennes à commencer tôt à épargner pour l’éducation postsecondaire, l’UII continuera de collaborer avec Emploi et Développement social Canada ainsi que ses partenaires provinciaux et territoriaux pour élargir la portée du service.
Par ailleurs, toujours dans l’optique d’augmenter l’utilisation des Bons d’études canadiens, l’UII a collaboré avec la Ville de Toronto pour l’aider à utiliser les principes de l’introspection comportementale dans ses communications avec les familles bénéficiaires de l’aide sociale. Les résultats de cet essai contrôlé randomisé seront disponibles à l’été 2019.
3.2.2 Introspection comportementale et dons de bienfaisance
Dans le cadre du Projet des comportements généreux dirigé par la Fondation Rideau Hall, l’UII s’est associé à Cœur + AVC afin de réaliser deux essais contrôlés randomisés visant à utiliser des constats en sciences du comportement pour encourager la bienfaisance. L’UII a aussi participé à l’élaboration du rapport intitulé De l’intention à l’action réalisé par la Behavioural Insights Team.
Lors du premier essai, Cœur + AVC a envoyé près d’un quart de million de courriels à des Canadiennes et Canadiens qui n’avaient jamais fait de dons à l’organisme de bienfaisance.
L’essai a porté sur les principes de l’introspection comportementale suivants :
Aversion pour les frais généraux : Des études ont démontré que les gens donnent davantage et plus souvent lorsqu’ils savent que la totalité de leurs dons servira à financer des programmes de bienfaisance.
Atteinte des objectifs : Selon la recherche, les gens se sentent tenus d’accomplir une tâche si elle est présentée comme faisant partie d’un ensemble inachevé de tâches.
Valeurs sociales : Il a été démontré que la communication de renseignements sociaux sur d’anciens donateurs encourage la bienfaisance.
Les résultats du deuxième essai seront disponibles bientôt.
Renforcement de la capacité avec les « fellows » en introspection comportementale
3.2.3 SFavoriser les choix durables avec Environnement et Changement climatique Canada
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) travaille à protéger et à conserver notre patrimoine naturel, tout en assurant un environnement propre, sécuritaire et durable aux générations actuelles et futures. Pour appuyer ce mandat, un « fellow » d’Impact Canada se sert des principes de l’introspection comportementale afin d’explorer les moyens que peut prendre la population pour réduire les déchets plastiques, réagir efficacement aux changements climatiques et favoriser la transition vers une économie circulaire. L’élaboration et la mise à l’essai des interventions fondées sur les comportements aideront ECCC à mettre en place des politiques et des programmes qui encouragent efficacement les Canadiennes et Canadiens à faire des choix durables.
3.2.4 Améliorer l’ACS+ avec Femmes et Égalité des genres
L’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) est un processus analytique qui permet de comprendre la façon dont différents groupes de femmes, d’hommes et de personnes non binaires font l’expérience des politiques, des programmes et des initiatives. En collaboration avec le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres, une « fellow » d’Impact Canada utilise l’introspection comportementale pour prendre le pouls de la culture et des attitudes entourant l’ACS+ dans la fonction publique, évaluer l’efficacité de la formation sur l’ACS+ et mettre au point des interventions destinées à améliorer la qualité de l’ACS+ dans l’élaboration de politiques et de programmes.
3.2.5 Promouvoir de saines habitudes avec l’Agence de la santé publique du Canada
Le programme de partenariats multisectoriels de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) fait la promotion de solutions novatrices pour s’attaquer aux lacunes en matière de santé publique en offrant les investissements conjoints nécessaires pour mettre à l’essai ou appliquer à grande échelle les interventions de prévention primaire les plus prometteuses. En s’appuyant sur l’introspection comportementale, une « fellow » d’Impact Canada travaille avec l’organisme pour améliorer les résultats du portefeuille d’interventions du programme. Grâce à une solide compréhension des mesures en faveur de l’appui et du maintien des changements d’habitudes de santé, l’ASPC peut mieux encourager la population à vivre sainement.
3.2.6 Renforcer la sécurité de la population avec la Gendarmerie royale du Canada
L’unité des Opérations criminelles de la Police fédérale appuie des programmes et des équipes spécialisés qui collaborent avec des partenaires nationaux et internationaux sur des enquêtes fondées sur les renseignements. Ces enquêtes visent à réduire les risques que pose le crime organisé aux Canadiennes et Canadiens. L’unité travaille avec une « fellow » d’Impact Canada pour appliquer une approche axée sur les données probantes et orientée par l’introspection comportementale afin de contribuer à l’amélioration des résultats des programmes et au renforcement de la sécurité de la population.
3.2.7 Encourager l’adoption de comportements sécuritaires avec Affaires mondiales Canada
Affaires mondiales Canada (AMC) restructure ses stratégies de sensibilisation à la sécurité destinées à ses employés et aux personnes qui voyagent dans d’autres pays. Un « fellow » d’Impact Canada mène plusieurs essais d’introspection comportementale en vue d’aider AMC à déterminer les mesures à prendre pour encourager l’adoption de comportements de sécurité appropriés tant au pays qu’à l’étranger. Ces projets comprennent l’examen d’analyses des facteurs humains dans la sécurité des TI et la mise à l’essai des moyens novateurs d’encourager les pratiques de sécurité chez les employés.
De plus, deux nouveaux « fellows » en introspection comportementale se joindront à Transports Canada et à Emploi et Développement social Canada en juin 2019.
L’UII ayant pour mission l’amélioration des résultats pour les citoyens, la mesure des impacts est pour elle un exercice essentiel et intégré. Qu’il s’agisse de vouloir améliorer des résultats précis dans le contexte des ententes de paiement à la réussite ou de mieux comprendre globalement ce qui fonctionne en matière d’innovation dans la fonction publique, la mesure des impacts cadre avec chaque aspect de la stratégie de l’UII. Essentiellement, la mesure des impacts est un gage d’ouverture et d’imputabilité, et elle permet de démontrer non seulement que les choses peuvent être faites différemment, mais aussi qu’elles peuvent avoir une plus grande incidence. Si l’on fait passer ce message, l’on a de meilleures chances de donner un élan à l’adoption dans l’administration de nouvelles approches liées aux programmes, et ce, de manière globale, systématique et percutante.
En ce sens, l’année dernière, l’UII a publié la première édition de son guide sur la mesure des impacts, Modèles de mesure des impacts. Ce guide se veut une référence de base visant à faire en sorte que le travail effectué à l’échelle de l’administration publique dans le cadre d’initiatives de paiement à la réussite soit encadré par des évaluations crédibles qui permettent de tenir compte des retombées, mais aussi à renseigner sur ce qui fonctionne dans le domaine grandissant du financement novateur. Il clarifie ce qu’on entend par « impacts » et présente l’éventail des méthodes de mesure à la disposition de l’UII et des partenaires, le tout selon des idées contemporaines en la matière.
« Au moment d’utiliser l’Échelle des preuves d’Impact Canada, il est important de ne pas oublier que la rigueur réside dans la mise en œuvre de la méthode plutôt que dans son nom. »
Un exemple de ce que vous offre notre nouveau guide, Modèles de mesure des impacts.
Projets de « fellowship » visant la mesure des impacts
3.3.1 Améliorer la mesure des retombées avec Patrimoine canadien
Le Programme du multiculturalisme de Patrimoine canadien est un des leviers qu’utilise le gouvernement du Canada pour assurer l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien afin de réaliser ses priorités en matière de multiculturalisme et de lutte contre le racisme. Ainsi, un « fellow » d’Impact Canada travaille avec la Direction des politiques du multiculturalisme pour appliquer de nouvelles méthodes de mesure des retombées aux interventions de programme afin de mieux comprendre ce qui fonctionne, pour qui cela fonctionne et dans quelle mesure, parmi les moyens déployés, dans le but d’atteindre l’égalité de l’ensemble des Canadiennes et Canadiens dans la vie économique, sociale, culturelle et politique du pays.
3.3.2 Rendre la fonction publique plus accessible avec le Conseil du Trésor du Canada
Le Bureau de l’accessibilité au sein de la fonction publique (BAFP) élabore une stratégie visant à éliminer les obstacles qui empêchent les personnes handicapées d’atteindre leur plein potentiel en tant qu’employés de la fonction publique. En prenant les moyens requis pour devenir un employeur inclusif, le gouvernement du Canada espère paver la voie en matière d’accessibilité et mettre à l’essai des approches novatrices pouvant servir de modèle pour les autres milieux de travail sous réglementation fédérale au Canada. Un « fellow » d’Impact Canada qui se spécialise dans la mesure des impacts intègre des mécanismes d’évaluation à la stratégie du BAFP pour orienter les futures initiatives en matière d’accessibilité partout au pays.
À la lumière de l’expérience de l’UII au cours de la dernière année, de ses apprentissages et des commentaires fournis par les principaux intervenants et informateurs, voici ses priorités pour l’année à venir :
4.1 Mise en œuvre intelligente des modèles axés sur les résultats
L’UII continuera de collaborer avec ses partenaires fédéraux et externes pour recueillir des données probantes sur la mise en œuvre efficace et efficiente de méthodes novatrices axées sur les résultats (introspection comportementale, prix et défis, instruments de paiement en fonction de la réussite) dans le but d’améliorer la prestation de services et de programmes dans le contexte fédéral. Cette collaboration comprendra le soutien continu de volets de programmes phares et de l’ensemble des projets en cours.
De plus, le budget 2019 prévoit de nouveaux fonds de plus de 320 millions de dollars, notamment pour :
le nouveau Défi d’offre de logement, avec la Société canadienne d’hypothèques et de logement;
le Défi de réduction des déchets alimentaires, avec Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC);
des projets axés sur les résultats dans les domaines de la lutte contre le racisme, avec Patrimoine canadien;
fla sécurité alimentaire et l’infrastructure alimentaire locale dans les collectivités canadiennes, y compris les collectivités isolées du Nord, avec AAC et l’Agence canadienne de développement économique du Nord.
4.2 Élaboration de politiques et de programmes orientée par les sciences du comportement
L’UII continuera d’épauler les ministères en leur fournissant une expertise en matière d’introspection comportementale dans le cadre du lancement de programmes et services dans divers domaines.
4.3 Expansion du Programme de « fellowship » d’Impact Canada
L’UII travaille avec Statistique Canada pour créer et lancer un volet sur la science des données. On souhaite aussi étendre le programme à d’autres ordres de gouvernement; des discussions sont d’ailleurs en cours avec des administrations provinciales, territoriales et municipales.
4.4 Développement d’études de cas et de produits de connaissances
L’UII mène des études de cas sur les leçons tirées jusqu’ici qui pourront orienter le travail à venir et d’autres produits de connaissances liés à ses méthodes de financement axées sur les résultats. Ces études s’ajoutent aux données probantes canadiennes et mondiales qui favorisent une utilisation plus efficace de ces méthodes.
4.5 Transformation à l’échelle des systèmes par le leadership et la stratégie
L’UII poursuivra l’exploration et la mise à l’essai des méthodes novatrices dans l’organisation par son soutien permanent au Groupe de travail des sous-ministres sur l’innovation dans le secteur public. Elle continuera également de miser sur la collaboration avec les organismes centraux, les ministères et les organisations externes pour rendre possible le changement à l’échelle des systèmes, notamment en réduisant les entraves à l’innovation au sein de l’organisation; en encourageant, en favorisant et en facilitant l’expérimentation dans toute l’administration publique; et en faisant appel aux perspectives et à l’expertise d’intervenants externes. Le Comité consultatif sur l’initiative Impact Canada continuera d’orienter le travail de l’UII, qui visera entre autres cette année l’élaboration d’un plan stratégique pour ses travaux futurs.
4.6 Recherche de nouveaux partenaires et élimination des entraves à la collaboration
Aucune équipe ne possède la totalité de l’expertise et des idées requises pour résoudre certains des plus grands défis sociétaux. L’UII tâche donc de recourir à un vaste éventail de partenaires en vue de mettre en place des mesures axées sur les résultats qui ont une plus grande valeur pour le public grâce à la prestation de programmes et de services nouveaux et améliorés. Elle continuera de privilégier une approche collaborative dans ses partenariats, conscient que chaque partenaire possède un ensemble unique de ressources qui ajoute de la valeur au produit final.
Dans certains cas, nous avons joué le rôle d’agent en jumelant des ministères aux intermédiaires tiers (non gouvernementaux) dotés des qualités requises pour les aider à passer de l’idée à l’action. Dans d’autres cas, nous nous sommes faits cocréateurs et avons travaillé activement à recruter d’autres ministères et partenaires dans la planification, la conception et l’exécution d’un projet de paiement à la réussite.
La connaissance des capacités de nos partenaires en matière de ressources et de leurs méthodes de travail souhaitées nous aidera à mieux les conseiller et à les servir.
L’UII tient à remercier les ministères gouvernementaux et les organismes non gouvernementaux ci-dessous pour leur collaboration et leur appui :
Affaires mondiales Canada
Agence canadienne de développement économique du Nord
Agence de la santé publique du Canada
Agence de promotion économique du Canada atlantique
Agriculture et Agroalimentaire Canada
Behavioural Insights Team
Emploi et Développement social Canada
Environnement et Changement climatique Canada
Femmes et Égalité des genres
Finances Canada
Fondation Rideau Hall
Gendarmerie royale du Canada
Infrastructure Canada
MaRS Centre for Impact Investing Mission Measurement
Ministère de la Défense
Nesta
Patrimoine canadien
Pêches et Océans Canada
Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Ressources naturelles Canada
Rotman School of Management – BEAR
Santé Canada
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
Sécurité publique Canada
Service correctionnel du Canada
Services aux Autochtones Canada
Société canadienne d’hypothèques et de logement
Université Concordia
Ville de Toronto
Et bien d’autres!
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Rapport annuel 2018-2019
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Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :
Impact Canada, Bureau du Conseil privé
85, rue Sparks, Pièce 1000
Ottawa ON Canada K1A 0A3
info@pco-bcp.gc.ca
Maria est Fellow en sciences comportementales à l’Unité de l’impact et de l’innovation, où elle travaille sur le projet « Mieux se loger » en collaboration avec Emploi et Développement social Canada.
Blogue
Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Maria Peddle
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Maria est fellow en science du comportement à l’Unité de l’impact et de l’innovation, où elle travaille au Projet d’amélioration des mesures d’adaptation avec Emploi et Développement social Canada.
Avant de se joindre au Programme de fellowship, Maria a pratiqué à titre de travailleuse sociale clinique au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), où elle fournissait des services de thérapie et de gestion de crise aux patients et aux familles. Plus récemment, elle a travaillé au Département d’économie comportementale de l’Agence du revenu du Canada dans le cadre d’initiatives de mobilisation du public visant à améliorer le respect des règles fiscales au Canada.
Maria est titulaire d’un baccalauréat ès arts (avec distinction) en psychologie avec une spécialisation en développement et d’une maîtrise en travail social de l’Université Carleton.
Sur la base de vos compétences et de votre expérience, quelles perspectives uniques apportez-vous à ce travail?
En tant que travailleuse sociale, je trouve extrêmement enrichissant de travailler directement avec les gens. Mon expérience pour une ligne d’écoute téléphonique, de travailleuse sociale au service d’urgence du CHEO et de superviseure de programme pour Services à la famille Ottawa m’ont permis de perfectionner des compétences interpersonnelles, comme l’écoute active, l’empathie et la résolution de conflits. Ces compétences étaient essentielles dans mon travail antérieur auprès des populations vulnérables que j’accompagnais lorsqu’elles traversaient des crises et que j’aidais à obtenir les ressources nécessaires. La capacité de rester calme malgré la pression, d’évaluer rapidement les situations et d’offrir des solutions pratiques m’a permis d’avoir une incidence immédiate dans les milieux difficiles où les enjeux sont de taille.
En plus de mon expérience pratique, j’ai une grande passion pour la recherche et sa possibilité de donner lieu à des changements significatifs. Lorsque j’étais analyste qualitative à l’Agence du revenu du Canada, j’ai acquis une précieuse expérience quant à la complexité du travail au sein de l’administration publique. Non seulement ce poste a amélioré mes compétences en recherche, notamment pour les entrevues qualitatives et l’analyse thématique, mais il m’a permis d’apprendre à mieux utiliser la recherche pour éclairer les améliorations systémiques.
Grâce à ces expériences, j’apporte une perspective unique qui allie le travail social pratique à la connaissance approfondie de l’importance de la recherche fondée sur des données probantes. Ma capacité à m’adapter à des postes de service direct comme en recherche me permet de contribuer à des projets qui ont comme priorité d’outiller les communautés, de favoriser la prise de décisions éclairées et de produire des effets durables.
Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?
En février 2024, je suis tombée sur la demande du Programme de fellowship pour Impact Canada. Au début, je n’étais pas sûre que ce rôle me convienne. J’avais les qualifications requises; pourtant, je me suis demandé si et en quoi une travailleuse sociale serait utile à un tel poste. Cependant, après avoir lu un billet du blogue d’un ancien fellow qui expliquait comment son expérience en travail social avait contribué à sa réussite à ce poste, j’ai décidé de postuler. Ce fellow décrivait en quoi sa formation en travail social, en particulier sa connaissance des théories sociales et ses compétences interpersonnelles, s’était avérée essentielle à l’application des principes de la science du comportement. Réaliser cela m’a aidée à voir le poste à Impact Canada comme l’occasion idéale de fusionner mon métier en travail social avec ma passion pour la recherche.
À l’heure actuelle, en tant que fellow pour le Programme d’amélioration des mesures d’adaptation, je continue de discuter directement avec les gens de leurs besoins et de leurs difficultés en matière d’adaptation, tout en mettant à profit mes compétences en recherche et mes connaissances en science du comportement pour suggérer des améliorations pratiques dans le cadre du processus d’adaptation.
De quelle manière pensez-vous que l’application de la science comportementale peut soutenir efficacement la réponse à certains des défis auxquels nous sommes confrontés en tant que société?
En explorant le « pourquoi » des actions des gens, la science du comportement révèle des idées qui peuvent guider l’élaboration de solutions efficaces à des problèmes sociaux. Autrement dit, le fait de comprendre comment les gens pensent, agissent et ce qu’ils ressentent – et connaître les intersections parmi ces comportements – permet d’effectuer des interventions ciblées qui sont à la fois significatives et efficaces.
Par exemple, une difficulté notable est l’écart entre la recherche et la pratique, qui fait que les nouvelles recherches sont souvent peu mises en pratique en raison de leur manque perçu de pertinence ou d’applicabilité dans des contextes réels. La science du comportement peut aider à éliminer cette lacune en appliquant ses techniques pour affiner et mettre en œuvre les résultats des travaux de recherche d’une manière qui soit harmonisée avec la façon dont les gens se comportent et prennent des décisions dans leur vie courante. En tenant compte des facteurs comme les biais cognitifs, les influences sociales et les processus de prise de décisions, la science du comportement peut formuler des recommandations que les gens et communautés seront plus susceptibles d’adopter, ce qui permet de traduire la recherche en changements concrets.
Quel est votre biais, heuristique ou effet préféré en science du comportement? Expliquez votre réponse.
What is your favourite behavioural science bias, heuristic, or effect – and why?/
Un préjugé de la science du comportement qui me frappe est le préjugé du conformisme, qui fait référence à notre tendance à harmoniser nos attitudes, nos croyances et nos comportements avec ceux d’un groupe. Je ne résiste vraiment pas bien à la pression sociale et je me fais souvent influencer facilement par mes amis et ma famille. Mais même si cela peut avoir des inconvénients – il m’arrive par exemple de suivre des tendances ou opinions qui ne sont pas toujours dans mon intérêt – je crois aussi que le pouvoir de la pression sociale peut avoir des effets positifs. Cela peut nous motiver à adopter des habitudes saines, à nous en tenir à nos objectifs, voire favoriser des comportements sociaux positifs. Par conséquent, lorsque nous sommes entourés de personnes qui encouragent la croissance et le soutien, la pression sociale peut nous aider à réaliser tout notre potentiel!
Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Sarah Hackett
Blogue
Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Sarah Hackett
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Sarah Hackett est chargée de recherche en programme et politique au sein de l’Unité de l’impact et de l’innovation du Bureau du Conseil privé. Son rôle consiste à soutenir les travaux de l’équipe sur la confiance dans les institutions, la désinformation et l’amélioration de la confiance qu’inspirent les comportements du gouvernement. Elle travaille également sur de nouveaux secteurs de programme afin d’appliquer la méthode des blocages pour réduire les obstacles et les frictions inutiles dans les processus gouvernementaux actuels, en se concentrant sur les initiatives à l’avantage des Canadiens.
Avant d’occuper son poste actuel, elle était conseillère politique au sein du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. À ce poste, elle a travaillé avec une équipe de spécialistes des sciences du comportement sur l’utilisation d’approches interdisciplinaires pour obtenir des données probantes à partir d’expériences réelles et de comportements mesurables des fonctionnaires en vue de préparer l’avenir du travail.
Sarah est titulaire d’une maîtrise en politique publique de l’École Munk des affaires internationales et des politiques publiques de l’Université de Toronto et d’un baccalauréat spécialisé en commerce de l’École de commerce Smith de l’Université Queen’s.
Sur la base de vos compétences et de votre expérience, quelles perspectives uniques apportez-vous à ce travail?
À mon poste précédent, j’étais conseillère en politiques au sein de l’équipe de recherche et d’expérimentation du Bureau du dirigeant principal des ressources humaines du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. À ce titre, je collaborais avec une équipe de spécialistes du comportement à l’amélioration des résultats en matière de gestion du personnel et à la rationalisation des processus dans l’ensemble du gouvernement du Canada en produisant des données probantes pour éclairer la prise de décisions concernant l’avenir du travail. En plus de mon rôle quant à la gestion de projet au sein de l’équipe, je traduisais les connaissances en prenant les données recueillies dans le cadre d’activités de recherche et d’expérimentation et en élaborant des stratégies de communication pour présenter ces données afin de m’assurer de leur pertinence pour les décideurs et de leur harmonisation avec les priorités du gouvernement.
Grâce à mes expériences professionnelles et éducatives, j’ai à cœur de comprendre et de produire de meilleurs résultats compte tenu des difficultés insolubles dans le monde. Je crois fermement que la prise de décisions fondées sur des données probantes est essentielle pour assurer de meilleurs résultats dans tous les domaines stratégiques, et je suis impatiente de continuer à acquérir de l’expérience pratique en tant que fellow à Impact Canada.
Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?
Au vu de mon expérience de travail antérieure axée sur les rouages de l’appareil gouvernemental, le Programme de fellowship m’est apparu comme une occasion d’appliquer et de perfectionner mes compétences. Je suis ravie d’avoir l’occasion, grâce à ce poste, de tirer parti des connaissances et des méthodologies de la recherche sur l’opinion publique et de la science du comportement pour éclairer la conception et la mise en œuvre de programmes, de services et d’initiatives destinés aux citoyens afin de favoriser des changements et d’améliorer la vie des Canadiennes et des Canadiens.
Pourquoi croyez-vous que les différents ministères du gouvernement devraient adopter la mise en pratique de l’expérimentation et de la science du comportement?
Alors que l’ampleur et la complexité des difficultés auxquelles les gouvernements sont confrontés ne cessent d’évoluer, l’institutionnalisation de l’innovation est indispensable. L’intégration de l’expérimentation et de la science du comportement au sein des ministères et organismes offre un moyen puissant de relever les défis émergents d’une manière qui soit à la fois centrée sur les citoyens et opportune. Ces approches permettent aux gouvernements de mettre à l’essai et de peaufiner des solutions, en veillant à ce que les politiques soient à la fois efficaces et pratiques.
Par ailleurs, les citoyens attendent de plus en plus de leurs gouvernements qu’ils soient adaptables et novateurs et qu’ils fondent leur action sur des données probantes. L’expérimentation et la science comportementale se concentrent sur des solutions pratiques axées sur les données qui améliorent la vie des gens de manière tangible, ce qui peut renforcer la confiance envers les gouvernements et ses institutions. En institutionnalisant ces pratiques, les gouvernements peuvent se positionner de manière à relever efficacement les défis futurs tout en maintenant la confiance du public.
Quel est votre biais, heuristique ou effet préféré en science du comportement? Expliquez votre réponse.
Mon concept préféré de la science du comportement est l’effet de cadrage, qui explique que les décisions des gens sont influencées par la façon dont l’information leur est présentée plutôt que par l’information en soi. Ce que je trouve le plus fascinant dans cet effet, c’est qu’il met en évidence à quel point le contexte et la formulation peuvent façonner nos perceptions et nos choix, même lorsque les faits sous-jacents restent les mêmes.
Je trouve cet effet de la science du comportement d’autant plus convaincant qu’il a d’innombrables applications pratiques dans tous les domaines. De plus, je trouve que le fait de connaître cet effet donne des moyens d’agir. Cela montre que la façon dont nous communiquons et formulons l’information ou les décisions est importante et que nous pouvons utiliser ces connaissances pour élaborer des interventions, des politiques et des messages qui trouveront écho auprès de la population. Pour moi, c’est un rappel constant du pouvoir de la perspective et de l’importance des communications réfléchies et intentionnelles.
Publié : 2025-03-21
Date de modification : 2025-04-01
Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Laura French
Blogue
Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Laura French
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Laura est fellow en science du comportement à l’Unité de l’impact et de l’innovation au sein du Bureau du Conseil privé. Elle travaille au sein de l’équipe de Sécurité publique Canada pour y mettre à profit les connaissances de la science du comportement quant à la façon dont les attitudes, les croyances et les motivations des Canadiennes et des Canadiens façonnent leurs points de vue sur la sécurité publique.
Avant de se joindre à l’Unité de l’impact et de l’innovation, Laura a reçu une bourse pour ses recherches postdoctorales à l’Université Western et à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portaient sur le rôle des normes sociales dans la formation des attitudes et des comportements, et elle s’est penchée plus particulièrement sur les comportements à l’égard de la politique, la pandémie de COVID-19 et l’immigration.
Elle a obtenu un doctorat en psychologie de l’Université de Montréal en 2019.
Quelle(s) perspective(s) unique apportez-vous à ce travail, en tant que personne qui arrive à la fonction publique pour la première fois?
My background in social psychology equips me with a unique perspective on how our social environment—such as our relationships with friends and family, cultural norms, and national identity—shapes attitudes, beliefs, and behaviours. This understanding is particularly valuable in public service, where policies and programs must consider the complex interplay between individual motivations and societal influences.
This perspective allows me to anticipate potential barriers to policy adoption and to design policies and programs that resonate with diverse populations.
Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?
Le monde est confronté à de grandes difficultés, comme les changements climatiques, la perte de confiance envers les institutions et l’augmentation de la criminalité, et le Canada n’y fait pas exception. Pour s’attaquer à ces problèmes importants, il faut des politiques à la fois efficaces et pragmatiques.
J’ai été attirée par le programme parce que je voulais contribuer à l’élaboration de politiques qui créent des solutions utiles et durables dans le cadre des difficultés auxquelles le Canada est actuellement confronté.
Pourquoi croyez-vous que les différents ministères du gouvernement devraient adopter la mise en pratique de l’expérimentation et de la science du comportement?
Les décisions et les politiques gouvernementales ont une incidence directe dans la vie des gens. Pour gouverner efficacement, il est indispensable de comprendre non seulement les résultats attendus des politiques, mais aussi la façon dont elles influencent les comportements, les choix et le bien-être des gens.
L’application de la science du comportement aux politiques fournit aux gouvernements les outils nécessaires pour obtenir ces connaissances. En mettant à l’essai les politiques, les programmes et les interventions de façon rigoureuse, les gouvernements peuvent déterminer ce qui fonctionne, pour qui et dans quelles conditions. Cela minimise la mesure dans laquelle on doit s’en remettre à des hypothèses tout en réduisant le risque de conséquences imprévues. On s’assure ainsi que les politiques sont pratiques, efficaces et rentables.
Pouvez-vous nous parler d’un résultat de recherche qui suscite votre fierté?
Nous savons depuis longtemps que les normes sociales exercent une grande influence sur les comportements. Cependant, grâce à mes recherches, j’ai constaté que certaines personnes estiment que ces normes sont contraignantes. Le fait de juger que les normes sociales sont contraignantes peut inciter certaines personnes à agir en opposition à ces normes, ce qui peut miner la cohésion sociale.
Je suis fière de cette constatation, car elle apporte de la nuance et de la profondeur à nos connaissances au sujet de la façon dont le milieu social façonne le comportement humain.
Publié : 2025-03-21
Date de modification : 2025-04-01
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Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Can Fenerci
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Can est Fellow en science du comportement à Emploi et Développement social Canada. Ses travaux portent sur l’amélioration de l’efficacité des processus gouvernementaux et la réduction des obstacles qui entravent l’accès aux services.
Il termine son doctorat en psychologie et en neuroscience cognitive à l’Université McGill, où il a dirigé des études sur la mémoire humaine dans le cadre du vieillissement à l’aide d’expériences faisant appel à la science du comportement et à l’imagerie cérébrale. Avant de se joindre à l’Unité de l’impact et de l’innovation, Can était spécialiste du comportement à l’Unité de l’introspection comportementale et de l’expérimentation d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, où il a travaillé sur l’utilisation de l’introspection comportementale pour améliorer la satisfaction de la clientèle ainsi que la prestation et l’adoption des services et programmes.
Sur la base de vos compétences et de votre expérience, quelles perspectives uniques apportez-vous à ce travail?
J’ai une formation en psychologie et en neuroscience cognitive. Mes travaux de doctorat portent sur les changements liés à l’âge dans le cadre des processus cognitifs. Par conséquent, j’ai toujours à l’esprit la diversité des perspectives, les limitations et les différences entre les segments de la population lorsque je décris des problèmes et conçois des solutions. Non seulement cette perspective me permet de concevoir des interventions, des politiques et des processus inclusifs et adaptés aux différents besoins au sein de la population, mais elle me permet de comprendre les nuances dans la façon dont les facteurs personnels, sociaux et structurels interagissent pour influencer le comportement. De plus, comme j’ai déjà travaillé en tant que scientifique du comportement au sein de l’administration publique, je sais que cela est prometteur, mais je suis bien conscient des difficultés qui nous attendent pour faire le pont entre le milieu universitaire et les politiques.
Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?
La possibilité de tirer parti de ma formation et des compétences que j’ai perfectionnées pour éclairer et concevoir des politiques et des processus qui profitent aux gens est ce qui m’a incité à poser ma candidature pour le Programme de fellowship. C’est un bonus d’avoir le privilège de travailler aux côtés d’autres experts d’Impact Canada qui ont diverses expériences et des domaines d’expertise variés, et d’apprendre de ces experts.
De quelle manière pensez-vous que l’application de la science comportementale peut soutenir efficacement la réponse à certains des défis auxquels nous sommes confrontés en tant que société?
La façon dont les gens prennent des décisions et agissent en conséquence est la cause de plusieurs problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Par ailleurs, on crée des politiques et des processus gouvernementaux pour servir des personnes qui ont leurs propres préjugés et limites quant à la façon dont elles traitent l’information. En retour, la science du comportement permet d’arriver à des conclusions fondées sur des données probantes quant aux raisons pour lesquelles les gens prennent ces décisions et agissent en conséquence, mais cette science offre aussi des outils et des méthodes pour comprendre ces décisions et les remettre en question. De cette façon, la science du comportement et ses outils sont particulièrement bien placés pour rendre les politiques plus efficaces et faire en sorte qu’elles soient conçues efficacement pour les personnes visées. Par conséquent, les connaissances sur le comportement peuvent simplifier les processus, améliorer la communication et rendre les services gouvernementaux plus accessibles.
Pouvez-vous nous parler d’un résultat de recherche qui suscite votre fierté?
Mes travaux de doctorat ont tiré parti de nouvelles méthodes pour répondre à une question apparemment de longue date, à savoir en quoi le vieillissement influence la façon dont nous nous souvenons de nos expériences passées. Plus précisément, j’ai utilisé le traitement du langage naturel pour examiner comment les jeunes adultes et les adultes âgés se souviennent d’un événement réaliste en établissant un équilibre entre le contrôle des expériences en laboratoire et la complexité de nos expériences dans le monde réel. Ces travaux ont inspiré une publication examinée par des pairs qui décrit les promesses et les dangers de l’utilisation de cette méthode dans les recherches sur la mémoire, pour fournir aux chercheurs un point de départ quant à la façon d’appliquer efficacement cette méthode tout en atténuant les obstacles pour celles et ceux qui souhaitent tirer parti de cette technique.
Publié : 2025-07-09
Date de modification : 2025-07-09
Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Sean Devine
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Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Sean Devine
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Sean est un fellow en sciences du comportement intégré à l’Agence de la santé publique du Canada. Son travail consiste à informer la population canadienne afin qu’elle soit en mesure de prendre des décisions éclairées en matière d’immunisation, ainsi qu’à réduire les obstacles à l’accès aux vaccins à l’échelle du pays.
Avant de se joindre à l’Unité de l’impact et de l’innovation, Sean a obtenu un doctorat en psychologie expérimentale (sciences cognitives) de l’Université McGill, où il a étudié les mécanismes computationnels et contextuels qui sous-tendent la prise de décision humaine. Il a également travaillé comme économiste comportemental à Intact Assurance.
Quelle(s) perspective(s) unique apportez-vous à ce travail, en tant que personne qui arrive à la fonction publique pour la première fois?
J’ai une solide formation en méthodes quantitatives. Ces compétences en statistiques me permettent d’extraire des renseignements significatifs et utiles des vastes ressources disponibles dans la fonction publique. Le fait de mieux connaître les données dont nous disposons sur la population canadienne peut éclairer les politiques fondées sur les données pour qu’elles soient les plus avantageuses possibles pour les Canadiens. Je pense que mon expérience au sujet des méthodes statistiques en psychologie garantit que nos conclusions sont rigoureuses et reposent sur des données.
Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?
Je crois que les outils de la science du comportement offrent une occasion sans précédent de mieux comprendre le comportement humain. Toutefois, l’utilité des connaissances à ce sujet se mesure en fonction des changements qu’elles engendrent. Pour moi, le Programme de fellowship est l’occasion de mettre à profit mon expertise pour savoir pourquoi les gens se comportent comme ils le font dans le but d’améliorer la vie de mes concitoyens, de permettre aux gens de faire des choix éclairés et délibérés et, plus largement, d’améliorer la capacité de la société à prendre des décisions collectives fondées sur des données probantes.
De quelle manière croyez-vous que l’application de la science comportementale peut appuyer de manière efficace la réponse du gouvernement du Canada en matière de santé publique?
La santé publique continue d’être une question de comportement pour les Canadiens. De l’exercice physique aux mesures d’éloignement social, les habitudes que nous prenons dans notre vie quotidienne déterminent la santé au pays. Si le Canada est le corps, nous sommes les cellules, et c’est le comportement des cellules qui détermine la santé du corps. À cette échelle, les outils de la science du comportement sont inégalés quant à leur capacité à aider les Canadiennes et les Canadiens à faire des choix sains et éclairés, à lutter contre la mésinformation et la désinformation et à vivre une vie épanouie et prospère. Tant que notre corps restera vulnérable à la maladie et au déclin, nous serons confrontés à des choix difficiles et récurrents quant à la meilleure façon d’atténuer les effets néfastes sur notre santé. La science du comportement nous permet à la fois de comprendre et d’étayer les décisions des Canadiennes et des Canadiens.
Pouvez-vous nous parler d’un résultat de recherche qui suscite votre fierté?
J’ai été très heureux que mes travaux sur la perception de l’image corporelle par les femmes aient été mis en exergue dans trois publications en ligne, dont le magazine grand public Psychology Today. C’était la première fois que je voyais mes travaux résumés pour le public. J’ai été doublement heureux de voir que cette attention accrue a amené la communauté scientifique à faire de nombreuses tentatives simultanées afin de reproduire le tout. C’était vraiment gratifiant de se mobiliser aux côtés de la communauté de la science ouverte de cette façon et de participer à des projets qui visent à reproduire des travaux de façon indépendante, des travaux qui, trop souvent dans le milieu universitaire, sont ignorés.
Publié : 2025-02-19
Date de modification : 2025-03-24
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Rencontrez le Fellow en science du comportement de l’UII : Cathy Slavik
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Cathy Slavik est chargée de recherche en sciences du comportement à l’Unité de l’impact et de l’innovation et à Santé Canada, où elle étudie des moyens d’aider aider les Canadiens et Canadiennes à cesser de fumer en soutenant des services et des ressources améliorés.
Avant de travailler pour Impact Canada, elle était boursière postdoctorale Banting à l’Université de l’Oregon, où elle a mis au point et testé des outils d’éducation à la santé visant à sensibiliser le public aux risques pour l’environnement et la santé, tels que la fumée des incendies de forêt et le radon, et à l’inciter à adopter des comportements de protection. Elle a également passé plusieurs années en tant que chercheuse au Centre de recherche sur le cancer professionnel de Santé Ontario, où elle a étudié les modèles spatiaux des polluants industriels et les tendances en matière d’exposition en milieu de travail et de maladies connexes.
Cathy est titulaire d’un doctorat en santé et géographie de l’Université McMaster et d’une maîtrise de santé publique en santé environnementale et santé au travail de l’Université de Toronto.
Quelle(s) perspective(s) unique apportez-vous à ce travail, en tant que personne qui arrive à la fonction publique pour la première fois?
J’ai un mélange particulier de connaissances et de compétences en matière de recherche interdisciplinaire, surtout en santé des populations, avec un accent sur la santé en lien avec l’environnement et la répartition géographique. J’ai également de l’expertise en communication scientifique et en science du comportement, ce qui me permet de traduire efficacement des recherches complexes en idées exploitables pour des publics variés. Par ailleurs, je travaille comme chercheuse pour le gouvernement provincial de l’Ontario depuis plusieurs années, ce qui me permet de bien connaître la recherche universitaire et m’a permis d’acquérir de l’expérience pratique au sein de l’administration publique.
Qu’est-ce qui vous a amené à présenter une demande dans le cadre du programme de Fellowship?
J’ai été attirée par le Programme de fellowship parce qu’il correspond parfaitement à ma passion pour la recherche appliquée, qui offre des solutions pratiques à des problèmes réels. En tant que chercheuse en santé publique, j’ai toujours été profondément engagée à mener des travaux qui favorisent la santé et le bien-être à l’échelle de la population, dans le but d’obtenir des avantages significatifs pour toutes les Canadiennes et tous les Canadiens. J’étais également ravie de la possibilité de collaborer avec des professionnels qui ont les mêmes idées que moi afin d’élaborer des interventions qui ont des effets tangibles sur les communautés et les populations, en particulier dans les régions où il existe des disparités à l’égard de la santé.
De quelle manière croyez-vous que l’application de la science comportementale peut appuyer de manière efficace la réponse du gouvernement du Canada en matière de santé publique?
On estime qu’un quart des décès au Canada pourraient être évités. C’est énorme! Ces décès surviennent en raison de risques que nous savons prévenir, comme la consommation de substances, les maladies du cœur et le cancer. Je suis convaincue que la science du comportement peut jouer un rôle essentiel à l’appui des interventions en santé publique au Canada, en déterminant et en traitant de nombreux facteurs de risque des maladies. En prenant connaissance des facteurs qui influencent les décisions personnelles et collectives sur les plans psychologique, social et environnemental, nous pouvons concevoir des interventions qui encouragent des choix sains et donnent aux gens les moyens de réduire leur risque d’avoir une maladie évitable. Par exemple, la science du comportement peut éclairer les stratégies visant à réduire le tabagisme, à augmenter les analyses de détection du radon et à favoriser la saine alimentation, ce qui peut réduire directement la morbidité associée aux maladies chroniques.
Pouvez-vous nous parler d’un résultat de recherche qui suscite votre fierté?
Grâce à ma bourse de recherches postdoctorales Banting à l’Université de l’Oregon, j’ai dirigé une étude qui analysait différentes infographies sur l’indice de la qualité de l’air afin d’examiner si certaines sont plus efficaces pour motiver les parents à prendre des mesures de protection pour leur famille pendant les feux de forêt qui s’accompagnent de fumée. Dans notre expérience, on a demandé au hasard à 2 100 parents vivant sur la côte Ouest des États-Unis et du Canada de regarder une infographie. Ensuite, on leur a demandé s’ils avaient l’intention de prendre des mesures de sécurité contre la fumée (p. ex. utiliser un purificateur d’air). Les résultats de l’étude suggèrent que les petits nombres (de 1 à 10+) utilisés pour la cote air santé (CAS) canadienne pourraient s’avérer meilleurs pour communiquer le risque et favoriser des comportements protecteurs que les grands nombres (de 0 à 500+) de l’indice de la qualité de l’air (IQA) américain. Cela a suscité des discussions préliminaires parmi les chercheurs et professionnels qui se penchent sur le problème de la fumée que génèrent les feux de forêt aux États-Unis en vue de la possible modification de l’IQA afin d’améliorer la compréhension et la réaction du public en cas de fumée générée par des feux de forêt.
Publié : 2025-02-19
Date de modification : 2025-03-24
La plupart des Canadiens connaissent bien les codes QR, mais peu d'entre eux les scannent fréquemment.
Une plus grande curiosité est associée à un balayage plus fréquent, tandis que le manque d'intérêt, les préoccupations en matière de sécurité et la préférence pour les étiquettes physiques sont les principaux obstacles à l'interaction.
Parmi les designs de codes QR testés, les Canadiens préfèrent ceux qui sont affiliés à un gouvernement et dont les éléments graphiques sont neutres (c'est-à-dire de couleur noire).
Le succès de la mise en œuvre des étiquettes numériques de produits pour l'information sur les produits de consommation dépendra probablement de la combinaison de nouvelles étiquettes numériques avec des étiquettes physiques plus familières et informatives qui suscitent la curiosité et l'interaction envers les ressources liées. .
Contexte
Avec l'introduction du projet de loi S-5, Loi sur le renforcement de la protection de l’environnement pour un Canada en santé, le gouvernement du Canada envisage de mettre en place des étiquettes numériques sur les produits, au moyen de codes QR, pour fournir aux consommateurs l’information nécessaire pour prendre des décisions d'achat éclairées. Le projet de loi S-5 a reçu la sanction royale en juin 2023. Cette étude visait à comprendre les motivations et les obstacles que les Canadiens manifestent à l'égard des codes QR, à évaluer l'influence des étiquettes des produits sur l'achat des produits de consommation et à déterminer les caractéristiques de conception qui incitent les Canadiens à balayer les codes QR. Notre objectif était de mieux comprendre comment nous pouvons aider les Canadiens à accéder plus facilement aux informations relatives à la santé et à l'environnement, afin qu'ils puissent prendre des décisions d'achat plus éclairées.
En 2020, la motion d'initiative parlementaire M-35 soutenait que les consommateurs canadiens veulent et méritent de connaître les impacts environnementaux de leurs décisions d'achat, et fournissait des considérations pour la recherche d'un régime d'étiquetage de classement environnemental sur tous les produits disponibles pour les consommateurs canadiens. Ce système de classement garantirait que les étiquettes des produits tiennent compte de considérations telles que les émissions de gaz à effet de serre, les déchets produits, l'eau utilisée et les substances chimiques préoccupantes. Cette motion a été adoptée en 2021. En 2021, une lettre de mandat conjointe adressée à Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) and Santé Canada (SC) a exigé de ces ministères qu'ils veillent à ce que les entreprises informent les Canadiens des impacts environnementaux que leurs produits peuvent avoir sur la santé humaine et l'environnement (par exemple, les produits chimiques nocifs et les toxines).
À ce jour, on sait peu de choses sur les attitudes, les préférences et les comportements des Canadiens à l'égard des codes QR et des étiquettes numériques de produits. En partenariat avec ECCC, Impact Canada a cherché à établir une compréhension initiale des préférences des consommateurs à l'égard des codes QR au Canada. Cette compréhension facilitera la conception d'étiquettes numériques pour les produits et contribuera à l'élaboration de futurs règlements relatifs à la divulgation par les entreprises d'information sur leurs produits.
Méthodologie
Nous avons recruté un échantillon de 2 540 Canadiens pour répondre à un sondage-expérience en ligne, représentatif de la population canadienne sur le plan de la région, de l'âge et du sexe. Cette étude a été menée par l’intermédiaire de Qualtrics, une plateforme de sondage en ligne qui recrute parmi les bassins existants de participants à des recherches qui ont accepté que l’on communique avec eux pour des études de recherche.
Les participants ont d'abord été invités à répondre à des questions évaluant leur familiarité avec les codes QR et les étiquettes de produits et leur attitude à l'égard des codes QR et des étiquettes. Les questions portaient notamment sur les obstacles à l'utilisation, le type d'information préféré sur les étiquettes des produits et l'influence des étiquettes des produits sur les décisions d'achat. Une mesure supplémentaire de la curiosité (mesurée sur la sous-échelle Exploration joyeuse adaptée de l'échelle de curiosité à 5 dimensions (Kashdan et al., 2020)) a été incluse pour explorer comment les différences de curiosité des participants influencent l'utilisation déclarée des codes QR.
Les participants ont ensuite réalisé une expérience avec choix discrets visant à déterminer quelles caractéristiques rendaient un code QR plus attrayant à balayer. Une expérience avec choix discrets fournit des données riches sur les préférences des participants en leur demandant de faire une série de choix entre plusieurs produits ou services dont les attributs varient. Ces données sont ensuite analysées afin de déterminer dans quelle mesure chaque attribut, et chaque niveau au sein de celui-ci, est important pour les participants. L'analyse des choix discrets va plus loin que les préférences autodéclarées généralement demandées dans les sondages. Nous avons créé un ensemble de codes QR qui variaient de quatre manières : la couleur, l'affiliation gouvernementale, l'emplacement de l'affiliation et une icône (voir tableau 1). Cela a permis d'obtenir 140 codes QR uniques. Chaque participant a vu 10 paires de codes QR sélectionnées au hasard et, pour chaque paire, il lui a été demandé de choisir l'option qu'il serait le plus susceptible de balayer (voir figure 1).
Tableau 1. Attributs et niveaux des attributs utilisés pour créer les différents codes QR. Cela a donné lieu à la création de 140 codes QR.
Version texte
Caractéristique
Icône
Couleur du code QR
Affiliation gouvernementale
Emplacement de l’affiliation
Niveaux
Loupe
Rouge
Santé Canada
Code QR ci-dessus
Point d'exclamation
Jaune
Gouvernement du Canada
Code QR ci-dessous
Symbole d'information
Vert
Environnement et Changement climatique Canada
Point d'interrogation
Noir
Auncune
Auncune
Figure 1. Exemple de tâche dans l'expérience de choix discret.
Texte version
L'image de gauche montre un code QR rouge avec l'icône de la loupe et une affiliation au gouvernement du Canada placée au-dessus du code QR. L'image de droite montre un code QR vert avec une icône de point d'interrogation et une affiliation à Santé Canada placée sous le code QR.
Titre de l'image : Entre les deux options présentées, veuillez sélectionner le code QR que vous seriez le plus susceptible de balayer pour obtenir davantage d'information sur le produit.
Constatations
L'utilisation des codes QR est faible par rapport à la sensibilisation
Les participants ont indiqué qu'ils utilisaient les codes QR dans de nombreux contextes différents et à des fins diverses. Par exemple, pour accéder à des menus de restaurants, prendre l'avion, entrer dans une salle de concert ou télécharger des applications mobiles. Trouver des moyens de susciter la curiosité et d'atténuer les éventuelles inquiétudes en matière de sécurité pourrait contribuer à augmenter les taux de balayage.
Compte tenu de leur large éventail d'utilisation, il n'est pas surprenant que presque tout le monde (90 %) ait déclaré être familier avec les codes QR. La sensibilisation aux codes QR pour des utilisations ciblées était la plus élevée (par exemple, pour consulter des menus [62 %] ou télécharger des applications mobiles [57 %]). Malgré des niveaux élevés de connaissance et de sensibilisation, l'utilisation déclarée des QR était généralement faible; seuls 22 % des participants ont déclaré qu'ils balayaient toujours ou fréquemment les codes QR. Les personnes plus curieuses et celles ayant un niveau d'éducation plus élevé balayent plus fréquemment les codes QR, tandis que les femmes et les adultes plus âgés les balayent moins souvent. Les participants ont cité le manque d'intérêt pour le contenu lié (33 %) et les préoccupations en matière de sécurité (31 %) comme principales raisons pour lesquelles ils ne balayent pas les codes QR.
Moins de la moitié des participants lisent régulièrement les étiquettes des produits
La préférence pour les étiquettes physiques peut constituer un obstacle à l'utilisation généralisée des étiquettes numériques de produits. Près de la moitié (46 %) des personnes interrogées préfèrent les étiquettes physiques aux étiquettes numériques. Environ un cinquième (17 %) préfèrent les étiquettes numériques seules, 18 % préfèrent une combinaison d'étiquettes physiques et numériques, et 20 % n'ont pas de préférence.
Moins de la moitié des Canadiens (40 %) ont déclaré qu’ils lisaient toujours ou fréquemment ces étiquettes, mais la plupart des participants (71 %) ont déclaré être influencés par les informations qu'elles contiennent lorsqu'ils les lisent. Parmi les nombreux types d'informations figurant sur les étiquettes des produits, les participants étaient surtout intéressés par le prix (72 %), suivi par les informations sur la santé, y compris les ingrédients (68 %) et les informations nutritionnelles (61 %). La conception d'étiquettes contenant des informations que les consommateurs jugent pertinentes peut mieux éclairer leurs décisions d'achat.
La couleur et l'affiliation gouvernementale sont les attributs du code QR les plus appréciés.
De nombreuses caractéristiques de conception contribuent à l'apparence d'un code QR. Ces caractéristiques déterminent l'attrait du code pour les consommateurs et la probabilité qu'ils le balayent. Nous avons étudié quatre attributs de conception des codes QR (couleur, affiliation gouvernementale, emplacement de l'affiliation, icône) afin de comprendre leur influence sur l'intention de balayage du consommateur.
Parmi les attributs testés, c'est la couleur qui a le plus d'influence sur l'intention de numérisation, le noir étant la couleur préférée (voir les figures 2 et 3). L’affiliation gouvernementale arrivait au deuxième rang des caractéristiques ayant le plus d'impact; les codes QR ayant une quelconque affiliation gouvernementale ont été préférés à ceux qui n'avaient aucune affiliation. Parmi les affiliations gouvernementales testées, Santé Canada était la plus influente. L'emplacement de l'affiliation et le type d'icône (par exemple, un point d'interrogation) ont eu le moins d'influence sur l'intention de balayage, avec une légère préférence pour l'absence d'icône ou la présence d'une loupe.
La préférence pour les codes QR noirs peut être liée à la prévalence de ces codes, qui favorisent la familiarité, ou aux associations culturelles que d'autres couleurs peuvent avoir. Une affiliation gouvernementale peut également être un gage de crédibilité et atténuer les inquiétudes en matière de sécurité. Ensemble, ces préférences révèlent un désir de neutralité dans les caractéristiques de conception du code QR.
Figure 3. Le code QR le plus testé.
Parmi toutes les combinaisons de caractéristiques testées, un code QR noir, avec une affiliation à Santé Canada au-dessus et une loupe au centre, était la plus susceptible d'être balayée. Il est important de noter que ce code QR supérieur capture des effets conjoints qui ne sont pas présents dans la figure 2, où toutes les autres caractéristiques sont maintenues constantes.
Discussion
La communication d'information sur les produits d'une manière pertinente et efficace permet aux Canadiens d'acheter des produits plus sûrs pour eux et pour l'environnement. Les résultats de cette étude aideront les gouvernements à comprendre et à prendre en compte de manière appropriée les préférences et les comportements des Canadiens, alors qu'ils se préparent à mettre en œuvre une utilisation plus répandue des technologies numériques pour l'information sur les produits de consommation, y compris les facteurs cachés et les obstacles à l'interaction. Par exemple, la préférence des Canadiens pour les étiquettes physiques plutôt que numériques, les préoccupations en matière de sécurité et un manque d'intérêt plus général pour les codes QR sont des obstacles majeurs qui risquent de compromettre la réussite de la mise en œuvre des étiquettes de produits numériques.
Il existe un certain nombre d'approches différentes susceptibles de lever ces obstacles comportementaux et d'améliorer les chances de réussite de la mise en œuvre. Par exemple, l'association d'étiquettes numériques et d'étiquettes physiques visuellement attrayantes peut permettre de tirer parti de la curiosité et d'atténuer la préférence pour les étiquettes physiques uniquement. Des mesures de sécurité claires, le soutien d’acteurs gouvernementaux de confiance et la présentation normalisée des informations sur les produits dans la ressource liée sont susceptibles d'accroître à la fois l'intention de numérisation et la confiance dans les informations divulguées. Le fait de veiller à ce que les étiquettes contiennent l’information les plus demandées par les consommateurs peut les encourager à consulter d'autres renseignements figurant sur les étiquettes et les ressources liées, et contribuer à des décisions d'achat plus éclairées.
Dans l'ensemble, ces résultats suggèrent que les caractéristiques spécifiques des étiquettes numériques sont importantes pour leur succès et que leur combinaison avec des étiquettes physiques, avec lesquelles les Canadiens sont plus familiers et plus à l'aise, peut aider à surmonter les barrières comportementales et à tirer parti de facteurs tels que la curiosité. Les tests auprès des utilisateurs seront importants pour s'assurer que les étiquettes physiques et les ressources numériques sont conçues de manière appropriée et interagissent bien afin d'inciter les consommateurs à interagir régulièrement avec les codes QR qu'ils trouvent sur les articles de tous les jours.
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Remerciements
Le Programme de recherche appliquée sur l’action pour le climat (PRAAC) est un partenariat entre Impact Canada du Bureau du Conseil privé, Environnement et Changement climatique Canada et Ressources naturelles Canada. Le PRAAC est un programme de recherche pluriannuel qui combine les principes et les méthodes de la science du comportement en s’appuyant sur une solide analyse stratégique afin de promouvoir l’action pour le climat.
Cette recherche a été menée par le personnel d'Impact Canada. L'étude a reçu l'approbation éthique du comité d'examen indépendant de Veritas (numéro de suivi 2024-3481-17289-2).
Kashdan, T. B., Disabato, D. J., Goodman, F. R. et McKnight, P. E. (2020). L'échelle de curiosité à cinq dimensions révisée (5DCR) : Des sous-échelles plus brèves tout en séparant la curiosité sociale manifeste de la curiosité sociale cachée. Personality and individual differences, 157, 109836.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada
Mise à l’essai de designs de codes QR
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